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Full text of "La Methode Curative des Playes et Fracture de la teste humaine. Avec les pourtraits des Instruments necessaires pour la curation d’icelles. Par M. Ambroise Paré Chirurgien ordinaire du Roy, et Juré à Paris,"

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la  ■  ~  ) 

/isSi^ethode  Curame  des^Ttayes 

F  Maures  de  la  TeHe  humaine. 

Auecles  pourtraits  des  Inftmments  nccéfïâi 
rcs  pour  la  curation  d*icelles. 

Par  M.  eyimbroifePare  Chirurgien  or¬ 


dinaire  du  lurtd  paris. 


î)ct!mprimerîe  de lehan  le  Bpyert  împrimèûr  du  it 

Mathematiquès ,  demeurant  en  la  rue  S.  laques,  d 
Henfeigne  du  Vray  potier,pres.les  M^thurins. 

tÂrZQ  P^riLEGE  prKOTx 

I  f  ^  I , 


[ïïnp] 

Tlïïp 

Tini 

pmpïïipiïïpiTTïïpïïm 

:  3' 

4 

5  6  7  8  9 

JL 


qA  monfieur  Chapelam^onJeHlet^i  iç>r'  ' 
premier  medecimruimake  dur  iSpjpi  -  ;  • 

qt^i  pat  eu  le  pou  :  i 
yok  4ç  me  femo^  "  - 

plus  ipBguemeatlapuWieaÆi&n  nol 
&  lumière  de  ce  prefent^itEaitte,?  ' 
k  plus  notable  &  fiaffiknte  il 
fté  celle  k  que  iene  puis- fans. va? 
biê  g.r^dr;cgrptjïr^  doujeuaex^inbiî 
treme^vqus  e-xpo-feaMtendu  IcnuEl 
domaine  ^  matbfiUf^q^^rpaidB 
moie^j  d ejppi  W 

de  France  a'dernierementrecetfc 


Ce  a  efté  k  playe  du  feu  Roy 
Henry  noftre  trefTouuerain  fei- 
gneur^pour  à  laquelle  remédier 
toutes  &  quâtes  fois  qu  cRoient 
aflemblez  les  Médecins  &  Chi¬ 
rurgiens  deleguez  àee^&  vous 
Monfieur ,  cortime  premier  & 
fuperincêdant  de  tous^efliez  o  r^ 
dinairement  prefent  pour  apres 
raifons  entendues  de.touslcs  de 
liberans^donneryne  eonçlufion 
-ôc  certain  arreft de  cequll  faik 
loit  executer  en  mal  fi  dange- 
reuxj'v  ou  s  d  e  voft  re  grâce  me  fai 
fiez  quelque  fois  Thonneur  de 
m’en  demander  mon  opinion 8c 
aduis.  En  quoy  certes  ie  ne  feis 
faute  d  obferu  er  &  retenir  plu  fi- 
eurs  fentencea^  lors  mi- 
fes  en  auant,  cognoiffantpar  ce- 


k  combien  efl  la  fcience  de  Cbi  ^ 
rurgie  non  moinsneceiTaire  que 
proufïitable  aux  inconuenients 
quiiourncllement  3c  àTimpout 
ueu  furuiehnent  tant  aux  grans 
Seigneurs,  que  gensdebalTe  Sc 
médiocre  condition.  A  ce  pre¬ 
mier  motif  eft  furuenu  pour  eau 
fe  fécondé  ce  que  i’ay  apris  de 
rorateur  R^omain  qui  en  îbn  pre 
mier  des  Offices  moftre  euidem 
ment  Tbomme  neftre  n^  pour 
fby  feullement,ains  deuoir  eftre 
fl udieux  de  la  pofberité,  ôcrie  par 
donner  à  fes  labeurs ,  fi  par  eux 
il  efpere  prouffiter  au  commun, 

&  mériter  du  public,  ores  encor 
qu  en  trauaillant  il  ne  puifle  eui- 
ter  la  calomnie  des  hommes .  A 
'  caufe  de  quoy  n  aiant  egard  à  ce 


que  me  pourrot  obîellérléis  en-  ^ 
uieuxj  &  me  referuân t  au  prouf-  ' 
fit  vniuerfel  de  la  Patried’ay  pris  "i 
la  hardiefle  de  aapportet  én  '  P 
munJe  peu  d’expëtiènce  que  J 
Dieu  m  a  departy  toûdhant  m$ 
art,  ôcde  mettre  erilümiere  ce" 
que  lay  peu  voirô^  eompréridrè P  ^ 
tant  en  celle  ville ,  qu  à  la  fuitre  '  ", 
de plufieuis  eamps,&  feiouis  dd  ' 
maintes  villes  enfèrmee*s  PotiP'"' 
c  e  fane  le  me  fuis  eftudied  efcri-  '  ' 
re  fommairemêt  1  Anatomie  dè 
la  telle ,  auec  vn  traître  de  i  ope-'  ’ 
ratio  ^  cure  manuelle  des  pky- 
t  s  d  icellcjnommemdfit  des  fra-  ^  ' 
(fluie^  du  Ctane.Et  d  autahrquc  ' 
le  Ckirurgren  ne  peift^  aucune¬ 
ment  exercer  &  parfairb  ce  qU'il  ' 
prétend;  lân$  >mftruments;ÿld-  ^ 


ure  {ànsifes  pjüÆîlz.  Iky  <|)ieia  vbu 
ippar  mçfmp-iripyeîî  adioufter 
Ips  figures  des  iiîftrumeBtz  lïe- 
^eflaircs  &plus  aiftz  poirr  la/cu- 
^atipn  d^icelles  playes*  Et  erpy 
■qu  on  pourra  facilemét  eonnoi- 
firc^panles  portraiiüzicyjrepre- 
y^ue  la  plus|)art  dÿeiux 
{au  rnoin^  veujîi^^ 

point  plié pariautre^^iz  en  1% 

rniere  y  ypus  adi^rtiâ6.nt  que  te, 
neçeflùp  /  rnaitedlè  deltniti  y  a 
pontrain^fi  peu  dïnduftrieqdi 
pttoitenn^^d’iiMentercesîn- 
liruments,  en  exerçant  l-oeuure:! 
de,  main,  continuelemêt  dppuîs 
tiete  ans  ença.  Eui^oitqu  Hip 
poeras  fur  tomiautrcs  ‘anciens 
doreurs  aycÆrestien  ^  trefcxk' 


£tement  efcritdc  telles  cîiofés^ 
6cque  pour  celle  occafîon  quel¬ 
ques  vus  pourroientpenfer  que 
iedeuroispluftoft  craindre  d’e- 
ilre  repris  de  quelque  temerké, 
que  d'attendre  louange  ou  re¬ 
merciement  demo  labeur:  fi  eft 
ce  qu  il  ne  m’a  pointfemblé  efi 
trange^ny  hors  de  raifon  quVne * 
mefine  matière  foit  traittee  de 
plufieurs  de  én  diuerfes  façons: 
attendu  que  par  ce  moyen  cha^ 
cun  fubjet  fefeiardt,  &  parfaid: 
jde  plus  en  plus  (bn  elpece.  Joint 
auffi  que  mon  intention  n  efi: 
point  de  contredire  aux  plus  do 
(des  ôe  renommez  en  noftre  art, 
ains  pluftoft  d’honnorer  toufi 
iours  de  bon  cœur  ceux  qui  peu 
uent  mieux  faire  en  ceft  endroit 
que  ie 


qüe  ie  ne  puis.  D’auatage  ie  n  " 
iîime  point  qu’ô  doiuetrouuer 
niauuais  fîi  ayTuiuy  vn  ordre  de 
pratiquerjautre  queceluy  d’Hip 
pocrat.IequeI(ainli  que  luymeî- 
me  a  confeiTé)  n’a  voulu  tenir  tel 
moyêd’efcrire^  pource  qu’il  ad^ 
drefToit  Sc  deftinoit  fes  œuures 
à  ceux  qui  eftoient  ia  auacéz ,  &; 
par  exercice  promeuz  en  cefl:  art 
&  difcipline .  Car  qui  voudra 
prendre  garde  aies  fentences  ^  il 
trouuera  qu’elles  font  quafî  co¬ 
rne  certains  arreftz  &:  refolutios 
pluftoîl:  que  difcours  familiers 
&  cornus  :  aulïî  qu’il  atouliours 
vfé  de  brieue  &  aphorifmatique 
maniéré  de  parler^de  forte  qu’en 
poifant  lès  mots^nous  trouuoris 
qu’ils  font  corne  oracles,  reque- 


rants  d’èftre  expliquez  &  chten* 
duz  auec  plus  ample  6c  plus  Ion 
gue  déduction  de  parolles.  Ce 
que  rayfait^dircourant  le  plus 
clerement  qu’il  m’a  efté  poflible 
félon  ma  mode  fimple, commu¬ 
ne  6c  familiere.-à  fin  de  m’accom 
moder  ,  6c  communiquer  mon 
intelligece  aux  ieunes  efcolliers 
6c  apprentifz  en  celle  pratique. 
G  r  maintenant  quei’ay  conduit 
a  fin  mo  petit  defleing  6c  labeur 
ie  n’ay  pas  eu  grand  befoin  de 
Inriguemet  délibérer  Ibubzl’ap- 
puy  6c  faueur  de  qui  iele  pour- 
rois  permettre  Ibrtiren  public, 
linon  foubz  le  vollrc ,  cognoif- 
fant  bien  l’heureufe  6c  honora¬ 
ble  profelïîo  que vous  auez  touf 
iours  faite  de  laMedecine,  Chi- 


rurgié  Sc  bonnes  lettres,  enfem-  ■ 
ble  la  reuerence  êc  recommen- 
dation,en  laquelle  voüsies  auez 
toufiours  eues.  Ce  quim’alTeu- 
reraMonfieur,que  foubz  voftre 
aduéu  &  faufconduit,il  ne  pour 
rà  eftre  que  bien  receu,  &:{coni- 
me  i’eiperej  dêlFendu  cotre  ceux 
qui  ne  troüûent  rien  bon,  finon 
ce  qu’eux  mefmes  auront  fait. 
Dont  ie  vous  iupplie  reCeuoif 
mo  petklabeur  d’aüffi  bo  cœur 
que  ie  vous  le  prefentej  vous  af- 
feùrant,fii  èfltroüué  àggreable, 
qu’en  brefm’eifForccray.  de  pro¬ 
duire  en  lumière  autre  œuüre  dé 
lamefmeprofeflîon^comme  i’a- 
uois  par  cy  deuat  promis  en  mo 
liure  des  plàyes  faites  par  liaqué 
buttes, delîrartoufiours  de  vous 


faire  apparoir  combien  eft  gra^ 
de  la  bonne  enuie  que  i’ay  de 
prouffiter  au  bien  public,  Ô^  fai- 
te  cliofes  conuenables  à  la  fa^ 
neur  ôc  bonne  amitié  quil  vous 
|)laift  mê  porter.  Enfemble  a  la 
vertu^  {inçerité  &  humanité  que 
toute  la  France  5^  moy  aufli  a- 
Uons  cogneue  en  vous,  dont  ie 
me  fens  obligé  à  yous  aymer,  o- 
beir  &;  reuerer  toute  ma  vie. 

En  ceft  MdroitjMoiiheurjiefup 
plieray  le  grat  &  ronuerain  Ar^ 
chiteàeur  de  toutesçhofes,qu*il 
luy  plaife  vous  cdtiniier  fes  gr⬠
ces,  &  vous  donner  félicité  per^ 
pctuelle.  De  Paris  ce  zS.Feurier. 
1^61, 

V  oflrre  treshuble  Ôç  obcilTant 
feruiteur  Ambroife.Paré. 


\^ornfHe  Çuîâm  dé 
%ltac  en  fon  chapitré  Jtngu-- 
Hièr,aîny  LeBéur^ou  il  en^ 
jetgnè  tout  homme  hien  ouuran>t^deui)ir~ 
comiflre  le  lièu  dujuhiet  àUipuel  il  (sut¬ 
uré  :à  fin  quejon  opération fiit  exempte 
de  tout  erreur ,  le  mejiiispêrjuadé  ce 
^ué,dë  toute  antiquité  de  tempSj&fiu^ 
dàin  (pue  tart  de  Medecinefiut  inmti, 
lé  s  pim  fameux  médecins  AJclèpiades 
ont  rectu  par  commun  acco  rd ,  comme 
principe  ^  theoreme ,  auquel  en  leur 
art  il  ne  faut  aucmement  contreuenir, 
ffauotr  eH  què  le  Chirurgien  (  qui  de 
toms  lesQuuriersyfants  delà  dexterki 

^iij 


mmtieüe  eH  le  plus  exceüem)  dokpar 
necejiité Jçauoir  exaBement  la  compo^ 
Jttion  du  corps  htimam,au(ju.el  il  œmire 
comme  en  fonpropre  juhktj^despar-^ 
ties  d’iceluy:  pour  ce  qm  luy  deff aillant 
cefie piece,c"eH  à  dire  la  cognoijfance  du 
corps fuliety  il  ne  pourra faire  operatm 
qui fiit  home ,  de  laquelle  ilpuijjè 
Jortir  auec  ajfeurace  de fin  honneur.  (Je 
qui  eHprouue fuffifammetpar  Hip.au 
commemement  du  Hure  de  1  officine  du 
fC^edécin ,  ou  il  dit  que  le  médecin  chi 
rurgien  lors  quil  eH  appelé pour  guérir 
^ne  maladie 3  doit  conjidererfi  les  cho^ 
fis  fini  fimhlahles  ou  diffemhlahles, 
c'eB  a  dire  file  corps  auecquestoutes fis 
parties  J  aBhns  d icelles  retient  fin 
naturel  ounon:  afin  qu’il puiffe  confier- 
uer  enfin  eftatjce  qui  retient  encores  de 
fin  naturel ,  ^  réduire  à  iceluy  ce  qui 


en  eH  ejlotgne.  'jyaudntage  (^alien  au 
commencement  du  liure  des  os,  anom- 
moment  dit  q^u'ïlfautcognoiflre  le  na^ 
turel  des  os  connexion  diceux fi  on 
*V!eut  entendre  q^uand  ils  font  efloigne^ 
du  naturel,C9^  les  réduira  en  iceluy,  at^ 
tendu  que  la guerifin  neconfifle  geint 
feuÜement  en  la  cognoijfance  delà  ma¬ 
ladie  :mau  en  la  fiience  de  lie  ^deue- 
ment  ordonner  appliquer  remedes 
propres  tant  à  tout  le  corps  qu*à  fis par- 
ties:qu4  prefque  toutes ,  à  caufi  de  leur 
diuerfi  nature,  requièrent  diuersreme- 
des.  fie  qu'encores  Çalien  tejmoigne  au 
commencement  du premier  liure  des  li¬ 
eux  offenfi^ie^au  troîfieme  de  ta  mé¬ 
thode  quandil  parle  de  tences.  Or pour 
lesjîifdittesoccafionsil  m'^a femhU  Ion 
amy  LeBeur^te propofer  t anatomie  de 
la  te  fie  ^  auant  que  defcrire  les  play  es 


çjr*fj^dBures  Mceüe:k fin  que  tu  lesfu^ 
ijfes  mieux, &plm Jeurement  traktèr, 
per  fi  r^meclkwmenterj^fiumemr  aux 
accidmis.  ^uefi  tu  me  dl^  qu'il  y  a 
plufieurs  perfionnes  tr autant  s  là  (^hirur 
giefiàns  dmir  la  cetgnoi fiancé  de  l'anà^ 
tomie-,qui  toute  sfidû font  de  s  cures  quàji 
defijperees.  le  terefiondray  que  teüés 
cures  fini  fautes  plufioft  par  fortune 
que  par  le  yenefice  de  l'art  :  ^  poûr  ce 
font  màl  confidleg  touts  ceux  qui  à  tels 
■impofteursfe fiemfiarfil  aduient  par 
aduenture  qu'xméfoh  ilsfacem  hîen^ 
ils  feront  puis  apres  mille  fmtes  ,  0* 
meurtres  :  ainjî  que  tefinoigne  tresbkn 
Cjalién  enplufieurs  lieux  défia  metho^ 
trique  s  de fôn  teps. 
^oncques  amy,pour  te  guider  à  him 
trait  ter  les  playes  ^ jyaBuresde  là 
tesichirmame  ,  ie  tay  ‘Voulu  déclarer 


tanâtomk  i'IceUe  (feîon  Idjùfftjknce 
de  l'ejprit  qu'il  a  pieu  àT>ieü  me  êon^ 
ner)^fant  de  plujteurs  circonlocutions, 
à fin  que  la  choje  tefuft  mieux  enten¬ 
due  rParelttement  tay  fait  tailler  ^ 
pûurtraîreplufieurs  figures  tant  de  ta- 
Àitte  anatomie  que  des  infirmi^nts  ap-i 
partenants  a  la  curatio  defdittesplaÿcs 
fiaEturesdefqueUesfigures  de  tma 
tomie  i'ay  extrait  du  liure  d tendre 
Zy^uefal,  auquel  la  ^publique  ejigra^ 
dement  atténué', tant  pmr fa  grande  di 
ligence,  que  pour  lesgransfiai^  qu'il  a 
Joutenu^  en  tceuure  de  fin  anatomie. 

2{eçoy  donc-ie  te  prie, ce  mien  petit  ia^ 
heur  (  attendant  autre  chofi promife  ) 
daufii  bon  coeur  que  ie  le  te  préfi'nte.  de 
bon  ^ele  :  priant  le  TDku  Z^iuafd,fia- 
Beur  de  toutes  chofis ,  nom  enrichir  de 
fies  grâces.  • 


alexairlns  an  leBeurpar 
à fon  am^  /T.  authem  de  es 

frejèntliure, 

BIpotv^fentira^ieiltoutet4rchite£!ure 

Du  corp  extérieur tO'  comme  nature 

Ua  de  proportion  egate  compafe, 
Uhommcdu  jeauoir  de  foy  ,  n'ejl  en  rien  4^ 

Si  profonder  encof  le fecret-artijtc^ 
l)ef interne fugetyfdecouurirf  office 
Dttpoulmpneuentail  de  Idvitale  ardeur, 
Vapidumouuementâel'artere&dM  tueur: 

Si  voir  en  fângifermeilfe  changer  la  fubftancp.. 

Du foUde  aliment, ^uî  par fonaffuence. 

Empliffant  les  vai féaux  du  corfsvniuer/elî 
Refait  pour  quelque  temps  femhlable  à  l'immorteh- 
■  Brieff  toucher  au  doigt, fi  conduire  àla  main 
“Tout  ce  que  dansfon  creux  cachek  corps  humain, 
^efiafjèzpourfcduoirfolmejmefeconnoiflre: 

Cd{ton  aduis  leÉkuf)comment pourrons  nous  efre 
Dignes  d’entrer  en  Delphe, ou  kZatcrJeH 
Graua  fur  kporiaildejon  temple  ancietr 
Ces  tnots, Nul  ne  s’ingère  dpa fer  plus  auant 
Si  de  foitnefmeiltfef  premièrement fcauanü 
Certes  ilfautmonseriufqu’dcehaut  palais, 
Oufintelkatrauailk-eiTuefcfleiamdis, 

Jl  faut  la  mafe  ronde  ou  nt^re  efcritrepoÇe 
Ecarter  en  cent  pars, aînfi  fera  ieclofe 
Darche  de  laraifompuis  des  vertus  de  tame 
Les fiéges  arrangeâmes  condmts,^- ta  trame 
Des  efprits  animaux  feront  àl’homme  voir,  , 

Xokf  ce  que  de  foimefme  ejî  tenu  de  feauoir. 


■  plufeitrs  ôntirdudlle'tuf^  tcy,pourconduîrê 
l^s  ignorants  cerneaux  ce  huttmais  leur  dire,  ' 
leurs  efcritsO' labeurs, qui  fatisfût^/fez: 
peuuent  auoir  au  vueul  des  écrits  rama^ex.  -  ■ 

De  quelque ŸopuU]fe,ont  manqué  de  doélriney 
Sans  auoir  contenté  ceux, que  le  trauaîl  mine 
lour  c5*  nuit  au  pourchas  des  plus  cachexjicrets: 
Defquels  ayant  Paré  entendu  les  regrets, 
pour  n’ auoir  entre  mains  quelque  ceuureajfex  capable 
De  leur  fublinte  efpnt,en  afaitvn  femblable 
Dt  refpandent  au  vœu  qui  tant  les  captiuoit. 

Du  chefhumén  t entour  çÿ*  le  dedans  f  voit 
’  Si  viuement  depeint,qu’vn  théâtre  de  tejlé 
Bien  appeler poüuons  ce  labeur  tant  honnejle. 

Ou, mieux  qu'en  nul  comicque  ■&  tragicque  appare’d 
Le  [ombre  hebergement  on  connoifi  du  fommeil. 

Le  fonge  phanta^icq,les  apprehenjîons. 

Le  lieu  du  fens  commun ,  &  defesacîions, 
m  ilieu,le  repaire  ou  l’inteÜeB  habite 
^uecleiugement&laraifon,inuite 
Chacun  a  contempler  combien  efl plus  parfait 
L'homme,que  Ranimai  qui  fans  raifon  cftfah: 
puis  le  dernier feioHT'enferme  la  mémoire 
Threfor  de  l'ancienne  gy^  plus  moderne  hifloire. 

Ce  que  non  feulement  paré  nous  rnonjire  à  l'œd 
Par  fa  dijfeélion, car  pour  bannir  le  du  eil 
Indicible  quijuitde  la  teéle  loffènce, 

Il  traffe  les  moyens, il  donne  Ufcience 
De  remettre  en.  ejlat,tout  ce  que  lafraélure. 

Ou  la  contufion,ruption  &  bîefeure, 
j  Incijion  deglaiue,au  crâne  enuironnant 
î  L'imbecille  cerueau,ef;  de  malprocuranti 

Jriefme  il  a  par  labeur  autant  grand'  qu’admîraUej, 
\  Et  par  frais  excef..ifs,fur  l’enclume  durable 
^  Defon  heureux  efprit,forgé  la  plus  grand  part 
lies  infrumems  gui  font  conuenables  àl'art. 


Tour  Uquelhien(Pdré)fer<t  l'humain 
DoUhUmentredeuable  dton  double  labeur. 

Et  moy  four  (Ctgmenlêrl^ytilitè  publique, 
T'exhorteray  vouloir  en  ta  do6le pratique 
Continuer  tes  ans,a  fn  que  la  Praneoife 
jbPntion.^arlamain  0- plume  d’vn  î^mbroifi 
Tuiffe  a  droit fe  vanter  A- epre  autant  auancee 
Q^e  la  Grecque  fe  tnonjhre  en  ce  fcauoirpaffèe. 


EftienaedelaRimere^à  Tau- 
téurfori  bon  amy. 

Apres  t’auoir  de  bon  eiprit  prouué 
T  ant  par  efFet  oue  par  'doéte  efçriture; 
Bref  que  tu  es  en  ton  art  efprouué 
Et  qu’aux  humains  prpffitc  fort  ta  çurê  , 
Trefcher  amy^ie  te  pry  d’auoir  cure 
Paracheuer  ce  que  nous  as  promis: 

A  fin  qu*vn  iour  cognbiïïènt  te^apiis  . 
Et  eftrangers  que  labeur  t’ a  fait  tel 
D’auoir  efté  en  l’eftat  des  Rois  rnis 
N  on  par  faueur,mais  |caupir  immpfteî. , 


or>e 

de  Q^athunn 
Qdamj^enois^ 


Q^V  I  veut  bien  confîdercr 
La  tefte  en  toute  partie^ 
îl  néfcauroit  admirer 
Plus  notable  Anatomie^ 

Ceft  de  Telprit  la  maifon> 

Ceft  le  fiege  de  raifon 
Qm  mille  organes  àiîèmbléj,' 
Lelquels  touts  diüerlement 
Obt  leur  propre  mouuemenr. 
Et  s’accordent  bien  enfemble. 
Ce  qui  ièrt  à  {anoUrer, 

A  voir  toute  choie  beîlè^ 

A  lentir  &  odorer, 

T out  eft  compris  en  icelle: 
Comme  il  ell  manifefte 
T resbien  par  ce  beau  traitte. 
Qui  eft  la  douce  Ambroilîe: 
Dont  Ambroife  en  Tes  eferits^ 
Donne  pafture  aux  elprits. 

Si  bien  qu’il  les  raflalie. 

Sa  première  intention 
Eft  de  nous  faire  côgnoîftrè 
Qu*elie  eft  la  perfedion 
Des  faits  du  fouuerain  Maiftre» 


Veu  ^ue  non  point  feulemeni 
La  beauté  du  firmament. 

Et  de  la  terre  habitable: 

Mais  ce  qui  n^eft  quaû  rien 
Nous  demonftre  allez  combien 
Son  faéleur  eft  admirable. 
D’auantage  ayant  fait  voie 
L’artifice  de  Nature, 

Ce  iiure  encor’ fait  {câuoir 
Quelle  eft  chacune  blelfeire,^ 
Et  fi  qüelqu’vn  offenle 
A  le  Crané  interefle  , 

Ou  bien  quelque  autre  partie: 
Icy  l’on  cognoiftra  bien 
Les  outils  &  le  moyen 
Comment  on  y  remediç. 
Carl’autheur  (comme  eft  requis) 
N’elpargrie  point  fa  fcience. 
Bien  qu’il  ayt  fbn  art  acquis 

IPar  bien  longue  expériences 
Voire  &  par  nccefsité 
'  Qu* il  ait  luymefme inuenté 

‘  Maint  inftrumentneceflàireî 

Si  veut  il  tout  propolèr 
A  ceux  qui  pour  en  vfèr 
1  En  pourront  auoir  affaire.' 

I  L’apprenty  donc  peut  trouuer 
i  Icy  le  certain  vfàge. 

Pour  bien  fon  art  e^rouuer. 
Sans  quenuly  ayt  dommage* 


.-Al- 


Mais  Ambroifè  pour  auoic 
Communiqué  fonfcauoir. 

Verra  que  pour  recompenfê,, 

De  fa  libéralité 

lamaisiapbfterité- 

N’en  perdra  la  fbuuenancei 

AD  LECTOREM 

GlGaroni 

QuicqutdGaÜus  hahet,qutcqui'dp;ripfire  Latinf^ 
Egregîum  q^lequid  Gracia  doUa  dédit: 

Qmequid tarais  nobîsfetmorfe  relrquîtinepto, ,  . 

'^me  tïbifraEhm  ejlcapiit^ttàffî^vecérèhrutht 
't^Ttfrons,anfaciesJauciatomibie^? 

'eyinfduces,aures,oculifmtvulner£la^ 

Tôt  tantifque  malûfqugi^edp^tur-habetl 

Hic  ergo  tydmbropuifinçerètaUd  priant . 
aÀn,non  dignus  neâare,^  e^mbro^àl 


L’ANATOMIE  DE  LA 
telle  humaine,  ilkiflrée  par 
les  figures  de  Les  parties.  En^ 
fèmble  la  méthode  de  trait- 
ter  les  play  es ,  &  fradures,  a- 
uec  les  pourtraiârs  des  Inftru 
mentsneceflaires  pour  la  cu¬ 
ration  d’icelles. 

ISE  P^P^E  CHI- 
rnrgien  ordinaire  -du  P^y  ^  ^  luré  à  Paris. 


J  tA  tefte  eflle fiege  des 
i  fins,  repart  de  ral- 
^  fin  de  fapience ,  ae 

y  laqueüe  comme  dJl^ne 
%  fontaine  fi  rtent  dimr- 
fis  operations ,  ç^plufieurs  commode-- 
A 


Définit!  O 
de  la  telle 


ANATOMIE 

te^  que  nom  déclarerons  cy  apres .  SL 
le  e^  Jhuee  fur  tout  le  corps  ^  a  fin  que 
F ejfrk  animal refijfeygouuerne J  ordon¬ 
ne  dijfofe  tout  ce  que  Nature  a  or¬ 
donne  fouh^  icelle  y  comprenmt  depuis 
,  S'md^m. le fiommet  nommé  Sinciput,  la  pre¬ 

mière ffondyle  ou  *vertehre  du  col .  St 
Diuifion  q^a,nt  à fis  parties  y  elle  eH  diuifee  en  la 
cT cornet  face fiontytemplesyfinciputy'vertex  ^ 
nues  en  l^occiput.  H^ar  la  face  efi  entendu  tout  ce 
qui  eft  contenu,  entre  les  Jourcil^  (^le 
menton. n^ar  le front,  ce  qui  eH  entre  le 
poil  de  la  tefte  Cibles fiurc fa. ‘Parles 
temples,  ce  qui  eH  fiîué  entre  le petit  ca- 
thm  ou  petit  angle  de  F  œil  ^  ïaureiüe 
Par  le finciput,ce  qui  eft  depuisf extré¬ 
mité  fikperieure  du  front  ,iujques  à  la 
fiontenelle  ou  future  (foronale .  H^arle 
<vertex  ou  fommet ,  ce  qui  eH  comprins 
depuis  ladiEte future  foronale  iujques 
a  la 


a  lit future  Lamhdoide .  Pur  focpjputÿ 
ce  qui  efljiny  ^  termine  parla future 
Lamhdoide,-^ partie pofterkure  de  la 
première  ^ertehre  du  col. 

Or  de  toutes  ces parties,  les  ‘vnes  font 
Jimples,^  les  autres  copofees  .ly aua^ 
tage  les  ^nes font  contenantes ,  ds^  les 
autres  contenues.  ayMais  des  contenanr- 
testes  ^nesfent  communes  a  toutes  les 
JùJdites parties  de  la  tefle,  corne  le  cuir, 
panicule  charneux,^  le  pericrane.Les 
autres  font  peculieres  à  certaines  par¬ 
ties  ,  comme  le pannicule  charneux  au. 
col  ,àla face ,  au  font,  aueuir  qui 

couure  le  crâne. La  tunique ,  commune 
aux  mufles ,  à  la  graiffe  à  la  fa¬ 

ce  .  Le  crâne, la  dure  ^ pie  mere  ,  .au 
cerueau.  Les  parties  contenues fint ,  la  Autres 

Juh^ance  du  cerueau,  les  quatre a/Èri- 

.  ^  .  .  tenues  en 

eûtes  corps  contenug_  en  iceMx ,  Les  k  tefte. 

Aij. 


ANATOMIE 

nerfs proce^mammiÜaîres,le 
xi/,4  choroïde,^  i^dmirdhle  fgÏAndule 
haftlaire  ^  autres  defquelles  nom 
traînerons  cy  apres . 

(Ramenant  faut  pourfuiure  les 
parties  contenantes ,en  commençant  au 
cuir  :  car d’ordre  tdenfei^nèr  eB  de  pre¬ 
mièrement  traîner  des  parties pmples  : 
îoutesfok  ieparleray  premièrement  du 
poil  couurant  le  crâne ,  duquel  en  peu 
deparolles  diray  ce  cpuîmenfimhle.6t 
<5^e  ^^j^pourtant  tu  noteras  quiceluy  neB  au- 

<ine  poil/  ,  ,  ^  ^  1  -à 

tre  choje  qu<vn  excrementprodmctx^ 

formé  de  la  partie  plus  craffe  terre- 

flre ,  de  la f per  fuite  de  la  tierce  conco- 

Stïo,  laquelle  ne  fe peut  exhaler  ne  eua- 

Yfzigcdnporerpar  infenfihle  tr an  fixation, Id^- 

tilitè  duquel poil  efl ,  en  confummat  les 

excremeteegros  cra^  fuligineux , 

du  cerueau ,  enfemhk  de feruir  de  cou- 

uerture 


DE  LA  TESTE.  ii} 

nerture  ^  ornement  à  la  teBe.Et  fati.t 
enteâre  que  ce poil  eflfak  de  la  premiè¬ 
re  génération  comme  eflauÿi  celuy  der 
Jourcil^:  Vautré  ‘vient  a  mejure  que 

le  corps  croifl,  ^  Jè  dejèiche,  comme  eVl 
celuy  tant  de  la  harhe  que:  de  deJJouV^ 
les  aijfellesypartiés  honteufe  s autres 
endroits  de  noBrecorps^:ceqm  eflma- 
nifejieàtous.  » 

Du  cuir  mufculeux  de 
latefte^. 

Ecuir  qm  cou- 

i  tion  du 

ure  le  Crâne ,  cuir  muf- 

qui  eVï  cou- 
uertdepoiheB 
fans  comparai: 
fin  plus  char- 
nugros,ejpai^^_ 
dur  Confie  ,^quen  nulle  autre  partie  ou. 

H 


ANATOMIE  I 

il  neB  coUMrt  depoil.^D  auanta^c,  ou  \ 
illecomre  ,eB  mejlè  ^  infiltré  aux  ^ 
parties  fuhiacentes,  comme  aux  leures,  - 
aujront  auec  lepanicule  charneux,  ‘  ' 
pourceeftdïBmufculeux:e^esautres  ^ 
eri'droits  ,.  auec  cartilages  ^  comme  aux 
aifles  du  ne^  tarfes  des  yeux , 
pourtant  eB  diB  cartilagineux  .Il  a  co^  \ 
nexhrPauec  le  ndericrane,  a  caufe  qu"il  'i 
eB  infiltré  auecpues  luy .  Il  reçoit  des  ■ 
nerfs  qîlîn;iennet  dè  lapremiere  ^ Jè~ 
conde  ^ertehre  du  col  ,  ^dela  troijl-  | 
efîne  paire  du  cerueau  yCpuife  dlfemi^ 
nent  ^  ejpandent par  toute  fa  fuhBa- 
ce  :  au  moyen  depuoy  lesplayes^  contu^  j 
fions  ^  apo Bernes  faites  en  iceluy  ne  i 
fini  à  mejpr  fir.  ■ 


I^uPcricrafie. 


de  LA  TESTE.  iiîj 

Bl  n^encriine  eH  ^ne  me- 
I  hrane  fort  deliee ,  laquelle 
)ireueftant  immédiatement 
Itomles  osde  nofir^  corps, 
eH appeüee enla  teflej^eciallemetl~Pe 
ricrane, pour  ï excellence  du  Qrane .  8t 
à  tous  les  mtr  es  os  ^eriofle .  8t  tout  ■ 
ainji  que  cefte  membrane prent  fin  ori¬ 
gine  de  la  TDure  mere ,  par  les  futures  ^^^5- 
<S  J  ^  ^  ^  r  cranepret 

ou  commtjjures  du  (jrane  :  amjt  toutes  naiflance. 

les  autres  de  no  ftre  corps  font  faites  ^ 

d-  J  lïîcrç 

produites  ou  de  cefle  cy  osihie  de  la TDu 
re  merefaifants  apophyfis  ou produEli- 
ons  tant  par  les  trou^  de  la  tefle ,  que 
par  ceux  de  la  fimale  medulle,  iufques  , 
a  t extrémité  de  îos  Sacrum .  fe  qui  fi 
peut  prouuer  jpource  que  lors  qù^ne^ 
membrane  ,  en  quelque parue  du  corps 
'  que  ce fiit,  eft  endommagée  ,  la  mefino 
afieciion  e§i  communiquée  iufques  a  loi. 


ANATOMIE 

T)  un  mm.Çe  qui  eB fort  manfeBe  en 
ceux  quijoujfrent  douleur  en  quelque 
partie,  ^  fuft  ce  en  ï extrémité  du pied: 
lors  qu  on  eBernue  ou  toujfe,  la  douleur  ' 
f  augmente  ,feBendant  corrpmuni^ 

V tilité  du  quant  iufques  au  cerueau.  Son  utilité 
Pencrane  ^  couurir  le  (rane ,  ^  luy  donner 
cognoijfance  des  chofis  nuiJîhles,parJon 
fentiment ,  ainji  que  fait  le  ^erioBe  à 
tom  les  autres  os.  T)'auantage,  il  fou- 
fient  c^fijpend  la  Dure  mere  contre 
le  Qrane  ,par  les  commijjures ,  de  peur 
qu  icelle parfapefanteur  ne  tomhaB  en . 
h  CVS,  ne  MeJfaB  la  Pie  mere, co- 
fequament  empefchaflla pulfation  tant 
du  cerueau  que  des  arteres  ,  .lefquelles 
font  en  grand  nombre  diBrihuees  à  la 
Dure  ^ Pie  mere,  ainjuque  déclareras 
enfnlieu.Le‘l?ericraneagrandecon-^ 
nçxion  a  la  'Dure  mere^  au  moyen  qull 


de  la  teste.  V  «> 

mprentfanaijfance.O^parconp^^^ 
de  toutes  les  autres  membranes  de  no- 
flre  corps  .laquelle  chofe  nefautnegli^r 
pourleprefenttraitte. 

.  Des  Sutures. 


S  1er  des  Sutures  appela 
lees  engrec  T^aphé.qui 
conioignetenfemhleles 
osduQ’ane.leJqueUes 
font  cinq  :  Ceft  à /cauoir  trois  ^ra^es. 

^  deux  mendeufis  ou  faulfes .  Les  cinq 


^raye^  font  nommées,  l ‘zme  foronale.  Sutures 
r,  cr  1  •  •  (ï  •  Suture 

en  yrec  ô  tepbama.  qm  est  en  la  partie  coronale 

anterieure,  defcedant  du  Smciputtraf 
uerfaUemet  ^ers  le  milieu  des  temples. 


8 f  e^  ainjî diBe .  pource  quen  ce^  en¬ 
droit  on  a  accoujtume  dfimpojerles  CO- 
ronnes  a  ceux  quil  appartient.  D autre 


ANATOMIE  i 

Sutuï:cSa.eB  diBe  en  (^rec  Ohelea,  Sa^kàléoû 
gitale.  ^yolBe  en  Fràncoys^qui  eflen  la, partie 

Juperieare ,  pource  que  droittement  elle 
diuife  toute  la  tefte  en  deux  parties  ef^ 
galles J^eHendant par  dejfus  la  longitu- 
Suture  (£ icelle  ^depuis  la  0)ronalejujques  a 

Xambdoi  la  tierce  pofterieure  nomee  Lamh^ 
5^?’  doide,  ainji diBe^à caujè quelle repre- 
fente  ceHe  lettre  (grecque  capitale  diBé 
y  Lamhda  a  .  Ou  noterai  que  tout  cecy 

doit  entedrele  plus feuuentfour  ce  qm  \ 
îrouue  quelquesfois  des  crânes  n  ayants 
point  de  future  anterieure  des  autres,  de 
poBerieuredes  autres,  ny  ï^vne  ny  l au- 
tre,fors  les  medeufes.Tu  trouueras  auf-> 
fe principalemet,  que  la  future  Sagitale  ' 
defeendiujques  à  l  harmonie  o  u  conion-:- 
Bion  des  os  du  ne^ .  PareiÜement  on> 
trouuequelquèsfok  trois  ou  quatre JutU: 
rfs  a  l  os  Occipital,teliemet  que  le  nom^\ . 

hrenefe 


f  DE  LA  TESTE.  vj  ■ 

I  tre  nefipas  toujîours  certain,  (e  (jue  Cel.  li.  8. 
Q)melm  dlEiqt^  Hippocrates 
a  lai^epar  efcrït  qilil  a  eBé  trompe  au 
nombre  defditesjuture s  ^  eHimant  qm 
î occiput  fuft  diuife  rompu pour  le  re 

houchement  ajperité  que  la  fécondé 
future  Lambdo  idefaijoit  à fin  ejprou- 
nette  ^  pendant  qU^auec  icelle  tl findoït 
ladiElèplaye.  Les  autres  deux  futures 
fi'ntdiBes  en  Çrec  Lepidoidés^enFra-^ 
cois  Jidedcufespar  ce  quelle  s  ont faillj^^S: 
à  Informe  dés ‘vrayes futures, prenant 
forme  dappUcatio  dos  contre  yn  autre 
eftat  chacu  de  fa  bafe  gro  s  pfl  ef^ai^, 
au  recotre  l’^n  ï autre  atténué ,  ^ 

:  fait  en  forme  de  taiüat  de  couteaux  fu 
I  fi  couchant fur  ï  autre, ainf  quefiaiiles 
r  depoiffin.  aAu  moyen  dequoyfint  dit- 
\  tes  S quameufis  ,  ainf  que  les  frayes 
fentdittes  Serratiles,  pour  ce  quelles fi 


ANATOMIE  ! 

mènent  enfemhle  en  forme  de  dent^  de 
jfcye, entrant  ï‘vne  dedas  ï autre  en  leur 
I^ourquoy  ^mcontre.  Et  fi  on  demande pourquoy  ■ 
fait  leCra  teBefquï  efl  ï  organe  leplusnohle  de 
ne  dVn  corps  )  n"a  eHéfai&e  d'^un fed 

fcul  os.  qu^eüe  fu^lmforte  e^Jèure. 

Je  rejponds  que  c^eft  afin  qu'elle  fuÛ 
conferuee  mieux  deffendue  des  in- 

lures  tant  internes  qt^externes  :  car 
le  Crâne  efi:.ant  en  noflre  corps  com^^ 
me  *zme  cheminee  ou  fourneau  de  là 
maifon ,  auquel  toutes  les fumees  mon 
tent^  fl  'Nature  l'eufl  fait  tout  d'yn 
os ,  les fumees  nef  en  eujfent peu  exha¬ 
ler:  e:J^par  ainfi  euffent  eftaint  fuf 

foque  tout  le  corps. T)ûncdepeurquetel 
inconueniet  ne  ^int  à  l'homme^,  idatU'- 
"  re  luy  a fait  le  (fane  de plujleurs  pièces 
à  fin  que  par  les  commijfures  d'icélujy 
telles  fumees  peujfent  eUre  euaporees. 


de  la  teste: _ vij: 

'^yla  quant  aux  mutes  Intemes.Au-  ') 
ont  leur  s  cemijfures fort  entreouuer^  Diuerfîté 
tes  apparatës.'les  autres  fort Jèrreës. 

Etaceuxprincipalemetquinmtpomt 
decomiffures,  Mature  a preueuàtel  ac 
cidet.’C'efi  quà  deux  doigts près  buenui 
ro  de  la  comijfure  LaMoïde^afait  'vn 
pf)  leplmfouuet  deuxtrou^par  ou  en-  ' 
tre  la  ^eïne  ‘7uppü  dans  le  (/ane:qui 
font fi  amples  ,  quon  pourroit  prefque 
mettre  ^n fer  A  aiguUette  :  par  lefqueh 
les  sapeurs f  exhalent jOu  autremet  ïa^ 
nimant  mowroit,  ^our  les  mures  ex¬ 
ternes  ^a  ‘voulu  qùil fuJifaiEi  tel ,  afin 
quefivhoseBbit  fi^aElurè  de  quelque 
chojèquecefuliy  les  autres  pour  raifin 
de  leurdiuifion,  demeurajfent  entiers 
es^fans  dommage,  confequamimt . 
que  la  playe  fufl  moindre ,  moins, 
dangereufe .En  quoy  faut  entendre, que 


I 


ANATOMIE 

fl  îos  eÛant frappé  coBéJè  rompt 

deï autrepart,cela  aiuïet  àratfonqùil 
y  a  defaut  de  futures ,  ou  bien  qu'eÜes 
font  imparfaiBes .  (lAutrement  il  eH 
impo fille  quetellesfaBuresJèfeifet, 
‘veula  diuifon  ff) feparation  defdit^ 
os,  6tfitum^olieUes  (puonne  troum 
gueres  de  (fanes  manques  en  futures, 
le  te  rejpond^  que  aufi peu fuuet ‘voit 
on  telles  fraBures  aduenir. 

Or  pour  condufion faut  que  le  Chû 
■  Raifon  rurgienjkche  le  nombre  des  futures ,  tÿ 
Fe°cSrar  leurftuation.’àfn  quil fâche  difcerner 
gien  doit  les faBures  fiiffrees  d'auec  les  com- 
nombre  ^  depeur  qu'il  n'applicque  fon 

des  Cm\i-Trepanjùricedes(tat qu'il luy fera pof 
)  à  raifen  qu'il  romprait  les  v/eines 
■^arteres,^  quelquêsfbres  nerueux, 
pm  communiquent  des  parties  intérieu¬ 
res  aux  extérieures  :  dont  f  en  pourrait ^ 
enfuiure 


DE  LA  teste;  viij 
'enjmureflux  defang ,  (^uï  decouîemt  ^ 

entre  le  (jme  la,  Dure  mere^  "^flu 
jieursgermcteux  accidetsxeqm  eflfrou 
id par  Hipp  .Si  in  ^etrem,  wc.^ad  Hipp.Ii.5: 
le  fang  efl  hors  défis  ^aijfiaux ,  necefi 
fairement  ilf^altere,  -^pourrit. Pareils 
lement  laTDure  merefis jilamets  coup-" 
pe^,pourroit tomber Jurle cerueau,  qui 
firoit  caufi  qu’il  n’aurait  fin  mouuemet 
libre jau  dommage  de  ï animant. 


Du  Crâne. 


fcAintenant  faut  avenir  au 
W/ane^que  nom  appelions  le 
^efijlequelaufi  e fi  nomme 
^des  (^recs  (fanium^des  La 
tins  faluaria ,  parce  qu’il  eft  dejjus  la 
teÜe comme ^nheaume.  JleBcompo-^^ 
fie  de fipt  os,,  dont  aucuns font  plus  durs  de  feptL. 


ANATÔMIË 

^  ({ùe  les  autres.  Le prefnier  e^ 

h  s  occiphalje^uelefiplusdur  ç^ej^ais 
que  ml  des  autres. Nature  la  créé  ainjl 

dur^  ej^ah  pour  preuenir  aux  dagkrs 
fumures  externes ^quipeuuetfuruemr^ 
comme  cheuttes  coups,pource  qu"e  U 
^artiepofierkure  ny  a  point  dyeuxpour  ; 
ypreuotrjnydemainspourfedeffendre. 
6t  eB  ledit  os  circumfcript  par  la  future  | 
Lamhdoide^  -^los  ^afilaire .  Les  emk 
neces  de  c"eB  os font  receues  delà premk 
renuertehrefur  laquelle  la  iefte Je  fléchit . 
en  deudt  derrière  ,par  le  leneflce  de 
quatorze mujcks  (que  déclarerons cy 
apres )  -^  de  hiai  forts  ligaments ,  qui 
lient  ^  joignent  les  cornes  d^dit  Occi¬ 
put,  auecles  cauite^  dhceüe yremiere  ^ 
Ôs  Coro-^ertelre  du  col.  ^^Jecondos  eB  en  la 
-îial.  partie  anterieure  nomee  h  s  foronalje- 

•  qud  tient  te  fécond  lieu  en force  ^  ef- 


DE  LA  TESTE.  ix 

paiJfeur.Et  eft  limité pdr  la  future  Q)~ 
ronale,  ^les  extremite^dehs "Bafi-- 
laire  ou  Qineiforme:auquel  eH fouuent 
trouué  ynegrade  cauitéfouh^  les four- 
cil^pleine  d*yne  matière  gluante jCraf-  De  guoy 
Je  ^  'vfqueufejde  couleur  hlache,  qui 
aide  à  elahourerlair four  flairer,  fen-  qui  font 
tir,ç^dtHinguer  les  odeurs daquelle  ca 
uité  eH  au  Chirurgien  digne  deHre  hie 
notee,  fource  qu’à  lors  qu’il  furuiet  fva- 
Bure  en  ce  fi  endroit ,  U  n’y  a  quelque 
fois  que  lafremiere  tahlede  l’os  rom¬ 
pue,  qAu  moyen  de  quoy  le  Chirurgien 
ignorant  telle  cauité,penfe  ^  croit  que 
l’os /oit  enfoncé du  tout  au  dedans , 
qu’il  comprime  les  membranes,-^ par 
^  .confequent  le  cerneau .  St  à  cefie  caufe 
îceluy  (^augrand  dommaige  dupatiet ) 
amplifie  laplaye  ^applicque  Trepa^ 
nés  autres  inflrumentspour  efieuer 

B 


ANATOMIE 

îa^  fe'conde  tMe  âudït  os  :  ce  ^»’/7 
Si  le  Chi-  le  foin, St  mnft  tels  Chimmens  imares 
ignorant  fiuuent  font  caufe  de  la  mort  des  fau-- 
deranato  j^y'es  patients  :  ce  que  te  puis  atteÛer  a- 
ü5t  eftcau  "veu.  Dont  il  eH  hefoin  au  Chtrur- 

fe  de  la  aien  comoîHre  telle  cauiti ,  ce  qu^il  fera 
patiens.  ropantpLu/teurs  tejtes  de  mort, pour 

en  auoir  plus  ample  e^pa^aiùle  co- 1  -, 
gnotf'ance .  ILes trotjieme  quatrie^-^. 
me  des  os  fufdit^ ,  font  deux  nommer 

OsParie-  „  .  j  ^  • 

taux.  Pariétaux  ou  bregmatts,  tenats  le  tiers 

lieu  en  dureü  ef^aijfeur ,  combien 

quhceÜe  foit  inégalé  Çjp^diuerJê  enfes 

partie  s, ^princlpaUement  au  lieu  ap^ 

pelle  Sinciput,  vulgairement  la  fonte- 


.  nejc  Ÿfe 

hciput^ 


neüe  ou  le  fommet  de  la  teBe ,  laquelle 
n'a  point forme  d'os  aux  leunes  enfants 
s  ans  enté  auàtqu'ils  nayent  toutes  leurs  dent ej 
qui  qu'en  ceB  endroit  on  fent^ne 

coüü:um.emollejfe au  taSi,  O^'vne palpitation, 

pource 


DE  LA  TESTE.  x  ^2- 

Mrcé  que  leCdits  os  n’y  font  encore . 

I  ^  /  r  r  ■  '  r  auecquel 

forme^entierement .  Cela Je  fait ,  apn^^^^sdets. 
^ue  la  redondance  de  se  xcrement^hu- 
rrâdes  ^ajoreux  contenu^  aucer^ 

'ueau  yjèpuijfen  t  exhaler parle  moyen 
de  fa  dilatation  cotraBionjqm Jont 

fes  mouuernent^,  qui peuuènt  eflre  no- 
me^Siflole 'Diaftole .  ^oncluJton}^^^f^^ 
fejdits  os font  toujtoursplm  tendres  naturels 

Bus  deliee  que  les  autres:  teüemet  qu’o 

I  ■  r  J  -a: 

les  ‘z^oit  Jouuent  en  aucuns  endroicts  e&teaf^c^ 

n’auoir  non  plus  d’ejpaijfeur  qu’nyn 

gle.  Par  ainji  donc  eH  f  ie  necejjaire  au  le. 

chirurgien  de  comoiHre  diligemment  Annota- 

,  ^  J  ^  J  ^  /  ..tiondîgnë 

VespatJJeur  des  os  du  Crâne ,  lors  qu^tl  d  eftreob- 
faut  trépaner.  Et  font  circuit^  ces  deux  P^ruee. 
os  quarre^  en  la  partie fuperieure  de  la 
future  S  agit  ale  de  l’inferieure  des 

futures  mendeufesou  fcammeufes ,  de 

f  anterieure ,  de  la  Coronale  ^  de 

'  ' 


ANATOMIE 

la  poJlerleurejLaml?doïde^Gci^ti^ 
me  ^ lixiefinefqpt  deux  autres  nom- 
mé^os  Petreux^puifiûuentlesjufdit^ 
en  ef^aijfeur  force defpuel^  font  U- 
mite^  de  la  future  mendeufe^  ^  d’^- 

Os  Sphe-  ^afîlaire.  ï^  feptiefneleH  tos  Sphé¬ 
noïde  on  y ,  en  ri  ■  •  r  '  ^ 

Bafiiâire.  noide  OU  Bajuaire  :  amjt  nomme  ^pour 
ce  qu'il  efl  fondement  de  la  teBe portât 
tous  les  autres  en  leur  propre  ^  dent 
ftuatlonfans  qu'il^fepuijfent  deff ai¬ 
re  .  qA  ceBe  caufe  a  eBe  appelle  os  Qi- 
ne forme  ,8teB  ledit  os  fini  termi¬ 

né  tant  d'^n  coBe  que  d'autre  ,par  les 
os  dufi'ontj  n^etreuXy  Occipital  du 
palais:^  efl  défiguré  femhlahle  a^- 
ne  chauuefouris,^prînclpaüementfis 
apophyfes  nommées  en  (grec  A^terlgoï- 
desy  ff) femhlentreprefenter  les  orelües 
d'iceüe.  D'auantage  dy  a  ‘vn  autre  os 
fitué  en 


D  E  L  A  T  E  s  T  E,  xj 

fttui en  la  hafe  delcos (oronal^  arn^uel 
Je  finirent  le  s proce^  mammidaimje- 
quel  a  eHé  nomme  des  mtheurs  (Jrecs 
Sthmoïde^des  Lutins Spogkux  ou  (ri- 
hleux  :  pource  qu’en  luyy  u  plujteùrs 
trou^comme  aux  eï^ongesou  crïhles^ 
pour  conduire  les  odeurs  aux  'yentricu'- 
les  anterieurs  du  cerue au. 

Itenfjhntjtx  autres  petits  o^elet^ 
contenu^  esosH^etreux ,  dans  le  trou 
des  oreilles  J  à  Jçauoir  trois  de  chacun 
coHé  mmme^  Incus ,  Aîaleolm  ^Incus. 
Stapé s  , pour  raijon  de  leur  figure  qui^^^^^^^ 
eB  fèmUdMe  tnyn  à  ^n  enclume, 
l’autre  à  yn  marteau,  ^l’autre  à  l/n 
eBrier  d’^n  cheual  %eiBre  .  L’m;^ 
faige  dejquel^  te  fera  déclaré  cy  apres ^ 
lorsque  parlerons  delà  faculté  audt- 
tiue  .  Outreplus  on  trouue  en  aucuns 
Qrane  s, certaine  s  diujlons  d’os, comme 


ANATOMIE 


ptece^ 

ce  Guenutron,  ayants  comm^nres  pro^ 
presàeües^q^idjontchojesdignesâ'eflrs 
hkn  cogneues  au  Chirurgien ,  lors  qu’il 
eH  hefoln  d’yjèr  de  trépané ^8 1  telle  cho 
fe  pourra  eHre  cogneuslors  qu’d fepare^ 
ra  le  Perlcrane  d’auec  le  Crâne ,  Car  a 
,  „  .  l’endroit  des  commiffures  Ae  Perlcrane  ' 

ne  ell  fort  eÛ  pim  difficlUement fepareque  es  au~ 
adh^-ent  endroits  OU  U  n’y  a  point  de  comlj^ 

lYcnàîoufdres.àralJondes^aijfeaux  (^fihres 

à^f  com-ne-y'ueux'^qui  communiquentde  la  TDu- 
iniflures.  i  7r  r-n- 

remereparlescommtjjures  yUu  Pert^ 

crâne  à  luy  contenu .  /^^^ûesTsAêl 
femmes  fent  pim  delle^  ^mol^qm 
ceux  des  homes:  des  ieunes  enfants, 
que  de  s  femmes.  oAufl  ceux  qui  n’ont . 
encore  s  accompli  leurs  trois  dtmenjtos, 
les  ont  moins  durs  e^ai<^^  que  ceux 
qui  fint  perfait^,  ‘HareÈement  les. 


DELA  TESTE.  xij 

[ySthiopes  ou  adores  tom  autres 
^ui  halitet  és  lieux  chaulx,yersle  Adi 
dy^tSqmnoBial  jQntle  Crâne  fort 
dur^Cs^  nont point  oupeujdejutures  .S't 
tout  ce  y  oBpour  colliger  ainjî  que-  dit 
Hipp  .  qùen  ceux  qui  ont  fa&:ure  au 
Crâne  mol  ^  délié ,  les  accidents  fint  li.des  play 
plus  grande,  ^la  mort fera  plus ^ 
chejqùienceuxquilauronte^aî^-Q^ 

Jolide  :  a  raifen  quil  faut plus  de  temps 
pour  altérer  ^  pourrir  l'os  dur  ^  qu’il 

n’eft  requis  à^n  mol  ^  délié,  o^utre 
raifen  ceB  que  l’os  tendre  Cjsr*  délié  fera 
plufloB  couppepar  latrepane,queceluy 
qui  eH  dur  w  éfj>ai^ .  Oultreplus  au¬ 
cuns  ont  ^ne  ou  plufemsprominences: 
ouenleueures  en  rondeur  au  Crâne, ou¬ 
tre  le  natureldaqueUe  chnjè  au  fi  eflbïe  \ 

a  noter  pour  deux  raifens. La  première 
pour  la  conjfderatio  du  couppource  que 
■  . 


ANATOMIE' 

fil  aduiem furîceüesgrânde  ^  longue 
diùi/ion:  ilnepeut  eHreque  la  playe  ne 
pénétré  audedas^car  il  efl  certain  qu'on 
ne  peut  couper  faire  grande  diuifon 

en  ^ne  chofe  ronde  {corne  en  <vne  Iout 
le)  qu'on  ne  pénétré  pim fort  au  dedans 
qu'en  ^ne  chofe platte  w  point  ef 

leuee.  La fécondé raifin  ceH,qu'icelIe 
prominence  fait  changer  la  figure 
fiîuamn  des  commijjures .  oAucon- 
traire ,  la  ployé  peut  eBre faite  grande 
fur  la  figure  ohlogueyfans  quelle pene-r 
tre  au  dedans.D'auantage  faut  que  le 
y  a  deux  ^lotrurgien  Jache  que  au  Crâne  Jont 
tables .  ^  deux  table  s  J  entre  lefqueües  eji  le  DU 
eft  ^vte^P^oé  ^  qui  eB^ne JubBancefiongieufe: 
{nh&înceoufmferent  plufieurs  %mnes^arte- 
âtSIef  res, quelque ftmilitude  de  chair.  Ce 
deux  ta-  qui  O  eBe  fait  par  ^zme  prouidence  de 
ature,afin  que  le  Crâne  ne  fufl  trop 
pefant^ 


DE  LA  TESTE.  xiij  ^ 

pejknt ,  aujit  four  contenir  lefmg 
four  la  ruiurriture  ^ie  du  Crâne , 

four  donner  fajfagç  aux.  ^afturs 
contenues  au  cerueau.  ^uantùlata- 
hle  Juferieure  du  Crâne ,  elle  eftf  lus 
eF^ ai jfe , forte  folie,  que  hinferieu^ 
re.  D'inferieure  e^f lus  mmfefuhûlé, 
'inégalé  ,four  h  ailler  lieu  aux  rei¬ 
nes  arteres  internes  ( l'imfref'wn 
defqueües  efl  euidente  en  ladlBe  fe^ 
conde  talle,fartie  intérieure  )  dejquel- 
les  certains  rameaux  entrent  dedans 
lediB  (jrane,far  certains fet'it^  trou^ 
au  fi  afferceu^à  Væil.dyéu  moyen  de^ 
quoy  la  Dure  mere  est  Juf^endue 
attachée  auCrane,  tant  far  le  s  futures 
que  far  les  Jufdit^fet'it^  rameaux: 
Chofes  dignes  d'eflre  notées  au  Ch'irur^ 
gten.  CarfarnL;ngrandcouf  orhe  (ne¬ 
anmoins  qiû'ilny  aytfaBure  àhs) 


ANATOMIE 

pour  l^eshranjlement  du  cermm ,  tl fi 
J  fiuuentesfoys  ruption  defdites^ 
coup  ^  (trtereSjdont  le  fang  découlé  en- 

bc  fc  h  s  0*  les  membranes ,  0  le  pim 

defva^-  fiuuentla  mort f en  enJuyt.Cequefera 
fcixu.  A6t4e^claré  cy  apres  epuand  ieparlerayde 
s^e^uit!  commotion  du  cerueau .  D'auantage 

fautque  le  Chirurgie  ip)it  bonne  cognoifi 
fance  de  laJùbfianceJpongieuJe,qmefi 
mtre  les  deux  tables ,  nommee  diploe, 
laquelle  eH  fort  molle ^  au  regard  defdt 
tes  tablesjorsqu-il  trépané  j0*qu"auec 
quesdiferetio  il  ciodmfefa  trépané,  pre^ 
nant  indication  de  là  ténuité  ou.  efpaif 
pur  de  la  ficode  table:de peur  quotout 
à  coup  en  appuyant  trop  fort ,  il  ne  ten^r 
fonce  au  dedas ,  dont fi  pourrait  enfiy- 
ure  couuljto,  &par  conpquet  la  mort, 
cA  quoy  iePpere  obuier  parle  moyen ^ 
d^^ne  Trépané,  que  ïay  inuentee  corne 
on^verrà 


J  La  Dure 


DE  LA  TESTE.  ijdiij 
m 'verra  en  ceprejènt  traitti, 

DelaDuremere 

^Tantainjî  demonflré 
^ tout  le  Crâne  ^  il  faut 
^  'venir  à  la  Dure  taye, 

\^^ui  eB 

fmieres  ci^principales  l\ne  des 
mehranes  de  tout  le  corps.  Elle  firtpar 
les  future  s  ^  par  les  trou^  des  nerfs  me 
qui  Jortént  hors  du  Crâne ,  Cst^par  les 
trou^  des  os  Stmoïdes  ou  coJlatoires  ^  a  corps. 
xeüefn  que  Pair  les  odeurs  puiffent 

aller  au  cerueau,lors  qtCil  en  eBhe~ 

Join .  Süe  reueB  la  tunique  intérieure 
dune^.  Pareillement  fort  par  le^rand 
trou  par  ou  dejeed  la  nucque  qui  en  eB 
remBm,  ^^eneralement  chacun  netfeenà  par 
membrane  de  tout  le  corps  :  à  caufe 

J  '  11  n  -'.trou  par 

ée  quoyfu  eny  a  aucune,  hkjiee  en  quel  ou  defeéd 


ANATOMIE 

la  nucque  partie  du  corps  que  ce  Joitj  adnjt  que 

nous  auons  dit  par  cy  deuant  ^Joudain 
parla comxîon ou  continuation  quelle 
a  auec  la  TDure  mers  ^eüe  communique 
fin  affeEiion  au  cerueau:  comme  pour 
exemple  muspoumns  entendre  de  ceU 
patries  luy  qui  ayant  ‘vlcere  enfin  pied  ( par- 
malades.^^*^ fnemhraneufie )  fentoit  monter 
tout  le  long  de  fin  corps  certaine  matie-- 
re^ouyapeurfioide  iujques  au  ceruéau, 
dhntpuù  apres  f  en  enjuiuoit  Spitepfie, 
8t  ft  tu  m'ohkÜes  que  tel  fentiimt  efiok, 
porte  par  les  nerfs  Je  rejponds  que  iceux. 
fint  confirue^  ^  ^eBu^  de  la  plus 
grande  partie  defdites  membranes  du 
{ul^fl^ce d^iceüeDurerm^ 
Dureme-^^  cfiaiffe^^dure fins  que  nulle  au^- 

.J?  ^^-tre  meorane ,  (hnt  elle  a  obtenu  le  nom 
dure.  ^  Tl>ure  mere:  à  raifin  quklle  engendre 

Ks* produiBjConferue  ^  entretient  to  u^ 
tes  les 


DE  LA  teste;  XV  ^ 
tes  les  autres. Son  utilité eB  ctenuelop~y tiliti  de 
jer  entieremet.tout  le  cerueau 
hlher  (pC'tl  ne foit  hle^èdu  Crâne ,  lors 
qu'ilfait  fin  mouuemet:  qui  eB  la  cou^ 

Bume  dénaturé jde  mettre  entre  deux 
contraires /zm  moje:pource  entre  leQ-a 
ne  qui  eft  dur  ^  e!^  le  cerueau  mol ,  elle 
a  mis  ladiBe  membrane  qui  efi  de fub~ 
fiance  moyenne  entre  les  deux  :  la-- 

quelle  eB  Jiifi^endue  attachée  aux 

futures  par  %^eines,  arteres  ^filamens 
nerueux.qui  entrent  au  cerueau ,  en 
firtent ,  neB  adhérente  audit  (fa- 
ne  (fi  ce n'eB  comme  a  eBé diB)  ny  au 
cerueau  ^  maisy  a  efface ,  afin  que  le 
mouuement  d'keüuyjoit  libre.  'D’aua-  Autre  vti 


tage  elle  a  autre  ytilité,(fefi de feruir  de^f^ 


Dure  me 

conduîBe  auxyeines  ^  àrteres  efians  re. 
entrées  au  (fane,  lefqueüesf infèrent  en 
ûkature  d'iceüe  fiaiBe  à  la  diui- 


ANATOMIE 


Jio  du  cereheüé  0*  du  cerneau ,  font 

ainji  codmEies  tat  d!^n  coHé  que  cEau* 
tre  J  far  les parties  latérales  dudiEi  cere 
heüe  iujqjies  à  la fimmité  diceüuy.Au 
quel  endroit  icelles  ^nijfent  finjt-  . 
nmt  dedans  l'autre  duplkature  d'iceüe 
Les  vaif-  7)^^^  laquelle  diuife  le  cerueau 

icaux  qui  ^  n  •  /  r* 

cntrét  tieux parties,  a jçauoir dextre  Je- 

Sïent  ^nionfejîed  iufques  au 

au  torcu-frontjelon  la  reElitude  de  lajuture fa- 
gitale:  ^  a  eflé  nommee  des  autheurs 
Veine  tor  a,ncies,torcular,autremet prejjôirpour^ 
cular.  ce  que  d'iceluy  ejl  exprimé  lefangqui 
noumlî  le  cerueaupar  grand  nom- 
Dernier  de petits  ^aijfeaux:  Finahlemet  le 

gage  de  dernier  ^fage  de  la  Dure  mere  eft,  de 
j-e,  diuijèr parja  duplkature  tout  le  cerue- 

auyrincipaüemet  en  deux parties, Jca^ 
noir  efl, anterieure  ^ pojlerieure.  Puis 
apres  en  mejme  forte  die  diuife  encor  le 
cerueau 


DE  LA  teste;  xvj 

cerneau  en  partie  dextre  JeneHre  :  à 
jîn  qu'une  partie  eBant  hleÿée,  autre 
demeurai  entïere  ,faijant fin  a&ion, 
ainjt  qui  nous  eft  cogneu  auxparalytic’- 
ques .  8tte  juffifepour  leprefent delà 
deJcriptiondelaX)uremere, 

DelaPiemere. 


(L^feconde  memlra 
\ne  du  cerueau  eB  no- 


Vmeepta  mater, jubtt- 
ÿe  fort  deliee ,  tij^ 
^Juede  plufieurs  rei¬ 
nes  ^  arteres  ,pour fa^ie  ^ nourri¬ 
ture,^  aufidu  cerueau.  Elle  n’enue- 
lope  feulement  le  cerueau  corne  la  Du¬ 
re  mere  :  maïs  aufiifinfire  dedans  les 
profondite^  anfaBuoJite^  diceluy 

pour  le  lier  tenir  enfemhle  de  toute 


ANATOMIE 

part  lufcpes  à  la  capacité  des  yentrku^ 
les,  auec plujteurs petits fiéres  ,parlef. 
quels  efl  conioinEle  aucc  le  cerneau:  ^ 
àraifin  dé  fa  tenuité  ^  adhérence  ne 
Jepeutayfementfeparer  .  l^arquoyU 
faut  ^oir  ^  confiderer  en faftuation, 
la  leuer  auec  la (ùh fiance  dudit  cer¬ 
neau,  Or  icelles  membranes  quand  elles 
fini  affligées, excitétgr ad  douleur  .pour 
la  ^èhemence  de  laqueÜe  foudroyé  af 


Les  lefdites.mehranes font  plus 


cerucau  caufe  dufentiment ,  que  n’e^  la  propre 


ibntcaufè 


^Jùbfidce  du  cerueauraux  maladies  du- 


ment.  ^ ,  quel  napparoifi  que  petite  douleur,com 
me  on  peut  1/oir  en  la  maladie  nommee 


Lethar- 


Phrenefie  le  qui  efi  appeüee  Phrenefe,qui  eBpro^ 


irgus jdiffèréte  w  contraire  d  ceU 


prepafiiondefdites  membranes, comme 
Zjethargie  du  cerneau. 


XVij 


DE  LA  TESTE. 

Du  Cerueau* 

^Enjuit  mamtemmlê 
cerueau^cjuieBfnnci^ 
pe  des  nerfs ,  du. 
mouuement  l'olomai^ 
rejtnjirumetdela  prc^- 
mtere  &•*  prhpcip de  faculté  de  îame^ 
ifèft  àfçamîrjammale  C7*raj/onnal?le: 
lequel  e^ plufrd  à  l’homme  ^ue  à  nul 
mtre  animant  ,rernpUjÇant:quafi-tout 
le  crâne. le  dk  quafi^carfil  ïeuB  rem- 
ply  du  tout  f on  mouuement  n’euBpeu- 
eflre  accomply  .Son  aViion  'fage  efl 
d'elahorer  le  frit  animal  nece faire  a  Cemeaiu 
tout  le  corps.jtlp^deferuir  comme d'orga^. 
ne  \  aux  operations  de  la principalefa'.^ 
culte  de  tame^qui  elî  la  raifonnahîe,  . 

Le  cerneau  eïi  douhte^  anterieur 
poflerieur,diuisé par  les  repUg.  de  la  Du 
re  mere  comme  mus  auons.  dit.  Dont  U 
C, 


ANATOMIE 

fojierieur  eft  nommé  QreheUe ,  a  rat- 
fin  de  fa petitejfe ,  ï anterieur  a  rat- 

fin  de fa  grandeur ,  a  retenu  le  nom  du 
tout^afçamlr  de  ccrueaudepuel  eft  en¬ 
core  s  douhleydextre  -^feneBre:  eBant 
aufi  diuisé  jpar  la fécondé  dupUcature 
de  la  Dure  mereiOu  noteras  que  le  mm 
dhiifiô  en  ^  dluifo  en  ce  lieu  icy  ne  doiteftre prisa 
ce  lieu  ne  la  rigueur  pour  totale  feparatio  de  t'vn 
prisà  ^  t autre,  farainfla  diuifo feroit 
gaeur,  faulfe:  maispluBoH  comme  chofe félon 
fa plusgrandepartie  diuifee:  corne  nom 
difins  des  lohes  des  poulmons  du 

foye^  far  tout  ainfe  qu'iceuxne  font 
point  totalemet fèpareg  diuifee  /’>» 

de ï autre  ÿ  ains continu^  en  leurbafe: 
ainfi pouuons  nom  dire  des  parties  du 
cerueaujefiuelles  comme  lohes, fint  <V‘ 
nies  en  chacune  dlutfio  fur  leur  lofe  ff! 
fondemet,  comme  l  anterieur  tant  dex- 
treque 


m  feneHre ,  auec(pçs  le poHeneur 

au  commencemet  de  la  mccjue  ou  me- 
duÜe  finale .  La  Jùperfde.  extérieure 
du  cerneau  eH  molle tinterieur-e  du 
rejCalleufe,  fort  ^ie^  au  cotraire  de  rieure  du 

î extérieure  ylaqueüe  eji  anjraEtueufe^ 

reprefentant/vers  entortille^  en  di-  ^  Tinte- 
uerfes  maniérés  fl  l’etourde  laditte  fui?- 
fiance  càlleufi.. 

Des  ventricules  du  Cerucau. 

‘Lres  ces  chofis  'veuës  pfi)  L’^j-dre 
cojldereesfaut  'voir  les  >e-  anatomi- 
tricules .  €t pour  ce  faire  eB 
bejoin  de  coupper  'vne  bon-  têpiation 
ne  partie  de  la fubfiace  du  cerneau,  p^- 
enle  couppant, de  contempler  'vne  reju-  cerueau. 
dation  de  fang  qui fort  des  porofite^  de 
fa fib fiance.  OultrepluyS faut  aufii  con- 
C  ij 


ANATOMIE 

Jlierer  la fuhjîance^oglmfeyenlaqueU 
Lacuna  lejont  contenu^  lesexcremets ,  qui  puis 
toire.  ~  font  expurge^ par  lacuna  ou  cola 

toire.Ce fait, îrouueras  dedans  lajiih* 
fiance  diceluytant  anteriePyrquepofie- 
rieur, quatre  ventricules  ouçoncauite^,. 
coioinB^enfi?nMe par  certaines  yoyes, 
parleJqueÜes  les  efirh^  informe^  par 
les  eî^eces fnfihles  inteüigihlespeu 

uet  pajfer  (^communiquer  ï^n  à  Pau^ 
tre/Docques  les  deux  premiers  pim 

grads  fnt  mis  ^ colloque^  au  cerneau 
anterieur,  vn  de  chacun  coBè  :  Le  tiers 
Jouh^  iceux,tout  au  milieudu  cerueaU. 
Le  quart  dernier  eB  jur  la  defiente 

de  la  nucque,  lequel  on  attribue  totale¬ 
ment  au  cerebelle  ,pourcequ  on  dit  que 
danucque  fembleplmprÛre  dudit  ce- 
rebelle  que  du  cerneau .  Or  quant  aux 
deux  ventricules  premiers  ante¬ 
rieurs, 


DE  LA  TESTE.  xix 
neurs,tl^ fint  couche^  eBedu^  tout- 

le  long  du  cerm  au  en  forme  de  deux 
croijfant^,  les  cornes  defquel^  regardet 
fvers  le  dehors :keux Jont fort grans 
jpacieuxfûurce  ^uil fatüokquelej^rk 
eÜant  encoresauec  tous  fis  excrements 
fut  là  elahori  repurgé  dkeux.  oy^u 

moyen  deqmy  telle  grandeur  leur  aÆé 
hailleeplm  (ju  aux  autres  ^mtrkules, 
ou  ïefirtte^  défia  receu,^  en  tout  éla¬ 
boré  C5?»  ^uafi pafaiB.Lefdks  ventri¬ 
cules  fint  fortMancs  ,  vnis  polis  en 

leur  Juperfick  ^face  Intérieure ,  hors 
mis  (puilg^  ontjur  le  milieu  du  croi fiant 
vne  extuherance  tant  d'vn  cofbé  que 
d autre  :  fiirla  hafi  de  laquelle  la  fo- 
hmne  du  ventricule  moyen  eB  couchée 
tsdant  vérs  le  ne^fiuh^  le  Septum  lu- 
cidumfiquel  dhiifi  fipareles  deux 

premiers  y entrkules  ,  Leditfiptumlu-  ScptumL 
Cîij 


ANATOMIE 
ûLutre  chofs  qii^'vne  partie  du. 
tie  du  cer  ceriieau  meâîocrement folidcj  toute sfok  . 
%  lucide:au  moyedeqmy 

Tpai-ante .  Us  écrits  animaux  des  ventricules  an¬ 
terieurs  comuniquent  enfimhle:ç^com 
bien  que  ledit  Jeptum  Jàit  aJJe^Jùbtil 
ç^tranj^arant  :  neanmoins  il eH fort 
denfe,yeu  que  teau  contenu^  dans  l'^n 
des ventriculesne peut par  îceüuypaf 
fer  autrauers  de  tautre  (  ainjtque  i^ay 
fiuuet  ohferué,  ^  non fans  grande  ad- 
miraùony  en  Vouuerture  des^ens  mort^ 
de  par alyfejaujquels  îay  trouuelevt 
tricule  ducoBé  delaparalyfe  dilate, 
^  eflargide  la  quantité  d'eaueenke- 
luy  contenue:  combien  qùen  Vautre  ny 
en  euft point, ounopasd'duantage  qtlon 
trouue  à  ceux  qui  ne  meuret  deparaly- 
fe.  ’Toutesfok  aucuns  ont  voulu  dire, 
qu  ontrouue  toujiours  certaine  aquofté 
dans 


\yfxe- 


DE  LA  TESTE.  xx  y, 

dans  les  ventricules  ^luijè  fait  parla, 
concrétion  des  Vaporeux  esprits  ani^ 
maux  ,faiêleparla jroidure  q^ui  vient 
quant  ^  quant  la  mort, 

Tyauantage  il  faut  entedre  que  ces 
deux  vetrkules  fe  terminent  en  vn  co- 
mun  conduit  comme  deux Jouffet^de 
forgCypar  lequel  hf^rit  defdits  ventri^ 
cules  anterieurs  informé  des  efpecesefl 
apporte  au  moye  ventricule.  Outreplus 
il faut  confderer  efdits  ventricule  svn 
corps  nommé  plexus  choroïdés:Aujsi  le 
conduit  ouvoye par  laquelle  les  excre- 
ments  gros  limoneux, Je  purgent par 
la  glande  pituitaire  ou  colatoire. 

Or  le  plexus  choroïdés  neH  autre  ehojè  Plexus 
quvne  epiphyfe  de  la  Pie  mere  iüec  en 
noyée, farci  tijju  de  Peines  c>*-^ïr^^-.piphyfe 

res  dijferétes  des  autres, au  elle  a  en  tou 

*  /  •  r  ^  J  ^  ri  ^ 

te  La  circunjerece  du  ceruean, Jeulemet 

Cmp 


ANATOMIE 

mqtidnüü jtoutesfois Juffifintes  tant 
pour  fa  propre  nourriture  0*  ^  ‘te  ^pus 
pour  la  générant  des  écrits  animaux^ 
lefquels  prenmt  de  tel^  yaijfeaux  pro-^ 
duïts  audit  TPlexus  choroïdes  deïarr 
tere  poferieure  0^eine  torcuîaire^ma 
tiere  idoine  ^propre  ^foit  qu'elle  fit 
^aporeufe  ou  autre, ctme  aufidel  air 
parles  apophyfis  mammiüaires ,  qui 
jontyoyes cornunes  tantdluy  q  ùax 
odeurs  0excremets fuperflm:nyeuque 
l’ahondance  de  matière  trop  crajfe  0 
^ifqikufe,empefche  ïair  0i  les  odeurs 
dèparuenir  au  cerueâu, corne  l'on  ‘voit 
à  ceux  qui  font  eath  arreux ,  0  enm- 
me^:  d  câuje  dequoyfenjuymt  doleurs 
detefle  0eHernumes,lorsquela fa* 
culte  animale  expultrice  eH  forte ,  0 
la  matkre  neBpar  trop  crajfe  0  ‘vif 
queuje. 


DE  LA  TESTE.  xxj 

Et  quant  aux  exerew&s  du  cerneau 
lefqml^  luy  font  apporte^ par  les  *veï-  crements 
nés  ^  arteres  ou  autremet.ies  ^vnsfent  ceme- 
rares  ^  ahreux  lefquelsfeùaporetin-^^' 
fenjiblement  par  les futures  du  (fane, 
ainfi  quauos  dit  parlai  des  'Vtilite^  di 
celle  s  des  autres fintcra^  ‘vifqueux 

lejquel^  fini  euacué^  des  l^entricu-^ 
les  par  lesfufiits  proce^  mammiliai-- 
res(felon  l'opinio  de  (falien)  d-^vnco-  Opinion 
Bé  d’autre ,  enfemble  ou  àpart  ;  St 
partant  les'vns  difent  auoir  ^zme  narU 
ne  bouchée  feulement,  quad  la  matière 
ouexcrement  morueux  defiend  fetde^ 
metpar'yne  de  ces  apophyf  sdes  autres 
toutes  deux,  quad  elles  ne  diftiüent  ny 
deTniinenydelautre. 

L’utilité  particulière  e;^principale  ^  Vnlité 
diceux  ^ventricules  eB  de  loger  la  fa-  venmcu- 
€ulté  imaginàtim  ^eBimatiue  ,lors^^^ 

-  -  <»  -  rieurs. 


ANATOMIE 

qu'îleÛ  queBion  quel'ame  par  keÜe 
examine  toute  chacune  piece  Ulec 
raporteepar  les  fins  extérieurs ,  les  con¬ 
férant  enfimhlej  ^  mettant par  ordre 
pour  en  auoir  ^ray  lu^e  mgement 
de  la  faculté  raifinnal?le,la>queüe  tient 
fin  confifioire  ai^^entricule  moyen. 

ScS tiers  'Ventricule  quieH  le  moyen] 
efl fitué  entreïextremitepoflèrieure  des 
deux  ventricules  anterieurs le  ven 
îriculepoflerieur.jMak  auant  que  fai¬ 
re  mention  du  quart  ^  dernier  ventrî 
cule  y  il  faut  confiderer  les  fix  parties 
quifenfùyuent,  à fi/^mirlepjaloï'deje 
conarium  J,e  corps  nomme  natés,  tapo- 
phyfe  vermiformUyle  peluis  pf)  le  con¬ 
duit  pafant  pf)  trafuerfant  de  ce 've- 
tricule  au  dernier. 

ou  forïx  au  premier  nomme  pfaldî- 

de  oufomix ,  ce  n"èB  autre  chofe  que  le 


DE  LA  TESTE.  xxij 

teB  ou  couuerture  du fuf(üt  moye  'ven¬ 
tricule,  lequel  reprejeme  y  ne  Moufle fl- 
tuee fur  trois  piliers  :  dont  t^nfeHend 

Herieures  du  cerueau,yn  de  chacun  co- 
fie .  La  caufe  de  telle  figure  qui  eB par 
dehors  lojfue  ç^par  dedans  creufia, 
eBe,a fin  quhly puijfe  auolr  lihre  ejpa- 
ce  ^  aifie  pour  le  mouuement  que  fait 
le  ans  hf^rit  animal  •'  (faufil  qu’il 
peufi  mieux foufienir  dp* porter  lagra- 
de  quantité  ducerueau  qui  est  appuyé 
ffi)  mis  tant  d’yn  coBé  que  d’autre. 

^uant  au fécond,  c’eB  ynepetiteglan- 
dule  de  la  mefine  fuhBa^e  du  cerueau, 
ronde  ohlongue  en  forme  d’^nepo- 

me  depin  :  acaufidequoy  aeBenom- 
mee  (onarium,  laquelle  eB fituee  l/is  a  Conaria» 
yis  dupetit  trou  qui  defcend  au  dernier 


iujques près  le  ne^fould  le fèptum  luci- 
dumdes  deux  autres  y  ers  les  parties po 


ANATOMIE 

Ventricule  eHam  attachée  auxfartks 
latérales  cticeli^ ,  ^partie  baffe  par 
continuation  de  JùbHance  de  ladite 
glandule  du  cerneau, 

lé  cona^  Vtilitè  eH  de  renforcer  la  diuU 
rium.  fon  desVaiffeaux  illec  conduits  auec 
aine  apophyfe  de  la  Pie  mere , pour  la 
generationdeï eff  rit  animal  y  don¬ 

ner  ^ie  nourriture  au  cerneau, 
fcSr  du  Le  tiers  (pue  nous  auons  appelle glou- 
ccrufeau.  tia  OU  nates  y  eB  ^n  corps  de  fuhUance 
fortfelide  ^  treshlancheymisparfiu^ 
la fufdite  glandule  y  lequel  eft  ainji  ap¬ 
pelle ,  à  eaujè  quil  reprefente  deux peti- 
tes  fejfes  d enfant ytoutesfois  mieux  aux 
heHes  qu  aux  homes  ^  encores  mieux 
mmouton  qu^en  nul  autre  animal  ,.8t 
aeHe  fait  ainf  felide,  àfn  quHlfup- 
portaBÂauantage  le  trou  quenoîss  a- 
uos  dit  defedre  de  ce  dit  ventricule  au 


DE  LA  teste;  xxiij  y/ 

pBerkur, par  le  moyen  duquel  le  cer¬ 
neau  efl  conioinEi  auec  le  cereheUe .  Le 
quatrième  eft  ‘vn  apophyjè  dudit  cere- 
belle  ^portïo  dhceUuy  la  plus  haute, 
faite  corne  deplujieurs pièces  circulaires 
ou  rouelles  iointes  ensebledaqueUepour 
la  fimilitude  qu^eüe  a  auec  cesgros^ers 
hlans  que  Ion  trouue  au  boys pourri ,  a. 
ejté  appellee  ^ermiformis ,  comme  qui 
dirùit  ^erjèmblant ,  Son  ytilité  efi  de  Vermifor 
feruir  audit  coduit  comme  de  portier de-^^ 
quel  en  temps  lieu  laijjh  pajfer  des  té, 

offrit  s  tant  qtûil  en  efl  bejoin  ,  au  yen- 
triculepoHerieur.'depeur  quefilypaf 
foit  tropjùbitjl  nefift  confufion  des  cho 
fis  mémorables:^ partant  a  efléjitue 
Jùr  le  commencement  du  cereh  elle, pour 
clorre  ouurir  ledit  conduit  .  -^uant 

au  cinqieme  c’eft  le  conduit  a  euacmr 
les  extrementsgros  (^cra^par  lepa- 


ANATOMIE 

lais  ,lè(]uel  four  fa  figure  eji  appelle 
Choana  ou  nPeluùfource  (ju  il  a  fem- 
hlancé  d-^n petit  h  afin  ou  bien  d'^n 
entonnoir  ^  pour  fen  lfaige,  ainji 
pource  (pu"^  entonnoir  de  fa  partie 
fiperieure  eft  large  déf  endant  tou^ 
fours ^n  appetijjant:  aufii  ce  conduit. 
eB  àinfi  faitjl  defiend  depuis  le fufdit. 
n/entricule  iufues  a  laglandule  fituee 
entre  les  dpophyfes  Clinoïdesxomme  tu. 
pourras  *voir  à  Pæil  j  'conduifant  den- 
hault  en  bas  quelcpùe  werge  ou  quelque, 
fi^atule  bien  deliee  mince  ypojêé  de^ 

dans  le  creux  dudit  conduit .  j^jie  le 
fixieme  ^dernier  deschofesproposees, 
qui  eB  le  conduit  pajfant  de  ce  Ventri¬ 
cule  au  dernier ,  pour  eBre  'véhiculé  de 
hi^rit  des  conclufions  prinfes  au 
moyen  'ventricule ^au pojlerkurxomme 
en  'vn  Hure  de  regiBres  ou  dedans 'vn 
threfor 


DE  LA  TESTE.  xxni; 
threjor  d'^^uel  on  les  futjfe  rejeter  ^ 
prendre  en  cas  de  necejiité .  Or  cedit  co- 
dmt  defcend  de  fin  origine  auec  le feU 
uiSjfuis  IfientoH  apres  le  laijfant  fen 
y  a  par  dejfouh^natés  an  dernier  ^etri 
culeià  cefte  caufe pour  le  monftrer faut 
coduire  la  qu^uëd^ne  fhatule  tout  au  h 

7  r‘  I  '  r  -7 

long  a  îcelî^  tujques  au  ‘ventricule po  -  vêtxicule. 

Jlerieur, lequel  tutrouuerasparce  moye 

defehirant  ledit  conduit ,  diuifant 

parmy  nates .  Zëvtilite  ^fage  du 

ventricule  moyen  eH  de feruir  comme 

deîrihunal  conJlHoire  à  la  facidti 

raifonnahle  J  lors  que  tame  par  icelle  Q^tiie^ 

veut faire fes  iugements  (^prendre fès  ^f^uïc 

conclujions  des  chojès  àfiy  prejèntees 

par  timaginatiuejefiimatiue  ouphan^ 

tafie .  Le  qua^l:  dernier  ventricule^ 

eïijîtui  (comme  a  efté  diEl  en  la  comw^ 

Bion  du  cerneau  anterieur  pofle^ 


ANATOMIE 

rteur)Jurlà  dejcetede fanuc^uedequel 
un  attrihm  totaüemetau  cereheUe,^our 
ce  que  la  fiifdite  nucquefehle  plusproce 
der  d'icetuy  que  du  cerne  au. Or  eH  d  en 
tre  tous  le  pim  petit  0*  aujii  plmjolide, 
Plm petit  pour  ce  qu"il  tfamit  a  receuoir 
quehjprit parfaiEtemet  elahorè ,  cÿ 
pource  moindre  enquatité  :plm  dur 
plm  folidepourle  mieux, ei^plmfeüre 
LVîilité  met  c’oîemr.D^Jkÿe  et  milité  diceluy 

du  quatri  n  i  1  .  , 

cme  ven-  ^P  regarder  ccjeruer  ce  qui  aura  e- 

tricule.  Jie  coclu  deliherè  detejj>rit:àfin  que 
toutes  les  fois  que  la perfime  Je  Voudra 
ayderdescocluJtospriJesauparau’dtjQU 
-  des  chofes  notables  qu'elle  aura  l^oulu 
retenir  :  elle  puijfe  tirer  delà  comédon 
threJor,ce  dont  il  fera  hefoin  en  temps 
lieu:eequtjera  déclaré  cy  apres  phts 
amplement .  D'duantage  il  me Jem- 
hle  q  ue  ie  ne  me  ejlongneray  gueres  de 


DE  LA  TESTE^  xxv 

mon proposjt  en  cefl endroit  le  reduh  en 
mémoire  les  faculté^  animales ,  pour 
leur  grande  exceüenc'è  djgnité. 

Des  facukez  animales. 

One  apres  auoir  parlé  des 
ventricules  du  cerueau ,  à 
preset  nom  faut  demoftrer 

_ epue^ature  par  laquelle 

t’entés  le  ^ieu  vmat  faBeur  de  toutes 
chofèsyHe  les  a  faits  fans^radé  neceÿké: 
par  ce  pu’en  iceux  font  contenues  les  a~ 
Eiions, faculté^  ^  operations  de  l’ame, 
qui font  chofis  Juhlimes  ^ohfctires  ,Jl 
bien  que  leur  excellence  furmote  la  ca¬ 
pacité  de  noHre  iugernet  humain .  Tou- 
tëspis  comme  dit  Fierabras  med-ecln 
doEle  en  fa  méthode ,  afin  que  nom  ne 
fufiions  ignorans  corne  les  belîesj  Dieu 
D 


ANATOMIE 


a  n^oulu  qu'en  quelque  partie  not4S  con^ 
.templions  nature jen  cherchant  lescho-- 
Jes  qui  fe  peuuetgrojjement  demoflrèr., 
Et  de  fait  pour  efclarctr  icelles  chofes 
hautes  ^  oljcures. ,  les^ncfens  ont fai^ 
cinq fins  intérieurs^  correj^ondants  aux 


Les  cin  'Voir,  odorer  ,gou<- 

fens  exiHer  ^  ouir  toucher.  Lejqueî^  inté¬ 
rieurs  te  déclarerons  U  plus  JuccmBe- 
ment  qu'il  fera pofiUe  félon  ce  que  i'en 
ay feu  comprendre  pour  auoir  leu 
ouy  plufeurs  ^  diuers  aut’heurs  : 
iaçoit  que  d'iceux  ie  tire  quelques  pro¬ 
pos  cÿ"  notariés fntencesfefl  ce  quen 
cela  ie  ne pefe  faire  non  plus  de  tort  que 
fait  njne  chandelle  en  prenant  fa  clar¬ 
té  d'^tie  autre .  Or  donc  lesfns  intéri¬ 
eurs  fint  cinq  f f auoir  la  faculté  ^ 
puifance  animale  fnftiue  motiue, 

laquelle  n'elî  diHin^uee  aucunemet fé¬ 
lonies 


an^  Jcn^ 

feneftrs 


DE  LA  TESTE.  xxvij 

Ion  les  Ikux  de  fes  operations  comme 
les  autres  fins  :  ams  eB  diffujè  par 
tous  le s> 'Ventricule s, <voire  en  la  Juh~ 
fiance  du  cerueau ,  'veu  quküe  enuoye 
aux  parties  du  corps  qui  en  ont  bejoini 
le  femiment  mouuement'voluntaU 

,  rejdefquelslesinfirumetsfintles nerfs 
ç^lesmufcles.c^aisdeuantquepaj^ 
ferplm  outre  nom  dirons  que  (fe fi  que 
fentir:qui  éfipercemir  quelquechofepar 
le fins.  8t  te  faut  icymter  que  première- 
ment  que  le fentiment  extérieur  put  fie  du  fenti- 
eBre fait^quatre  chofis font  requifésdef^^^^' 
quelles  concurrent  enfimhle  •'  a fçauoir 
la faculté  oupuifidnee  de  tamepar  la¬ 
quelle  font  faitte  s  quelques  æuure  s  ou 
funElions  qui  'viennent  de  tefprk  ank 
mal  J  conduit  par  les  nerfs. 

La ficode  ^  c'efi  l'organe  ou  infirumet 
eontemperé  idoine  a  receuoir  lesfun^ 

D  ij 


ANATOMIE 

Bions:en  laquelle /:omme  a fonfubteB^ 
lapuijfance  de  lame  fait fon  operation 
La  troijiemefohkEl  qui  eftla  chofefen 
Jihle  ^ perçeptihle ,  ou  ce  qui  eB  obie* 
clé  ci^prejènté  a  l organe, &^enuer  s  le-> 
quel  la  faculté  oupuijfance  de  lame  el 
xerce fs  operations. .  La  quatrième  eB 
le  moyen  qui  reçoit  lohieB  de  la  qualU 
té fenfhle,  le porte  d  l organe .  Exe- 

pie .  Sas  la  faculté  animale  fenftiue  on 
ne  pourroit  aucunement fentir  : pareiU 
lement  fans  lorganequi  fntles  nerfs 
dont  le  ^ray  cuir  eB  tiffu  ,par  lejquel^ 
lef^rit  O  faculté  animale  eB  portée, 
on  ne  pourroit fntir:  aufifans  le  moye 
qui  eB  la  •uole  ou  paulme  de  la  main 
des  doigts  principalement  elp^e fias 
en  leur  température  naturelle  :  car  au- 
trement  ne  peut  eBre  idoine  a  receuoir 
lesfunlîîQs  de  lame.Parquoy  lamaîn 
eBant 


DE  LA  TESTE.  xxvij 
eBant  trop  rejyoidieou  ejchauffee  ^  ou 
caüeufe  (  comme peumt  auoïr  les  char ^ 
pentkrsjforgeros  -^autres Jèmhlahles 
manouuriers  )  ne peuuent  auoir  certain 
tugement  du  taU.Dohkti  du  taB  c’eB 
la  chofi  jenjtble  ou  perceptihle  qui  eB 
ohieEiee  ^prefentee  à  t organe. ^  emers  ' 
lequel  la faculté fènjltiue  exerce  fin  ope 
ration  :  eist*  cedit  ohieBefl  toute  qualité 
taBiüe faite  des  qualité^ premières ^co^ 
me  chaleur~jro.ideur}}umiditè  e!sr*ficcU 
té  0r  autres  qui  les  acopaignent,  com^ 
medurtéymolefieyafieritejlenît'epefan^ 
teur,  legeretéjej^aijfeùry  raritefiriahle^ 
onBmuxte^  encores  d'autres  adioin-- 
tes  à  icelles  ^commegrandeurfetitejfe^ 
f gure, nombre jmotîonye^repos. 

Le fécond  eÜ  le  fins  communqui  re- 
coït  les  images  ffi)  formes  à  luy  offerte s- 
^  apportées  parles  cinq  fins  exteri^ 
D  if 


ANATOMIE 

eu^rs ,  (lijcerne  les  ohieEi^  dkeux: 

ceH  adiré  cjuil  comprent  reçoit  le  s 
operations ,  ef^eces  ou  femUances  des 
chofes  materielles  (put  ont  eHé  receuës 
par  les  cinpfens  extérieurs, lefquels font 
fevdement  comme  mejfagers  au fins  co-^ 
mun,pource  pu  il  ny  a  rien  à  tentend^^ 
ment  ou  fins  commu,pmpremierement 
n^ayt  eBe  aux fins  extérieurs  :  ^par~ 
tat  le  fins  commun  nous  eB4onnépom 

Les  adios  y^ceuoir  les  aBions  des  (èns  extérieurs.. 

des  iCtisex 

terieursap  Qar  l'œil  ne  cognoift point  Uanc  ou  noir, 
partant  ne  peut  difeerner  des  couleurs:. 

aulens  co^  i  ^  u  n  >  r 

îîiun,  lague  ce  qu'eUegouBe  ,nyle  ne^ 

qu'il  odore ,  ny  l  oreille  quelle  entende, 
oula  main  ,fans  atmr  touché  ou  palpé 
chaut  Gujroitpour  ce  que  telles  aBions 
appartiennent  au  fens  commun,  qui  iu- 
ge  l  œil  duoir^eu  Uanc ,  rouge  ou  noir, 
ou  auoir'^eu  ^n  homme  ou  ‘vn  cheual  ■ 
QU  autre. 


DE  LA  TESTE.  xxix^^ 
ou  autre  chojè  materielle  comme  njn 
chafteaUj  ‘vnnauire  ^  autres  Jèm- 
hlahles  :  nonohjiant'que  tu  ne  les  ^oye 
flus ,  tu  en  aurais  neanmoins  en  toy  co  - 
gnoi^ance  (jue  la  chojè  efloit  Manche 
ou  noire igrmde  ou  petite:  ou  auoirjènti 
njn  odeur fielleeïï  lonne' ou  mauuaife: 
ou  apres  auoirgouBéf  ileJi  doux  ou  ar- 
mer  :  ou  auoir  ouyji le Jon  eBgraue  ou 
petit :ou  ayat palpe  ou  touché  ^ne  chojè 
Ji  elle  elh chaude  oujrôide .  Car  toutes 
les  actions  desjèns  extérieurs  jînijjènt 
OM  fins  commun  y  comme  a  leur  centre: 
ainjt.  que  d'^vn  cercle  toutes  les  lignes 
^viennent  de  la  circunference  Jînir  au 
centre  qui  eli  le  point  commun  y  comme 
H  te  peut  eÜre  demonHrépar  ceHepeti'- 
tejïgure-i 

D  ÏHj 


1 

ANATOMIE  ; 


St  pour  ceBe  cauJèeB  appelle  iceluy  ^ 
fens  commit,  premier  exprime  tom 

les  fens  extérieurs  ipource  ^u'U  en  nfe 
commêdefesjerukeurs  en  dluerfe s  né¬ 
goces  maniérés ,  iugeant  ^  difcer- 
mm  les  chofes  qui  luy  onteHi  offertes 
■^portées. St  pour  coclffionfintetio  de, 
nmure  a  eBefeulemetquelesfensexte- . 
rieurs  ne  receuffent fino  tesohieEv^,que\ 
fuperfcieüement,  corne  <vnmiroerfait^ 
no  pour  autre  fn,fnon  que  pour  les pre 
fenter  au  fens  commun,  corne  à  leur  cen 
tfre , primé  ^  feigneur  afin  de  les  dif 
Siepe  f^commmdquera  ïame,le]ie- 

kf  co  mge  d^nijquel  eB  en  la  partie  anterieure 
duceruéau,- 


DE  LA  TESTE.  xxix 

Du  fens  imaginatif,  cftima- 

tifouphantafie.  ;  . 


1  le  fins  comun  rvm  1% 

^  maginatif  a^felledes grecs 
^  fhmtajia  y  à  caujè  que  dh 
~  celle  ‘vknnent  les  lâees 
^IJtons  qu^on,  af pelle  les phantajîesyla-- 
quelle  point  darrefljî  cen^’efiendor 
mantycncores  le plmfiuuent  efl  occupes 
en Jongeant  ^  refilant plufieurs  chofis 
qui  nom  eBé  ^  iamah  ne  feront.  Jce-^ 
luy  a  grade feigneurie  en  nom ,  tellemet 
que  le  corps  naturellement  lujoheïten 
plufieurs  diucrfes  chofesy  lors  qu'elle 

efl  fort  arreBee  en  quelque  imagînatio. 

Les  hiBoiresJhnt  mention  que  (Ldle^m&oite. 
xandre  le  Macedjon  >  eBarù  a  dijner, 
fin  harpeurThimôtee  iouant  de  fia  har¬ 
pe  ajfiaut  de  guerre ,  luyfiB  ah  an- 


ANATOMIE 

doner  la  tahle,  ^  demtcler  fes  armes, 
St  à  lors  qu^il  changeait adoucijjok 
Jon  ieujfe  rajfeoit:^far  telle  admira-^ 
ïton  d’armome  de  fes  fans forts  ff)  eon- 
Site fes  ef^rits  demearms^amcm, 
éHoknt  contraints  y  obéir Jie  rendant 
miacteux,  tranquille  ioyeux félon 

la  mutatïê  du  fin  de fa  harpe .  ^ui foit 
^ray ,  d[  abondant,  cefié  imagina¬ 

tion  donc  effroy  0*peurjors  qu'on^oit 
quelqu*^zm  en  quelque  péril  imminènti 
Exemple. Lors  que  le  Turc  ddnfeitfur 
^nechorde ,  les  pieds  dans  ^n  bofm, 
plufieurs  le  ^oyat  enperil  défi  rompre 
le  col,  bras  iamb  es  tremblotent  de 

peur, ne  tofantbonnemet  regarder  Ea- 
reillemét  quelquesfoiscesîe  'vertu  ima- 
ginatiue  fait  choir  laperfonne  de  dejfus 
quelqueplache  ou  dequelque  lieu  haut, 
pourla grade  apprehenjton  ^timidité 
qu"on 


DE  LA  TESTE.  xxxj  uv 
qiConadetomher.  Etfourtat  auecles 
chôfes  demtditesynom  mos  encores  he^ 
foin  d’^neflm  haute faculté ypur fça^ 
noir  difcemer  Jî  les  cho fs  imaginées  y 
<veuès,  ouïes  fenties par  dehors  jont 

bonnes  oumauuaif s  .  Nature  nom  à 
donné  autre  pmjfance ,  pui  Sferne.du 
bien  ff!  du  malf  cauf  de  quoy  eft  ap 
pellee,raifin  ou  cogitation ^que  déclare¬ 
rons  bien  to  fl. Or  ceéBe  faculté  imagina  Sie<rc  dc^ 
I  tiue  a  (on  ftege  pareillement  aux  ‘ven-  facult£^ 

— ~  f  ^  O  i  imagina- 

mcules  anterieurs  du  cerueau  auec-  tiüèT~^ 

(pues  le fins  commun. Adais  le  fins  com 
mun  eflfitué  (comme  auons  dit  )enJa 
partie  anterieure  defdits  ^etrlculês^ 
bimaginatiue  au  derrière. 

Du fens  appelle  cogitation,, 
ratiocination  ou  en- 
,  tendément. 


ANATOMI^E 

^  Près  le  fins  irndgina,^ 
U  faculü prin^ 
^  cîpale  nommeemtjon, 
?  qui  eB  lu  principale 
ipartie  deîamejlaquel 
le  peut  ratiociner  ^  compofer  ou  diuijèr,i 
iuger  en  dernier  report:  pour  ce^ 

fie  caufe  a  eflé  hommee  des  ancies,  In^ 
teüeEtuelle  oupenfee:  qui  eB  'vnepuif- 
fàncejupremeynon  JulieBe  à  aucun  or- 
ganejou  inBrument.ne  chofi  corporelle: 
mak  au  contraire  en  toutes  fis  aBions 
eH  libre  ^pénétrante  iujques  aux pro 
fondite^des  chofés.En  fomme ,  keïïe 
feule  inuenîele^ray,iuge  le  faux , 
diBingue  ce. que  de  ou  de  l autre 

fenfiit  ou  répugné ^en  raportant  les  cir-- 
conBances  des  chofes  roems(^  imagi¬ 
nées  Jie  s  comparut  les  nunes  aux  autres: 
ainji  difcerne  la  chofi  fi  deuoir  fai- 


DE  LA  teste;  XXX] 
reonmn.Stj^ourconcluJtonceÛerAùo^ 
cmatwn .  nous  efi flus  que  necejfaire,  ^ 
gil  ^n^rmd  bien  à  ct  homme  de  - 
n  eHre  trop  foudain  à^Jre  m parler, 
fins  cjue  frermerement  rmfon^yt dif 
coum  le  bien  d'auec  le  mal .  Carflufe- 
eurs  fè  laijjent  aller par  leur  juhite  ap^ 
prehenjion^  n'attendans  le  mgement  de 
raijonfourpenjèr  ^  dtfeourir  aux  cir 
conHances  particulières  :  par  ce  moyen 
tombent  en plujîeurs  inconueniens,dont 
puisapresfen  repentent, Le fîege  de  là'- 
dite ratiocinatio  e§i au^vetricule moye,\z  Ratio- 
comme  laplm  haute  ^plus  feure  for^  cination. 
ter  e fie  de  toute  la  te  fie ,  à  caufe  de  la 
principauté. 


Du  fens  memoratif. 


ANATOMIE 
X^Tres  la  raüocmaûon  eji 
fia  mémoire daquelie^com^ 
t  mejideüe  tutrice  ^retire  ^ 
^ garde  ce  qui  a  eflè  aux 
trois  ventricule  s, receu  élaboré .  Et 

fourceflecaufeàbodroit^eüeaeBedes 
anciens  comparée  augreffe, auquel  (co¬ 
rne  apres  tout  ‘vn procès  d'ehatu  )  ce  qui 
eB  décrété :,efl  enregiftrexarpar  mejme 
raifon  ce  qui  a  efté  longuemeî  en  doute 
controuerjie,par  la  ratiocination  en 
la  fin  J  le  tout  esî  conclu  ^  arreHe  en 
l’efirit.'CP^  celafimprime  en  la  memoU 
re  comme  en-^nregiBre ,  afin  quil foit 
reuoquej^  quofenpmjje  ayder  quai 
il  fera  requis  ^necejfiaire .  ^uil  fit 
*yray:  qix  vaudroit  auoiren fnefirit 
tant  de  'conceptions  -^,  tant  de  diuerfi- 
te^,f  elles  n’eBoient  en  quelques  lieux 
gardes  ^  Et  pour  ceHe  cauje  le  grand 
Archite^- 


DEI.A  TESTE,  xxxîîj 

"ArchiteEteur  faBeur  de  toutes  choJès.^cîi. 
rieux  de  noflre ferfcBion^nom  a  donne 
ce Jlngulïer  remedef  rompt  commo^ 
de  contre Mgnorance  ouhliance  des 
chojès  (fu^à  ïayde  de  la  mémoire ,  nom 
f  ornons  de  ce  que  nom  auos  ‘veu(com^ 
me  dés  chofes  enreglftrees  )  remémorer: 

des  apfrehendees ^ratiociner. Le fie-  lame^ 

ge  domicile  d'icelle, efl  au^entricu-  moire. 

le  poHerieur  ,Jitué  au  cerel^elle  moins 
humide ,  ^flm  felide  que  nul  autre 
partie  du  certmau:  pour  ce  fie  caufe pim 
apte  plus  idoine  a  receuoir  les  chojès^^  ; 

qui  ont  eHé  aux  trois 'vetricules  receuès 
^  elahorees,  8t  noteras  en  cè/f  mdroit .  fîôf^  • 
güe  cdûÿqui  a  le  cerneau  humide  retiet . 

^Iæ  tofl  ce  qu'il  a  apris.que  celuyqui  la 
pim  fèc,  mais  au(fi  l'ouhlira  il pim faci 
lementpource  qu'en  ^ne  matière  dure 
Cf^  feichefa  chofe fera  de  meilleure 


ANATOMIE 

plus  longue  confermiton  qu'en  ^ne  qui 
eB  molle  0*  humide, Or  nous  coclurons 
que  tejprit  eB  hrgane  des  operatios  0 
aBions jùjdites ,  0  ne font faites  fans 
quelque  mouuement  du  cerueau ,  aitft 
que  le  ftBole  0  diaBole  du  cueur  meu 
de  tejprit  yital .  nPareiüement  quand 
tejprit  animal frappe  le  cerueau  0les 
nerfs  cüme  la  corde  du  lud  touchée  rend 
lejdn  :  aufipar  ledit  effritfnt  faites 
lefdkes  aBions  :  0partantles  effrits 
font  les  organes  0  inBrumets  defdites 
aBîons,  -^  Us  ^etricules  les  domiciles 
des  effrits  0  faculté^  animales  :  ce 
qu'on  peut  cognoiflrepar feule  experte- 
cë.Câfôn ^oit ceuxqmpa^ayefm- 
tufons  0  jraBures  de  la  teBe  ,  lors 
qu'ils  fnt frappe^  aux  ventricules  an 
terieursfapprehenfion,  imagination  ou 
phantajie  eB  deprauee,  pf)  aucunesfok 
du  tout 


bE  LA  TESTÉ.  sxxiij 

du  tout  perdue. ê't  ceux  qui Jontf'appe^ 
au  (ômmet ,  perdent  la  ratiocination. 

€t  ceux  qui font  frappe^  au  derrière  a 
tocciput^perdent  la  mémoire:  ce  que  les 
arides  ont  laijié par  efiript,  q^ynpJn-  /iû ha  piqu 


lofophe  frappé  dyne  mille  derrière  la 
teBe,  oublia  tout  ce  qM fçauoitj 
mejmemem  fon  nOm  ,pource  que  le  do^ 
micile  de  la  tnemoire  auoit  eBé  hle^e. 

Or  fçaueir  ^  cognoiBre  neB  autre 
chofè  que  àuàir foüuenànce  :  dont  ledit 
philofophe  aj;ant perdu  fa  mémoire  ^  ne 
fçauoit plus  rienyà  raifon  que  lefdites fai 
culte^  animales ^ont  yhe  connexion  \ 

fymbole  t^ne  auecques  l'autre  :  dont 
f enfuit  fors  que  l  yne  diceÜes  efî  depra 
uee  ou  du  tout perdue jqtiepar  cofèquent 
lesautres fuffrent.  D'auatage on ^on\ 
ceux  qui  ontgrad front  ^  ejleué  ,àuoirf  Hôfa  - 
comunement  hone  imagination.  Stcpuè} 


ANATOMIE 

e  derrière  de  la  teBe  ejle^ 


ceux  _ 

m ,  ont  commmement  auÿi  bonne  me-, 
Çmoire .  zAn  contraire ,  ceux  qui  ne  fora 
tels, ont  teü.es  aBions  defrauees.oAu^i 
ceux  qui  ont  le  fommet.  de  la  teBe  ejle- 
ue  en  pointe  corne  ïamitTherJltlsgrec, 
^  Triboulet,  e!^  Tonny, ceux  là  n’ont  ia- 
\  mais  bonne  ratiocination ,  ^partant 
j  Jont  naturellement  fol^,à  raijon  que  les 
^ventricules  du  cermau fontprejp^, 
parcofequent  anguftes.X>ont  les  aBios 
^esjufdites  faculté^  animalesjont  dé- 
prauees,  par  tant  on  ^oitjàcilêmet 
qpie  les  organes  font  diflingue^  de  lieux 
•i^que  leursoperatios font  en  pluralité: 
toutesfois  il^  nepeuuent  efirejl  bien  co¬ 
gnent  que  les  fins  çÿi  aBions  extérieu¬ 
re  s, tous  lejquels  tant  intérieurs  que  ex¬ 
térieurs  reço  tuent 'vnepuiffance  de  l’a- 
me,par  laquelle  ils  font  leurs  operatios. 

Celle 


DE  LA  TESTE.  xxxii{j 

Ce^ê^me  eft^n  efhritou  fkh^iance  Pefinitiq 
Y->  ^  n  a.  1  . de  Tame. 

incorporée  iînmjtble ,  mtellectueLe ,  qui 

tout aïnjî quelle eÛ-^iue ,  auj^i donne 

elle  au  corps  ’ine  ç^mouuemet ,  quand .  ^ 

eUe  eB  ^niec^coniomte  àiceluy.  Oefi  Gabriel 
,  1  7,.  t,  •  .  du  Preau 

le  réceptacle  a  mummation  dmme,  im-  au  liure 

mortelle  e:s^^erpetueîle:>crcèe parla  pùif^^  la  co- 
Jdnce  de  Dieu \fake  de  rien  pour  fe  ïffoy 

fier  le  corps  humain rD'auantage  outre  merme 
qu'elle  eB  ^n  esprit  inutfiUe  ^  efiandu 
par  toutes  les  parties  ducorpsij  elle  eB  eil  a- 
toutentieré  en 'vne  chacune  partie 
celuy-y  ffi)  ^ne  en foy,  ayant  plufieurs  leftes  ^  &: 
fiaculte^^puijfances,  vertus  ^  opéra-  jjp 
tios  en  diuêrfis parties  du  corps  (comme  àes  philo 

imaginer jentendre:tuger,memorer ,  • 

régir  les  mouuemens  ^ùlunt aire  s)  cüe 
^oitgyt.odore^gouBe^ç^  ratiocine, fi¬ 
lon  lejquedes  operatios  elle  obtient  plu¬ 
fieurs  noms.Elleeflappellee  amepou?  fi 
'  '  éij 


^mr 

^îk> 


ANATOMIE 
?  anime  c^Ymifie  le  corps, 
le  efl  dite  e^rit^pour  ce  qu^eîle  ajpire  auW 
—, — —corps,  quelle  eB  comme  rayo  de 

noms  diuinité.Elle  efl  appellee^  raiJon,pour , 


_  ce  qu'elle  iu^ec^flpare  le  yrayd'auec 

faux. Elle  efl  dite pefee, peur  ce  qu  el¬ 
le  recole  Us  chofes pajfees .  Elle  eH  dite 
cQuragêflourToperation  de  la  volonté. 
Elle  efl  dite fens , par  ce  quelle  fintles 
chofes  fenflhles  :  ff)  d^auantage  elle  eB 
muiJîhlejintaBihle  de  nature  inteU 
leBuele.  Et  pour  ce  aufli  qu'elle  eflin- 
corporelle, n'occupe  point  de  lieupar  ex- 
tenflon  corporelle ,  EteBant  defemple 
mature ,  ne  croîB  ne  diminue  :  car  elle 
WeB point  pluflrade  en  ‘vngrand  corps 
J  qu'en  ynpetit,  n'y plus  petite  en  'zmpe- 
I  tit  quen  ÿn grand .  Et  efl  aufli  grande 
dés  le  comencement  de  la  ^ie  d'^npe- 
^tit  enfant ,  qu'elle  fera  iamaü .  Or  il 
y  a  trois 


K. 


DE  LA  TESTE. 


XXXY 


y  ^  trois  maniérés  de  corps  qui  ont  ame 
par  laquelle  ils  ^mnt:  le premier  corps 
le  plus  imparfait  efl  celuydesplan- 
tes  :  le fécond  deshefles,  le  tiers  des 

hommes.  Les  plantes  n/iuentpar  ïame 
fvegetatiue  ou  croijfante.Les  heflespar 
ame  fenjîtm ,  St  les  hommes  par  ame _ 
raifonnaUe  inteüeSlmîe  ,  Jbes  he- 
fies  qui  ont  ïame  fenjkiuejont pareille- 
ment  tes  aBionsde  tame  ^egetatiue, 
qui  eft  es  plantes,  c^ais  lame  humai- 
ne  qui  eB  inteüeBuelç  ^  emporte  toutes^ 
lesperfeBios  ^  vertus  des  autres: 
partant  elle  communique auec  lesplan^ 
te  s  J  par  ce  que  tout  ainji  quel  ame  ^e- 
getatiue  donne  mie  aux  plantes,  pp^les- 
fait  croiftre:aufi  fait  lame  întelleBue- 
leau  corps  humain:  corne  les  hef  es- 

ont  mouuement  fentimentpar  hme^ 

finjîtiue  qm  efi  en  elles  :  aufi  lame  in-- 

eji 


Platon. 


ANATOMIE. 

teUeBmle  m  moym  de  la portîonfenjt.. 
tim  ,par  laquelle  elkpartkipe  aaee  le^ 
heBeSjdonnefentiment  (g^  momement 
au  corps  humain  .  2\4akpar  deffus.  ces 
deux  portions,  elle  a  la  ratloclnatloqm 
eft  la  ^raye  cogmlffance  des  choJès,ta^ 
quelle  procédé  dH^^ne  lumière  dluine,. 

8t par  jpeclalprlullege  a  efié  faite  a  îU  m 
mage  ^JèmUance  ds  Dlew,  St  pourj’ 

'  c'oclure, lame  humaine  a  toutes  les  trois  ■ 
puljfances  fiflites  nonfeparees  ,  mak 
^nie  en  y  ne feule daqueÜe  ne  peut  nd^ 
lement  elîre  cogneuë par  llnteÜlgence 
ç^mljonhumalnefar  ce  qu'elle  eB  ce- 
le  fie  dluine. St  téjùfftfe pour  le pre^ 
Jent  de  ce  petit fommalre  des  faculteg 
animales.  Maintenant  nous  retourneT 
ro  ns  a  p  arler  des  apophyjes  mammll^ 
lalrës,^Jumrons  les  autres  parties  de 
la  telle  .  \  -  ‘ 

Des 


DE  LA  TESTE.  xxxvj  '■â% 

Des  apophyfès  mam- 
millaircs. 

Ss  inflmments 
coduit^  dela,fa.cîdté 
odoratim  (que  nous 
appelions  apophyjes 
mammiüatres  )  Jom 
certaines  produEllàns  de  lamèjinejul?- 
fiance  du  cerue au ,  faites  en  forme  da 
nerf  lefqueües  defeedent  des  cornes po- 
fierleures  des  ventricules  anterieur  s ^ 

^  aux  os  mme^  ethmoldes^fiogleuxy 
crlbleux^ou  coliatoires  du  ne^:àfn  que 
par  icelles  la  faculté  odoratlue  portée 
par  ïeî^rlt  conuenahle  à  ce  faire ^ put f  vtiüté 
fi  prendre  receuoir  les  ef^eces  des 
odeurs,e^  dtllec  coduire  icelles  iufiues 
auxvetriculeSjainfi  qùil  a  eHénecef-^^'^^^^’ 
faire  pour  le  iugemet  qu"ll 

enf 


ANATOMIE 

reçoyuent  de  la faculté  rafimaMeJça 
uoir  de  bonté  oumalïgrùté  ^  ou  me^ 
dlocrité  des  deux.  Or  ne font  elles  point 
appellees  nerfs ,  iaçoit  quelles  en  ayent 
la  forme,  pour  ce  qu'elles  ne fortet point 
hors  du  crâne  ^ 

Des  fept  coniugations^paires  ou 
couples  de  nerfs  du  cerueau.' 
ainfi  apellez  ^  pource  qu  ilz 
font  toufiours  deux  à  deuxrfça 
uoîr  eft^lvn  d Vn  cofté  ôc  l’au« 
tre  de  l’autre. 


^  nerfs font  lesyoy^ 
mftrumentsou 
^anesde  ï effrita^ 
^imal,^  desfacîd^. 
ÿte^  portées  P  ariceux 
^ fini  faits  (t<vm  partie Jtmple  au  de 
dansdui. 


DE  LA  TESTE.  xxxvîj 
dans  du  cermm ,  ou  de  la  Jj^maîe  me^ 
dule ,  maïs  finis  hors  tant  de  l'vn  que 
de  ï autre .  Il^fintfait^  compose^ 
par  la  reueflure  couuerture  des  me^ 
hranes  du  cerueauXî^  dyne  tierce  (fi^ 
Ion  aucuns  anatomiques)yenat  des  li¬ 
gaments  3  taut  ceux  qui  lient  les  naene^ 
très  qùautrés .  Laquelle  choje  (fauf 
meilleur  iugement)me. femlle  eftre  im¬ 
pertinente  ,  'veu  qu  icelle  membrane  eft 
îotallement  contraire  { comme  infenjt- 
hle)au  nerf,  qui  eft  de  bailler fentimet 
e!;;^mouuemet.Leurfubfiance  -^por¬ 
tion  contenue  encore  s  dans  le  çerueau 
n'efienrien  differente  delà  jubftance 
diceli^  quant  en  confidence  Ùr*  folidt- 
te  :  mais  leur  quatité  efi  diuerfepour  la 
plus  grande  ou plus  petite  necefiite  de  la 
partie  ou  ils  fini  inJere^.Leür figure  ejb 
^ond?  en  forme  d^n  canal  ou  tuyau^ 


ANATOMIE 

Lmr  compofition  efl  dedans  le  Crâne] 
delajtmplejuhflance  calleufeda  cer- 
ueati.  Adais fuhk  qulls font forti^  hors 
le  Crâne,  font  reueBm  de  la  Dure 
pie  mere.Ils font  nourris  ^'ymifie^  ou- 
par  lesl^eînes  ^arter^s  capillaires  (pù 
defcendent  en  iceux  auec  lefdkesmemz. 
iranèSyOupar auires  conduits  exterieu 
rement  en  iceux .  Et  quant  au  nombre  : 
principal  lequel  medlatement ,  ou  im^, 
mediatementfirt  du  cerne  au ,  il  eH  de 
trente fèpt  paires ,  dontilyeri  afept  ou 
huit  qmjôrtent  immédiatement  du  rêh» 
ueau ,  les  trente  par  le  moyen  de  la 

fpinale  médulle  ;  lefquels  Ç Dieu  ay- . 
dant)  te  declareray  en  mon  anatomk 
generale.  Mais  quant  auxfeptouhuit 
couples  quifortem  du  cerneau  t  elles  te.  , 
feront  maintenant  déclarées  auec  leur  . 
dfîrilution. 

Dek 


pE  LA  TESTE.  xxxviij 
De  la  première  coniugatiori 
ou  couple  des  nerfs  dû 
cerueau. 

A  fremîere  paire  des  nerfs 
du  cerueau  efl  pim  grofe 
que  toutes  les  autres ,  la- 
queüe^a  aux  yeux  four 
iüec  hatJler^oye  pajfagea  fef^rlt 
'vijuël  :  ■^toutesfois  auantquéjortîr 
hors  du  Crâne  Jlsflnjèrent  enfemble  en 
forme  de  fer  de  moulin  fatfant  con~ 

Wituant  de  leurs  cauite^  non  appar an¬ 
tes  à  l’ œil p^n  commun  conduit ypar  le¬ 
quel  ïeP^rlt  apporte  par  fis  deux  nerfs. 
Je  communique  dx  ï^n  à  ï autre  .  Et 
qu'il fiit  ainjî,  telle  chofi  nous  eÜ  bien 
demonÛree  tant  par  les  hdcquehutiers 
que  arhaleiîriers,  qù autres  oyats  per¬ 
du  F^vn  desyeux,  ou  bien  clos ,  •voyent 


ANATOMIE 

plus  Jlétïlement  plus  lom^  de  [œil 

qui  demeure  ouu^rt  y  que  non  pas  des 
deux  enfemUexe  qui  ne  fe  feroity  ft  hf 
prit  (qui  efloit porté  à  l'œil  clos 
ché)ne pajfoit  à  t autre .  Et  la  caufe  de 
telle jukiltte  de  ^euh'par  ^nœil,ell  U 
plmgrande  ^nion  de  la  •vertu  yijim 
qui  eB  en plus  grande  quantité  de  hf- 
prit  •vijmlyOmJi  que  nom  enjoignent  les 
philoJophes:qui  difenty  que  la  •vertu  •v^ 
nie  eB,  pim  grade  que  dijjfcrjee.  Or  iceU 
le  coniugatUn  eftant  •venue  iufques  l 
l'humeur  •vitreux  de  l'œil.  Je  cojùmme 
en  la  JirùElure  copojltion  de  là  tunh- 

que  d'keüuy  nomme  e  entrée  amphillk 
Broïde  ou.  retiformejaquelle  reueB par 
derrière  y  ■^  nourriH  ceB  humeur  •vh 


treuxyainji  qudtejera  demonjiri  en  la 
dijfeBion  détail, 

la  fecon^  Jèconde  coniugation  fe  diulfe  en 

portions 


BÊ  LA  TESTE.  xxxit  .5^ 

portions Jùr lyffue du  Qram, ^racine 
de  l'orhite fe  diflrihm  aux fèpt  mufcles 
dsï œil  pour  faire  Us  mouuemets  d*ice^ 
luy.La  nerce  eH  double  ,^en JortantLa.  tierce. 
pareillement  hors  du  Qranefè  diuijè  en 
plufteurs  rameaux  .'dont  les^vnsfen 
yont  aux  mujcles  temporaux,  ^  aux 
maÜicatoires ,^au  cutr  de  la  face, du 
jront,és parties  du  ne^qui  font  capables 
de  fentir ,  Les  autres  rameaux  'vont 
a  la  mandibule Jùperieure ,  ^parties 
apartenantes  a  icelle  :  corne  aux  dents, 
genpues ,  ^  aux  mufcles  de  fa  leure: 
les  troifiemes  braches  iettantsrameaux 
tant  d'vu  coHé  que  d'autre ,  yont  à  la 
mandibule  inferieure  -^parties  d icel¬ 
le,  comme  aufi  aux  dent^,  genfiues 
^  mufles  de  fa  leure  aux  ronds ,  Mufcles^ 

lefquels  circumfcribent  interieurement^^^^h 
les  parties  latérales  de  la  bouchexom-^ 


ANATOMIE 

me  II  te  fem  cy  apres  déclaré  en  fin 

lieu.  Les  derniers  rameaux  finferem 

perdent  en  la  tunipue  de  la  langue 
pour  la  rendre  apte  adifcemer  desfi^ 
ueurs^au  moyen  de  quoy  Çalien  les  ap^ 

^  pedegujiatifs  .  La. quatrième  conmga- 
&pl^ petite  je perf-^  confommt 
prefque  toute  en  la  tunkque  dupalau^ 
la  rendant  apte  à  mger  aufii  auecqms 
'Ls.cmci-la  langue :,desfaueurs.  La  cinqieme  efi 
ieme,  double d  fin  origine  dans  le  Crâne , 

enuoye  fa  plus  grande  portion  au  trou 
de  hreiüepour  bailler  pajfage  à  lafa^ 
culte  auditiue  ,  faite  par  la  reuerbera- 
tion  deïalr,  de  laquelle  font  faits  les 
fins.  Uaïitreportio  plus  petite /va  aux 
teporauxparletrou  prochain  ^  duquel 
fert  le  nerf  de  la fécondé  coniugation.  ' 
La  fîxie-  Lafixieme  apres  les  optiques  plus gra- 
de  eftantfirtie  hors  du  Crâne  toute  en- 
tiere, 


DE  LA  teste:  xIç^ 

itère  f  h  aille  certains  petits  rameaux  à 
aucuns  mufcle s  du  col  ^  du  larynx, 
puis  defcend  dans  le  thorax,^ fait  les 
nerfs  récurrents  ou  reuerffs: puis  defce^  Nerfs'rc^ 
dent  en  toutes  les parties  des  deuxl/en-  currêtes. 
très  inferieurs  iufpues  a  la  yefie 
aux  telîiculesy  ainfi  que  déclarerons  en 
mûre  anatomie.  Lafeptieme  coniuga^  La  fêpti©^ 
tionfepertg^finfere  aux  mufcles  de^^' 
hs  J/yoï’de  cp*  delà  langue,  en  au^ 

cuns  du  larynx ,  pour  faire  le  mouue^ 
ment  cliceux,çyr>fert  hors  le  Crâne  par 
le  trou  de  Vos  Occiput  près  des  emineces 
diceluy  :  tous  lefquels  te  feront  demon^ 

Ûre^  par  ^ne figure  cy  apres  mijè. 

Du  Retz  admirable, & 
glandule  Bafilaire. 


ANatômié 

^de  ^kal  eH fait 

hfjrit  animal,  enuoyl  dît 
cueurpar  les  arteres  Caro* 
tidesintemès  aucermau, 
four  ce  ^u^lleftoitre/^uis  iju^ïlfuümk 
eux  cuit  diicrè:è autant  que  toBïo 

animale  eÛflm  nohle  que  la  vitale. 
ê‘t pourtant  nature  a  produit 
evnediuijto  d'arteresen  petits filet^  en- 
trelace^  enfemble  en  diuerjè forme, paf 
fant  t^n  par  de  fus  l'autre  ,par  plu- 
Jieurs fok fé  couppat  et  diuifant^  main¬ 
tenant  en  ^ne  forte ^  maint enat  en  au- 
tre,auec  plufieurs  circouolutions  en- 

tortiüeures  comme  yn  petit  lahirynthè^ 
faifant  ynê  merueilleufe  texture  en 
niere  d'enflé  ou  rets. &  pour  cefle  cau^ 

nürable^'^  ^  'j^ts  admi¬ 

rable:  a  efté  ainffait,  àfn  que  hf 
prityfeit plus  longue  defneure pour  dite 
$Bré 


eBremieu^x  agité  élaboré  ^Jidtilié 

^  mis  en  extreme ferfeBto,ce  (jue  fait 
animal prompt  idoine  a  rendre  les 

funBions  ^aEiions  cy  dejfm  déclarées 
de  la  faculté  animale  :  laq^ueÜe  aufi  a 
obtenu  de  Nature  les  inflruments  pim 
parfait^  £  autant  qu’elle  excede  la^i- 
taie,  OreB  ledit  'Ret^  double  fitué  aux 
parties  latérales  des  apophyfes  Clinoï^ 
des  J  diuisé  -^feparé  parla  glandule 
folatoire ,  laquelle  eflmijèau  mdieu 
defdkes  apophyfes  Clinoïdes  fiub^  la 
TDure  mere  jaufquels  il  y  a  certains  pe¬ 
tits  trou^  Jpongieux  ,par  lejquels  paffe 
(^tranf ouïe  la  pituite  excrementeuf 
Cjer>  fubtile  qui  defcend  du  moyen  Ven¬ 
tricule  par  le  conduit  appellé  Peluis  ou 
lacuna,  pour  puis  apres  eflre  ietteepar 
les  deux  troux  latéraux  de  l’os  baflai 
re  du palais,-^  de  la  expurgé  tant  par 


ANATOMIE 

le  ne^  <j^ue  parle  palais  jdot  iepenfe  (put 
la faliue  e  H  faite  en  partie:  attedu  pue 
ceux  pui  ont  le  cerueau  hùmideyahodet 
en  icelle  Ja  iettat  puafi continuellemm 
Definkiop^j,  louche, Le  S  apophyfesQmoïdes; 
phyfeF  fini  certaines  produBions  d'os  ^ faites 
Clinoi-  intérieurement  de  l'os  hafilaire,  entre 
lefpuels  ladite glandule  Colatoire  efifi 
tuee  auec  y  ne  portion  du  2^ts  admira- 
Me.  Orpour  auoïr  encore  plus  ample  co 
gnoijjance  des  partie  s  fufdites  de  la  te- 
fte^  tefautamir  en  contemplation^ 
fpeculation  les  figures  put fenjuiuènh 


DE  LA  TESTE.  xlij 

La  figure  première  de  la  tefte 
apres  auoir  oflé  le  Crâne. 

ex/  JLa  face  exteneur e  delaTyure 
mere, 

^  LayetneTorctâar, 

C  La  •veine  iugulaîre  interne ,  di- 
flrihuee  en  flujîeurs  ^diuers 
rameaux, 

DD  Certains  petits  rameaux  de  la 
•veine  Torcular^qui  ÿot  au  tra 
uersduCraneoudiploé^ç^au 
cuir  extérieur  de  la  teÜe. 

SC  fertaines  fhres  produites  de  la 
Duremerepaffantparla fu^- 
tweforonalej&con/èquem- 
met  des  autres Juture  s  pour  la 
production  du  P ericràne. 

F  ij 


DE  L  A  TESTE',  xÜij. 

Seconde  figure. 

AA  A  La  dure  meremcijèe. 

Lacaumdela'veineTorcular 
de  laquelle  e§l  arroujèe 
nourrie  toute  la  Juh^ance  du 
cerneau. 

CC  Lesl/emesiffantes  duTorcAar, 
lie  es  ^injerees  p  aria  Pie  me 
re  :  P  arlejqueüe  s  la  nourriture 
X^alimet  efl porte  au  cerueau 
DDD  La  Pie  mere  reueftat  tout  le  cer 
lie  au  auecques  les  pleines 
arteres  diceüe. 

Et  quant  àlajuh^ance  JùperJicielle 
du  cerneau  qui  efl  comme  njers  entrela 
ce^  ou  entortiüe^enfemhleyeüe  fefl  ma 
nifefieàtûsil. 

Fiip 


DE  LA  TESTE.  xliii 
Tierce  figure. 

AA  AAonHret  le  (^erehettum  couueyp 
de  la  Pie  mere, 

JLe  Verrniformk  tant  anterieur 
qtiepoBerieur.’dontl'aterieur 
efl  entièrement fep are  ^ 

CC  Jj endroit  du  Cereheüu  qui pro¬ 
duit  tejiine  meduüe. 


if 


ANATOMIE 

Quarte  figure. 

AA 

Montrent  les  portions  ducer- 
ueau  qui  produifent  l'eFpm 
msduüe. 

•B 

Le  conduit  qui  dejeend  du  tiers 
yenWicule  au  quatrième, par 

dejfom  les  deux  corps  nome^ 

(^loutia  ou  Natis. 

C 

Le  quatrième  ventricule. 

ro 

Le  Conarium.  . 

EE 

Les  corps  nommer  Gloutia  ou 
Matés. 

FF 

Le  commencement  de  tef^ine 
meduUe. 

G 

Lacauite  de  lef^ine  meduHe.' 

FF 

Le  commencement  de  tej^ine 
meduUe Jortat  hors  du  crâne . 

DE  LA  TESTE.  xlv 


Cinqieme  figure. 

Figures  des  hui6b  coniuga- 
tions  des  nerfs  du  cer- 
ueau. 

AA  A  AdoBrent  la face  extérieure  àu 
cerneau  qui  eB  comme  Iters 
entrelace^  enfemhle. 

SS  La  face  extérieure  du  (ereheU^, 


ANATOMIE 

CC  Les  inflmmmts  de  l’odorat. 

D  Z^e principe  ou  racine  de  tef^lne 

meduUecontenant  enpartiele 

quatrième  ventricule. 

E  EeZ^inalemeduttefortanthors 
le  Qrane  començat  adejcen- 
dre  auxvevtehres. 

EF  Les  nerfs  optiques  qui  fent  les 
premières  paires. 

G  La  coniunSlio  defdits  nerfs,  qui 

eft  en  forme  de  fer  de  moulin. 
HH  Les  tuniques  de  l’œil  nommées 
Amphihllflrdides,  faites  des 
nerfs  optiques. 

Il  ^Lafeconde paire  des  nerfs  mou- 

uantslesyeux. 

La  troifeme paire  des  nerfs  qui 
fe  diflrihuent ,  ainfi^  qu’il fera 
monHrécy  apres. 

LL  La  quatrième  P  aire  de  nerfs  qui 


DE  LA  TESTE.  xlvj  ^ 
fen^vaaufaldîs. 

MM  La  cmc^teme  quif  en  y  a  aux  (?- 
reilles ,  m  enfin  extrémité  fi 
dilate,  f0  fait  la  mehram  du 
Qecumforamenjlaqueüefefl 
montrée  par  00, 

MM  La fixieme P  aire  laquelle  defiet 
comme  il  te fira  cjy  apres  mo~ 
Hré. 

00  Lefiquel^fiont  fiuh^  les  MM 
rmÛret  la fiptieme  paire,  la^ 
quellefenyaàlalaguepour 
le  mouuentd  icelle. 

PP  La  huitième  P  aire, delaijfee  des 
anciens  anatomiques. 


DE  LA  TESTE.  xlvij  , 
Lajfîxieme  figure. 

AAAA  La, Juhftance  calleufe  du  cer¬ 
neau. 

LesanjvaEimiJtte^du  cerneau 
CC  Lès  cauite^  des  deux  yetricules 
anterieurs. 

DD  LeFlexus  Qordidis. 

LL  Lajigure  extérieure  dufomîx, 
F  La  jartiejuferieure  du  Septum  lu- 
cidum  jfeparant  les  deux  'ventricu¬ 
les  anterieurs. 


xlyiij 


DE  LA  teste; 

La  fèptieme  figure^ 

AA  AAonflrentleformxremersedi^ 
demnt  au  derrière ,  ^  couure 
le  tiers  ventricule. 

Le  Plexus  (oroïdes. 

Q  II  endroit  de  la  glandule  nom- 

mee  (onarium. 

DD  (Certains  vaijfeaux  produits  dé 
lapartie  anterieure  duPlexus 
(joroïdés. 


xlix 


DE  LA  TESTE. 

\  LahuitiemefigureduRets 
admirable. 

AA  MonÛrentUs àeu^x  arteres  Ca¬ 
rotides  qtii  mirent  en  la  tefte 
parles cofle^des  apophyfes  Cli  ' 
noïdes  Jefqueüesfentrelaffent 
enjèmhlepuisfi  reunijfem  tou- 
tes  à  QQpour  aller  par  toute  la 
JulHànce  du  èerueàu ,  au 
Plexus  (^oroïde. 

'D  JiPonHre  la  glanâith  ^afilaire 
receuant  le  conduit  du  “T^eluis^ 
par  lépuel  elle  rècùit  ta  pituite 
du  Tiioy  en  ventricule. 

G  - 


ANATOMIE 


La  ncufieme  figure^ 


AAA2\dmÜrem  la  face  extérieure 
ducerueau  dejhueedejesme- 
hranes. 

S  L>afacedufereheüum. 

C  Wn  des  inflruments  de  h  dorât. 

D  L^'vndesproeé^.mafnmillaires 

E  Jj^n  des  nerfs  Optiques. 

F  des  nerfs  de  la  feconde 

paire. 

O  Vne portion  de  la  tierce  coniuga- 


aujrot  merjuéfar(^  i  )(l*ou  ^ns 
fortion  y  a  àla  membrane  dw 
ne^  J  merquee  far  (z)  Et  n:;ne 
autre fortio  y  a  d  la  mandibule 
fuferieure  merquee  far  (3 }  y  ne 
ufcle  te- 

H  \MonBre  la  plus  grande  fortion 
de  la  tiercef  aire  dont  la  frémis 
.  re  ramifie atio  qui  feB  merquee 
par  ($)  'va  aux  dent^  aux 
genciues  de  la  madibule  Jupe- 
rieurs  ,IJ autre  qui  feB  mer¬ 
quee  par  (6)  f  en  ^a  à  la  man¬ 
dibule  inferieure:  d^nuquel  ^ne 
portion  qui  feji  merquee  par 
{j)fen  ^a  d  la  leurs  inferieu¬ 
re .  Et  le  rsBe  quif  eB  merque 
par  (^)  fen  'va  perdre  en  la 


autre  portion 'va  au\ 
forai  merqmpar(^) 


ANATOMIE 

/  MonBre  la  quatrième  paire  des 

nerfs ,  laquelle f  en  ^a perdre  à 
la  tunique  du  palais  qui  feB 
merqueepar(9)» 

K  ^2/  onBre  le  plus  petit  nerf ducer^ 
ueau  (  lequel  a  eBe  laijfe  des 
anciens  anatomiques  )fen  ^va 
auxmufcles  mouuansla  man^ 
dihule  inferieure  fon  ongme  eB 
toute  prochaine  du  netf  auditif 
laquelle  auons  merquee  en  la 
figure  des  nerfs  pour  thuitieme 
paire  ^ 

h  ÀdonBre  la  cinqieme  paire  des 
nerfs ,  lequel  fe  diuife  en  trois 
portions  ,  dont  la  plus  grande 
merqueepar  (lo)  fait  la  tuni¬ 
que  de  huye ,  Les  deux  autres 
pim  petites  qui  te font  merquees 
par(ii)^(îz)yont  aumufile 
tem- 


DE  LA  TESTE.  Ij  ^3 
teporal  auecques  portio  de 
la  troifieme paire  ,la(jueüe 
faite  en  maniéré  de  caprtoles  de 
yigne:ainf  (^ue  tupeuxyoir  en 
'  la  figure  trait  dudtt  nerf, 

MAd  JHonHrent  les  nerfs  de  la  fixie^ 
me  paire,  lefquelsfe  diflrihuet 
ainji  quefenjmt ,  H^remiere-- 
ment  ils  enuoyent  leur premier 
2(ameau  aux  mufcles  pofie- 
rieurs  du  col,  qui  fe^merquee 
par  (i  3) .  Secondement  ils  en^ 
uoyet^ne  autre  petite  portion 
a  aucuns  mufelesduLarynx 
qui  f  eB  merquee  par  (14). 
Tiercemem  ils  Je  rediui/ènt  en 
deux  rameaux, dont  l^ndef 
ced  le  long  de  là  racine  des  co^ 
[fies  intérieurement.  Je  méfiant 
aüecquesles  nerfs  intercojl  aux 
Giip 


ANATOMIE 
par  certames  petites produBU 
ons  merqu^espar'T ,  qui Jortet 
de  l’ej^ine  médullaire  pour  aU 
hr  aux  mufcles  mtercoïïaux^ 
quifefl  merqueepar  au 
treportio  qui  feft  merqueepar 
(i  é)  defcedràï eBomach ,  ^ 
fe  diuife  ainjlquefenjuit. Pre¬ 
mièrement  ils  rmuoyent  deux 
petits  rameaux  aux  mufdes 
qui  montent  duTorax  ^  cla- 
,  meules  %fers  le  Larynx,  qui  te 
font  merque^  par(  i  ’j)puù fait 
le  nerf  recurrat  qui  feB  mer- 
qué par(i  S)du  coBè  droit:  car 
du  coMé  gauche  il  eft  apres  la 
diSrilution  quifenjuit .  Sça- 
.  uoir  efl,auxPoîdmons  ^  au 
Péricarde  :d^t  ceux  despolrms 
te  font  merqueg  par  (19)^ 
:  -  ceux 


DE  LA  TESTE.  Ii|  t 
ceux  du  Péricarde paï'(io)^ 
le  refte  nja  à  torifice Juperieur 
du ‘ventricule  ^  en  tout  fitp 

corps. 

5^^  Montrent  la  Jèptîeme  pairx: 
desnerfsjaqueüefidiuife  co¬ 
rne  il  fenjùit .  Premièrement 
auxmuJclesJortasdéVosfl^^^^ 
loïde  m  clauat,  merque  par 
(zi ) ‘Secondement  aux  muf^ 
des  de  la  langue, à  ceux  de 
lys  iroïde,^en  aucuns  dula 
rynx  quitejofit  merquexipar 
(^^):  Le  demeurant Je  me  fie 
auecques  la  Jtxieme paire  com. 
me  tu'yoispar(2.$) 

0  Q2PonHre‘vne  portion  de  Péjpi- 
noie  meduü'ejffuehors  le  Qra- 
ne, 

G  «ÿ 


an  A  T.  DE  LA  TESTE.  liij  r 
Orlljùffit  des  parties  contenantes 
^  contenues  du  Qrane,dpres  lefjmüê$_ 
fenjuyuent  celles  delà  face. 

De  lafàec. 


A  face  efi  tout  ce 
eB  contenu  entre  le 
Jourcil  ^  le  meton, 
en  laquelle 
m  ynerueiüeufe fahn 
catÏQ  a  Islature,d’auôirfakqu"ef petit 
efface  entre  dix  milliers  d'hommes  ily 
dyt  tant  de  dfferènt^qUè'deuxJèule-^ 
ment  ne peuuent  eBre  trouue^fimUa- 
hles  3  que fuhit  ne [oient  diBingue^par 
certaines  notes  fignes  ^  afin  qu'on 
^eujicognoiflrellfnd'auec  î autre.  P  a 
reillemet  Nature y  àpreduit-dela  har 
he pour  ornement 3  ^ faire  la  dtfferen* 


1 


ANATOMIE 

.  ce  de  t home  auec  la  femme ^  e!^la  ma. 
turite  des  çorfs^aages^^  temperamtts 
y  ^ fait  aufiyne  heautèjigrarde^ 
aucuns  défirent  mourir  de  leurhon 
tKcs^du^réypour  la  heautld'Munes perfinnes, 
qu' aucune sfok  de- 
mennent  infenfe^  perdent  du  tout 
leur  entendement  pour  les  aiguillons  de 
ce^e  heüe  face  qui  pénétrent  iufques  k 
la  plus  ^iue partie  de  leur ame:quï  fait 
que  les  pauures  amômëux  ^pafiion- 
ne^  la  rendent  martyree^oheiffante 
chamhriere  à  leur  concupifcème  ^  de- 
fir.  ‘’D'^aüantage  tly  a  encore  s  *zme  au- 
trechojè  admirable àla face y  Comhien 
qùeüe  ne fit  plus  grande  que  de  demy 
pied:  toute sfois  en  la  moindre  mutation 
diceÜe  nous  apparai fient  les  differents 
des  hommes^  ^  femmes  eflre  ioyeuXj 
ejperants^àmoureu^t^ef,  crain< 
tifs  J  hon* 


DE  LA  TESTE.  Lnj 
nfsjjonteuxjmaladesyou fains/vifs  ou^ 
morts.  Ôrwye,e^oir^amourjont  4%ti^e  a  4I 
moumnentsparlefcpelslefang^les  l 
eï^rks font  doucement -^  benignemet 
re^^andm pour  la  fruition  du  bien  pre^ 
fnt.'é^teïsmouuéments font fak^  par 
la  dilataüo  du  cueur^parlaquelle fim- 
ble  que  nom  embrajfons  VobieB  gre* 
fnt,  ^ gar  tant  la face femoBre  >^r- 
meillejoyeuf  riante, Or  il  eBwray. 

femblable  queïobieB  ejmeut  lapuf 
fancefarlaqueüelecueureBmemfar 
parauant  qu  il  f  jneuue  a  courroux  ou 
a  ioye  ou  autre pafion ,  il faut  qM  co- 
gnoiffe  Vivùure  ou  la  ioye  ou  autres  paf 
fonspar  les  obieB^xar  les fens  comme 
nom  auons  cy  deuant  déclaré  auxfa- 
culte^animales,appercoiuetpremiere^ 
ment  leurs  obieB^  de  là  fnt  Jubit 

prefnteg^  au  fins  communfiqml  en^tm  * 


ANATOMIE 
Prouidé-  fmmentpar  njne fromdence 

^^^J.trmjntuent  aux  faculté^  (juifint  m 
Mainte  dmerjès parties  de  mflre  corps .  8xem^ 
rions  iamais fans  cogmifire 
en  fô  trai  lejait  OU  dit ,  -^  tout  fubk  tauoir  co^ 
ütdud^i^^ ,  nous  mettos  à  rire  pour  la propti^ 
tudeduconfentement  qu^ont  lcsfacuU 
te^ï^ne  auecque si* autre  :  taffeBion 
rijijypue  efl  mijè fouhs  lapafion  de  l’a- 
me  mmmee  îoye ,  laquelle  procédé  du 
cueur,  lequel  eBdtfappidece  qu’il  iuy. 
femble  agreahle  y  Je  dilate  ejlarfû 

JouhfuementyComepour  emhrajfer  ïoh- 
ieBpreJenté.'C^.  comme  mus  amns  dit 
cy  deJJksj  encefte  dilatationy  il  eFjanâ 
ie  chaleur  natureüedtiecqms 


lefang  y^  êncoresplm  décrits  :  de f 
quels  en  enmye  bonne  portion  à  la  face 
lors  qu’on  rit  de  hme  affeBio:  au  fnoyt 
deqmy  elle f enfle  &ejlargit  :parquoy 
leflont 


DE  LA  TESTE.  U  éf 

Ufyont  eH  redu  clair  t^poly  >  lesyeux 
rej^lendiffent  luyfent ,  les  hms  de^ 

meurent  'vermeilles  Jles  leUres  aplaties: 

toute  la  louche  aucunement  fè  reti¬ 
re façomat  aux  deux  hues  à  d'aucuns 
deux  petites  fojfettes  ou  cauite-^  quon 
nomme  Gelafim ,  qm fè font  par  laco- 
tr  action  que  les  inufiles  endurent  par 
la  replethn  dufmgjuhtil  ^abonda- 
cédés  effrits  quiy  montent  lors  que  le 
cueur fi  dilate ,  Et  pour  le  dire  en  bref 
toye fortifie  les  'vertus  animaües  ^  na 
tureües^reueiJle  les  èfprits,ayde  àladi- 
geftion,  e!î^generaüemetàtouteîhabi- 
tude  du  corpsxor par  icelle  (corne  nous 
auons  dit:  )  le  cueur  enuoye  beaucoup  de 
chaleur  naturelle  auecques  le  fang , 
encore  pim  d'ejfrits  à  toutes  les  parties 
du  corps  .'dont  les  mebres font  imbus, ar- 
roufi^  ^  humeBe^  par  l'humidité 


ANATOMIE 


Juh^atlji(jue  contenus  en  lamajjefin 
guinaire,  c> toutes  les punies 
fengro^ijjent  engraiffent.oAucon^ 
T  'ft  ir  tout  le  corps  :  à 

*  raiso  que  le  cueur  eB  referré  O^eflrumt 
à  cmfe  de  qusy  ne  fy  peut  engendrer 
grade  quatité  d'eJ^rits  .Ft  ft  peu  qu'il  en 
y  a ,  encore  s  ne  peuuet  Use  (ire  ayséndt 
diflr'ihue^parlesmemhresauecquesle. 
Jung  .  Et partant  lu ‘vertu  vitale 
fes  compaignes  font  affoiUies , par 
confequét  laviue  couleur  de  la  face  eB 
effacee  ^prefque  aneatie:^  par  ain- 
jl  tout  le  corps  deuient  maigre  (§^  atro^ 
phié  :  dont  le plus  fiuuent  la  mortfen- 
Crainte.  fait .  S emhlahlement  frainte  reuocque 
attire  fahitement  lefang  les  ef- 
prits  au  cueur,  -^partant  on  voit  que 
le  vifage paltH,  w  les  extrémité^  de¬ 


meurent  faoide  s  auecques  tremhlermt, 
vniuerfeh 


DE  LA  teste;  Ivj 
*vnmerjèl,  n^etre  à  quelques  y  ns  fi 

lajchejt^la^votxejimterropueauec-^ 
que  s 'vngrant  hatemet  de  cueur: par  ce 
qu"il  dejire  eHre  d'auantage  rèfiigerL 
Pareïüement^ne  trejgrade  ^fiudaU 
ne  crainte  eB  quelquesfois  caufide  l^ 
mortjuhke ,  a  caufi  que  toutléjangfi 
retire  au  cueur ^qui  efiouffejuffoquet^ 
eftainti  du  tout  la  chaleur  naturelle 
les  ef^rit^,dot  la  mortfenJûit’Ho^  Honte.’ 
te  eH'vneaffeBionmeJlee  de  courroux 
de  crainte:  Ji  la  crainte  Jurmon-c 
te  le  courroux  fait  que  le  fang  fi  retire, 
au  cueur radonc  le  ^ifage paliB,  fi-^ 

Ion  que  telle  affeBionfiragrade  oupe^ 
titefenjuiurontles  accidents  defim  -no^ 
més:aucotrairefileçoUfrouxfiirmon^. 
te  la  erainte,  efinèut  le fangy  ejr*  le  fait 
monter  au ^ifage.Et  aufi filon  quelle 
feragrande  oupetite  les  accidents  Juji^ 


Verecun- 


ANATOMIE 

urontJly  a  *vne  hou  appellee  des  La, 
tins  Vèrecndia,  qui  cmfe  que  les  ejprits 
Je  retirent  m  centre à  iHnJîant  mef. 
me  reuiènnent:  laquelle  chojè  eH fort  fa 
miliere  aux  enfants  aux  'yier^es:d 

lepainB  la  face  d'y  ne  couleuryermeîl 
le,plaifante  agreâUe.Etpour  con- 
clufionylespafions  dèl'ame  fnt mu¬ 
tation  en  nôjire  corps  .pour  amat  quel¬ 
les fini  caujèdii  fnoumment  des  écrits 
^dela  chaleur  naturelle  par  ce  qmU 
lesddettent  ou  compriment  lé  cueur  :au 
moym  dequy  les  écrits  font  refod^ 
ou  aHramÜs  :  ^'par  ainfi  la  couleur 
de  la  face  eB  mueexar  c^ejî  lepropredu 
cueUr  mettre  en  la  face  certaines  mar' 
ques  de fon  affeBion.St  quant  aux  df 
ferences  dufain^muîladei  'vifoumort; 
ie  n  en  ayrc/otdu  faire  aucune  mention, 
attendu  que  cela  eB  aufi  clair  que  k 
iour. 


DE  LA  TESTE.  Ivij  (j 
mir .  Mamtemnt  mm  faut  retourner 
àî anatomie  delà  face , pur  laquelle 
hkn  aisément  déclarer  faut  commecer 
aux  os  d’icelle: fans  la  cognoi fiance  def 
quels ,  ie  ne fçauroü  lien  defgner  l’ort-- 
gine  infertion  défis  mufcles. 


Des  os  de  la  face. 


8s  os  de  la  face  fint 
^  fii^CyOU 

ily  en  a 
jîxjàfçauoir  trois  de 
chacun  co^iftue^autour  de  l’orhita 
de  l’œil,dont  ily  en  a  ^ngrand  ^  ‘vn 
autre getit ,  ^  l’autre  moyen  tant  en 
quantité  qu’en  fituatïo  .  Tom  trois  tou¬ 
chent  ïosdufiont  yn  leur  partie  fiipe- 
rieure  ID’auantage  leplmgroseftcon- 


ANATOMIE 

rnntpar Juture  amc  ‘vne produBto  ^ 
apophyfe  de  h  s  Petreux,  ^  conÜme, 
^fait  le  ^ygomA,leIugdoulos  P  a, 
ris,q^m  a  efté  fait  de  nature pvur  lacojèr 
uatîo  du  mujcle  teporal,  ainfiqu'ilfira 
déclaré  cy  apres .  Le  plus. petit  eH fitid 
üugrad  cathm  de  l'œil,dedds  lequel  ejt 
yn  trou  aüat  aune^fur  lequel  ejî 
glade,à  laquelle fe fait  legilops.LemoU 
en  efl  prefque  aufonddeHml^equdefi 
fort  délié  quaf  corne  parchemin.  Jprês 
ces  trois  JuJditsoSyfyumtksdeuxdu 
ne^ ,  lejquels font  coniomtsparjùmrés 
_auecqués  l’os  du  fi^ont  ^  gp*  enfèmhk  en 
leur  partie  anterieure  par  harmonki 
c'efi  à  dire  de  droite  ligné  ,  ^  de  leur 
partie  latérale  ou  poHerieure,  auecles 
autres  deux  os  njn  de  chacun  coBé ,  qui 
dejcèndent  d  epuis  lés  dufont(^auec  les¬ 
quel  ils font  aufi  conioinElspar future) 
^viennent 


DE  LA  TESTE.  Iviij  ^ 

yknnent  receuoir  toutes  les  dets.  J  ceux 
P  muuent  feu puuent  fepare^  ^  ainfi 
que  dit  (jalien ,  Or  font  ces  deux  cy  les  . 
plus  gros  pim  efjpai^  des  os  de  la fa-^ 

ce  nombre^  iufpues  icy^  ^ pnt  conexe^ 
(;^ajfemble^  par  future  j  auec  le  pim 
grand  os  de  l*orhkédetæil  deuers 

fa  partie poflerieure, auec  tos  ^aflaire 
^partie  interne^auec  les  deux  petits  os 
du  palais  intérieurs  :  lejquels  conHituet 
intérieurement  t extrémité  d^iceluy  :  au 
moyen  dequey  nom  lespouuos  appeller 
les  os  dupalamnterieurs  çjTfofierieurs 
font  l'onfieme  doufteme  os  en 
nombre:  ^  reçoiuent  ces  deux petits  os 
par  leur  partie  latérale  près  les  apophy- 
fes  Pterigoïdes  de  l'os  ’^afilaire  (  chacu 
de fin  cofié )yn  des  nerfs  de  la  quatriè¬ 
me  coniîgationjejquels  nom  auons  dit 
ey  dejfm  fi perdre  en  la  membrane  du 

1/  îj 


ANATOMIE  . 

palm.Ily  en  a  encoresdeux  autresfe. 
ion  Çalien, en  la  mandïhule  inferimre, 
qui  font  comoincls  au  menton ^  comhm 
qu'aucuns  ont  ^ouludire  nyenamtr 
qu^‘vn'.fource  qu'il  n’appert  au  fensdt 
la  y  eue  aucune  diulfio  entfeUx,  Mm 
ceux  qui  le  njentje  lesprk  de  les 'vou¬ 
loir  chercher  èn  'vn  kune  enfant  : 
les  puis  ajfeurer  qu’il^  trouuèront  U 
preüue.Mais  aux  parfait  s  d’aa^em 
peuuent  eflre  apperceu^,  font  en  m- 

hrè  tn^emci^quatorfieme.Qes  deux 
os  dtcfaifants  la  mandibule  inferim- 
refont  en  leurpa.rtre pofiéneure  djsuxA- 
pophyfsde  chacucofiéjde  lapart  qu’ils 
regardent  la  madibule  Juperieuredef- 
quelîes  l’'vneefl faite_  en pointe  d’effee, 
appedee^zjulgairementfbroni^.i^'tau- 
tre  moujfe  rMedaquellef’infere  de¬ 

dans  laca,ulté ftueeen  laracine  del’a- 


DE  LA  TESTE. 


Ex  71 


pophjfè  de  tospetreuxijm  aide  à  faire  le 
ZygomapresletroudehreilledaqueU^ 
le Je  peut  luxer  ^ers  la  partie  anterieu¬ 
re, en  h-aiUant ,  qui  fe  fait  par  la  retra- 
Bion  des  mujcles  qui  naijfentdes  apo- 
phyfes  Pterigoïdes,  ^  dejthet  aux  an¬ 
gle  s  inferieur  s  ^  quifiht  en  la partieplus 

large  de  ladite  mandihule  .  Or  eBce-}^°^^°Py 
n  J'J  1'  ^  1  r  '  îamandi- 

Jte  mandibule  came  corne  '  -  '  - - 


buieinfe- 

re,  ^principatemem  en Ja  partie pofte  rieure  effe 
rteure  .'Contenant  en  J ai:apactte,ynhu-  tient  va 
meurhlanc glaireux,  propre  ami- 

lier  pour  la  nourriture accroijfemet 
continuel  des  dents .  Loquel  pour  l’ac¬ 

cu  engendre  du  fang,receuant  de  fa 
partie  poHerieure  intérieure  fouh^  nourrira- 
la  racine  de  tapùphyje  ronde,  les^aif 
Jèaux  à Jçauoiryeines,arteres,nerfs^‘ 
ef^rit^  apporte^par  lefdits*vaijfeaux 
mec  le  nerf  de  là  tierce  coniugatïo , par- 


yntrouajfe^  mftgne.Aumoyede  cjmy 
fes parties font  marries  ^yiuijîees^^ 
les  dents  outre  les  autres parties,  redues 
sejthks  par  certaine portio  defdks  ne  fs 
îüec  apporte^  ^  diBrihm^  auec ‘vei¬ 
ne  artère  fuffifantes pour  leur  mur 
riture  y  te, par  certains  petits  trou^ 
Jttue^  ^fihl'eimt  aux  profondite^  des 
racines  dèfdite s  dents  :  à  caujè  de  quoy 
en  douleur  de  dents  eB  fenty  douleur, 
pulfatiue  ,pom  la  fluxion  faite  par  les 
àrterès.^m  foit  yrayjôrs  qùon  les  ar¬ 
raché, on  muue  enUurs  racines juelcpie 
petit^eflige  defihBace  nerueujè. Do¬ 
uant  âge  il faut  conjtderer, comme  ladi¬ 
te  mandibule  produit  de  fa  capacité 
mterne,deux  nerfs  afle^  inftgnes  à  cofle 
du  menton,  a  tendrait  de  la  dent  cani¬ 
ne  inferieure,  e!9ide  la première  des plus 
petites  des  molaires  ,pour  le  mouü&mjt 


^  DE  LA  TESTE.  îx 
^fentlment  de fes parties  àfiy  appar 
tenates ,  aif^  que  ie  l*ay  déclaré  en  par 
Uni  de  la  difirihution  de  la  tierce  con~ 
mgation  des  nerfs  .  letay  bien  youlu 
admonnelier  dececy^à  fin  que  tu  te  do  - 
nés garde  dkeux,  lors  quHl  fera  befoin 
de  faire  incijton  aux  jùfdits  ^endroits. 

Or  il  refle  encor ù  ’vn.  autre  jîtmfur  le 
fdak,  duquel  ^ient  le  Septum  cani- 
lagimjum  dune^  ,  diuijantle  ne^en 
deux  nafeaux  ^^fiparant  les  deux 
troux  du  palais,  lequel  a  efié  obmis  de 
tous  anatomiques  que  iejçache.  Or  à 
fin  que  chacun  puifife plus  facilemet  re~ 
tenir mettre  en  mémoire  le  nombre 
des fujdits  os,  nous feras  ^ne  hrieue^ 
generale  répétition  d'iceux,  H^remiere-  . 
ment  ily  en  a  fix,a  fçauodr  trois  de  cha 
cm  coBè, que  nous pouuonsappeüer  Or¬ 
bitaire  s, a  tetour  desyeux. Les fept  ^  * 

Lf’nifi 


! 


ANATOMIE 

huit Jèpeumtapeller  najèaux  :  le  neuf, 
ieme  ^  dixième  maxillaires,  heson, 
^teme  ^  douzième  ,peumî  e^redit^ 
os  internes  du  palais*  Les  tr externe 
quatorzième^  os  de  la  mandihuleinfe, 
rieure .  Le  qumZeme peut  eflre  dit  le 

murmettoyant  ou  Septum  dune ^.fjs  i 

os  ainji  hriemment  ^Jommairermt  ! 
mmme^,  nous fautmaintenant parler 
des  dents, de  s  trou^  du  Crâne, fourcils,  r 
cuir ,  panniçule  chameux ,  mufcles 
confequemmet  des  autres  parties  de  U 
face.  . 

Des  dents. 


Trente  ( 
deux  dé  ts  î 


B  Ss  dent  S  Jontdu  nohredes 
os ,  dont  le  nombre  eH  de 
trente  deux  au  plus ,  aux 
hommes  fçamir  eB,feit^ 

encha- 


de  la-teste;  ixj 
'.ejitii^es par  ordre: 
defqueües  en  lapante  anterieure  eny  a 
quatre  dejfus^  Mat  deffouhstracha- 
tes  odarges  ^normes  Inclues pourcoup 
per  les  naïade  s:&*  nom  chacune  qùn;^ 
nejèule  racine:  puis  y  en  a  deux  de  ch  a 
eu  cojié  tat  dejfus  que  dejfouh^ynomees 
£antnes  :pource  qu'elles font  aigues  ^ 
fortes  corne  dents  de  chien  pour  rompre, 
hrifer  cajjer  les  chojes folides:  aucus  DêtsœiU’ 

les  appellent  dents œilleres enhaut prin^^^^^' 
cipalement-^ nom  pareillement cha~ 
cune  qu'^m  feule  racine ,  plus  longue 
toutesfois  que  nulle  des  autres  .  Apres 
fenfùyuent  les  maxillaires  ou  molaires  hiKs. 
qui font  dix  de  chacu  coBé  tant  en  haut 
quenhas;^fentainfnommeespour^ 
ce  qu'eUes.mafchem,hriJèm  e^f^commU 
nuet  les  yiandes  ainfi  que  fait  la  meu¬ 
le  des  mouïts, des  grains,  lafarine:a fin 


ANATOMIE' 

ijiiÆ fok pim facilement  digeree  dam 
hUamach: ce ^u'on  dh^folomiers ,  la 
n;iandehknmaJchee,eB  àdemydige^ 
re& .  £t  pour  csfiecaufi,  ont  eBé faites 
larges  w  a  ff  tes  J  dejquelles  celles  qui 
fini  ficheesala  mandihule  fuperkun 
ontleplmjouuent  mk  racines ^e!^hien 
foment  quatre.  Celles  de.  la  mandibule 
inferieure  n  en  ontque  deux  y  e^queU 
quesf)ktrok:pour  ce  qù  icelle  mandihu 
le  efi pim  dure  que  la  fkperieure .  Les 
dents fim  coniomEtes  aux  mandibules 
par  ^ne  espece  de  comxmn  qui  efi  dite 
Gomphofis  y  EeB  adiré  fchees  dans  les 
mandibules  en  certaines  cauite^  appe-^ 
lees  AlueoleSyCome  Impau.jiche  en  ter-^ 
rCyOU  'zmgon  dansdubm:  carmefines 
en  quelques  ^vns  on  trouue  que  leurs 
dents font  coniointes  ^  ^tmies  auecles 
madibules Ji fort yqùà  lors  qu'onlesar^ 


DE  LA  TESTE.  Ixij 
rache^on  emporte  pûrtlan.  defiites  alueo 
les  mmdihulesxe  cpue  idj^eu^Jou^ 
uentesfoîs  aueçgrant  hémorrhagie,  la^ 
quelle  àgrand  difficulté  on  poumke^ 
flancher  .  Or  lefdites  dentj  different  des 
autres  os  ,par  ce  qu'elles  ont  aBion ,  à 
raifon  qipeüesmachet:auflipar  cequ^él 
les fe  peuuent  regenerer  quand  eUesJont 
perdues  ont  croffement  continuel 
iufques  àlamort.'àraijon  qu'en flajpat 
principalement  en  la  maBicatkn, 
ï‘Zfne  contre  l'autre, Je  comminueM 
f^Jènt:ce  qu'on  l'oit  manifefiement  en 
ceux  qui  en  ont  perdu  quelques  ^vnes: 
celle  qui  n  aura  plus  la  rencontre  de  ed- 
le  qui  efl per  due, demeurer  a  pim  hngué 
par  ce  qu'elle  ne  f'^fe  ne  cômmtnmm-' 
me  elle  faijoit  lors  qu'elles Je  mmtroiet 
l'nt/ne  contre  l'autre.  JJ' auant(^e,diffe-^ 
rem  encore  des  autres  os, à  raifon  qu  el- 


ANATOMIE  ■ 

les font  plus felides  dures ,  ^  auj^i 

qu'eües^nt  fentimetdeqml  leur  empor¬ 
té  par  certains  rameaux  des  nerfs  qui 
fartent  de  la  troijieme  coniugationjep 
quel^  entrent  dans  leur fù^^ance  ; 
pourrai  appercemirlefdits  nerfs  en  caf- 
fant  quelque  dent/ecetement  arrachée 
delalfOuchedequelqu'lfn,leJquelszfer  | 
ras  manifeflemet:  dont  par  le fentimt 
dicelles  eB  fenty  douleur  înefiimahh 
quand  il  fy  fait  quelque  defluxion  ,  ou' 
quelque grant fait  le  s  touche  :  tel fenti- 
mentleuraeHedoneyàfnqu^eUeseuf 
fint  confintement  auec  la  langue ,  pour  ^ 

difierner  ç^luger  des faneurs  ^come  ont  ' 
les  autres  parties  de  la  louche. Lefdites 
dents  ont  encore  ^ne  autre  grande ‘vti-  \ 
lite,  principalement  celles  de  demt, 

c' eB  à  ayder  de  lien  proférer  la  pârollé. 
^^uil Joit  njray^  il  eftcogneupar  expe-  ■ 


DE  LA  teste:  Ixiij 


rïenceen  ceux  c^t  les  ont  perdues  qui  ne 
peuuethîe  proférer  laparoUe,aînJt  qu  ils 
fa  fient  auparauat  les  auoirperdues: , 
mais  au  contraire  halhutïet.  Ainjtfont 
ceux  qui  les  ont  trop  courtes  ou  trop  aua 
cees  audeuant  jchèuauchant  les'vhes 
furies  autres.  D^auantage  il  eBcogneu 
aux  petits  enfants ,  lefquels  ne  parlent 
ny  ne  profèrent  hieleurparoUe  iufjues 
à  ce  qu’ils  ayent  leurs  dents  de  deuant.^ 
Pareillement  les  (vieillards  apres  qu’ils 
les  ont  perdues, fetrouuent  légués  e^ne 
pouuans prononcer  leurparoÜe.  Etno>-.  . 


ter  as  en  (feH  endroit  que  le  s  dent  s  font 
folides,e^ia  offeufesaux  enfants  eftats 
encores  au  yttre  delà  mere.fe  que  pour 
ras  yoir  à  l’œll(comme  iay fait)  en  dif- 
fequant^vn  enfant  mortfuhitementa- 
près  l’enfantement. 


ANATOMIE 
Des  troux  de  la  bafe  in¬ 
terne  du  Crâne. 


Sljds  âeuxkmes  ceux 

Les  tf  oljîémes  des 
nerfs  motifs  de  l'œil ^  ^  d'auemespor' 
tionsde  lui  tierce  pake. 


Les  quatrièmes  jmtpourwne partie 
delà  quatrième  P  aire  des  nerfs  qui^a 
aux,  mufles  Crotaphites  mdes  tem¬ 


ples, 

Ljss  cinqiemes fintpoUrla  trafiolatio 
de  ^humeur  aqueux^^ jukil^iefcen- 
dantdu  moyen  yentrkide  du  ceruèau 
au  palais  J faifant  l'humidité faUuatte: 
Ofont  quafi  infenfhles  al' œil JlefqUels 
font fetuecifouh^  laglandule  Colatoire 


entre 


Ixiiij 


DE  LA  TESTE. 
mtr  S  les  apophjfis  CUnoïdes, 

Le fijàemeefl  entas  Sphmo'ùle^u* 
neifotmeméaJîUirepourdm^ 
aux  arteres  QtrotidesJnwmeSjfaiJknt 
le^ets  admirMe  ^aMmt  rendre  dedds 
lagrmd  creuafje/fujmte,  > 

Le fiptieme  efl  doMUe  le  plmfiuuet, 
pour  donner  entree  kyn  rameau  delà 
Jugulaire  mterne. 

Jje  huitième  efl  ohlongen  forme  amU 
le, par  lequel  fort  ^ne partie  de  la  troif- 
kme  P  aire, tome  la  quatrième  pai¬ 
re  de  nerfs. 

Le  neufiemè  fait  ceux  de  ïouye. 

I^s  dixièmes  font  fort  petits,e^  bail 
letpaffage a^neruéine  w  artere pour 
aller  au  conduit  de  JormUe  ^fitue^  au 
deffusdutrau  du  Cacum. 

I^s  onzièmes  font  les  dejchire^,  qul 
donent  ijfue  àlaflxiemepairedesnerft 


ANATOMIE 
partie  delà  Carotte  à  ^xm 
rarneati  delà  îugulaire  interne. 

Le  douzième  pour  donner y^ue  a  la 
Jeptkmepaire, 

Letre^temeefllegrandtroude  tOc 
ciput pour  donner  ijfue  à  la  nucque. 

Le  (puator^eme  eBceluy  qui  eHle 
plus fouuent  derrière  ee grand  trou j par 
lequel  entrent  les  arteres  eÿ^eines  Cer 
uicalles,. 

Des  trouz  de  la  B  aie  exter¬ 
ne  du  Crâne. 


'^xjourcil^y  al^n  troude 
I  chacun  cofié,  par  lequel 
I pajfe  *vn  petit  nerf  eie  U 
^  tierce  coniugation  Jortant 

de  la  cauité  de  ïorhite^paÿat  à  trams 
dp  lys  du.fi'orptyàï  endroit  dufourcth 


DE  LA  teste;  kv 
fmr  donner  moummetaux  deuxmuj^ 
cksdu  fiurctl  Juferieur,^anjront: 
mais  le  pim jouuent  le  trou  ne fe  trouue 
tpi  en  *vn  coHè ,  quelcpuesfois  njne fente, 
quelpiesfois  du  tout point. 

Le fécond  eH  celuy  dugrad  fanthus, 
par  lequel  defcentyneportïo  de  la  troif 
ieme  coniugation  des  nerfs  à  la  tunique 
dune^,dans  lequel  eftjîtué  laglandu^ 
le  Lachrimale. 

Le  troifieme  eÛ ftm  au  deffouh^  de 
Vœil pour  la  defcente  d^ne  autre por- 
tio  de  la  troijieme paire, pour  aller  aux 
parties  de  la  face ,  aux  dents  de  la 
mandibule Juperieure. 

Le  quatrième  e^  au  commencemet 
dupalais  entre  les  dents  incijiues  :  par 
lequel pajfe  quelque  petite  ^eine  elsi^r^ 
tere,e^  la  tunique  dupalais. 

Les  cinqiemes font  cotenu^  dans  les 

/ 


ANATOMIE 

os  du palais, par  lefquels  defcendent  les 
nerfs  de  lacpuatrkme  conm^ation,pour 
faire  le gouH, 

Les fxiemes font  les  grans  trou^du, 
palais  feruants  a  la  relpiratwn,^oîir 
'vuyderlephlegme  tumhat  duceruem 
par  dedans  le  ne^  :  refie  ‘vne  fendafe 
foukei  le  Zygoma  montant  danshrhi 
te  par  ou pajfent  tat  lesnerfsdelatrotf 
terne paire  aux  mufles  frotaphites  jue 
aucunes  ‘veines  arteres.Plus  m 
îre fttue  entre  tapophyf  2\daflotde, le¬ 
quel  ne  pajfe  outre fenfihlement.Üam 
îage  vn  autregui  efl  à  la  racine pofle- 
rieure  de  tapophyf.Mafioïde,  appelle 
d*aucuns  Procès  mammiüaire  :  par 
le^ueivn  petit  2^meau  de  la  veine 
iugulaire  ya  dedans  le  Torcularex- 
terne. 

^uant  efl  du  nomhe  de  ces  trois 
■  queU 


DE  LA  TESTU  kv} 

q^uelquesfoîs  tu  en  trouuer as  fins, autre 
fois  moins. 

Item fènt  deuxaffe^  grandes  cauU 
te^fouh^lesfiurcils,  rempli^  d aucun 
humeur  ^vffueux^  (pù firuet  à  hdorat 
comme  a  eHé  dit  cy  deuant. 

Itemfint  deux  autres  cauite^  aux 
apophyfes  «J^dafloïdesou  proce^  mam 
miliaires:  efcjuds  eB  cotenu 'vn  air  im¬ 
plante  pourl'ouye. 

Item  deux  autres  cauite^  aux  ma- 
dihuleSj  dans  lefcjueües  est  contenu  ^n 
humeur  ^ipjueux,  ejpais  ^gluat,qui 
eH pour  la  nourriture  des  dents, comme 
amns  ta  prédit. 

Des  S ourcilz. 

t  ij  \  ^ 


ANAtÔMiE 
Es  Soutcil^ne  font  autre 
chojèquelepoil  ordonne  en 
forme  de  croijfant  ,jur  la 
droite  U^ne  deïorhitefipe 
rieur  de  t œil  depuis  le  grand  angle  iuf 
que  s  aupetitdefquels  nature  a  ah  for* 
du  corps, e:^prm-‘ 
ciiz.  cipalemet  afin  qu'il^feruent  aux  jeux 

comme  depropugnacle  defience  con¬ 
tre  la fueur  acre  mordate,qui pour* 

Du  Cuir, 

(L^çoit  que  mm  ajos  par¬ 
lé  cy  deuant  du  cuir, lequel 
couure  le  Cranè  ,fieB(^ 
qu'il  faut  encor  à  prefinî 
déclarer  plus  amplemet  celuy  de  U fa- 
ce,  des  autres parties:  lequel  èfi  doU“ 

Uepp 


roit  couler  du  fient  dans  les yeux, 


DE  IA  TESTE.  Ixvij  ^ 
hUS^vn  'vray,  lautreno  ^my.  Jud 
"yray  eft  appelle  desgrecs  Derma^pour^ 
ce  quhl fè peut partout  efcorcher  ç^fepa 
rer ,  hors  mis  es  parties  de  la  face  ^  la 
paulme  de  la  maÀn , plante  dit pied^  ^ 
en  OMCunts  mnBuresj,&parties  hoteu- 
jès:aujcpuels  endroits  eft  infiltre  &mefi 
U  auec  les  tendons  ^  autres  parties 
Juhiacentes:  de ftrte  qu"on  ne  lefiauroit 
deumentfieparer  des  parties  à  luycon- 
iointes  ,amfiquhl firaplm  amplement 
déclaré  en  ne ftre  anatomie. Le  no'^ray  Le  cuir 
eB  appelle  desgrecs  Epidermis  : pource 
^u"d fieBed  -^couche fiir  le  ^ray:nous 
Rappelions  en  noBre  langue ^  cuticule  ou 
petite  peau.ou  cuiracin.Sa fid?ftanceeft 
detexcrementouefftoreficencedulfray 
cuird^(pueüe  nous  eft  clairement  demo^ 
ftree  enpofiant  'zme  chandelle  atumee,, 

QU  •vn  charbon  flambant près  diceliys. 


ANATOMIE 

on  le  'voit  efleuer  en  huhes  on^e^les^ou 
par  auolr  eHé  longuement  au  filell  en 
temps  chaut ,  principalement  èsper- 
fonnes  qui  ont  la peau  délicate ,  gs7*.qui 
fint  dcouHume^  JeBre  à  lomhre ,  on 
'Voit  leur peaufe peler ,  la  Cuticule, 

perdre .  D^tilitéAe  c'eld  épiderme. 

TEpider-  eîl  de polir  le'vray  cuir ,  afin  qu'illuy 
fû'tt  paremet  ornemet^ainfi  que  font 

les  manouuriers ,  qui  donnetles  demie 
'  res  couleurs  ^pûlijfeure s  a  leurs  ouura 
gesjpourta  heauû  et perfeBio  dJ  icelles. 
Et  fie  peut  hdit  cuir  reparer  ffiJregené' 
rer  toutesfois  qu"'éeflperdu:,au  contrai- 
redulrrayi  cuir  qui  eB  defiil>BaceJper- 
matique.y  qui  ayant  perdu  quelque 

portion  dé fiy^  ne  la  peut  regenerer  telle 
quelle eftok au parauant.  Parquoy  au 
lieu  diceluy fien  engedre  'vné  autre  ap- 
peUee^îcatriceJaquellefiefait  de  chair. 


DE  LA  TESTE,  Ixviij  P 
defeichee  outre fapropre  nature.  Uy tilt 
té  êt^eluy ,  eft  de  deffendre  le  corps  des 
mures  externes:  a  cauje  deqtwyprincî- 
paüemetj  il  a  eflé fait  par  tout fenjihle: 
toutes  fois ^en  aucunes  parties plus ,  aux 
autres  moins  félon  leur  dignité  ^  ne- 
cefité .  Son fentiment  prouiùnt  des fila- 
ment  s  des  nerfs  dcspartiesaluyfuUe- 
tes  J  afin  quelles  fentent  les  chofes  à  foy 
contraires  ou  conuenahles,  D'auantage 
il  faut  entendre  qu'il  eB  poreux  ffl 
tranî^irahle,ainfi  quelon  ^oitpar  les 
fueurs  qui  fertentpar  iceluy .  Et  aufiï 
qu'il faiïïoit  quepar  ces  pores  lesarteres 
attiraient  a  foy  l'air  amhient  (  ou  qui 
nom  enuironne  )pour  modérer ,  nourrir 
entretenir  la  chaleur  naturelle , 
exhaler  ou  euaporer  hors  les  excremets 
fuligineux:  laquelle  attraElio  dl air p  ar  ' 
ledit  cuir.eB  bien  demonHree  aux fem 
J  îiij 


ANATOMIE 

mesjquî  ontjùffocation  de  matnce:  lef. 
quelles  nont  autre  Jruhion  d'air  Jînon 
que  de  celuyqui  eH  attiré  par  lefdites 
arteres. 


Du  panniculc  Charneux. 

n^resle  Ifray  cuir f en 
W^w^^nwfiit^nemelfraneap- 
^^^i^^MÊpellee  d aucuns  anate 
mlquespaniculeChar 
des  autres 

2idufcle  lar^e,ouPeaûJter,€ouurantîa 
face  commun  mafquedequel  eft  com^ 
pose  de  trais  genres  defihres:  c'eB  à>fça^ 
uoir ^droits y  obliques  -^tranfuefaux: 
au  moyen  de  qmy  par  icetuy  (outre  les 
mufles) fintfaitsdiuersmouueménts 
au  font  <&àlafaceyainfi  qu'il  eflcau 
fe  qu'en  toutes  les parties  des  befies  che- 


DE  LA  TESTE.  kîx 
udtneSyhmf^^  aucunes. autres  .leur 
cuir  fe  menue  en  diuerfes  façons  four 
çhajfer  les  moufches  (jui  les  niord'et  ^ 
ficquent.Mais  à  thomme  ledit fanni- 
culeneÜ  caufe  d'aucu  mouuement fors 
qu’en  la  face  ^  du  col.  Et pour  le  hieri 
^oirfaut  eforcher  fuhtilementtout  le 
cuir  delà  face, fe  donner  garde  de  ne 
le  huer  auec  le  cuir, auquel  immédiate 
ment  il  adhéré  en  aucuns  endroits  .co¬ 
rne  au  font ,  aux  paupières  des  yeux, 
au  ne^.ès  leures.fi  e^roiEiement  qu^on 
ne  le  fçauroit fèparer  î de  l autre, ny 
aufi  d’auec  aucuns  mufcles  de  la  face, 
8n  fimme  cedttpannicule  reuefl  toutes 
les  parties  du  corps  .prenant  en  aucuns 
endroits  chair, comme  au  'vftge  ç^au 
col,8n  autres, grejp,  comme  au  deuant 
^  derrière  ducorps:aux  iomBures& 
extrermteymemhranes  fimplemet  ^ 


ÀNATOMIE 

dux  iamhes  aup,frincifaüemmaït 
droit  des  gros faciles  :^ert  aucunes  au¬ 
tres  parties fe  trouue  eHre  fait  de  mef 
JlangedegreJfec^memiranes, 

Des  mufcles  de  la  face. 


I  Aintenant  faut  efcrire  des 
^mujcles  de  laface,lejfuels 
Jont  dixhuiB  en  nombre: 
^ajçauoir^cjuatre  enchacu 
ne  leilreydeuxnaijfants  delà  madihu- 
le  fugerieure  dtp  Èygoma ,  ^  deux  de 
hnferieure ,  ^ui  naiffent  des  coBe^  du 
menton:  ^parfeflksmu0esksle- 
uresfont  diuers  mpuuements parle  he^ 
ne fice  des  nerfs  qui  recoiuentdes  man^ 
ddhules  tant  Juperieures  qu’inferieures 
procédant  delà  troifiéme^  cinqien^ 


Lefdk 


DE  LA, TE  STE.  kx 

Lefditesleüres fermnt  de  comrir  les  L  vEage 
.  I  U  ■  r  ‘  7  t  /-  des  leures 

dentSjdefeur  queLdtrjyotd  neLeurjdce 

lejtonxdrtllenr  eflmnemy .  Ellesfir- 

uentau^idfrofererldpdroUeydmdn- 

nr  fà  hoïrey^  d  orner  le  yifdçejtem 

.  ri  des  pour 

Jmt  Cinq  dutres  mujdespour  lemoime-  le  mouue 

ment  dé  Id  mdndibule  inferieure,  d  fçd 

•  1  r  ''  .la  mandi 

mtr  qudtre  qm  Id ferment ,  qm  bule  infe 

l"ouure,fentens de  chacun  coflé. Le f  re-4^^?-  . 
mierqui  la ferme,  eft  le  flm  grand  jpufde  de 

tous:  efl  nomme  des  grecs  Crotaphi-  la  face,  . 

te, d  eft  à  dire  temporaUl prentjm  ori¬ 
gine  des  parties  latérales  du  front , 
de  hspdrictal,^  dpfcent  par  deffouhs 
le  Zygoma,  inféré  à  ïapophyfe  de 

la  mandibule  inferieure  nommee  des 
grecs  Qoroni, pour  la  ioindre  amener 

contré  la  fuperieure,  ^  fermer  la  bou¬ 
che,  ^  mordre. Sticy  noteras  que  cedit 
mufle  efl  tendineux  iufques  au  milieu 


ANATOMIE 

de fôyJceluyfait  la  temple,  O  pour  es 
fie  caufè  efi  appelle  Teporaldeguel  plus 
^^^^^^uenul autre , commedïFHJpp .  au /k 
‘^^^^r^wé~dJ^vulnerihm  capitü ,  eB  fuhiëtg 
playes iftorteües : àrai(on  delaprande 
^tmltitmedes  nerfs  gu  il  reçoit ,  àfça^ 
mtr  de  la  troiJteme,  ^uameme 
terne  conm^at ton.  •  . 

^  ^  ^  Le pcod  mufcle  naijfant  des  as  Ch 

mufclede^^^  fitJ-t  appelle^  des grecs  St'dà- 

Uface,  des  Je  termine  en  la  madihule  inferieu¬ 
re  prés  lementa  :  lors  qu*il  tire  ’vers 

Jon  origine, mure  la  houché:(^  eÛ  cedit 
mujclegrejle  ^  tendineux  en  fin  mi¬ 
lieu,  ^charneux  enfis  extrémité^:  ce 
qu  0  ne  trouuegueres  en  autres  mufcles. 
Le  troifî-  Letroijtemeefi  appelle  ALaJlicatair'e 
wîiê’,  naifant 

'  f^e.  du  Zygoma,  einfinfire  à  la  partie  in¬ 

ferieure  ff) poBerieure  de  la.  mandibu¬ 
le  infe- 


DE  IA  teste;  Ixxj 
U  inférieure  dé  tapôphjfjè  appellee 
roniouScutiformis^  (pourcequelleeB 
Aigue  comme  ‘Vnepointe  d*ef^ee,) pour 
ieeüe  amener  en  mat  ou  en  Arriéré  pour 
la  mAflication  des*viAndes:à  CAufe  de 
^uoy  ^Ature  luy  a  dont  double  fibres, 
dont  lés  ons  'viennet  du  ZygornA , 
defcendent  obliquement  exterieu- 
remet^vers  f  Angle -^pArtiepoHerieure 
de  la  mAndibule  inferieure  ,pour  ieeüe 
amener  ou  Attirer  en  Auant.Les  Autres 
fibres jortent  de  lapArtiepoHerieure  du 
dit  ZygornA,  dejeendent  Aufii  oblU 
quemetpAr  de  fus  les  autres,  fe  croisât 
/’>» par  de jfiust autre  en  formede  croix 
bourguignonne,  f implante àladite 

mandibule  près  ïapophyfe  Coroni,pour 
ieeüe  mener  moumiren  arriére, ain- 

fi  que  les  autres  Jontcaufe  delà  mou- 
uûir  en  auant.Toutesfoû  Çalienauli- 


anatomie 

uredes  momements  des  mujcles  ,  -^ 
del’^fage  des parties , cUt que  chacun 
mufcle  n'aqu^'vhe  maniéré  de  fihres^ 
par  lejquel^  font  leur  operation  à part 
(^fmple:^leûrsfhres font  faits  par 
tie  des  ligaments ,  ficeux  font  faits 
les  tendons  ou  Aponeîirofes:^^ partant 
lectit  mufcle  maHicatoire  nepeuteHre 
ditl>n  feul  mufcle, attendu  qu'il  a  dou¬ 
ble  aBion,^  doubles  fibres, pour  chaf 
fer  en  auat  retirer  en  arriéré  la  ma- 
dibide  inferieure  ' parquoypour  fauuer 
(falienil  •vaut  mieux  le  faire  double, 
ou  le  dire  mujcle  à  deux  teftes  ^deux 
infertiàns  :  cé  qui  luy  eH  commun auec 
le  Trape^e. 

Le  qua-  ^  quatrième  efi  appelle  le  mufcle 

trieme  rod,fiîué  dans  la  bouche  entre  les  deux 
mufclede  ''  j-j  r  i  i  r  •  •  r 

k  face,  ntanawuies,  lequelprentjon  ortgme  de 
toutes  lesgénciues  de  la  mandibule  ju- 
perieure: 


DE  LA  TESTE.  Ixxij 

ferleure:-^f  inféré  à  celles  de  tinferiem 
rCyfaifant  la  circonfcription  des  parties 
latérales  de  la  hauche:de  la  tunique  de 
laquelle  il  efl  intérieurement  reueflu, 
extérieurement  couuert  degreffe^co^ 
me prefquexous  les  autres  fent .  Son  a- 
Bion  yjage  efl  non  feulemet  de  fai¬ 

re  ioindre  la  mandibule  inferieure  con¬ 
tre  la  Juperieure  :mais  aufli  de  feruir 
d'y  ne  pelle  pour  ramener flubsles  dets 
la  ‘viande  qu'on  maflhe ,  qui.efchappe 
de  deffoubs/vers  le  dehors  :  ainji  que  la 
langue  fait  ^er s  le  dedans .  Ce  mufile, 
me  femble  appartenir , plus  à  la  Icure^ 
qu'àlamafchoire. 

Le  cinqieme  eB  le  plus  court ,  cisèle  Le  cinq- 
plus  petit  de  tous,  lequel  naifl  du  creux 
de  l’apophjfl  de  l'os  ‘Bafilaire ,  nomme  face. 
Pterigoïde  fl'efl  à  dire  en  forme  d’aifle ) 
inféré  intérieurement  à  l'angle  de 


ANATOMIE 

la  madihule  Inferieure, -pour  keUeauf 
Jt  amener  contre  la  Juperieure,  ç^pour 
lier tenir  ferme  ladite  mandihtde 
contre  la  fuperieure: 


fu  onomre 


comme 


an  fait  en  baillant ,  faifant  trop ^ram 


extenion 


fluxe^W  f>ors  de f on  Lieu 

ta'V%>eu  aduenir  plufieursfois. 


Dixième  figure. 


8n  ceBe.  figure  te  font  demonftre^  au¬ 
cuns  muf  les  de  la  face» 

A  MonBre  le  mufle  temporal. 

%  llos  Parkfouh^  lequel  il  pafe. 

C  JLemufle  (JMaHicatoire. 

D  Le  mufle  largequifattache  tat 

a  la  madihule  fiiperieure  (^ue 
mfmeurefatfantlacauitéde 


ANATOMIE  ' 

Onzième  figure. 

En  ceflé figure  feji  moHrè  des  muf 

des  qui  ouure  la  louche ,  lequel  amns 
dit  eHre  tendineux  en  fin  milieu,  mer^  ‘ 
quêparD, 

S  I^mufil'emajîicatoire:  Dorlgine  | 

d.uquel  à  tes  Parts ,  lequel  [ 

os  e^  couppépour  mieux  fauoir  ' 
monBré  ledit  mufilé, 
tJG Lesmufiles  qulmouuentlateÜe  ; 
^ers  laterre,  lèjfiiels  te fint  mi¬ 
eux  monBre^  en  la figure  dix- 
neufieme  e^demlere  de  la  tefle. 


ANATOMIE 


Des  Yeux. 


g  6s  Teux Jont  les  orga, 
%nes  inflruments 


ytJueüe,-^mejfk-> 

keux  on  cognoiB  F  home  eftre  ioyeux  ou 
courrouce .  / fint  mi^  ^  colloque^ 
au  haut  de  la  Tefle  ,pour  illuminer 
conduire  le  corps .  Et  pareillement  par 
keux  nojîre  ejj?rit  efi  ejleué  à  contem¬ 
pler  Ipeculer  les  chofis  hautes,-^  di 
urnes  ,Jîtue^  en  leur  domicile ,  cjui  font 
deux  cauits^  nomees  Orbites  :  lefjuel- 
les  Nature  leur  a  données  j  àfn  qu'il^ 
fuffent  prefèrue^  des  offenfes  iniu- 
re's  externes.  6t  d  abondant  pour  ï  ex¬ 
cellence, letir  a  produit  trois  montagnes, 
comme  bouüeuërstà fcamirhmmence 
des 


DE  LA  TESTE. 


Ixxv 


des  Sourcil^  Je  Me^  ç^  le  ^ygo'> 


Trois 


Jl^fintcompojè^  chacun  defipt  muf-  pour  la  tel 
dès,  cinq  tuniques ,  trois  humeurs: 

1  r  1  •  -X  tence  de , 

deux  nerfs,  deux  'vetnes^  me  arte-  i^ceil. 
re,d'vneglandulejltuee  augranâan- 
gledûceuXy  dans  ^n  trou  (jui  dejcent  ‘ 
aux  narines:  laquelle  contient svn  e  hu¬ 
midité  qui  fert  de  luhrljier  les  yeux: 
afin  que  leurs  mouuements  Jolentplus 
libres. .  Et  quant  aux  muJÛes  lly  en  a 
fept ,  dont  y  en  a  quatre  droit  s,  deux  Y  Ϟ.. 
obliques  c>  'vn  rondylequel  eB/ttué 
en  la  racine  de  ïœd ,  au  tour  du  nerfi 
Optique .  Le  premier  des  quatre  droits 
prent  fin  origine  au  deffus  de  l  Orbite  A' œil 
Son  aSlion  cB  defieuer  Lœilen  haut 
^ersle  ciel .  Lé  fécond  e^  au  dejjoub^  lêcond 

four  le  tlreryersla  terre. Le  tiers  efi  au  Le  troifie- 
grand  Qanthm  ou  coin  de  tœil,pour  le 
tirer  'vers  le  ne^ .  Le  quatrième  eBau 


ANATOMIE 
■petit  coin  pou-r  tirer  l’ oeil  s  latem-^ 

pie  ^oreille .  Le  premier  oblique 

Le  cmq-  cinqkme  en  nombre  ,■  d  fon  ormne  à  U 
ieme.  ^  ■  r-  •  i  u  ‘f  ^,1 

partie  juperteure  de  i  œil  par^ne 
membrane  êH  attaché  au grand  coin. 
Le  fixie- Jècond  oblique  Jixieme  en  nom¬ 
bre  .a  fin  origine  obliquement  au  défi 
foub^  dup'etk  coin ,  ^  icèux  mouuent 
Le  feptie-  ^'éeil  circulairement .  Le feptieme 
we.  dernier prent  fin  origine  de  la  racine  de 

kœil  3  ç^  enueUpe  le  nerf  Optique  de¬ 
puis  qpJil  eBfirtji  hors  du  Crâne  y  0<fe 
termine  auec  tous  fis  compagnons  à  tl- 
rk  qui  efl  le  milieu  de  f  oeil^  ou  le  blanc 
fie  comoint  auec  le  noir ,  ou  les  tuni¬ 

ques fiafierriblmt  enfemble,  ^fint  d^s 
cercles  Son  attion  efi  de  tirer  tœil  au 
dedans  deLorbite ,  eBant  aidé  par  la 
compre(iioh.  du  cuir  mufiuleux./^ 
palpebres,  \ 

Orentre 


DE  LA  TESTE.  Ixxvj 
Or  entre  les  Jufdits  mufeles  ily  a  cer- 
talnegrejjejqut  Jert  (corne  elle  fait  aux 
autres parties )pour  cotenirpltds  longue^ 
ment  la  chaleur  naturelle ,  auElrice  de 
la  concoBion,^aufi  de  les  humeEler, 
oindre  lubrifier :d fin  (comme  nous 

amns  dit )que  leursmouuemmts fiaient 
mieux  parfaits.  ' 

Douzième  figure. 

Les fipt  mujclès  de  ïœil  te font  mon^ 
Bre^parcefie figure.. 
qA  ^Monfire  laparîie  antérieur e 
de  l  œil  circonjcripte  part  Iris. 
S  Le  nerf  Optique  Jortant  du.(rct 

nepour  entrer  en  l’œil. 

CCCC  Les  quatre  mufeles  droits, 

DD  Les  deux  obliques. 

E  Le fieptieme  Pyramidal. 

m 


ANATOMIE 


Des  cinq  Tuniques  prin¬ 
cipales  de  TceiT 

S*enjùk 


'  Enjuiuent  le  s  Tmt-^ 
que  s  qui fini  cmq(co^ 
me  nous  amns  dit  ) 
dont  la  première  eïh 
mmmee 

d'aucuns  Adnata^^desgre^Sfi^ 
fephj/cos.  Süe  a  fin  origine  du  Ferlera-  Origine 
ne:  elle  enuelope  tout  l*œil  rejlelapar-  iunâiue?* 
tie  anterieure  delà (omee ^finifjant a  . 
l Iris  ou  cercle  de  I œil.  Son  utilité 
de  tenir  l'œil  conioint  dedans  ÏOrhi-  la  coniun 
te ,  dont  elle  en  retient  le  nom  de  Con-  e* 
tunBiue ,  La féconde  efl  appellee  fecon 

neajC^  en  Grec,  [eratoidés.  Icelle  en-  de. 
ulronne  entièrement  l'œil:^  en  la par¬ 
tie  anterieure ,  ■^principalement  à  l'e- 
droit  delapupiüe^efl  lucide  ^  tr ama¬ 
rante, a  la forme  d'y  ne  corne  de  lanter¬ 
ne  bien  ^nie  polie ,  dont  elle  retient 


ANATOMIE 
le  mm  de  Comea .  Mais  par  derrière 
fi^efl point  luifante ,  ou  tranjparante ,  à, 
L’origine  (^uoycÜ  appeüee  d  aucuns J,a 

ô€  vtihté  "Dure  membrane  de  tæiL  EÜe prent  oi 
de  la  tuni  la,  "Dure  mere,  a  telle  ‘vt'h 

rfiee  Cor-  de  receuoîr  les  eP^eces  ^iJîhles(com 

n  ea.  [q  tyQyYe  d  yn  mtrotr )  ^  cotentr  les 

Latiercc.  dudit  œil .  La  tierce  éft  nom^ 

mee  Vue  a ,  ou  "B^^des  en  (jrec: pour  I 
ce  pu' elle  rejjemble  àlejcorce  oupem 
dy  nraijin  noir, en fapartîe  extérieure:  j 
dont  pareillement- entrent  au^i  le  mm 
y  tilité  de  Vuea'.maken fa  partie  intérieure  re 

prejènte  toutes  diuerfs  couleurs,  co- 

méfait  l’Arc  au  ciel,  a  fin  de  dif'emer 
les  couleurs  receuës  rêprefehtee s  à 

l*œil  extérieurement-, puis.reuerberees  a 
Vhumeur  CryBalin,  ^de  là  à  Idfacul 
te  animale  yijueliè,  -^fns  commu:^ 
eu  icelle  tunipue  n’euB  çBe  tainBe  en 


de  la  teste.  Ixxviij 

pL partie  intérieure,  que  <i’‘vne  feule  ou 

certaines  couleurs, toute  s  chofes^ifihles 

ou  ohiets  neujfent  reprefnteque  lacou- 

leur  qu" elle  eufl  eu.  Secondement  elle  a 

eftè  faite  notre  derrière  ,pour  congreger 

^  •ztnir  les  ef^rits  dippe^  par  la  lu^- 

mi  ere,po  ur  la  conferuation  reiouif- 

fance  de  la  'yeuS:  ainf  queleploml? 

qut  eft  mis  au  derrière  d^njn  miroir: 

d  fin  que  fa  reuerheration  (oit  plus 
J  -t  y  pourquoy 

grande  ,  que  les -epece s  fp  cou-  Nature  a 

leurs  nepajfent  outre  le  ^erreiains  fiet 
retenues  enfa  fiipsrficie,hien  ramajfes  fuft  noire 
‘vniesjàfin  que  par fin  ohfcuriü  eU 
le  empefihafl  que  les  couleurs  ohiets  eure. 

nefuffent  bien  reprefentees  à  thumeur 
Criftalîn,X9*deldaufenscornùn.D’a- 
uantage  elle  a  eBè  trouee  par  deuant, 

(diot  iceluy  îrpu.efl  nomme  "Pupille) d^ 
peur  que  hf^rlt  animaL^ifsël  nefusi. 


ANATOMIE 
trop Jubitement  di^ipè 
Joit  'urayjors  qu'il  adulent  qu'icelle  pu 
pille  eft  dilatée  ,par  coups  ou  autremet, 
^euè'efl  deprauee  diminuée  .S'e^ 
Juit  la  quatrième  nomee  Aranea.ainfi 
nomee pource  quelle  ejljubtile  ^de- 
liee  comme  la plmjuhtile  toiüe  d'^ne 
araignée  qu'on puijje  ^oir ,  ^eftfort 
luijante  tranJparantedesGrecs  l'ap 

pelTent  Arachnoïde :eüe  enuelope  par  de 
LVtilité  uantd^humeur  QriBalin:àfin  qu'elle  le 
nie  deffende  comme  principal 

injlrument  dela^veuh',  lors  que  les  au- 
Origine  très  humeurs  feroient  intere^e^.  Son  o- 
Jranee^^  peut  eÛre  de  la  matière  excremt 

teujè  dudit  humeur  QriHaltn:  ainji  en¬ 
durcie  par  la  froidure  des  parties  circo- 
Lacinqie  ]_^  cinqieme  eftnommee  'Ré¬ 

tiforme  :  pource  qu'elle  eH  tiffue  dephi- 
feurslfeines  ^  arteres, infiltrées  ÏPne 
parmy 


de  la  teste.  Ixxix 
jarmy  ï autre  ,auec(^ues  le  nerf  Opti~ 
que^come  ^vn petit  rets  depefcheursAot 
eüe  prent  le  no  de  ’B^tiforme  :  les  Çrecs 
Vappedet  Ampl)ibliHroïdés7Son^tïli’-  L’vtilité 
îè  eB  de  nourrir ,  enueloper 
par  derrière  ledit  humeur  F"itreux:eüe 
eB  fort  mo  üe^plus  que  nulle  des  autres^ 
de  peur  qu'elle  nef  B  offenfe  audit  hu-^ 
meur.Sn  qmy  tu  noteras  l'ordre  de  na¬ 
ture  auoir  efté  bien  objhrué  en  la pofitit 
defdites  tmiques  (  comme  il  a  eBé  en 
toutes  les  autres  parties  )  car  apres  les 
deux  plus  dures  terrefires^a fçauoir 

QoiunBiuee^Qorneeya fait  t'vneplm 
molle  ^  les  deux  autres  encore  s  plus, 
d  fn  que  comme  par  degre^  d^  durejfe 
mollejfe,  nature  pajfaft  d'^vn  degré 
a  l  autre. Outre  ces  membranes  tu peux 
adiouBer  celle  qui  ‘vient  de  i  Vuee^qui 
enmlopepar  deuant  y  l'humeur /O  i- 


ANATOMIE 

tHuXy  reffemhle  aupo  'd  du JoumU 

Des  humeurs  de  l’œil. 

"8 njuyumt  maintenant  les 
humeurs  contenu^enlœil^ 
lej^uels  nom'  ams  dit  eflre 
trois.'dont  lepremi'erefiap^ 
x\pour  lafimilitude  qu'il  a 
queux"  ^^cques  l'eau: ç^efi ^tm  entre  la  par¬ 
tie  anterieure  de  là  (orneey  de  t hu¬ 

meur  Crifialin,  qui  efi  'à  l endroit  de  la 
pupiüe:afin  que  retnplijfant  tellç  ej^ace 
%fuyde,il  diïïede  ladite  (jorneCj  w par 
Vtiiité  de  moyen  prohibe  ^  deffend  qu'elle  ne 
‘  tombe Jur  ï humeur  Qr^alin  :  qui  euB 
eHeau  dommage  de  layeue\8t  d'aua- 
tage  afin  que  par fon  humidité ,  il  défi- 
fiende  que  ledit  humeur  (jriflalïn  ne  fioit 
par  trop  défiché .  (jeH  humeur  aqueux 
peut  eHrèengedré par  la  rejudation  de 
lafirofiti  apportée  par  les  ^aijfeaux, 


'  Trois .  ha- 
meurs  en' 

Tceil:  pre¬ 
mier  nom  psîlèAqu 


DE  LA  TESTE-  hxx 
iefquds  félon  leur  flm  grande  partie, 
produifent  leurs  anaflomofes  c^extre- 
mite^  iufques  à  la  pupille  c^pdieu  dudit 
humeur  QjAêjueux.Ije fècodhumeur  ^  Le  fecod, 
mojeenftuation,eB  appelle  (fiflalin,  Criilalin. 
pour  la  couleur  confidence  (pu  il  a 
femMahle  au  ÇriJlaLSa figure  ed  ron-  ^ 
de .  Son  utilité  ed  de  firuirpareiüemet  criftalin. 


comme  de  miroir,  a  la  faculté  ^fueüe 


^  fenseommu:  ts^ed  le princip  al  in^ 


flrumet  d.e  l<^eue\Le  tiers  (^dernier,  L  e  tiers. 
ed  l'humeur  \/itreux  ou  Alhugtneux, 


ainfi  nome:  à  caufi  (pu’ en fa  cofidece 
couleur, éft  sehlable  a  ^err8fodu,ou  au 
hlanc dl^n œuf .  S afituation ed enla 
P artiepoderieure  de l’humeur crijîalin:  ae  Thu- 
pour  reprimer  aucunernet  ïimpetüofité 
de  l’ejprit  animal  ^ifuel:  afin  puil  ne 
fud  trop Juhiîement  difiipé ,^euaporé . 

<iAinfi  pue  nowpouuon$  lien  dire  de 


Pour- 
^  les 


^ANATOMIE 

l*humeur  Aqueux, auoir  éflemîs  au  de 
uat  dudk  humeur()yftalîn,pour  refera 
uerKmpetuoJîtè  des  couleurs  exterteu- 
rcs  refrefentees  en  keluy.  Or  icy  noter m 
humeurs  q^p^f^neprouldece  de  Nature,  lef^ 
ont  efté  dits  humeurs  ont  efiè faits  Diaphanes, 
^  traJparants,c"eB  à  dire,  dts 
i^arants.  lejquels  on peutlrpir  au  trauers, comme 
on  fait  en  Peau  claire ,pu parmy  le  uer^ 

.  re, corne  de  Panteme  c^autres  fmlla- 
Mes  chofes  diaphanes  :  fimMaMement 
la  partie  anterieure  de  la  fprneei^  de 
PAranee,  àfnqueïeP^rityijuèipeuÛ 
pajferau  trauers  ainji  que  fait  le foleil 
autrauers  d'yne  <verrine,8t fuhit  qu^il 
y  a  en  iceux  quelque  choje  eBrange ,  la 
yeuëefldeprauee,ôu  du  toutperdm.St 
d abondant, faut  icy  noter  que  Nature 
ne  leur  a  donne  aucune  couleur,  de  peur 

qu^eües  n'empefchajfent  leur  aBionP^ 


de  la  teste.  Ixxxj  <^3 

yjk^e  qui  eft  de  reprefenter  les  couleurs 
des choJès^iJtl?les, telles  quelles font 
Buellementxe  qu"il^  Weujfent  peufai^ 
re  jfd^eujjènt  eftétaints  de  quelque 
particulière  couleur,  far  tout  ainji  que 
les  lunettes  taintes  de  couleurs  rouges, 
merdes, ou  autres,  nous  reprefentent  tou 
tes  les  ejpeces  ^ifèles  de  leur  couleur: 
combien  qu’elles  ne  filent  teües  :  ainji 
eujfent  fait  les  humeurs  à  la  faculté  >/^ 
fuelle  ou  fins  commun  ,fil^  eufient  eu 
certaine  couleur  . ’^^e  à parler  de  leurs 
'vatjfeaMx,qui fint  les  nerfs,'vemes  ^ 
arteres.  Or  du  cerneau  naijfent  deux 
paires  de  nerfs,  qui fi  diUribuent  aux 
yeux.  6n  la  ^remkre  (ont  les  nerfs  Opti 
ques^atrfi  appelle^  des  Çrëcf^  en  no 
lire  langue  'Uifuel^:à  raifin  que par  i~ 
ceux  l'ejprit  animal  elî porté  aux yeux 
Toute  sfok  auparauant  que  finir  hors 
L 


- 

ont 


ANATOMIE 
ilsfïnfermt  enfemUe  enfer¬ 
me  de fer  de  moulin  ^  (comme  tu  eus  peu 
‘voirenlu  cinqteme  figure  en  la  lettre 
<7.  y  faifants  de  leurs  creux  oucauU 
te  (  non  toute sfois  manifeBe  a  tœil  ny 
par  aucune  fonde)  ‘vn  commun  codait: 
afin  qu^vne  choje fimple  ne  nousfem^ 
Me  doulple:ceque  certainemet  euft^ 
faitji  lefdits  nerfs  n^euffent  eu  conmu^ 
mcaüon  ffi)  ^nïo  l'm^n  auec  l" autre,  (e 


^  qu’il  muse  fi  clairement  demonBre  par 

i  l  *  yj  Tes  hacquehufters  w  arhaleBriersdef’ 

- r— Sr-H— — ~~.~^T~rrT 

V  ,  quels  qyats  clos  ‘vn  œtL^  potentpjmjm 

^  'tÏÏement  ,  plus  loin  , ,  deTæÜqut  de^ 

~^meure  non  cio s^gu^TIs  deux  enfenMe 
eflants  ouuers:  ce  qui  ne  /g  pourroit  fai- 
rèTTl’elprtt  animal  yîfuël  eftoicenmyg 
a  T  œil  bouche  Xuns  auoir 


firàfautre.  farÇcommë eût  leplôTlofi- 
p^ejla^ertu  'vnie  eB  phs forte , 

lors 


DE  LA  TESTE.  Ixxxij  ^4 
lorsqu'elle  eB  di^^erfee .  La  fécondé 
faire  de  nerfs fe  diuifi  en feft  rame¬ 
aux  àTiJJue  du  frane^c^camté  de  hr 
hitefe  dMrihuant  auxfeft  mufcles  de 
chacun  œil  ,four  leur  donner  fentiment 
^  mouuernent.  Et  quant  à  leurs  rei¬ 
nes  arteresj^  des  autres  parties  de 

la  teBe, elles feront  cy  apres  defcriîes.St 
icy  conclurons  que  la  ‘vfon  n"eB  autre  Qu  eft 
chofe  que  le  fentimem  de  la  ^eue\  rece- 
uatpar  les  yeux J,a  lumière,^  les  cou¬ 
leurs  ^come fis  propres  ohiets,  ainji  qu'il 
fint  reprefinte^  à  l'œil ,  par  la  lucidité 
diaphane  tranjj^aratejCome  das  *vn 
miroir:-^ font  ^n  (fine  oifPyramide: 
dot  la  hafeeft  ce  qui  recourt  àl'œil:^ 
là  pointe ,  eB  en  la  chofe  ^euë:  dont  la 
pyramide fi fait  d’autant  plus  petite, 
que  lesyeux fint  plus  loin  de  leurs  oh- 
ietsEtpour  te faire familiairement  en- 
L  ÿ 


ANATOMIE 

tendre  queceBque  du  (one  ,freffe  de 
nuit  à  demy  ton  œil  ^ers  ^zme  chandeL 
le  allumée  ,  c!sr*^rajement  tu  aperce^ 
uras plujîeurs  rayons  menants  de  la  lu 
rnkre  de  la  chadeüe,  en  figure  Pyrami 
dale:  dont  la  hafe  fera  'vers  ton  œil^ç^ 
la  pointe  à  la  chandelle .  Ü quanta^ 
_ge  te  faut  encores  noter  que  la  'veue  eB 


fiudaine  en  fes  operations  rjue  n’ell 
£onAzmQ_Pouye:c[m foit  yray  on  'voityhfiofl  hf 
^^^-^^^d^düTtomerrê^oùlëf^  d’^yne  piece 
d'artillerie , cfu'onn'oit  le  [on  d'iceux: 
^  toutes  fois  en'vn  mefme  in  fiant  fè 
font  les  deux. D' abondant yu  peuxen- 
cores  cognoiflre  cecy par^nfigne  fia-' 

milier  exeple ,  en 'voyant  quelque  bû¬ 
cheron  ,  dans  'vne fioreB  :  car fit  de  loin 
tu prens  garde  quand  il  haujfie  ou  ra¬ 
bat  fie  la  congnee  en  abbatat  nvn  arbre: 
U  te  fiemblera  que  le  coup Joit  plufioB 
donne 


DE  LA  TESTE.  Ixxxiij 
donné ^que  le  fin  n'en  efl  entendu:  de  fir 
te  qîie  tu  iugerois y  auoir  quelque  eJJ^ace 
de  temps  entre  les  d^ûx.comhkn  qu'il 

i  _  J  ^  J 

ny  en  aytpomt:aont  nous  conclurons  la, 
^euceHre  plus fiudaine  queïouye. 


Du  Nez. 

S  Me^  eft  hrgme 
rmflrumét  de  l’o 
doremét ,  appeÜé  des^ 
Çrecs  2{his  :  à  caufi 
quepar  icelipy  cou¬ 
lent  ^ fluet  les  excrements  des  yétri- 
cules  antérieurs  du  cerueau  :  ^  adue^ 
nant  que  lestrou^crihleux  Joiet  eflou- 
pe^dl fiy  engendre^ne grande puateur,. 
pource  que  lefdits  excrements  ne fi  peu- 
uent  repurger.  Ce  qmaduiet fiuuentes- . 
fokàceux  qui  ont  le  neg^  fort  enfoncé 
L.  f 


ANATOMIE 

à'j-  aha'îpe  au  milieu .  D" auantage  il 
a  encùres  plujteurs  autres  ‘Vtilite^ 
offices^  e"eft  d’attirer  l'air  aucerueau, 
^  le  mettre  hors  pour  la  génération  ^ 
conferuation  de  l’ ejp rit  animal. St  aujii 
pour  dijcerner  les  odeurs .  Or  tu  enten¬ 
dras  pareillement  que  ledit  air  efl  atti¬ 
ré  despQulmons  extérieurement co- 
duit  parles  narines  en  1:0,  houche  ypar 
lés  deux  trou^du palais,^  de  làyà  la 
Trachee  artere  aufditspoulmons.St  ou 
lefdites  narines  n’eujfent  efté ,  nous  euf- 
Jions  éHé  contraints  auoir  touftours  la 
houche  omerteypour  injpirer  expirer 
ïairyCe  qui  eB  tout  manifeBe .  Car  lors 
quily  a  ohflruElton  aufdites  narines  y 
mus  femmes  cotraints  auoir  toufeours 
la  bouche  ouuerte,feit  en  veillant  ou  en 
dormat:à  raifen  de  quoy  Nature  a  fait 
h  ne^  creux  0'  double  ,par  ‘zrn  carti- 


DE  LA  TESTE.  Ixxxiii[  > 

Uh  miCepareles  narines  ^appelles  ep-  Septum 

1  J  r  II  I  camlagt:. 

mm  carttlagmoJum:a Jin  (pue jt par jor  nofum. 
tmeyne  narine  eHoit  eftouppee^l  autre 
demeurai ouuerte  pour  attirer  iet- 
ter  ledit  air  dehors .  ^Pareillement  fert 
grandement  ala  heaute  de  la  face , 
hiy  efl  ^vn  trejgrand  ornement^:  ou  il 
dejfaut,UperfenneeHgrandemetSf- 
formeJl  eft  composé  de  trois  os(comme 
nous  amns  dit  )  dont  les  deuxjont  ex^ 
ternes,  cornoint s  enfemMeparni^ne 

ligne  droite  .  Le  tiers  eft  au  dedans  cpui 
Jepare  les  narines .  oydceflits^osfint 
pendues  les  Cartilages,  qui  constituent 
O  forment  le  s  narines ,  dont  leurs  ex¬ 
trémité^  font  appelle^  d’aucus,lesAif 
les  du  ne^  :^ont  eHé  ainji  haSties  de 
Nature  :  afin  que  le  ne^  fuSt  mobile, 

^par  confèquent  moins fùbiet  aux  in^ 
mes  externes .  Et  eH'^ay  femblahh 
L.  ilfi^ 


ANATOMIE 

que  fil  euB  eHé  tout  ojfeux  ^  nom  huf 
fions  eu  feuuentesfois  rompu  par  coups, 
cheutes  ou  par  autres  caujès  , 
principalement  les  petits  enfants  qui  le 
pim  Jouuent  tombent  de jfm.  n^areiüe- 
met  aufi  a  eftlfak  mobile pour  mieux 
fe  moucher  pf)  purger ,  pour  eiîre 
pim  conuenable  a  la  refiiration  ex- 

piratio.-pour  laquelle  parfaire,  Nature 
Quatre  l^y  ^  baillé  quatre  mufles ,  à fauoir 

mufcies  de  chacun  co  fié,rvn  extérieur, 

au  nez,  ,,  .  •  •r,*'  *  r 

L  autre  intérieur.  Uexterteurprentjon 

origine  delà  Pommette ,  ^ defcendo- 
bliquement  efl  annexé  auec  celuy 
qui  ouurela  leure  fuperieure,  fe  ter¬ 

mine  à  l  aife  extrémité  du  ne^. 
Ijinterieur fort  interieuremet  de  lama 
dibule fuperieure  par  dedas  le  ne^  ^ 
fe  termine  aufi  aux  aife  s  0^extremk 
te^  du  ne^.Leur  aBïon  efl  d^ouunrô^ 
ferrer 


de  la  teste.  Ixxxv  Sï 
ferrer  les  nàfemx  jour  iùn^iratïon 
expirât lou  •  £yt  c^uâfht  turitijuc 
qui  reu^B  interieuremet  le  ne^,elle pro¬ 
cédé  de  la  Dure  mere  ,fortant  par  l'os 
Qrihleuxou^ongieux^ctmenomauos 
dit:  elle  reçoit  certains  petits  rameaux 
desmrfsdelatrôijlemecoiugatioparle 
trou  dugrand  angle  de  Icèilqui  defced 
dedans  le  ne^ .  Et  pour  coclufion  lé  ne^ 
a  eflè faitpoUr  plujtéurs  caufes  ;  mak 
principalemetpourïodoremetj  qui  n"efl 
autre  chofe  qù^’nfentiment  procédant  ?er. 
d"^ne  effumation^aporeuffortant  de 
la  chofe  odorante.  Et  afin  quùceUefex  .  ' 
halant  dés  corps,  fie puijfe  éfiandre,  il  a  / 

eflè  hejoin  de  quelquemoyen,par  lequel 
eüejoit  transportée  à  t organe  . Parquoy 
nousdironsquecemoyen'eBen  musJi^  ■ 
no  que  y  air  que  nom  odoros  en  rejpirat, 
en  tant  que  nom  l"a  ttirons  e^  quipre- 


ANATOMIE 

mier  <t  receu  l'odeur  de  lohîet  adorant^ 
qui  fefait  d'<T;ne  fumee  ^  exhalation 
en  lair  chaut .  le  dk  chaut  :  car  le  jrok 
condenfe  ^  referre  en  ce  faifam 

prohibe  hffumation  desodeurs:au  con¬ 
traire  f  chautattenue\rarifiej Jubtilie^ 
fait  euaporer  ^fortir  ^  effumertes 
odeurs:ce  quieflcogneu’dhncem.^à 
tajfa  odorata^  autres Jemblables, 

lors  quon  lés  èmjle, Pareillement  aup 
en  eHé  ,  la  chaleur  fait firtir  de  s  fleurs 
leur  odeur:  c>*  au  contraire  fhyuerles 

L*organe 

des  O-  deurs  font  les proce^ammiüaires, qui 
deurs.  Us  communiqmt  aux ‘Ventricules  an¬ 
terieurs  du  cerueaUj^au fmscomm’u. 
Lesnarînes fint  lescanaUs^parlefjuels 
Obiedde  lefdîtes  odeurs  fint  portées .  Son  obieB 
rodorat.  eB  hdeur  qui  eB  ^vne  qualité  en  noHre 
haleine  fleurementjfirtantdës  cho- 

fesmir 


DE  LA  TESTE.  Ixxxvj  M 
fes  mtfleSjefqueües  efi  flm  ou  moins, mi 
jiionnee  *vm  humidité  aéree .  Or  ily  a 
deux  différences  d odeurs:  Jcauoir eB  f^tenccs 
yne  hone,^l"imre  mauuaife.St  la  fin 
de  î odorat  a  efte  principalement  pour 
cofiorter  le  cerueau .  Et  daudtage  tcy  no  ^ 

ter  as  que  l'homme  n  a fi  bon  odoremet  me  n’a  fi 
que  les hefles:pour  cequil agrade qud-  bôodorat 
tité  de  cerueau ,  lequel  eB  fioid  hu~  Ses. 

mide  ,  partant  ne  peut  fentirque 
greffes  gp*  fortes  odeurs. zAu  contraire, 
les  hcBes  ont  moins  de  cerueau ,  pfi)  eB 
moins  fioid  humide  :  comme  prin¬ 

cipalement  les  chiens ,  loups ,  aigles 
autres  :parquoy  Jèntent  les  odeurs  fort 
fiihtiüemet,  ^de  fort  loinxe  que  l'ex- 
periencemonBreapertement, 


De  la  Bouche, 


ANATOMIE 

E  nom  de  la  iouche 
emporte  ^figmfieU 
capacité  qui  eH  entre 

la  mandibule  JliperU 
eure  inferieure ^et 

les. dents  ^  leures:  en  laquelle  efl  con^ 
tenue  la  langue  pf)  autres  parties  ^ue 
déclarerons  bien  tofl^^ premièrement 


DaPalais . 


S  Palais  efl  lapartîe  fufe- 
rieur  e  de  la  bouche  faite  de 
plufleurs  replis  a'^eri- 
te^  yparlefquels  efl  prépa¬ 
rée  la  'viande  a  concoElto.  Il  a  eÜéfiit 
en  forme  de  'voufte  ,pôur  la  refinance 
de  la  'voix'.qut  foit  'vray  lors  qu^d y  a 
quelque perdition  de fajubflanceojfeu- 

feM 


DE  LA  TESTE.  Ixxxvij  53 

fe,  la  ‘Vdix fe  fert,Ji  far  artifice  le  trou 
tfeH  eBoufé.’d  reçoit  deux  rameaux  de 
nerfs  delà  quatrième  comugation  : 
noue  que four  les  bien  'voir  rnoBrer 

il faut  inc  fer  intérieurement  la  tunique 
dudit folaü  (qui  eft  aucunement  char^ 
neufe  )mfquesaux  osdiceluyfres  les 
dents fiaijànt  de  ton  rajoir  deux  lignes 
droites /vne  de  chacun  coBé  tirant  ^er s 
ÏZ^uuüefuis  leueras  fefareras  lei~ 
dite  tunique  de  cotre  les  os^aufquels  eft 
lien  fort  adhérente  :  far  ainji 'ver¬ 

ras  lefdits  nerfs  qui fe  definent  ^fer- 
dent  dedds  ladite  tunique  dudit  falais: 
à  la  fin  duquel, font  deux  trou^ 
ne^  de  Nature,k fin  que  far  keux  fin  fin  du  pa- 
Jfiratio  ^  exfirationfuB faite  en  dor- 
mant,  e^^mengeant, ou  autrement.  Et 
fi  elle  fe  fuft  oubliée  (  ce  que  iamàis  n'a 
fait  en  chofe  qui  fuB  necejfaire  à  la  co  - 


ANATOMIE 

pjîtion  ^fahrtcAÜo  iu  corps  humain] 

de  n  auoirfait  lefdks  trou^:  nom  enf-. 
fions  ejll  contraints  d^auo'tr  ordinaire* 
ment  la  louche  onuertepour  la  necep* 
te  delinf^iration  ■^  expiration. 
reniement  Ufiüts  trou^feruent  lorsque 
le  ne^  eïi  interejféou  eBouppéj  a  ce  pie 
lesexcrements  puijfent par  iceux  e^îre 
^acue^  e^deriue^  par  la  louche  :  ce 
que  r expérience  montre. 

De  la  Luette^  V uulle  ou 
Gargareon. 

A  Luette  eB  y n petit  corfs 
charnu  pongieux  :  de 
figure  prefque  a  ^ne  pom¬ 
me  de  Pin^fupedueperpe- 
Wage  àe  ^iculairement  àlafin  du  palaU:d fin 
de  roprelimpetuojité  de  tair  extérieur, 

attire 


DE  LA  TESTE.'  Ixxxvîij 
attire  0*m^iré  des poulmons,m  le  re^ 
tardant  aucunement  pmr  le  modérer 
^  temperer  de  fa  trop  grande  froideur 
^  crudité jpar  la  chaleur  de  lahouche: 
depeurdela  trop  grande  réfrigération 
despoulmons:qui fit  y  ray  yCeuxOMf^ 
quels  a  eHé  ladite  Luette  incifie^oupar 
accident  corrompue, fentent  leur  in^fU 
ration  plus  foide  :  dont  plufteurs  font 
mors  Phthifîques,  à  caujè  que  les pouL 
mons  ont  eHé par  trop  réfrigéré^ par  le 
deffaut  de  ladite  Luette.  Aufi ftrtgra 
dement  a  la  confirmation  de  la'voixxe 
que  déclarerons  bien  toBen parlant  de 
la  ^oix^ 


De  la  Langue^ 


ANATOMIE 
5  Ld^uc  elle  fiï  oy. 

^ane  ou  in^mment  depro^ 
èferer  la  paroüe ,  mejja^ere 
^^truchemet  pour  interpre^ 
ter  déclarer  noftre phatajïe,  opinion 

iugemet.St  au^ipar fon  mouuermt 
fait  la  conformation  articulation 
de  la  yoix,  qu^elle  reçoit  du  neud  delà 
gorge  appelle  ]Larinx,c‘efl  a  dire  le  chef 
de  la  Trachee  art€re,(;s^daucus  le  S  f 
flet,d"autresle canal  outuy au  de  lej^rit 
par  lequel  l'air  extérieur  elî  introduit 
auxpoulmons  :  auquel  principalement 
fe  forme  la  ^oix,ainfi  qu'o  ^oit  en  h- 
flroit  conduit  ^auquel  on fiuffle  en  nm 
flulie,c^ principalement  quant  ÏEpi- 
glotte  ou  languette  touche  ropt  lair, 

ainjî  que  font  les  doigts  qui  houchetlet 
trqu^  de  la  fluflepour  faire  diuers  tons. 
Lefemhlahlefait  l Epiglotte ,  qui  eou- 
ure& 


un,  ^dejcouure  la  partie Juperkure 
dudit  Larynx.  Pareillement  VZJuuüe 
eu  Gargareon  ,fert  à  la  conjirmatio  de 
la  ^oix,  comme  peut  faire  lepkBre  ou 
archet  des  violes,  luy  donnant  magnk 
tude  ^grandeur  elegance ,  diufant 
lair  enferte  qu^il puijjè  eBre  diffus  par 
toute  la  houche,pour  en  iceüe  refinnant 
par  le  henefice  aufi  dupalai6,eBre  ar^ 
ticuU  formé  de  la  langue:  ce  qui  eB 
cogneupar  expérience  a  ceux,  aufquels 
a  eBé  ladite  Luette  incife  ou  corrom-^ 
pue,  comme  nom  auos  dit, par  ce  qu'ils, 
ont  la  'voix  ^ntiee  enparlant  du  ne^. 
^Pareillement  ladite  langue fert  d'orga 
ne  a  la  faculté  guBatiue  ,pour  donner, 
l^ray  iugemet  certitude  des  faneurs 

par  le  moyen  delà  faliue, véhiculé  di^- 
celles,  imhue  en  fa  (^hairj^ongieufe.-^f^^pf^^ 
aufi  aferuir  a  mafher  lesyiandes,les 


ÀNAtOMlÊ 
toumeunt yirant  decofté 
tre,^  mefinement  à  lesamller:àcau- 
fe  de  (juoy  a  eBé faite flexile  ^  rmhU 

le  entoutes  les  parties  de  la  iouche,par 

le  moyen  de  fes  mufcles  qui font  dix  en 
D‘  muf  fcamir  cinq  de  chacun  coBi: 

des  pour  defquels  lepremier  eft  fort  eflroit  en  fin 

le  mouue-  commencement^^  lareeen  fa  fin.  def 
inentdela  i  i  i  •  r  •  »  r 

Langue.  Cendant  de  la  parue  Juperteure  de  l  os 

Styhïde  à  coBè  de  la  langue  ^  laquelle 
il  tire  enhant  auecfon  compagnon  qui 
eH  de  ï autre  coBi .  Le fécond prentfin 
origme  de  la partie  intérieure  de  la  ma^ 
dihule  inferieure , à  hndroit  des  dents 
molaire  s ^^f implante  au  cofteypartie 
inferieure  de  la  langue ^pour  icelle  atti^- 
rer  à  coBé.Le  troifeme  *viet  de  la par^ 
tie  inferieure  du  meton,  elp^fen  ^a  im^ 
planter  à  la  racine  delà  langue  ypour 
icelle  chafèr,  tirer  mettre  hors  de  la 


DE  LA  TESTE.  xc 
louche .  Le  quatrième  qui  eB  lefluê 
£rand  ^large  de  tom^na^  de  la  lajè 
de  h  s  hyoïde,  ^ Je  termine  en  la  far-- 
ùe  inferieure  de  lalague  :  laquelle  auec 
fin  compagnon  qui  ejl  de  t autre  coBé, 
tire  la  langue  en  arriéré  dedans  la  lou¬ 
che ,  Lecmqiemeelp*^rmer*zAent  de 
la  partie  juperieure  des  cornes  de  l'os 
lîyoïde ,  e^fen  %^a  implater  au  coBé 
de  la  lague  entre  lesdeux premierspour 
iceüe  amener tirer  à  la  partie  late~ 
raie  de  la  louche.  Ladite  langue  eB  La  lâgut 
double, toute  fois  non  diuifee ,  corne  elle 
eB  aux  Serpents  :  car  cela  euB  empefi 
ché  de proférer  la paroUè,  ^  de  lie  ela^ 
hourer  les  viande s:c*eB  à  dire,  les  tour^ 
nerc^^irerenlalouche.'elieaejléfai 
te  dyne  chair  laxe,rare  molle, à  fin 

que  plus  facilement  peuB  difcemerles 
faueurs  ,  aufii pour  mieux  proférer 

JM  ÿ 


ANATOMIE 

les  lettres .  Sa  racine  eH  faite  large 
forte  pour  ejireplm  ferme  maïs fin  ex^ 
îremité  eH  tenue  pointue  ' afin  ^ue 
plus  lihrementfiH fis  mouuements .  Or 
pour  ce  (pue  ladite  langue  quand  eüe  eH 
defeichee  deuiet  plus  tardiue  inepte 

à  faire  fis  mouuements  :  comme  ilefi 
manifeHe  a  ceux  qui  ontgrandfi  f  tat 
parfieures  ardantes  que par  autres  eau 
fis  ;  en  cecy  Nature  y  a  merueiüeufe^ 
ment  hienpourueuiear  afin  que  la  lan^ 
guenefuHmoleHee  de  tel  accident  J  elle 
a  mis  a  la  racine  dùceÏÏe ,  deux  glan- 
dule  s  fort  l^ogieufis,  nommes  Tonfittes 
-^^^gdales,  aïnfi nommées,  à  caufe 
Ivrilité  a ’i  quelles  reprefintent  deux  amade^fine 
celles.  chacun  cofi:è:  lefqmüçs  comme  efion 

ges,Jucent  reçoimni  perpetueüemet 
^fvnhu- 


DE  LA  TESTE.  -  xcj  103 
eÏÏeîulfrifie  ^humeBé  continueUenm 
non  fèîdemet  la  langue ^mais  aujii  tou^ 
tes  le  autre  s  parties  delà  hoùche.  Plus 
elle  reçoit  deux  l/eines  ^  deux  arteres 
y  ne  de  chacun  coBé ,  ^ui  precedent  des 
(parotides  Jugulaires  externes  :  lef- 
queüesfen  ^otmanifeHement  iufques 
au  haut  extrémité  ^partie  inferU 

cure  de  ladite  langue  :  ^  font  lefdites 
^yeines  appeUees  vulgairement  2^nu~  Les  vei- 
lesou  noires ,  lefjueües font  feuuent  in- 
cijèespour  les  affeElios  de  la  langue,^ 
des  autresparties  de  la  houche.D  aua- 
tage  ladite  langue  reçoit  deux  paires  de 
ne  fs  du  cerueau.Dvne  de  là  feptieme 
CO  niugatio  n  qui  Je  diBrihue  a  Je  s  muf- 
cles,  par  lejquels  elle  fait fes  mouuemets 
JL  autre  de  la  troi/temeyqui  Je  dilate  en 
toute  fa  tunique  ^qui  efl  commune  auec 
celle  delà  bouche:  lejquels f  nt  appelle^ 
tij 


ANATOMIE 

ftatii  <iuefrtncifdenm 

par  iceax  ladite  langue  difceme  ^  iu- 
Dii  fens^^  ^  desfaueurs.  Or pour  hit 

^\x^Q^Çc,  entendre  quecefl  que  le  Çouji^kdü 
que  c^eH %^nfemiment  enlalague  ^ 
aupalah,  gemralement  en  toutes 
les  parties  de  la  houche^qui  reçoit, apre^ 
hende  retient  les  faneurs.  Son  orga^ 

ne  efl  la  tunique,  qui  eB  en  lafipefck 
de  la  langue, ef^andue  en  toute  la  hou^ 
che.SonohkElfintlesfaueurstlesdife 
rmçes  defqueUes  font  neuf,  que  ne  trai¬ 
teras  àprefint.par  ce  que  ce  n'ejl  le  lieu, 
L,e  moyedugouf  efl  la  chairjpongieu- 
fe  de  la  Langue ,  le  fuhieB  eB  'vne 

humidité fdiuale ,  -^fans  laqueRe  rit 
ne  peuteflre  bien  fauouré:  ^  efl  ^ray 
femhlahle  que fans  iceUe  rien  najflge 
legoufl.parqmy  il  faut  de  neceflité  que 
îachofeguflatiuefoitaEluelementhu- 


DE  LA  TESTE.,  xcij  \om 
mie, corne  le  •vtn  ç^cuares  chojès  fènh- 
hlahks:ouptenttekmet,come  lejuccïfe, 
lequel  posé  fur  laiague  incotinent  féli^ 
quefie  fe  fond.  Aucuns  toutesfok  ne 

Jônt potentielement  aEiuelemet  hu¬ 

mides  ,  corne  le poiure  ç^  autres  chojès 
JèchesdeJqueües pour  ceBecaufè  ont  he 
foin  d’humidité, qui  eft  la faliue 
nee  de  Nature  ,pour  ayder  à  difierner  pour  aider 
des faueurs .  St  ^oila  la  raijon  pour-  ^ J 
qmy  la  Langue  eHant  intemperee par  €a.Mems. 
trop  grande  JèchereJfeou  humidité,  ne 
gouBe point  parfaitement  lors  qdeüs 
eB  'mhue  de  faueur  outre  fon  temperti- 
ment  naturel .  Sxemple,  Si  elle  eB  im- 
hue  d’humeur  cholérique ,  toutes  chofes 
hiyfemhleront  omeres  .'parquoy  ileB 
nece faire  que  l’organe  dugouBJoiten 
fin  tempérament ,  ff!  deBitué  de  toute. 
fitueur.Car  tout  moyen  doit  eBire  priui 


ANATOMIE 

exempt  de  là  qualité  de  ïohieEi,  8t 
te fujfifèpour  leprejènt  du [es  dugoufl: 
çjM amenant  mm  faut  retourner  à 
parler  de  l’os  de  la  Langue . 

De  ios  Hyoïde^ouLaiidé.  : 

Zjdntàïosdela  Langui 
il  efl  nomé  des  Çrecs 
oïde:parcequil  refemhh 
a'cefle  lettreÇrecque  fno 
mee  7~pfilon.  Il  eH  fait  de  trois  os ,  def 
quels  celuy  qui  e^  au  milieu  eB  appel- 
lé  la  "Bafe ,  les  deux  aiâres  qui  font 

dcoBé,les.cornes:comhie  qu’aux  yieux 
on  en peut  trouuer  d’auantage .Il e^ fi- 
tué filon fa  hafijur  la  partie  Juperieu- 
re  du  fartîlage  du  Larynx  fiomé  Scu- 
tiforme,  de  la  racine  de  la  Langue  y 

^  défit  hafi  drejfi  fis  cornes  ^ers  les 


r 

DE  LA  TESTE.  xciij 
'  parties  latérales  de  la  Langue:  lefqud 

les  f  attachent  par  certains  ligaments, 
produits d icelle,  àlos Styloïde  oucla- 
ual.  Son'vtiliteeB  de  ailler  ligamets 
àla  plus  grande  partie  des  mufelesde 
la  Langue, qui Jortent  diceluy  :  ^  de 
.  l  ailler  infertion  tant  aux  quatre  s  an¬ 
terieurs  fliperieurs  du  Larynx  que 

auxjiens propre  s  ,dejquel^  mm  faut 
maintenant  parler. 


Les  mufcles  de  l’os  Hyoïde. 

■Es  Adufcles  de  h  s 
Lfyoïde font  huit,  d 
fçauoir ,  quatre  de 

il  en  y  a  deux  que 
(qalien  référé  entre  les  comuns  du 

Larynx ,  l'autre  entre  ceux  qui  meu- 


ANATOMIE 

mtl* Omoplate Tomesfois  comntet(pi} 
ce  fait  jte premier  des  (jmtre prem fon 
rîgine  de  hs  Styloïde ,  &pajfantpar 
dejfts  lapartie  neruenfe  de  celuy^uiott 
ure  la  madihule  inferieure jf  inféré  aux 
cornes  dudit  os  l/yoïde .  Cedit  mufde 
eH  fort  délié  aucunement  large 

facile  à  coupper,Jt  on  nef  en  donne  lien 
Nota»  degardejenfeparantceluyquiouurela 
madthule  inferieure. Le fecod  montede 
la  partie  fiiperieure  de  l’Omoplate  fret 
fin  apophyfinommee  foracoïde  (yjuU 
gairemet  3ec  de  corhin )  olUquemet  au 
comencement  des  cornes  dudit  os  Ltyo- 
ïde^  eficeBuy  rond  ^nerueux  M 
mllieUy  corne  celuy  qui  ouure  ladite  ma 
ddule.  Le  tiers  a  fon  origine  delapar- 
tiefiiperieure  du  Stemo^ç^i  afin  infir- 
tio  en  la  racine  hafe  dudit  os  Lfyèî- 

de.Toutesfok  (jalien  le  référé  entre  les 
contr 


communs  du  Larynx  :  le  dire  duquel 
doit  amlrplufioB  lieu  aux  heÜesbru 
tes  qu'aux  hommes  .-‘veu  que  ne  trou^ 
uons  ce  mufcle  à  l'homme (ortir  ou  eflre 
inféré  au  Larynx ,  comme  on  le  trou- 
ue  aux  heBes  .  Le  quatrième  ^ 
dernier  defeend  intérieurement  du  men 
ton  ,  -^f en ^a perdre àla  hafi  du¬ 
dit  os  l/yoïde .  Or  tous  cefdits  muf 
des  mouuent  ledit  os, haut  ^  ,de^ 
uant  derrière. 


Pu  Larynx. 


B  Larynx  comme 
nous  auons  dit)  efl  la 
teflede  la  tracheear 
pereappeüè'vulgaire- 
met,  le  morceau  D'a 
dam  ou  lejîffet  dc  lagorgedleBcom- 


1 


ANATOMIE 

fûsi  de  trou  Qartilages  conioïnts  enfem 
if  le  par  certains  ligaments  mujcles: 

Le  Carti-  [anterieur  le  plus  grand  eH  appeÜl 

riforme^"^^  ^^^<^sThyrotde  ^^dgairement 
Scutiforme,pour  la  Jlmilitude  (pu"il  a  % 
^ne  rondeüe^ou  ^n pauoîs .  Le  fécond 
kg^ Sris  ^poHerîeur ,  eft  ce- 

nom.  luy  qui  fp a  point  de  mm,  -^partat  eft 

appelle  des- Latins  (fartïlago  innorm- 
nata.  Le:  tiers  dernier  çy* plus  petit 

Le  Carti  couchl  fur  les  bords  late- 

kge  Ark  raux  ff)  fuperieursfur  lequel  il  faites 
thenoide.  coBitue 'vne figure  femblable  à  bi¬ 

beron  de  pot  a  huille:  à  caufe  deqmy  a 
eBé  appelle  des  (f  reos  Arithenoïde,-^ 
Je peut Jêparer  en  deux. Ces  (fartilages 
ainji  coioints  adapte^  enjèmblefot 

lageneration  diftinBion  de  lalfoix 
par  le  bénéfice  de  [Spiglotte  ,  dp^quel 
parleros  bihoB:enJèmb’le  de  leurs  muf 


DE  EA  TESTE.  xcv 

çles:lefjuels  M^item  ^  omrent,  com¬ 
priment  ferrent  lefSts  Cartilages,  L’vfagc 
^encefaifantfontles  diuerjite^des  ^ 
füoix .  Exemple ,  Lors  qu'ils fomrent 
f ont  la'voixgrojfe, comme  ^ajfecontre: 

Au  cotraire  quand  il^  font  comprime^ 
feront  la  n^oixgrefle  corne  'vn  Dejfus, 
ainji félon  qu  ils Jêrot  aBrainEis  ou 
ouuers,plus  ou  moins  feront  diuers  tons 
de^oix  parle  henefice  des  mufles, de f 
quel^nous faut  maintenant  parler. 

Des  mufcles  du  Larynx. 

tAture  àdoné  dixhuït  muf.  Dixhuit 
\cles  aufdits  fartila^safa  ^'^j^^ynx 
Moir  neuf  de  chacun  coBê:. 
Mefquel^  il  en  y  a  trou  com¬ 
muns  propres. Le  premier  des  co¬ 

rnus, qui  cB  cachéfuhs  le  troifteme  dès 


ANATOMIE 

mufcles  momats  h  s  iJyoïde  ^pret  fin 
ongiM  de  la  racine  dudit  os,^deJcen^ 
dant  ohliquement  f  inféré  a  la  hafe  du 
Scutiforme  if  ourle  dilater  en  haut  ^ 
enhas,  JLe  fécond  monte  ohliquemetde 
lafartie  intérieure  du  Sternon  y  tout  le 
long  de  là  Trachee  artere  (au  moyen  de 
qmy  il  eÜ  afpellé  ^ronchiq^ue)  en  U 
partie  haffe  ^latérale  dudit  Scmifir 
me,  four  huurir  O  dilater  far fis  aifi 
les:^  eB  trouuè  cedit  mufcle  des fin  o- 
rigine ,  iufques  à  quelque  partie  de  fin 
chemin ,  adhérant  eBroi&ementauecq 
le  tiers  de  Fos  Lfyoïdefouhs  lefquels fe 
manifeBe  corps  glanduleux  tant 
d^n  cojié  qued autre, tout  àhntourde 
lapartie  anterieure  w  {uperteure  de  la 
Trachee  artere,  à  hndroitqu’ellefelye 
auec  le  Larynx  ;  lequel  corps  glandu¬ 
leux  référé plufloB  n^ne Juhflace  char- 


de  la  teste.'  xcvj 

neufe  ^uemlle  autre  :  iaçoit  cefoit 

rime ^andule ,  laq^ueUefour  auoir  e§li  ' 
arrachée  far^Smf  trique  es  affeBios 
mrnees  Efcrcueües^  apporta  confequece 
déperdition  de'voix  d’^n  coHé,pour 
hmytmdunerfrecurrant^montatpar 
dejpis  ceHediteglandule  pour  aller  au 
larynx.  Comme  dit  Çalien  au  Hure, de 
hcü  affe&û .  Le  troijieme  mujcîe  GaEen  au 

demter  wtet  de  la partie  anterieure  des 
fpodyles  du  col,  couché  tranjuerfalemet 
Jùr  les  parties  latérales  de  ISJophage 
aux  aijles  coHe^  du  Scutiforme, 
pour  le  ferrer  contre  le  fécond  cartilage. 

Or  iceux  mufles fint  appelle^  (om^ 
muns,pour  ce  quils prennent  leur  origi-  ^ 
ne  d* autre  P  ante  que  du  Larynx,  pour 
f inférer  en  aucune  partie  diceluy:  tout 
ainfi  que  les propre  s, à  caufe  qu'ils  ^ie- 
nent  des  parties  du  Larynx  mejmes: 


ANATOMIE  i 

Pijemier  [ej^ueîs  nom  ams  dit  eHreJtx  de  chai  ' 
propre  au  coBé.dont  le premier fort  de  la  par- 

Larynx,  tk  anterieure  du fécond  fartilage^ache- 
nantie  cercle  fiuhslahafeduScutifor 
me  montant  ohlicpuement ,  f  infère 
à  la  hafe  dudit  Scutiforme  ^er s  le 
derrière  pour  la  confirmation  dila- 

Second,  tation  diceluy  .  JLe fécond  ^ientpa- 
reiüement  du  fécond  fartilage  de  l'en¬ 
droit  ouilf attache  auec  le  premier , 
f enlf  a  obliquement  croifant  le  premier  1 
en  croix  bour^uigmnne  en  la  p  artie  in¬ 
térieure,  anterieure  dii  (fartilage  no 

me  T hyroïde près  défia  bafè ,  pour  ice 
Troifie-  fif-rer  contre  te  fécond.  Le  troifieme 

monte  direBemet  deÎÀ  bafepofierieure 
du  fécond  Cartilage  ,  Çj^àla  bafe  du 
tiers  appelle  o^rithenoïdepour  ïouurir 
Csr*affermerauecques  le  fécond  mufcki 

Le  quatrième  rnonte  aufii  du  coàidu 
fécond 


DELA  TESTE.  icvij  *  } 

fécond  fdrtiUgefres  hri^ine  du ficod 
mufele  aux  cofle^  del^nthenoïde, 
four  aufi  l'ouurirètfirrer  aueçle ficod 
Le  cinf terne  pretfin  origine  du  milieu  GMcpc- 
intetieur  du  Scmdformet  define  à  la 
partie  anterieure  de  lArithènùïdejpres 
la  fin  ^  injèrtion  du  (pmtrieme  pour 
ferrer  ledit  cartilage  .Le fixictm  g^der  sfxieme. 
nier  mote  de  la  hafi pôflerieure  de  l*A^ 
rithenùïde,  en  la  hafi  anterieure  de  luy 
mefmespourlejèrrer  .  Et  noteras  que 
tom fis  mtfles  cy  (lefquels  ont  leur  ori 
fine  de  bas  en  haut  )  reçoit^  rameaux 
des  nerfs  récurrent  semais prîncipaUmet . 
ceux  qui  Quurent  ^ferrent  tÂrithe^ 
noïde.  St  te  fuffifi^s  tmjUesdu  La* 
rynx  .  amenant  nom faut  parler 
desnerfs^currents. 

Des  nerfs  Récurrents. 


ANATOMIE 
%  8sjïifdits  mufcles  rèçoiutt 
I  des.  nerfs  de  la  Jixieme  con 
^  mgatio  appeÜe^  T^ecurrets:. 
i  ainjinomme^pouree  qu'ils 
recourent  duThorax  en  haut  aux  muf 


J  ■■ 

des  du  harynx-y  afin  quen  fi  long  che- 
mm  ,  ilsfujfent  redm plus  durs  ^ plus 
forts:d'auantage pource  que  là  fixieme 
paire  ^km  debautye^nepomoithaiU 
Ier  rameaux  ànx  mufcles  qui prennent 
leur  origine  de  las  enhant  ,fi  elle  ne  rc:- 
monjiait  ^ers.  haut, 8t  noteras  qu'ils  ne 
recourent  pas.d^m  mefine  lieupainsle 
dextre  remonte  dedejfoulg^  l'artereno^. 
mee. et  aucuns  (ùAxiüaire  dextre ,  des 
autres  Soulfilauiere ,  8t  le  fineHre, 
eÜpardefiouhg  le  grand  tronc  deîar* 
tere  defeendente  aux  parties  naturel¬ 
les .  8t  montent  iceux  nerfs  chacun  de 
fin  coBèylateralemet  le  loî^-de  la  Tra¬ 
chée 


DE  LA  TESTE.  xcviîj 
chee  artere(^amjique  îu  ^erra/s  en  la  fi¬ 
gure  qni  fenjùit)  iufq^ti^s  au>xmujcles 
du  Larynx ,  four  ayder  à  parfaire  la 
yoix.  qA  caufe  de  quoy  onteBé  appel- 
le^^erfisde  la^Qix..^uifoit‘vray, . 
lors  qu  ils  font  incifè^ ,  Id'voix  eft per¬ 
due, dont  l  expérience  en faitfoy:^  ôu 
tu  'voudras  leproumf  ,  lepourras  àifè- 
ment faire  à  yn  chien, auquel  les  ayant 
lie^  0* fèrre^,  iamais  nal>aye  ne  crie. 

FiguretroifierriejclelaTra- 
cKee  artere  .auecques  TE-  , 

.  piglotte  &:  les  nerfs 
récurrents.  • 

^  DemoBreVEpiglottequifècou-- 
che  par  deffusle  chef  de  laT 
chee  artere,pour prohiher  que 
la  dedutîQ  rien  n^entre  en  la- 


ANATOMIE 
dite  Trachee  ancre  y 
four  Ayder  à  parfaire  la)>oix, 
duftel  épiglotte  parlerons  hïe 
toB,. 

%  Lefanilage  nommé  S  cm  for¬ 

me. 

£  ha  Trachee  anere  amulee,com 

metu^vùk. 

DD  Les  deuxglandulesjttueès  aux 
parties  latérales,  du  commen¬ 
cement  de  la  Trachee  anere 
pour  remplir layacuité d’icel- 
les.panies  ,ç^pourfiuBemr 
la  ramifcàtion  des  nerfs  recur 
rentsjeBants  monter  au  La¬ 
rynx  :  aufi  pour  contenir 
^ehumiditéSaliuale  yfrùur 
humeBer  la  langue. 

€B  Lesnerfsdelajtxiemeconiuga- 
thn^uiijQnt  au  ventricule. 


XCtX  V 


DE  LA  TESTE. 

P  Le  nerf  dextre  recurrant 

^  tartere  Axiüatre  ou  Souh fcla^ 
uiere^montant  le  longde  la  far- 
tic  latérale  de  la  Tracheeartere 
iufques  aux  mufilesfrofres  du 
Larynx, 

Ç  Lenerffeneflrerecurratfarfouhs 
ïartere  mmmee  Aortaj^  aüant 
de fin  coite  au  Larynx  ainfi 
que  tautre,  comme  il  fell  mon- 
firépar  LfLC,  La  telle  defdits 
nerfsyot  aux  parties  des  deux 
centres ,  Qe  qm  fira  déclaré  en 
fin  lieu:&*  etufii  quant  à  la  dé¬ 
claration  du  refie  des  autres  let 
très ,  te  m  en  tatray  pour  lepre- 
fiem ,  4  caufie  que  ce  n'ell  icy  le 
Ikudenefirire, 

Figure  de  la  Trachee  artère. 

^  if 


De  l’Epiglotte; 
j  \Amnta,gé  ilfautenten^ 

I  dre  noter  que  de  la  raai 
Ine  de  la  langue ,  efl  dref- 
^  sè  'zm  corps  (Cartilagineux 
moyte  ^  ^ifqueux ,  qu'auons  cy  de-^ 

mnt  nommé  I épiglotte  3  qui  f  attache 
^  lie  tant  d^n  coHé  que  d’ autre C  ^  .  - 

comune  membrane  de  là  houché ,aiiéc\  ^.  >  '  ^ 

les  parties  latérales  du  (Cartilage  nom-^ 
mé  Arithenoïde ,  iufquesàfapartiepo: 
flerkurepour  couurir  x!tt*deJcouuriréo'. 
fifice  duLarynxpourla  diuerJîtédeldy^^CioC 
'voix:au^i  afin  qu^à  la  déglutition  rien^  te.  ^ 
d-entredas  la  TmchéedrtereparleLa^ 
rynx  ^Jl  ce  n'eji  quelque  petite  liqueur^ 
qui  çlefiendpar  les  parois  intérieurs  du 
dit  Larynx:  autrement  en  yain  on  o  r- 
■  donneroit  lesLohots  ésaffeEtions  peBo- 
rales.étpour  ce  que  tel  corps  efloit  capa 


ANATOMIE 

Me  de  momeinent'volmtaire  filon  au^ 
cns  Mamreluy  a  h  aille  qmtre  mufiles 
àfiauoir  deux  qui  huurent  deux 
qui  le  fermet/vn  de  chacun  cofié .  (eux 
qui  touurentj  defiendet  de  la  racine  de 
h  s  hyoïde,  ^n^fint  en  leur  infir^ 
tîon,ieJtnantàla  racine foflerieure  d% 
eeluy  épiglotte:  les  autres  quilefermet 
(es  animaux^  aufiqueUllsfitrounent) 
tiennent  intérieurement  entre  la  tunU 
que  dlceluy  jon  cartilage.  Or  quant 
a  fis  quatre  mufiles ,  ie  ne  les  ay  point 
yeu^  ny  difiemé  aux  hommes, comme 
i'ay^eu  aux  heBes  hrmes:  iaçoit ,  que 
îayemis  tQute pémê^^ diligence  aies 
trouver. 

Du  Pharinx  ou  fauccs,  en 
GrecParifthmîa, 


DE  LA  TESTE.  cj 
2{far  le  Pharynx  efl  ente- 
du  la  partie  intérieure 
pofierieure  de  lahouchequi 
efl  entre  les  deux  amigda- 
les daq^uelleeB  ainflappellee ^pourà^^?»^ 
^ue  ç'efl  *vn  lieu  an^uHe  -^Æroit, 
four  ramajfer  adapter  F  air  receu 
dans  la  bouche  y  ou  trou  du  I^arynx  ou 
Trachee  artere,  de  peur  qu^iln^entrafl 
trop  impetueufementrmaUy fuB  aucu 
nement  reflené ,  ainfl  (pue peut  eflrele 
fang  Çf^l'eflrit  entrant  au  eueurpar  les 
oreilles  d-keluy.Et  tejùffife  des  parties 
de  la  bouche .  Maintenant faut  parler 
des  oreilles. 


Des  Oreilles, 


Fibra. 

Pinna, 


ANATOMIE 

^Es'  Oreiües  Jont  les 
^or^anes  mHm-. 
^(ments  duJensaudL 
^if,compofeesdecuir 

feu  de  chair, car^ 
tilageîyeines, artères  ^  nerf  s.  Le  moU 
ht  ou  on  fend  wolûtiers  les  bagues ,  e^ 
nommé  dés  anciens  Fïbra,  le  de fm 

‘Einna.Et  ont  efléfaittesfar  ^nefro^ 
uidence  de  '^dture,  en  formé' de  figure 
anf  aBueufe  comme:  ^ne  coquille  de 
Limajfonou  E/cargot, faiftnt  la  ^oye 
tortue  auec  circuits  e^defilour s  obliques 
toufiours  allant  en  diminution  iujques 
à  l’ extrémité  du  troudicede ,  affellee 
foramen.  Çœcum for  amen  ,fQur  mieux  receuoir- 
eyn  retenir  tair,^  ramaffierles  efieces 
dr*  différences  des  fns  é^yoix,0*ge~ 
neralement  toutes  chofes  que  nom  corn- 
frenonsfarlouye^  dijperfes far  iceluy 


Cæcum 


r 


pE  LA  TESTE.  cij  lit; 
Qœcum:  afin  que  far  apres  elles puïfi  et 
eHre  conduites  iufque s  a  la  membrane 
qui  eflmediocremet  dure  fiaitedes  nerfs 
delacinqieme  coiugatio  ^  appelle^  Au¬ 
ditifs.  n?areiRement  ladite  anfiaBuo- 
fiteaeBè  faite  de  peur  que  l'air  ne  les  du 

fions  n'entra fent  trop,  impetueufiment^^^^,^^ 
das  les  oreille  s  Jef quels  eujfent  peu  bief 
fir  ou  du  tout  gaBer  l'organe  auditif. 

Et  neanmoins  ladite  anfiaBuoJttè  on 
•voit  aduenir  que  l'air  eBant.  trop  fort 
agite, ropt,efclatte  ^  difiipe  quelques- 
fois  ceB  organe  auditif:  comme  il  ad>‘ 
uient  par  la  trop  grande  njehemence.  de 
L'artillerie,  du  tonnerre, gro fie  s  cloches 
autres  gras  bruits femblables  .D'a- 
uatage  ladite  anfiaBuoJltè  a  eflé faite 
de  peur  aufii  que  l'air fioidn'etraft  trop 
a  coup  au  cerueau,ny  aucun  corpsejtra 
gc  n'offenfaBl'organe  (^Auditif  :  plui . 


ANATOMIE 

Nature  a  emoyè  humeur  cholerk 
t^uegros  ^ gluant, da,ns  le  trou  dkel- 
le  s, pour purger  le  cerueau:  mak  princu 
palemet  à fin  fuefi  aucunes  petites  he^ 
ftioles  entroient  dedas, quelles yfujjent 

prmfes  comme  en  de  là  glux  .Orpour 

La  manie  entendre  comme  Ce  fait  l’ouyejl 
recomme^  .  . 

fe  fait  premièrement  eognodtre  ^  confi- 

y^-  derer  la  ftruElure  fabrication  delà 

jufdite  anjraEiuoJtt'e ,  dont  fi fait  ^au¬ 
dition,  au  moyen  de  la  membrane  qui 
eflçompofie  de  la  tunique  du  nerf  au¬ 
dit  e^  tendue  intérieurement  das 

le  trou  de  ï oreille,  comme  la  peau  d^vn 
tabourin:  car  icelle  efi  enflee  de  l'air  im 
plante  par  hjprit  auditiflequel  efi  en¬ 
clos  dans  la  cauitè  del'apophyfi.Ma- 
de  foedu  forarnem  à  ce  qu'c- 

font  les  fiant  jrappee  de  l'air  extérieur, ce  fie  me 
fons  &  la  reçoiue  hbiet  qui  efi  le  fin  ^ 

l'oiXj, 


DE  LA  TESTE.  dij  uf 
yoix,^uf  neft  autre  chojè  ^u'^ne  quâ^ 
Imfertnamte  du  departement  ei;^jra^ 

Bien  de  ïair ,  faite  par  la  coüijion 
rencontre  de  deux  corps  durs  :  lefquels 
l^’vn  a  receu  le  coup ^  -ÿ  l* autre  ta  don¬ 
né. Or  ceBe  Cûüijton  ^foijfemèntfef 
pand  en  tair  comme  dyne  pierre  iettee 
m  teauj  dont  nous  *voyùns par  l’agita¬ 
tion  d’icelle, des  cercles, ^rondeaux  ou 
ckeouelutions  feBendre  dedans  l’eau, 
tiA utre  exemple ,  On  *voit  es  fontaines 
eBroites  qu’M fiudains  tours  inun- 

dations  circuits f aits (par  l’eau fir- 

tant  hors  de  fa  feurce )  heurtent  contre 
le  mur  eBantrepoufees  font  d’autres  re 
tours  circonuolutionsen  ejlaigijfattt 

tAu  caspareilceBefa&ion  d’air  ren¬ 
due  en  Ueuxcouuers  ^cauerneux  ca¬ 
me  es  ciBemes,puis,  ou  eglifes, ou  é  s  ef- 
pcjfes foreBs  ,fait  douhk fin ,  dont  la 


ANATOMIE 

duflicdtion  eBaffellee  Seho  :  ainjie^ 
L  air  en  ceHe façon  l'audition^arlair^ 

S)uyc?  dei'ouyejeq^nel  eft  dou-^ 

Ue ,  a  fçauoir  extérieur  ■^  intérieur. 
Par  ï extérieur  fofit portées  les  inunda-^ 
tions  dont  éH faite  ledit  €cho  .  Din- 
terieur  eficeluy  qui  efl  enclos  dans  la- 
dite  càuite  Jïdà^cüde  ^  CT*  auQœcum 
foramen  dequêl  n'eflpaspur^mak  tem^ 
perè  farl'e^rit  auditif  . Et  qui Jokyray 
les  operations  de  tous  les  fins  ne fe font 
Grande  î’ef^rit  qui  éHen  eux, pour  re- 

ânnoia.üo  çeuoir  lejdites  inundations ,  ou  circuk 
.  tîons:c!^keluy  touchéladitem:em^ra-^ 
nefaqueUeainfique  la- peau  du  tahou- 
rin^  reçottdesfim  de  fin  air  qui  efi  en 
kelty  enclos, dppeüey^ir'impldte. 
quôfdela  ‘vient  le  tintement  ou  corner- 
ment  doreide ,  quand  au  dedas  d'elles 
ily  a  quelquesyapeurs  Cotre  le  naturel 
Çefti 


quhrouhkîedit  atrtemfèn,^l-efi 
^rit  auditif. Or  tout  celan’efldjfe^pour 
parfaire  Vouye  :  car  encore  pour  mieux: 
diêinguer  les  fins  'voix.  Mature 

a.produit  trois  petits  ojplets  ^Dnjn  ap-^ 
pelle  Incusf  autre Maleolus^ennofire 
langue  enclume gnarteau:e^  le  troifie^ 
Stapes  jpource  qu'il  repre fente  *vn 
eftriefct^ncheual  reMre^  ou  Deltoï¬ 
de, à  raifinqiïil  rejfemhle  d^n  Delta 
des  (y rec s,  fitue ^derrière  ladite  mem^ 
hranedefijuel^  lidaleolus  Jncus  e- 
flans  meù^  agîtes  des  mnndatïons 

de  ïaiccxterteurfiappdts  ladite  mem¬ 
brane, confiituent  Us  differeces  des fins 
e!90foix,ainjî  que faitlachorde  qui  eH- 
amrauers  de  lapéau  pofiefteured<vn: 
tahourin  .  Comme  pour  exemple, 
quand  fis  petits  ojfelet^  fini  legere- 
ment  meu^  Cfl  agîtes \  il^  /eprefin-" 


ANATOMIE 

unt  Xlà  fatuité  auditiue  au  fent 
commun  fongrauc  ^  ohjcur:  mais 
iorsquHls fini fort  agke^,ils  luy  repre^ 
fintmt  *vn fon  efclattat  'violm.co* 
me  m  la  comotio  de  l'air  faim par  le  to 
nërre  ou  artillerie jclothés, dams se- 
UaUes  ieü^finahlemet filon  ju'ihfent 
agîtes  entre  fis  deux  extremes  ^  appro¬ 
chants  pim  oumoins  de  tynou  de  hu 
tre^  rèprefintent  diùers  fins  au  fins  ço- 
mmfilefiuels  te  donne  ky  la  figure. 

Figure  quàtorziemc  de  In- 
cus,MâleoluS|  &  Stapés , 

Jldaleolm. 

^  încm  lefiuelsfint  adhérants  en'^ 
fimhle. 

ôA  t^aleolm^ 

IB  înmsfipareefynd’auect autre* 


DE  LA  TESTE.  cv 
^  Stapes  où  e^rief.  D^fagt  dù^ 
q^uel  nuloy^natomique  n'a  en^ 
coresparllyaumoinsqueiefça- 
che  :  eft  ce  point pourJouBenirla 
membrane  du  Cœcrnn for  amen 
efleul  en  haut^  afin  que  la  facul 
té  auditiue fiit  plus  parfaite?'  ' 


^tt^fUffifi  delà  déclaration  delà 
'^értu  auditiue. Maintenant  nous  faut 
retourner  a  parler  des  Parotides* 


Dés  ParotidcSè 


■^^restes  oreiÜes  félon  hr- 
^dre  de  dijfeBion  anatomi- 
ÿque  faut  conjtderer  ^  mo 
^flrerlesglandùles  tant  dès 
tfnuncioires  du  cerueau  nommées  Pà- 
O 


ANATOMIE 

Tütîdes,  lefqueües  font Jtmees  derrkn 
lapartie  hajfe  de  ï oreille  nommee  Fi^ 
Ira,  que  celles  quifint  Aude jfouh^de 
Ia  mAndthule  inferieure  ^Aufqueüesfi 
font  communément  les  ef  rouelles 
Autres  Ahfces  froids:  de  toutes  lefqueÜes 
^lAndestunoteras  feulement  eneelieu 
■Vfage  des  içy  leur n^fage.St premièrement  des  P  a 
|kndules  yotides,  lefqueÜesont  eBé faites  dei^A 
îure^  afin  de  rçcemir.  Ia  mAtiere  ^ene^ 
neufe  xp^yirulentè^repouffee pAr  le  cer^ 
uCAuen  icelles, P  ArlA  multitude  dçsyel 
nés  arteres  idée  diBriiuees,  comme 
font  lesgladules  des  Aijfeües,ducueur: 
^  des  A^nes,  dufoje  :  quant  aux 

autresglandes,eüespeuuent  fermr*  a  Ia 
dîufiion  des^vaifieAux  ,à  fçauoir  des 
yeines  ^  arteres  idée  diuifees,eir*peur 
l^humeFlation  de  la  mandibule  ,  ligA-‘ 
ment  s,  memhanespar  le  continuel 


^f'equent  momement  de  ladite  ma- 
diMe,  ^ pour  remplir  les  caulte^  qtâ 
fent  en  c*eM  endrok,Or  maintenat faut 
dedar^  Us  ^e\ms  ^  arteres  de  la  te- 
fie.’ ljes.pa.vths  de  la  teBe font  nourries 
^  ^mifieei  des  fvemes  arteres  no- 
mees  Jugulaires  ^  farotides.Les  •vei 
nés  Ju^làirejJant  doubles,  d Jçauôir, 
mternes  ^ exmmes.llinteme  ^ pim 
petite, monte  tant  d’^neoBé  que  d'au¬ 
tre  ,par  les. parties  latérales  de  la  Tra¬ 
chée  drtere  iufques  à  la  bouche ,  au 

Qranesm  donnant  nourriture  aux  par¬ 
ties ,  par  lefqmües  eüepajfe .  Sticeüe  e- 
fiant  •venue  d  la  hafe  du  (fane  ,fe  di- 
uije  en  deux  rameaux idot  leplusgrad 
entre  das  le  (fane,  auec  la  petite  artere 
(farotide,par  le  trou  de  là  Jîxieme  con- 
nigation  des  nef s:^  le  pim  petit, apres 
amir  haiüé  quelque. petit  rameau  au 
0  îj 


V  eines  lu 
gukircs 
&  Caroti 
des. 


ANATOMIE 

-Qecum  forame;fm  <va  dedans  le  (rd^ 
ne  ou  ilfepert  en  la  Dure  mere  ypres  le 
îrou  de  latroijîeme  (Quatrième paire 

des  nerfs .  Le  rameau  extemeXs^  plus 
■grand  >  eBant  monte  à  la  hafe  de  la  tè~ 
fie, fi  diuifi  enplujîeurs  rameaux, défi 
ppuelsï^vnfen^aaux  mufëks  de  h  s 
Lfyôide ,  du  Larynx ,  de  la  Langue 
g^en  lapante  inferieure  dicelIe,ou  elle 
efi  ouuerte  aux  Squinances  autres 

inflammatios  de  la  bouche, pareiüemtt 
à  la  tunique  du  neg:plm  enmye  nm  ra 
meaupar  le  pim  grand  des  trou\  Sth- 
moïdes, lequel  fi  refiat  fur  la  Dure  me 
re  .L autre  rameau f  en  ^a  à  la  Dure 
mere,paffanttant  dl>ncqfii  quedau 
trepar  le  trou  Jiîuè  fouhs  Dapophyfe 
A4 afioïde .-lequel  montant  obliquernet 
tant  d’^vn  coHe  que  d autre  par  h  s  Oc¬ 
cipital  ,mfque  s  à  la  haute  partie  delà 


DE  EA  TESTE.  cvîj  *  « 
Juture  Liimbdoïdejauquel  endroit  lef^ 
dits  rameaux fe  rencontrent  fyuif- 

fent  dedans  le  reply  de  la  T)ure  mere, 
qui  dimje  le  cerueau  anterieur  x!s?s^ofle 
rieur jpour faire  la 'veine'Forcular  .  L^ 
tiers  rameau  matant  par  dejfus  la  par.-^^  dfia  vd- 
tie poHerieure  ^  bafe  de  lamandibu-^  ne  T orcu, 
le  infirieure  ,fe  diflrihue  au^x  hures 
aux  aifles  du  ne^,  ^  a  leurs  mufeles^ 
femhlablement  augrand  angle  des 
yeux  (  i^entens  toufours  chacun  de  fan 
cQÜè)  au  front  &autres  parties  delà 
facefaijkntk  la  fin fur  la  partie  ante^ 
rieure  du  font ,  Peines  enjçmblej,a^eh 
ne  nommee  ’BpBa  m  Fronth,  Le  qua^  Vena  Rç, 
trieme  rameau  monte  parles  glandu^ 
les  qui  fini Joubs  les  oreilles  apres  leur 
auoir  bailUpluJîeurs  rameaux^ fie  con-j 
Jomme  encoresen  deux  rameaux  infi^ 
gneSflefiquelspaffient  enfemile  derriem 
Qiif 


ANATOMIE 

ïorèiUe  >  -^fe  ferment  au  cuir  de  la  te^ 
He.  Le  cinqieme^  dernier  monte  par 
la  hajè  du  (rane,^fen  >4  à  l'occiput 
VeinePupjf^;^^  rz/eim  Puppis,  laquelle feïiend 

le  long  de  la  teBe filon  lajuture  S  agita 
l^>  ‘^a;pemUer  auec^ 

fait  que  fi  lâtefie  Mmdlade  extérieur 
*  rement  en fitpa^è  mtxmureoupoHe^ 

tieure  powrlufemlfim  -delà  matière^ 

fiigneeptemihéf&m  P^&ne  m  l autre. 
■Et  icy 

me  mm  amm  -dit}lmdite  '^eme  Puppn 
,  enmye  quelle  foè  fOr  ou  deux 
troux:Sfie^iifigneSjWmpffrtimdeJoy 
mx parties  wmkuret.  ée  lateBe  ;  la^ 
quelle  'z/emepemefireômertepourfid 
re  rt^actmtion  ^remfion  delà  matiè¬ 
re  qut  interkurementlamolefl'exeque 
tay 


de  la  teste..  evig  \lo 

farquet^uesfûis félon  hrdon- 
nonce  de  M.Sylum^auecgr and  effet. 

Des  artef es  Carotides. 


Es  ârteres  Camtides- 

comti- 

gulairesmtemesjf^r  les  parties  latera^ 
les  de  là  Tmchjee  artere:(^lors  qu’elles 


fontyenucs  ati  Pharynx fedmifentcho 
cune  de  fin  cofié  i  -en^  denx  rameanx,-> 
t^vn  interne  ff  outre  externe:  dont  tin- 
terne  le  plus  grand,  fi dijfemine  aut 
Pharynx,,Lorynx,i^a  la  langue :puîs^ 
entre  dans  la  tefie,çy*de  ldenuoyeplu^ 
fieurs  ramifications  au  ne^y  Oux y  eux 
aux  mffcles  Temporaux  en  leurs  par- 


O  mf 


A,NATQMIE;, 

thsintmeûresj^* àlaDuremere^-^.  ' 
le  rejîe  du  tronc  entrât  f  dr  les  trou^  Ur 
î  "BdJllaireJ’enyap'es  des 

Plexusad  apophjfes  Clmïdes  dMit  os^our faire 
mïi-âWe.  lePlexHS  ou  %ets  admirahlepuk  apres 
ilfi'  confomme  ç^pe/t  par  la  hafe  du: 
eermauje  diflrihmnt  plantureufemt 
mta  Piemere^^  ila  membrane  mm 
mee  Choroïde  ou.Plexm  Choroïdes. 
lJ,externe'& pltis  petit  rameaufenya 
aM'grand  Gapthm  desycux  mx 
parties  latérales-  d^  ne^^aux  temples, 
aux  iouës  Csr*.  derrière  les  oreilles  .pareil 
lemët  enmye  ^n petit  rameau  aû  mup 
de  long  du  col,  Mt  tout  lércfiedu  tronc 
jlen^^a^iermher.  auecla  ^eine  lugu- 
taire  externe-,  pPlî4S  il  relie ‘zm-O  ^eine^ 
artere  de  chacu.  coflè  dites  Cermca-r. 
lesxlefpueUes  ayants  prinjeleur  origme.. 
delAxidake^o^Soub^ 


cix 


PE  LA  TESTE. 
parles  troU^i^mfint  mx.  apophyfes 
yertehresdu  col,  ou  cerr 
uix puis  enxret  dedans  lé  Crâne  y  an  lès 
mu^fiui font  aux  deux  epfie'édumuy 
parmdefet  la  I^ucq^ue,éS^delàfen: 
•vont  perdre,  dedans  le  Torctdar.  Une 
reHe  pim  a  déclarer  des  parties  delà 
teïie  que  les  mufles  qui  lamouuentyà-^- 
uecla  première  ^ficodefondyle  du 
cohf nia  première  dejquellesyclléfife--, 
chit  eHedypuis  auecla  première  y  en 

tehre  fe  tourne  en  rond  jùr  la fécondé yCo 
me fur  vn  pjuot  dénombré  defquelseU 
de  q^ator^Cy  à fçamir fpt  de  chdcuco-^'. 
fléydontles*vns  ïeHendent  ^laleuet 
en  haut  vers  le  ciel  :  les  autres  la  baif 
fent  ^ fechijfentv^ers  la  terréies  au¬ 
tres  la  mpuuent  obliquement ,  tom 
enfmble  par  leur  mauuemet  Jùcceftf 
çirculairemet:tomleJquels  te front  de^ 


ANATOMIE 
moflre^far  ks figures  fui 
Ivfefcles  freff$krepeürede0ts  mfile^ 
ques.  fimtksdeuxSflenedfues^amfi  mme^ 
pourra^ndelem' figure  fmlsmtkU 
rmed*^chim,  ^premmt  kurorU 
gmetkseif^elpmes fiferieumdîiMe 
taphrem^  W  fuam  mfirieurès  du 

cd  :  definer  é'hiupfiemm 

(x>mreh:s-^püpdmfis 

m  Ifou  mçepefiguremerfm^par  AA 
Et  fuammx  mtreshetres  ^mfimhle 
des  oMresfigimsJls  tefimnt  déclarées- 
en  lewr  liemcarpmr  hpmpnt  icommt 
kay  dit  )  ne  ^z^xmoinBntfm  iana^ 
tomiedelateBe, 

Figurc  qitiïîzieme. 


/ANATOMIE' 

1a  Jèconde  pake Jont  deux  autres 
mufiles  que  Syluim  appelle  (omplexi, 
eu  Sntrelace^  à  raifan  de  leur  texture: 
pource  qdil^fepemeiitfeparer  en  trois, 
ou  quatre,neanmoînimirade  difficul¬ 
té. ïls  naffmtdelamijieme ,  quatriè¬ 
me  cïnqieme  dpôphyJè  TranJuerJè 
du  Metaphrene  'vont  triffrer 

droitement  atOcciput.pour  ejleuerpa- 
reiüementlateBe  en  hautainji  que  lès 
Jffdksdefquel^te font  demonBre^par 
ceHefi^ute  des  quatre  AA  Ad. 

Figure  {èiziemc.; 


ANATOMIE 

La  tierce  faire  Jont  les  deux  pre^ 
tniers  nomme^  Droits^  qui  montent  de 
l*ef^ine  de  la féconde  yertehre  quelque 
peu  ohïiquement  fd  t Occiput  :  Joubs  lef 
quelle  ftjituee  la  quatrième  paire fai- 
fat  lesdeux  OiUrès petits  Droits  qui  rm 
tent  de  ïdpophyfedela  première  yerte- 
hre  du  col  à  l'Occputj^ui  ne  tepeuuem 
eBre  monHre^: pour  ce  qu  ils  font  fouis 
les  premiers  Droitspomfne  nous  auons 
dit)  lejquéls  auecques  lesfufditSjleuent 
La  teBeyers  leêïel.fefie  troijieme pat' 
re  feft  monBréeèncéJlef^ûrepàrAA. 

La  gnqiemejont  les  deux  OlUques, 
propres  a  ïeleuatiôn  de  la  ièjledèjquels 
montent  de  l'apophyfiTranjuerfe  de  U 
' première ffondyle  du  col  près  iHnfertion 
des  deux  premiers  droits  3  laquelle  t  efi 
'monBreepar^S. 

Lafixieme  merqueepar  CÇ,  tnon- 
•  '  '  .  fre 


DE  LA  TESTE.  çxij 

jlre  les  deux  Obliques propres  au  mou 
uement  de  la  première  ^ertehre  du  col, 
^ par  accidet  de  la  tefte:  lefquels  naif 
fentdeh^^ine  de  lajeconde  ^ertebre, 
(^finfiret  a  tapophyjè  Trajuerfe  de  la 
première  :  ou  noteras ,  lors  que  chacune 
paire  defdits  mufcles  eBenfin  aUion, 
cela  fait  que  tous  enfemhle  eHants  oc~ 
cupe^  ,font  leuer  droitement  la  teHe  en 
haut.’ci;*  au  contraire  ,fi  les  *vns  ou  les 
autres  font  leur  aBion  ap art, ils  la  tiret 
feulement  ^ers  leur  principe  ^ori^ne 
particulière, chacun  félon fs  fibres. 

Figure  dixfepticmc- 


DE  LA  Testé,  cxüj 
pDphjJè  M.<iflotde ,  au  moyen  de  quoy 
eHappeJUmufcle  J[dafloïde:fon  aElio 
eflde  hai^er  fléchir  la  tefle  auec^ 
(juesfon  çompagmn. 

Figure  dixhuitieme. 


ANATOMIE 

Z)  MoHrent  deux  autres  mujcles 
qui  flechijfent  le  col ,  ei^par 
confequent  la  te  fie  ^  lefquels 
montent  du  quatrième  ^er- 
tehredu  (sfMetafrene  :  auf~ 
quels  eB faite  hf^ecede  P  a 
ralyjîe  appelée  SmproBeta- 
ms,quiefl  courber  la  tefle 
'vers  le  deuant. 


Figure  dixneufieme. 


DE  LA  TESTE.  cxiiij 
(lAw^uel  endroit  donnerons  fin  a  ce-- 
fie  Anatomie  de  la  te^le^nepajjant  ou^ 
tre  mon  intention -j^our  le prejènt  .*  mais 
filplaifl  a  Dieu fi ie  yh^^cognois 
ce  mie  petit  labeur  eHreagreahlenkfie^ 
re  mettre  en  hrief'vn  œuureplus  ample 
de  la  totale fiahrication  compojition 

du  corps  humain^auec  certaines  figures 
necejfairesypour plus facile  cognoijfance 
d'icelle. 


Fin  de  l’Anatomie  de  la 
^  teftehumaine. 

T  ÿ 


CXV  fU 


LA  METHODE  DE 


traitter  les  playes  &  fraârures 
de  la  tefte  auec  les  pourtraits 
des  inftmments  necefïaires 
P  ourla  curation  d’icelles. 

gkn  ordinaire  du  Eoy,0‘  itirià,  Paris. 

Des  playes  &  fractures 
dii  Crâne. 


amir  ainjl  co- 
^gneu  les  parties  natu- 
^  relès  delà  tejîè,  mam 
f  temtnous fautdecla- 
rer  les  chofesrepugna- 
tej  àMature^ç^ Jpeàalémet  dès  places: 

?  if 


;::î  DES  PLAYES 

0^fyaEiures  dûcelle.Donc pour  entrer 
en  matière:  Ilfautfcamir  que  la  teHe 
eB  aucune sfok  hlejjee  auec petite  cotu^ 
Jion fans  ployé:  quelquesfois  auec^ 

incijiondu  cuirquiconurelefranefeu 
lemenu8t  aufifouuenton  trouue  com^ 
plkatîon  des  deux ,  d Jcamirplaye 
contujion.  T^^auatage  toseH  aucunes- 
fois faEture JuperficieUementjÇ^quel- 
quesfois  iujques  au  Diploë,ç^Jouuem 
en  toutes  les  deux  tables ^auec  les  mem 
branes,  comprenant  aufi  la Jub^ance 
du  cerueau.  Au  fi Jouuentesfois  admet 
^ne  commotion  ^  ou  esbranlement  au 
cerueau  :  auec  ruption  d! aucuns  ^aif 


Ce  quijèra  déclaré  cy  apres  par  ordre 
auec  la  curation  de  chacune  mauuaifi 
dijpGjitidn  ;mnjt  bien  que  ie  de f  rerois ^ 
mais  le  mieux  quÀ  me  fera pofible  ,Et 


Jmuray  le  dium  H'tffocrdthjiecj^uel en 

Jon  Hure  des  play  es  de  teBe ,  a fait  cinq  ^ap.  fait  5*. 

eB?eces  ^^Sfferences  de  ira^ure  au  ^^?^ccsèc 

differen- 

Crane,  cesdefra- 

La  première  eB  appellee  Fente 
Scijpire. 

La  fécondé  jContuJlon,^ 

La  troifieme,  Smharreure  ou  Enfon 
fu-re. 

La  quatrième,  Incijio  ou  <J^/ erque. 

La  cinqieme,quad  h  s  eBfaSluréou 
ef  latte  autre  part  qu^à  tedroit  ou  a  eBé 
doué  le  coup.St  de  ces  cinq  ejpeces  fit  en 
cores plujieurs  différences  ;  car  aucunes 
fint^randes, moyennes  petites,  tref- 
petites'.aucunes  longues,  larges  ,courtes: 
aucunesjuperfcieles:  les  autres  iufques 
au  Diploe,  quelque  s f ois pafent  tou 
tes  les  deux  tables ,  Lésâmes  fit  defigu 
re  droite, oblique,  -fronde .  Les  autres 


DES  PLAYES 

Jimpksdes  mtrescopojees  entre  èües^co- 
me  (otujio  aueeFijjure,^femhlahles: 
lesynes font  campliquees  auec  douleur, 
chaleur, tumeur, flux  defang ,  au^ 
très  accidents .  ^elques‘vnes  fonta-’ 
ueccjues  *vne  ouplujteurs  EJquiJles  d’o  s 
fepare^,aMres  ne:  toutes  lefqueües  dif¬ 
férences  font  diuerffler  la  cure  .  Or 
maintenant  faut  'venir  aux  caujès-, 

Caufis. 


Es  caujès  d'keües 
faBuresfim  exter 
nés,  comme  çheuttes 
coup  s  de  ha^on, 
demajfe,de  lance. 


■,pterres,a 


pee ,  morjure  de  heHes^  autres femr 


de  la  teste.  cxvij  sV-) 
Jy  a  doubles Jlgnes,far  îef 
quels  on  cognotH  les  os  du 
(rane  eflrejrâBure^.Qefi 
à fçauoir  CoieBuratifs^^ 
Qrtains.Les  (joieBuratifs  sotcogneu^ 
fur  les^accidents^comme fi  le patient  efi  tifs. 
tobe  du  coup  en  terre  :  ou  de  haut  en  hcvs 
fur  %>ne  chojè  dure  fil  a  demeuré  queU 
que  temps fans  parler, ouyr^e  'yoir:ç^ 
aufi par  le  récit  dupatient,  qui  dit  fen- 
tir  grande  douleur,-^ porte  fouuentla 
main  a  ï endroit  du  mal.  Aufi faut  a- 
mir  contemplation  du  bafion ,  comme 
fd  eHoitpefant  gs^obtu^picquant pé¬ 
chant  ou  autrement.'gsr^d  la  force  de  ce- 
luy  qui  a frappé  :  gf^fil  eBoit  en  grand 
cholere  lors  qùil  (hnna  le  coup.  Aufi f 
le patient  auoit  la  teBe  nue, ou  bien  co  u 
uerte,fil  eB  tombé  en  Syncope  apres  le 
coup^  ^fil  a  perdu fa.ratiocination  am 


DES  PLAYES 

pm  eHre  retourne  dudit  Syncope  i 
qtCïl  euB  esMouyjfement  de  s  yeux  ou, 

/'Z/erti^ine,  cejiàdire.quilluyselflafl 

^ue  tout  toumafl,  ce  dejfus  dejjouhs  ; 
ç^fil  a,  îetté fangpar  le  ne^J?ouche^ou 
oreilleSyCP^fil  a  ^omy.Qtr  Hippo.dk 
pt^^^d  le  cermm  eft  %^ulneréjl  eft 
necejfaire  (pue  lajieure  le  ‘vomljfe- 
ment  bilieux  Juruiennet  :  autant  en  dit 
Galien  au  (^alkn  au  troifieme  de  lock  afféBûy 
à  la, fin,  ou  il  dit  pue  ce¬ 
la ‘vient  puandlesJraBures  pamien- 
nent  aux  membranes  ducerueau .  Or 
tous  ces fignesicy font  grandement  con^ 
ieBuratifs  pue  le  Crâne  fottfiaÜuri,, 
le  cerueau  offense  :  ^  toute sfiois  on 
peutyoir  pu^aucusaurot  fiaBured'os,. 
qui  du  commencement  ne  frapoint  dp- 
perceuc  par  aucuns  de  cesfignes'.mdis 
telle  chofe  efi  bien  rare.  En  c  eft  endroit 
-klfenx. 


de  la  teste.  cxviîj 
le  njem  réciter  t  aduertijfement  que  d& 
ne  Çu-idon,  qui  dit  qu"à  lors  que  lajra-  Guidon 
Bure  eB  incertaine  ,Ji  on  •veut  cognci- 
Hre  à  la  vérité  ou  h  s  eH  rompu^il faut 
mettre  entre  les  des  du patietyne  corde^ 
lette ,  ^  jrapper  deffus  :  car  au  mejme 
infiantje patiet portera  la  main  au  lieu 
de  lajraBure pour  la  monBrer  au  Chi 
rurgien.  Ce  que  toutesfois  ien'ay  fieu 
trouuerpar  expérience ,  iaçoit  que  taye 
pensé  plufieur s  patients  qui^auoienttos 
fiaEluré  corne  ie  voyois  d  ï œil. Et fuy- 
uanî  lé precepte  de  (guidon  /te  leuray 
fait  ferrer  auec  les  dents  vne  cordelette 
ou  bien  vn  moufihoir:  neanmoins  fans 
laijfer  a  tenir ferme  y  ils  ne faifiiet  point 
fimblant  de fi  plaindre yuy  dernenfii- 
gner  le  lieu  ou  îàs  eBoit  rompu:  à  caufi 
dequoy  ie  nepuishonnemet  afieurer  que 
cefie  raifin  de  Guido fiit  certaine ,  y  eu 


DES  PLAYES 


^ue  té  yj^enay  rien  trouuefarexperteni 
ce .  e^aintenant  nous  faut  parler  des 

Jignes  certains. 


Signes  Certains, 


I  Ssjignestertadhs  é^înfaU 
5  lihies font  ceux  qui filfoy- 
^  ent  a  tæil ,  principalement 
!  quand  h  s  eB  defouuert: 
aujii  quand  les  cheueux  font  i 


(^demeuret  tous  droits ^entr ans  dedas 
la  play  e:  alors  on  peut  prédire  ^raye~ 
ment, que  hs  eU  incise,  pour  ce  qu'il  eH 
hiedifiede  decoupper  le poilquï  ohéiB 


'os  ne  le  fit  aufî  quant  ç^quant. 


C'eft  'vn  ProgmsBique  qu'on  peut faire 
Hipp.  de  deuantqued'hahiüerlepatient.Cèque 

YuLcap.  rjr:^  ^  _ '  A  n-  .  n.  . . v 


Htp.a  cofirmé.Aufipeut  eflre  cognem 
lafa^ure  quelque sfok  au  ses  du  taB, 


de  LA  TESTÉ  cxix 

le  cuir  ncH  dejcouuert.qui Je fera . 
euprejiatdes  doigts Jur  la JraBurexar 
à  lors  on  fint  l*os  eHre  ejleué  ou  enfonce 
outre  le  naturel .  Or  quelque  fois  h  s 
jlantcontu^yfendujOufcijfuré ,  nef  eut 
eHre  cogneu  à  l'œil  n'y  far  la  fonde: 
mats  quand  on  aura  afferceu  far  le  s 
fgnes  ConieSluratifs  cy  dejfus  ejcrits, 
faut far  artifice, chercher  la  Fiffurefar 
mixtion  d'ancre  ^  hmlle,^injt  que  Jè-^ 
va  cy  afresdeclarè. St  ayant  cogneu  l'os 
eBre  llejii ,  faut  diligemment  Jçauoir, 
combien  le  mal  eB grand  ,  ^y  remé¬ 
dier fromftemet.  St  lors  que  le  couf  ejh 
fur  les  futures ,  le  mal  eB  dficile  à  co- 
gnofire,Ji  l'os  n'eji grandement  romfu: 
fource  que  les  futures  ainjl  qu'ams  dit, 
refrefentet  les  Fiffures,  à  caufe  qu'elles 
ont  alf  erite^  corne  les futures  ;  auquel 
ca^  Hiff  ,a  eBe  deceu, ainjl  que  nom  a- 


DES  PLAYES 

mns  dit.  (lAfres  auoir  ainjt  déclaré  U] 
eFfeces, différences  3^ fignes  en  gene^ 
ral  desffaEiures  du  Qrane:  maintenat 
faut  traitter  de  chacune  ef^eceàpan, 
commençant  à  la  FiJJure  ou  Fente. 


De  ScijOTure^qui  eft  la  premiè¬ 
re  efpece  de  Fracture. 

!  Ile  chirurgie  cognoiBpâr 
^les  fignes  prédits  fos  eBre 
^JraBuré  ^  fcffurè , 

^  qj^il  ny  ayt playefiffifan 
te,  pour  la  traitter  faut premkremetra 
^er  le  poil  :  puis  coupper  le  cuir  mufeu^ 
leuXj(^  le  n^ericrane,  auec  rafir, 

faire  la  feBion  triangle  ou  cruciale, 
degràndeur  ^u^ilfera  hefein  (Car  telle 
chojè  ne je  peut  lien  ejcrire)euitant  tou^ 
Jtows  tat  quepofihle fera^  les  comtnif 
Jures, 


fum.St  fe  fera  ladite  feElion ,  auec 

tel2{ajôir, 

Ràfoir  pour  faire  incifîonr 

cAucm  enleuent  toute  la  pièce 
dudit  cuir  mufeuleux  Pm*- 

crane ,  ce  que  i'ay  fait plujîeurs 
I  fais. Puis  apres  faut  hiefeparer 
le^T^erîcrane  dauec  le  Qrane^ 

,  de  peur  qtlon  ne  le  touche  de  la 
I  Trépané  (cartel  attouchement 
î  ferait  caufe  d'induire  douleur 
!  infammation}en  commen¬ 

çant  aux  angles  de  la  play  e  a- 
uecques  tel  Qi^eaw. 

Cizeau  pour  feparer  le 
Pericrane. 


DES  PLAYES  ^ 

T  apres  faut 
emplir  toute  la 

iltpye  dechar- 
py:  afin  de  te¬ 
nir  les  leures  eleuees^ei;^  di¬ 
latées  iufques  au  ledemam 
t^par  dejfus  appliquer  re- 
medes  2(epercufiifis  ^2(e- 
Jiraintifis  du  flux  defiang. 
Bt  fil  aduenoit  pu^il fiuH 
impétueux  ^  ^  fi  gràni 
quilmpeuBeflre  eHanche 
par  iceux:,  alors faudroit 
lier  le  ‘vaijfieaufiaifant^n 
point  d'aiguille  J  començant 
à pajjèr  ï aiguille  a  la  partie 
extérieure  au  trauers  de 
tout  le  cuir  mufiuleuxpuîs 
la  repajfer par  la  partie  intérieure  ^ 
faire  le  neuddejfimde  ferrant  fi  fort  pue 


de  la  TESTËr  cxxj  1^5 
kfang  nepmjjè pajfer  outre  ledit  ynif- 
feau .  Çt  amji  faifant  ton  efianche  les 
jiux  de  fang^que  les  remèdes  AftriBïfs 
ne feuuet faire  :ce  que  i'ay fait puis  na- 
guère  s  àyn  charretier  lequel  ainji  qu'ait 
tHoit  fur  fa  charrette  tomba  la  teHe pre 
miere fur  lepauè  en  ce  fie  ^iüe.ei^ f 
■<vne  biengrande  contujîon fur  tos  Pa^ 
rietalpartiepoBerièure:  Au  moyen  de^ 
quoy  ieconuint  incifer ,  tant  pour  faire 
^acuation  du fang  meurtri  que  pour  a~ 
mir  egard  au^ice'de  tos:  par  ladi-^ 

îeincijionfufi couppee ^ne ancre .  Dot 
celuy  qui  le  traitoit  ne  luy  fceût  êÜan^ 
cher  le  fang  >  duquel  ledit  charretier 
uditperdu  fi  grande  quantité ^  qu’il  ne 
fepouuoit pas  feulement  tourner  dans 
fin  lir,e3r*  à  peineparler,  tant  eHoit foi-- 
ble  debile.  Icy  i’ay  bien  ^oulu  réci¬ 
ter  telle  hifloire  ^  afin  d’insîruire  le  ieu-^ 


DES  PLAYES 

ne  chirurgien ,  qu  ll  ne  laijje  mourir  njn 
homme  par faute  dHm petit  point  iaU 
guiUedequel  ne  doit  feulemet  eHrefait 
en  la  te  fie,  mak  aufi  en  toutes  cmres 
parties  du  corps  en  ccesfemhlahlefil  efi 
poJiMe faire  ledit  point  d'algulMe .  Or 
pour  retourner  a  noBre  proposée  lende¬ 
main fera  regardé  quelyice  fera  en  t os: 

au  cas  qu’il  n'apparuH  aucune fea- 
Bure  au  fins  de  la  ^euè\  ou  autaB  de 
leferouuette ,  neanmoins  on  conieBure 
par  les  fegnes prédits, y  amir  feaBure, 
Alors  faut  mettre  Jkrï as  qu’on  aura 
defeouuert  ydeï ancre  àeferire ,  mejlee 
auec  ^npeu  déhuiÜeroJàt ,  à fin  qu’eüe 
pénétré  dedans  la  fente  ,fil  eny  a, 
que  l'os  en  feit  imhu.  Bt  au premier  ap¬ 
pareil  d’apres  faut  ejfuyer  l’o  s,-^  ydr 
fi  l  ancre fera  entree  dedans, qui fe fera 
en  ruginat  raclant  l’os  auec  rugines, 

iufques 


DE  LA  TESTE.  cxxij 
tuj^ues  ^  ce  (^ue  lon  trôuuelafin  de  la, 
mircewr  de  laditté  ancre,  qu'on  ^er 
ta  l'os  eflre  blanc:  adonc  faut  cejfer. 

Et  apres  encore^ pour  eflre plus  ajfeure 
filaFtjfurêfenetrelesdeuxtahlesftm 
faire  clorre  le  ne^  ^  la  bouche  aupa^ 
tient,  le  faire  expirer:^  regarder  fi 
par  la  fente Jm  quelque  humidité  fan-^ 
puimîete,  d  caufi  quepartel  moyetair 
de  la  rejpiramfak  enfer  ey^efeuer  la 
jubftance  du  cerneau  ey^tes  memhra- 
nes,.d(mtf  enJùitl*expnlJion  de  certaine 
humidke:e^teüechofeappardiflfera 
n/rs0f  jlgne  mamfeBe  que  les  deux  ta¬ 
bles fom  rompues  entièrement^  adoc 
faut  empper  f  ôs par  les  %ugtnes  oupar 
atsSresMf fumets  propres  à  ce  faire , tuf 
ques  à  la  Dure  mere:fjgard at  la  tou¬ 
cher  aucunement, Et ft  laSdjfure  efloit 

fm  ligue  Jl  ne  la  faut  pas future,  mais  méthode  • 

' 


DES  PLAYES 

dirque  {’il yffue  tranf 
yadelogs'^^Y  •  ;  ’  //  ^ 

fragméts  ^  mauere.'oe  feur  qu  elle  ne  corrom*- 

d’os  du  pel'osj-^fefaceapofiemeaucerucaui, 
ne  les  fdtre ouuerture en ïos 

tiiêt  pour /g  troifîeme  iour/il  efipoEthle.  Stprln- 

fuiure  iuf'  :  ,  ^nt  y  ^  r  , 

(jues  à  la  Çpd,Lemet  en  cjfe:a  eauje  nya  en-^ 

iin  de  la  core  inflamatio  Joute sfois  Ÿe  ay  rugint 
p^ourueu  ^  trépané  apres  le  feptiëme  i^;*  dixie^ 
qu’on  co-jne  tournât  en  hyuer  que  efié^qui  en  sot 
quS^e  t'echappeg.^auj^iplujteurs  font  morts  Je  ^ 
s’en  enfui  dîscèsohofis^àfnque  iamaîson  ne  laif 

de  da°SV^ (co¬ 
rne  dit  Çalieenfamethodeyd  eft  meiU 
.  ''  leur  de  foyer  quelque  remede,^oire 
douteux, que  nul itoute sfois  en  falsat  an 
pdrauat  Ion  Prognoflique,pour  ce  qu’d 
en  meurt  plus fans  cHre  trépané^ ,  quo 
de  ceuxqtpo  trépané.  OrlennÜrunfts 
propres  à  douer  ouuerture  auxSciJJures 
Jdntappelie^7{ugmes,deJquellesasfcy 
lespom- 


les pûurtraïhd&diuerjèsjortes.'kfin  que 
tu  en pnijjes  chpj/trfelo  qu'il  te  fera  l?e^ 
foin:  les  pourrai  toutes  inferèr  ï^ne 
apres  l'autre  dans  la  d'^n  man¬ 
che  que  tu  ‘voUicy  mer  que, par  laquel¬ 
le  y  f  tu  cogmk  ajf^ par  les  extremi^ 
te^defditsinflmments. 

Rugines,  pu  Rafpatoires. 


DES  PLAYES 


Rugines  d’autre  façon  que  les 
precedentes,  pour  coupper 
d’au ant âge  l’os . 


DE  LA  TESTE.  cxxiiij 
De  Contufiofl  qui  cft  la  fecoii- 
dc  eipece  de  Fradure. 

ArQontuJimJè fait fomt- 
Usfois  ^ne  ScchymofejCefi 
à  dire  effujio  de fang  finis 
le  cuir  muJculeuX:,auec'Coa: 
gulation  du fangfiansglaye.St ft  la  co- 
îufton  eHgrande,  que  le  cuir fit Jè~ 

faré  du  (fane,  à  lors  faut  faire feEiion 
tf^  ouuerture ,  àfindeuacuer  lejdng,, 
appliquer  nuUemet  remede s  Sup¬ 
puratifs  (ce  qui Je  pourrait faire  en  *vne 
autre  partie  charneujè)de  peur  que  l'os 
ne f altéra  ft  :  car  toutes  chojès  humides 
Jont  contraire  s  aux  os.  (f  qui  fera  claî^ 
remet monftre  cy  apres.  On^oitfouuet 
^enir  telles  Contîijtons, principalement 
aux  ïeunes  enfants,  le  cuir  fi  depri^ 

^cr  pour  leur  molejjè  rarke  lù 

^"ï 


DES  PLAYES 

fan^  découler  entre  le  cuir  &  le  (rane] 
fent  on  mollejfe  C57<  inondation 
à  ledroit  de  ladite  contujionxe  que  ïay 
plujleursfoü  omert  auec  <vne  lancette, 
ç^parlouuerture  faijois  feuuentjor- 
tir  ^n fangfereux  auec  Thrornhu^qui 
eB  Jang  coagule  ^  fort  noir: puis  apres 
auec  comprejiion  mûderee,  remedes 
"Defkatifs  promptemetefloientguem. 
Pareillement  par  ^ne  grande  contufto 
le  (fane  des  petits  enfants fe  peut  enfan 
fer  au  dedans, comme  ton  l^oit  aux  de^ 
lïe^  Itaiffeaux  d^airain,deplomh,  de^ 
ftain,oufemhlahles,  quad  on prejfe  du 
doigt  défis,  il  fi  faitltne fojfe  ou  caîdte: 

telle  chofi fe fait  principalemet  aux 
ieunes  enfants fifquels  ont  encore  sieur  s . 
os  tendres,  lanuleux  mols:g^  en  tel 
càs  faut  appliquer  iJneT^^  auec- 

qnes grande  flamme, kfinde  retirer  tos. 


cxxv 


de  L ATTESTE.  cxxv 
enfonsé  enfin  lieu  naturel  fiil  eBpofii^ 
hle.^tfifar  laKentoufe  nepeut  efire 
réduit  yadonc  faudra  fairefiBion  au 
cuir,  appliquer  ^n  Tirefons  comme 


..  I  .  ainjl  que fot 

.  I  les  tonneliers 

J.  :  .  •  .  I  quadils^eu. 

I  letretirer<z/- 

.  I  :  ned/yuuedu 

I  :  deddsaude^ 

I  hors. 

..i  .'I  '  £toutdcas 

•  aduiedroit  a 

W  •vnosfilide, 

pf)  ePpai^ , 

^  que  par  tels  moyes  ne  peufl  eBre  le- 
uè  :  adoncq  faut  appliquer  nme  petite. 
Trépané ,  0*  faire  ouuerturê  au  Crâne 


DES  PLAYES 

au  milieu  de  los  (juifira  enfonsè 
far  Vouuerture  lo  ejleuera  ledit  os  auec 
eefteEleuatoire  à  trois  pieds, lequel  le  ti 
rera  de  ligne  droite:^  a puijfance  telle 
qu*on  la peut  deJtrer,pour  ejleuer  les  os 
enfonJè^^Sa figure  a  efié faite  triangle, 
afin  quilpeufl  eHreafiis  en  toutes  les 
parties  de  la  tefie.-pource  qu'elle  eft  de  fi 
gure  ronde  : pareillement  Ion  pourra  en 
fin  extrémité  infirer  diuerfes  poinEles 
filon  qu'il  en  fera  hefiïn,ainjt  qu'il  i efi 
montre  par  ce pourtrait:, 

Eleuatoirc  à  trois  pieds.. 


DE§  PLÀYES 

faut  pour  Hfleuer  O  donner  y jjue 
chofes  eHranget  faire  ouuerturs  amc 
Scies Jèmhlahles  a  celles  cy:car par  icd 
les  on  peut  coupper  de  Vos  fans  compris 
mer  dejfus  )  tant  fi  peu  qu*on  %/ou~ 

drafans  eHre  en  danger  de  comprimer 
TosfiaBur'e  fur  les  menéranes^els^par 
confiquentjurle  cerueau. 

Scies  propres  à  coupper  les 
os  de  la  tefte. 


La  figure 
de  laTre- 
.  pane  exfo 
liatiue. 
Galien  au 
liu.de  vfîi 
partium. 


DES  PLAYES 

Et fi  h  s  n*eBokconm^que  mj^ues  à 
la  fécondé  tahle,ou  moins  :  n'y 

euftfigne  que  lafaElure  ne  fenetràh 
plus  outre^y  il fuffira  de  defcouurir  hs 
iufques  àlafin  de  la  Contufion,de peur 
q^u*d  naquiere  Inflammation  ou  autre 
mamaifidiflojitiondaquelle  chofe fefi 
ra  auecq'  ‘vneTrepane 
exfoliatiueparlaqueh 
fefera  amput'atïo  dehs 
tant  ^  fipeu  que  ton 
^voudra. 

Çalie  au  liure  dey  fit 
panimn  ydk  que  h  s  fie 
peut  enfonferen  h  as  par 
^e grande  Contufion, 
■^Jùhit  retourner  en  so 
lieu. St  telle  choje Je  fait 
principalement  aux  hk 
ieunespour  la  chaleur 


fVtUCf 


PE  tA  TESTE.  cxxviij 

^  ^Mtude  d'ejferks:^  en  tel 
cas Jùruknnent  (quelquefois  pîu/ieurs 
accidents,  par  faute  que  teUe  chofe  n'eB 
cogneue au  chirurgie,  qui  ne  donne  ijjue 
au  fang  ref^'^u  entre  les  deux  tables, 
quelque  .fois  fiir  laDure  mere,  c>» 
jur  le  cerueau  :  dont  la  mort  f  en  enjùit 
le plus fumnt.D'auatage  aduiet  main 
tesfois  que  la  première  table  dudit  Qra 
ne  eft  entière,  que  la  ficonde  efl  rom 

pue ,  auec  Efquiüesqui comprimentla 
Dure  mere  ,  qui  eHaufi  caufe  delà 
mort  du  patient:  ce  que  fay^^eu  adue- 
nir  a •z/ngentilhomme  delà  compagnie 
de  monfem  dDBape s, lequel  fut  bief 
si  jur  la  breche  duchafteau  de  Efedin, 
dyn  coup  dehacquebuteqùilreceUtfr 
l'os  Pariétal, dont  le  troifieme  km  mou 
rut  A^opleBique.  Dot  aduint  que  pour 
enuie  que  tamis  de  cognoiHre  fa  eau* 


DES  PLATES 
fe  défit  mon  te  luy  omry  le  Qrane^  dtî^ 
quel  troumy  la  fécondé  tahlè  rompue 
aiiec  EfqutUes  d'os^quieHoient  infirees 
danslaftiflace  du  cerneau,  encor  que 
la  première  table fuf entière. Qe  quepa, 
De  yiz^^reW,ement  de  Z^i^o  atteBe  auoir  %>eu 
aduenir. 


Des  émbarreures  ou  enfonfeu^ 
:  res, qui  eft pour  latroiiiemc 
:  eipéce  de  Fraâiûre. 


■^oAr grands  coups  orbes  co-^ 
J^me'de  baHonpeftnt,  rond, 
^ou  quarre,  en  ruant  oufap 
^pant,aufi par  cheutes  d'e^ 
haut  en  bas  aplomb,  (corne  nom :auôns 
dit  Jfiuuet  les  os  du  Crâne  fntfoijf^, 
fendu^  ^  enfinfi^ plus  ou  moins, 
en  diuerf  s  fnanierès, filon  la  ^eheme- 
ce  du 


de  la  teste.'  cxxix 
ce  du  coup ,  ^  la  diuerfité  desïnHm-- 
v^ntsquï  hlejjent  lapartle  qme^i 
endomagee.Stpar  ainjî félon  la  diuer- 
fiti  dëfdttes  jvaElureSj  defdits  acci¬ 
dents  cput  fenjjtimt  faut  changer  de  re- 
medes  ^  infimmet s,  Orpofnrlefdk 
^ue  lôsfik  etfonsl  auecf'vm  ou plu- 
Jteurspieces  â’eJfUilies  fepareesjejquet 
les (èpeuuent  tirer  ^  efleuer  fans  Inap¬ 
plication  de  la  Trépané ,  laquelle  chofi 
fi  pourra  faire  auecques  EXeuatoires^ 
Tincettes, propres  à  ce  faire ^come  celles 
quitefinticjypourtrakes* 

Ele-uatoires.  - 

■  .  .--■■'T 'K  ' 


DË  LA  TESTE,  cxxx 
Or  il  faut  bien fe  doner garde  en  ef-' 
leuant  tirant  lefdites  SfquiÜes ,  ou 
portiosd’os^  qùo  ne  blejfe  les  mebranes: 
car  aucunes  ont  des  ajperite^  ^  foin- 
tesjjui  gemet  hleffer  lefdites  membra¬ 
nes  en  les  tirant  Ji  Ion  ny  prent  biengar 
àe.Aufi  quel(puesfois  on  ne  les  peut  ex¬ 
traire  fans  accroître  Vomerture  d.e  la 
faSure:  en  tel  cas  ou  ily  aurait  ef 

P  ace  lieu  à  mettre  l'extremité  de  ces 

tenailles  facilement  on  pourra  coupper 
auec  icelles itat  fpeu  d£  tas  que  l’on 

*voudrapour  donneryjfue  aufdkes  8f- 
quilles  fepareesfatïs  appliquer  la  Tre- 
panCi  fe  {pue  fay  fait phfeur  fois  auec 
boneyjfue.  L’operation  defdiîes  îenaiU 
les  eH  plus  brefue  ^plus feure  que  par 
la  Trépané  fe  que  nous  deuostmfiours 
chmlôer. Le pourtraitdefdites  tenailles 
eflteL 


I 


DE  LA  TESTE  cxxx}  î^> 
Stda^ondant  tu  as  eikores  tcy  jigîi^ 

"res  diuerjes  de  petits  cy^eaux,  auec^'  le 
maillet  de plûljpour  applanir  les  ^e-^ 
riie^  des  o  s, d^m  Us  figures  Jont  telles. 

Figures  de  diuers  cizcaux  &  pin¬ 
cettes  auec  maillet  de  plomb* 


PJ.  A  YJ_S_ 

applFu^ 

Tyê^xië^  âokapplifuerTr^anen^^^^ 

^^^'^±-j'éïurhs  mtknmemft-a^uri ,  depear 

'gs  entle-  f  ^  preffant  dejjkf,  m  ne  èklfa^lk} 

"  ^  tes  fam,0‘  le  pim  près  de  là, 

f'dBuH  ^ut pmrm^kfn  d^  mBer  h  s  - 
^  m  dejcouum  le  cerne  m  3  ^ue  le 
rhomsqu'onpourra,.  Pareiüemem  faut 
enceres  htm  noter ^jpiefi  lajraBure  e-  ^ 
(fiokgraj^^cyflkdirelg^^ 

I  dntont  ojler  :  nonplm  fue  les  longues  j 
Flores  m  dohenîeflrejumks(^comme  \ 


Hiftoif  i2  ^gluttne  le  Crâne  par  Callus^  co~  ’ 

feur  g^g  fuit  au^i  es  autres  parties  du  ! 

môfîeur  -corps.QejguiaeHjfajtpuk  n^ 
ftiSer  du^  ^onjteur  Grolo,  ; 

U^' 


^(^ueleud^vn  coup  de piedde  muleià  Roy 
la  teBe  -,  de forte  qm  le  crampon  du  fer 
U^ylraBura  ^fu  emharrwe  ahs  (p 
fonpOèt  eBant  mandé  pour  le  penfèr^ 
^^^yantjopneufos^  éHre  enfonsé  au 
dedans  Je  fois fèBîon  trlanple  pour  ap¬ 
pliquer  la  Trépané. 8t  le  ïmdemainle 
Trop  ana  f  pour  efleuer  ïos  fi^aSéure^^ 

^  ayant  fait  tomerture/uoidm  extraire 
‘hs^a£iure ,  ^  le^ulmt  tirer  hors ^ 
co^neur  la  grandeur  dicelle  froBwe 
(parcequehslranflott)ldquelle€ûm^ 
premu^^mTeJntÏÏmfdujfBJmfq^ 
au  petit  £anthm  oucoîn  deïœil.Addinc 
cejjdnt  de  tirer  c"eBpSjk  commençay^ 
Içjîcuerenh^^^^^m^Mm^^- 
fok  pim  la  'Dure  mere,  ^  parïouuer- 
jure  de  la  Trepanej_yffoiet  les  matières: 
^la  Dure  tmre  omit  tranff  irdtion.'^ 

-  neanmoins  feù pronofiïque  audit 

K‘‘f 


DES  PLATES 

W^(  lequel  eB&k  fort  curieux  défaire 
^ImttêTJo^ruitew  )  ^u"  a  gm^peimy 
fveu  la  grandeur  de  ladite  JraBure, 
pourroiül  réchapper.  Toute^ok grâces 
l^D'teu  il  e^^^ry , refteræÏÏ^mco^ 
de  lafraElure  iju^'tl  a  pjerdu.  Fmat  ne- 
faut  oHer  les  grandes  pièces  d'os  fi  eües 
.  ne/ontmit^lèparees  de  h  s  nonf 
Burijfourceiju’ils  (è  r&mf[^pa^‘vn 
ain^ciùe  les, autres  os  des  autres- 
parties:  ce  qu'eBattefif^Tom^ande 

^9»  1*  ^  _ -  _  _  - - - - - - - - - -  l■l■ll^ 

à&l^it&c.deilateÛçs.  _ 


I>e  la  quatriiètn-c  eipece  de  Fra-. 
(îture  qui  eft  Inçifionappelee 
de  Hip.Merque  ou  Siégé  :au- 
tremét  figure  delaiiïèe  du  ba- 
fton^duquel  l’os  aura  efté  fra-. 


pE  LA  TESTE.  cxxxiij  mi 
h  y  afemMahlemetfluJt- 
eurs  ej^eces  (kmciftas faites 
au  Qrane;  aucunesfuferfi' 
cieUeSjCtdùres  moines  perte 
tratesmJ^uesaMDiploè\aiarespenêtm 
tes  touteslesdeuxtaMes:aucunes  sot  a^ 
uecperdhU  de  la  juh^ace  d'o  s: aucunes 
fentloguesj  autres  font  courtes:  aucunes 
larges j^les  autres  eflroites:  aucunes fent 
faites  auec  inftrumet  aigu  corne  la 
pointe  d’y  ne  dague  jpoinsoyd’haleharde 
eu  autresfimhlahles.  Aucunes  font  co~ 
plicjues  auecques  Cotuf  on,  Fijfures,tsn 
SmharruresC^autresaccidets.'Css* filo 
icelles  differeceSyfautpareïllernet  diuer-> 
fifier  la  cure. Ft partant  en  aucunes  d’i^ 
celles  feront  applique^  ^gines,Trepa^ 
nes,0  autres  inBrumentsflon  que  la 
necef  ite  le  requerra ,  comme  auons  dit 
par  cy  deuant Qril fm.  kymter  que 


DES  PLAYES 


fil  aduiem  qti'il y  dyt grande  playe  a- 
près  am  'ir  couppé  du  touths,  ^  qm 
portion  du  mir  mufculeuxfu^  demeu¬ 
rée fans  eÜre  mtkremet  couppee:  en  tel 
casnefataparachemr  de  coupper  ledit 
■cuir  :  mais faudra  feparer  tos  qui  fera 
■dutomcouppeyéauecqueslePerkraney 
finderedmre  ledit  cuir  en  so  lieu pour 
Jèruir  de  cûuuerture  aucermau^^peur 
quetairexte 

du  câ  .  que  ie  feis  au 

Hydrô pais  peu  det^s futdlefé  en  ceHe  ^ille 
Jtlfncoup  d^efpee  au  milieudePes  Co- 
tonal  .Ét  efiok  ledit  os  couppé  du  tout 
iujques  a  laT^uremere ,  de  grandeur 
^largeurde  trois  doigts  ou  enmro,  ^ 
tellement  qu’il [è  renuerfik  jur^le 

ne  ternit  plus  qu^au.  cuit  mujcu- 
leux^enmrojxtrokdoîgts  :  ^prompte-- 
ment  voyant  keüe  playe.yfu^  quajt 


dopmotk 


de  la  teste. 


cxxxiiij  'HV 


fer^mamonfiieray  ijue  Hypfo.t!^* 

0Ur^s  hom praticiens  ont  toufioursfro^ttnesxi 
hiht  de  non  Uijfer  te cerueaudefeomert^J^^^ 
fil  etipofitle.  Alors  hjèparay  ledit  oj'3Hc^’°  . 
jraEiurê  d'auecques  le  n?ericranefuk^^^ 
fefuiayle  fmg  qui  eBoit  tomhèfurla 
Dure  meredaqueüe  bnyoyokfort  mou 
mirai"  œiLpukrenuerfay  ledit  cuir  le 
pojani  en  fin  lieu:  0<pour  le  tenir  ,fek 
trou poinEls  d" aiguille  aux  parties  Jupe 
rieures^el^  mk  des  tentes  aux  coBe^  de 
laplayefijmdedonerijfueàla  fanie. 

'-Et  le  tout fut fi  bien  adapte,  que parla 
grâce  de  Dieu  il  m  guérit ,  iaçoit  quil 
euB  encores plufieurs  grans  coups  d"efi 
peétant  autrauers  d"yne  cuijfi  qu"au 
'z^ijkge,ti^^  autre  aucûjîé  droit  près 
deseojhsl 


1 


DES  PLAYES 

ik  èajje  de  Wmoplate.St pour  conclu^ 
n  ne  faut  faire  amputation  de  cuir  tjui 
couure  le  Crâne ^  moins  encore  des^os 
d*iceluyj[tnon  le  moins  qu*il  fera  pofi^ 
hle  :  de peur  (^ue  U  cerneau  ne fo'tt  def^ 
couuert. 

De  la  cinqieme  efpeccdc 
Fradure  qui  fe  fait  du 
côfté  oppofite  du 
coup. 

CidJî'aEture  fé fait 
quelquesfokdueojH 
oppojfltedù  côupifo^ 
me  fi  le  coupeft  en  la 
partiedextrejajla^ 
^re  ouFiJJurefe  fait  au  coflefenefire: 
qui  efi^vne  chofe  hièn  dangereujèficau 
Je  que.rarement  on  ne peut  cognolBre  le 


de  la  teste?  cxxxv 
mal  ;  ^  moyen  ny  artifice  ^ray 

de  le  co£noifire:parquoy  en  tel  castjuaÀ 
md  admet Jie  Chirurgie  eflexcufahlei 
Ce paeiefuis^rayemet  atteBerauoir 
*iten  aduenir ,  neanrmms  que  Paulus 
Mginetafenmùcqmdi^atque  Nat» 
re  a  fait  le  Crâne  deplujieurs pièces 
commijjures  qui  le fèparet ,  afin  que  fil 
aduenoitFraBure  à  >»  cafte, qu^eüe  ne 
fuft communiquée  à  tauîreFt  ainfi C0-- 
cludqtiiceUe  FraBure  ne peut  eftrefaî 
te  au  cofté  oppoftte  du  coup .  Ôr  i^kqut^ 
léWc^Jeefiyr^  a  ceux  gui  ont  leurs 
comm  fii^^arfaites:  mais  à  ceux  ^ 
n'en  ontpoint  onfont  impafaitès  :  il  (h 
^ürra  faire  fequ'elladuenuplufieurs 
fois  mejmes  puis,  nagueres  à 
^Jeruiteurs  de  monftéur  du  ^fMats,  dvnfèruî- 
CmtrefoUeurdespoBes ,  lequel  eut 
coup  de  pierre  Jur  dos  pariétal  par*  Mzzs. 


DES  ÎPIAYÉS 
tle  dextre  amctpes petite 

decomftm  ^  tumeur  £tluyfuftfam 

mijîonpour faire  aggrandir  Uflaye^ 
faire  vacuaût  dufang  contenu  en 
ladite  tumeur.  St  fut  traitepardeffuns 
d  ^difire  Thierry  de  Hery,  Lieutenant 

pour  lors  du  premier  harker  du^y, 
duquel  fiik  ajfeurè  qtûil  n'oùUm  riett 
àfaire  defen  deuokpaurcequ^'d  au&it 

,  "DîeudeuatletyéuXj^qu^ileBoitlfie 
exerce:  ala  ChirurgiéiÆt  apres  hmcifio 
faîte  cogneutà  œil  que  lygefloit  entiers 
n^^insamitmieBure^r^de  ^uehs 
pouuoit  MrefaBuré^our  ce  qtfincott^ 
net  qudfutfrappe^tohaenterrgÿ^^VQ 
imft:et  eut  oMres  acci^ts  quidenototep 
FraBure.Tanty  a  que  le patientmou^ 
rutWSmgtynien^emurjdmh^^ 

'  îy  m-enuoya  quérir  par  laperjuafio  du 

ditduMatSjpourfçauoirïacaufède 
fa  mort. 


DE  LA  TESTE.  cxxxvj  sm% 

Ja  mon. Et  luy  ayatjcié  lef/ane^trou^ 
uafines  à  la> pâme  oppojîte  du  coupygra 
de  ([ifdntid  de  fank  ^  apoBeme  en  la 
Dure  mere,  mejmes  en  la  juhflan-* 

ce  du  cerueame^  ne  luy  fut  trouuee  au 
tme  commijfureyexcepté  les  deux  liée- 
deufes.  Et par  tant  conclu^ par  auBo^ 
rite  éHippo .  ^  par  raijon  &*  experte-^ 
ccy  qu'il fe peut  faire  FraBuredu  coBi 
oppofite  du  coup.principhtlement  à  ceux 
qui  n'auront  comiffures,Qu  qu'etiesJoiet  te  àn  co- 
fon  iointesensehle.  D'autre  coflè  il  neB 
pasaufiimpof  îUe  quelaEijfurefifa  coup  ;  ce 
ce  à  hppofite  ducoup  a^k  au  rnefme  queautlio 

^  I  rite,raifo 

es  y  w  non  en  lautreyCn  ceuxquiontle  &  gxpe- 
Crane  bien  conformé,  ^  diBifigué par  nencede- 
jùtures .St  telle  efi l'intention  d*Hippa~> 
crates  en  cepajfage:parqmy  ne  doit 
firejuiuiel'opimode  felfi  en  celieu,efti 
mantle  coupdfk  en*vn'os,0*la  Fif^ 


£)ES  playes 


ta  reietant  la fenténce  ctHip.  corne  cho 
fi  imfopMe^OFffj^o  .netaiÏÏeaucu^ 
ne if 
"fece  fi^üre^fimr  ce  ne  peut 
î^rayerrnt  co^noiHre  le  lien  MeJ^èfour^ 
tantUfitmfi  uuentfintmorteüesToii^ 
te  fiais  fi  faut  efforcëFa^eo^noîftre^en 
apf>li(fuanrdejp4s(  ayant  tout  rasé  le 
foil  )  ^ne  em^allre  qui  fera  faite  de 
foîxli^uide,e^  de  poix  mire /tre^auec 
questerMinthim  ^£.o^r.e fi  J reos  0* 
e^dfif  c  ’/Çi^fi  on.  ‘Voit  quelque  endroit 
eBrefius. humide  çp^plus  mofcÿ  du-. 
commet  tuméfié  (^enfitiOnpourradi' 
repar  coieSure  qtpen  tel  endroit  doit  e-^ 
Hre  lafi'adurefiijfuree.  I ointaufii  que 
^epdtient  metfiuuetla  main  dledrglt 
ou  efldâjraBure,  yo^mtteUès  cho:^ 


de  la  teste,  cxxxvij 
cjdéuantejcrks  jpluBoHquelaiJîerié 
patient  mourir, confeille  faire  trépana^- 
tion'yfantparauant  de  honFrogmfi' 

(pue  MX  parents  ^amüdupatient^ 

Au  fi  appelant  eonfeil  tant  de  docteurs 
médecins  pue  Qhirurgiens,depeur  puA 
nefetrouueempefché  Jid'auaturelepa 
tient  'vient  a  mourir  :  car  ce  fera  chojë 
plus  àjjèe  à  püatre  de  le  porter  en  terre 
ptCil  nejèroit  à  'vn fèul  Or  retournons 
a  nofire propos  cocluant  pu- entre  les  ef- 
pecesdejfaEîures  du  Crâne  fini  pua- 
trêpuipeuueni  deceuoir  le  Chirurgien 
La  première  puandïoseÛ  contu^,c^  ccs 
promptement  retourne  en  fa  place. 
fécondé  puand  ily  a  'vne petite  Scfjfu-  àeccuok 

■ /.„  TeGhirur- 


re  comme ‘vn 


poil.  La 


tierce  q 


a.  ri  >  ~  1  1  ~  giendont 

estefclam  au  dedans  ^  par  dehors  ic  padenE 
efi  entier  .  La  puatrieme  puand  hos^^^^^' 
éti faBurè  à  la  partie  oppofite  du  coup^  ' 

S 


DES  PLAYES  : 

Delà  commotion  ou  esbrarile-, 
met  ôc  concullion  du  cerueau 
"(lAuAntage  faut  entendre 
q^u" outre  les  fufdites  jra^ 
Eiures  ^  il fe fait  ^>ne  OdUre 
diî^ojttion  appeliee  Corn-' 

•  motion, ou  eshranlemem  ^  coneufion 
du  ceruem,qui  caujè  Jèmblahles  a£ci- 
dÈs  quelesf'dBures  du  (/ànedaqueU 
le  Commotion  fe fait  pour  amir  tombe 
du  haut  en  basfurchofe  Jôlide  e!^dure, 
oupar  coups  orbes  corne  de  pierre  ou  d’> 
■  ^  ne  maffe^oud^^vn  coup  de  lance, ouVair 

d^'vn  coup  d'artillerie, If  pire  de  la  main 
Hiftoire  ouoMres  femblables,  ^utfoit  ^ray, 
ddipp.au cinqiemeliure des  épidémies 
cpidemies  en  efcritcefie  hiftoire  quif  enfuit .  Vhe. 
fort  belle pucelie  fille  de  Nerus ,  aagee 
delfingt  ans, eBantftappee par  manié¬ 
ré  de  ieufur  los  du"Bregma,ile  la  main 


de  la  teste.  cxxxviij  \'Ç'3 
'eflendue,d^^nejîmne  amyefutincon-  . 
tïntt jurfrifi  de  Kertigine  fans  refgmr. 
çyéufitoftqfeUe  fuBde  retour  en  fa 
maijon  ,  *vne fleure  aigue  la  faijît  auec 
douleur  de  teBe  ^  rougeur  de  la  face^ 
au  feftieme  tour  elle  ^uyda par  lo- 
reiüedextre*vnho^erre  de  houe  pua- 
te  ff)  rouge aBre ,  ^  luy  femhla  eBre 
aüegee.Maisde  rechef  ta  fleure Juruint 
^  lors fut  ajfoupie  ne pouuant  parler ^ 
auec  conmdfion  de  la  partie  dextre  de 
laface:,e!p^  difficulté  dhalener .  çAufli 
la  couulfion  ^  tremblement  de  tout  le 
corps  enjùiuitja  langue  liee  f  œil  imrno 
hile  auneufleme  tour  elle  mourut. 
D'auatage  noteras  que  le  patient  ïaçoit 
qu^il aytyn armet  eu (UUrehahiUemet 
de  teftejors  qu'ilferajrappé,  neamoins 
pargrad  effort  eshrÛement  de  la  te 
fte  yjè peuuent  rompre  reines  arte- 


DES  PLAYES 

r-es^^on feulement  œlles  qui  pajfent  ^ 

entrmtfar  les  futures ymak  aufi  aucu^ 

nés  de  celles  qui.  'vont  par  cy  ^ par  là 

entre  les  deuxtahleSjau  lieu  ditDiploe, 

tant  pour fufpedre  ç^attacherla  Dure 

mere  cotre  le  Crâne ^a fin  que  le  cerueau 

^ _ ,^^_aytfion  mouuementplus  libre,  que  pour. 

lejan^  ^  aiment  au  (/ane,du 

lieuqu'iceluy  n"a  mæüe,  ains  eB  nourri 

le  comme  fam  Contenu  au  Dtploë ,  ainlt  qu"a^ 
les  âiîtrcs  ^  O  j[  */  J.  '  • 

os^ains  du  uonspar  cy  deuant  déclaré. Dotfienjùit 

fang  con-  ^  qui  decoule  ,  OU  entre  ïos 
tenu  au  ^ ^  j  / 

Diploë,  ^  les  mehr ânes, ou  entre  les  membra¬ 
nes  ffi)le  cerueau  :  lequel  fiang  efiant 

_ hors  de  fis  propres  'vai (féaux, fi  corropt 

^ putréfié  .  Cequi.efl  approuuepar 
Hip  .en  ï  Aphorijme.Si  in  'ventrefian^ 
^uîs  prêter  natura .  Dot plujleurs  accU 
dets  aduiennent  :  corne  eshlouiffemetdè 
yeuëfpomijjement, lequel  fie fiait  parla 


DE  LA  TESTE  cxxxix 
€otti^ance^amitk,qu\a  hHomach  _ 

uecle  cemem  par  les  nerfs  de  la  fxie-^^c^^ 
me  cmmatio.kffuels  defcendent  du  €ery)S^^^^ 
mau^  W je  y  ont  tnjererajon  orijice ji^ZvLCtSim. 
perieur,  ^  de  là  en  toute  fa juhBmceT 
au  moyen  depuoypar  lafecktejè  com^- 
prime  et  referre  en  fyj&^  a  lors  iettepre 
mierementcequieflcontenuenfacapa 
cité d’ahodant emprunte  delà  cho~ 
lere  du  Ci  fis fellisjaqmUeiette femhla 
Uement:puis  quelque  temps  apres  fur  ^ 
nient  inf  ammatton  aux  membranes, 
auyerue  au:  loiqueüeeB  communia 
quee  à  toutes  les  parties  du  corp  s:  à 

lors f faitfeure  ^rejùeriejaquelle  e  s 
play  es  de  te  (le  ,e(i  danger  eufe fumant 
bauthorité  d'Hippoml'^phorjmeJn^^^f 
capitisiB'uobBupefcentia  defpkn^^  -'yy^ 
ùa/nalum.  Stfupeur  qui  eB  diminua 
ti&  de'  mouuoir  ^ fcnür faite  par  l’ob- 
-  ■ 


DES  PLAYES 

JîmBtodehf^rit  Animalypmapùfle 

me  pourriture  au  cerueau^auec  trejl 
grande  dijjiculté  de  re^^irer^qui promet 

quoy  fur-  propre  inflrument  de  la  re-^ 

ment  dif  Jpiration^ne peut  faire  fon  office^  pour  ce 
refpirer  qti'elesmufcles  quiom  mouuement  du 
quand  It  eemeau  ^  de  ïejfine  médullaire  ^par 
off^-  Animal  enuoye parles  nerfs ^  ne 

Té.  peuuet  efleuer  leditThorax^par  ce  qu'ils 
sotpriue^  delà faculté  de  mouuoinff) 

.  -par  tels  accidets  la  mortff^it.Tous  lef 
quels  accidet s  m  la  pim  part,  on  a  y  eu 


DE  LA  TESTE.  cxl 

iufjues  atipemcoin  dçl’æil feneftrCj^ 
mec  ce plujimrs petits  jragmets  ou  8J^ 
qmlles  de  HfcUt  demeurent  en  la  Juh 
fiance  dudit  œil  jans  faire  aucune 
Bure  aux  os.  Doc  a  cauje  de  telle  como 
tio  ou  eshranlement  du  cerueauj^l  dece-^ 
da  lon^iemeiour  âpre  squ'il futfappe. 
Et  apres  fin  deeës  on  luy  trouua  en  la. 
partie  oppojite  du  coup,  comme  enuirôn 
le  milieu  de  la  commijfure  deïos  Occipî 
tal/vne  quantité  de  fang  ej^andu  entre 
la  Dure  mere,^  Pie  merei^  altera- 
tion  en  lajuhjiaceducerueaùjqui  eftoit 
de  couleur flaue  ouiaunaBreyCnuiro  la 
grandeur  d"^n pouce  :  auquel  lieu  fut 
trouué  commencement  de putrefaBion: 
qui  furent  caufesfufffantes  de  la  mort 
aduenuë  audit fii^eWjj^  non  le  %^ice. 
de  tæil  :  Ce  qù aucuns  ont  ^oulu  réfé¬ 
rer  a  la  càufi  de  la  mort. Car  on  a  ^e0 
.  \  S  üip 


DES  PLAYES 

flujteurs  quïom  receu  déplus  grandi 
coups  cpuc  eeHny  Jiir  lesyeux:neamoms 
ne  sot  morts. (orne  aufi  on  ayeu  de  fief 
che  mémoire fimonfieur  de fatnt  leha, 
du  roydequel  eflant  au  tournay 
fleur  de  quifiut  fait  deuant  ïhojiel  de  Guyjè, 
Kanefcuy  d efclat  de  lame  ^par  de- 

çr  duRoy  ddsjd  <ziifiere,  de  longueur  ^grojfeur. 
d’^n  doigt  ,Jouhs1!  œiljdedans:  hr^aey 
pénétrant  d^  trois  doigts  ou  enulron,de- , 
dans  la  teBe,  ^  le  trakay  auec  home, 
compagnie  tat  de  médecins  que  de  Chi-.  , 
rurgiespar  le  comandemet  du  ^y  Ht- , 
ry  deffunt:entre,  lefquels  efloietmojteur 
Z/alerap  2\4edecm  ordinaire  du  ’Egyy 
L/oysDuret’j^dolphe  (h  l'or^DoEieurs 
7(egens  en  la  faculté  de  medecine  à  Pa- 
riSyCt  laque  s  le  leha  d'Amhoi 

fi  chirurgiens  ordinaires  du  "Eoy.  Ne-- , 
anmoins  la  play  e faite,  par  ^nft grand.. 

coupa. 


de  LA  TESTE.  cxlj 

couf  ^  eBé^uerje  par  tayde  de  Diem 
St  d^ahondant  en  ceB  endroit, neveux 
laijfer  en  arriéré  la  trejgrade.  ployé  cjue 
monfeigneur  Fr acùis  de  Lorraine  Duc 
de  (^uife  reçeut  demi  ^Qulongne,d"'vn 
coup  de  l^e,(piii  au  dejjoiù  de  l’œil  dex~  gneur  ie 
tre  déclinant  y  ers  le  ne^,entra  Sp^paf-  Guyfe,^ 
fa  outre  de  loutre  part, entre  la  nucque 
laureiîle ,  d^nef grand'  %>iolence^ 
que  le  fer  de  la  lance  auec  'vne  portion 
du  lois  fufl  ropuê‘,  demeura  dedas, 

en  fine  qu’il  ne peuft  ejlre  tire  hors  qùà 
grandie  foree,mefmes  auec  tenailles  de 
marefchal  :  nonohfiant  toute- sfoisceBe 
grande  violence ,  qui  nefuB  fins  fia- 
Bure  d’os,nerfs,njeines,art€res  au^ 

très  parties  ropues  ^  Ir fies  par  ledit 
coup  de  lance ,  mondit  feigneur grâces  à  . 

Dieu, fufl guery  .Dot  conclurons  qu’au-, 
cms  meurent  de  hkn petites  play  es,  les 


DES PLÀYES 

imtres  réchappent  de  trejgrandes/votre 
(jui  font  entièrement  defej^erees  tant 
aux  médecins  q^u^aux  Chirurgies:  màü 
telles  chojèsjè  doiuent  quelque  fois  refi 
rer  aux  teperatures  ^  principalemet 
à  Dieu, qm  tient  la  'vie  des  hommes  en 
fa  main.  Et  tefuffife  de  la  commotion 
du  cerueau  des  êf^eces  de fraBuré 
du  Crâne .  amenant  faut  parler 

du  PrognoBique. 

D  ti  Prognoftique,  c’eft  à  fçattoie 
dire  les  chofesprefentes  ôc  fu- 
‘  turcs  ou  aduenir, 

Lnefaut  négliger  les pla^^ 
y  es  de  la  tefle,-^  ny  eut  il 
que  le  cuir  incisé  ou  comug: 
mais  encor  es  mots  lors  quil 


r 


de  la  teste.  cxiij  \?Cf 

^uesfoû  Jurmement grands  accidents, 
le plus Jouuent  la  mort  :prmcipaler 
met  aux  corps  Cacochymes  [^acoe-’ 

thupes^comme /ontyerole^Jadres,hy^ 
dropiqueSjphthlJtquesouheBipesrckr 
àtels  leurs  playes font  dijfciles  à  curer^ 

^  tien fiuuentlmpo fil?  les. 

Les  jraBures  de  teHe  faites  à  ceux 
qui  releuent  de  maladie  font  difficile  sa 
curer  J  ^  quelquefois  impùfilles. 

Les  playes  de  teHe faites  par  contu^ 
fion font  plus  longues  ^  difficiles  à gue 
rtr  que  celles  qui font  faites  par  mcifioi 

iJosnefropt point, que  la  chair  de  '  ^ 

dejfus  ne  foit  Uefee ,  excepté  en  lafa- 
B:ure  quifefait  àl’oppofite  ducoup. 

Les  os  des  enfants  font  moins 
t^^plmdelie^,arroufe^C9*imhtis  de  '  ' 
f  ng,  que  ceux  des  ^ieux  repartant 
f altèrent  pourrffentpluHùB  .Parr 


DÉS  PLAYES 

quojf  leurplayeds  tefie  efiplus  dagerm 
fi  ffi!  mmeJk  epue  celles  des’vieilspar 
ce  qùilsfalteret  ^pourrifietpluflofl^ 
à  r afin  qnilsfint  de  temperatureplm 
chaude  et  humide par  cfiequetplm 
tendres:  ç^pour  leur  tendreté  ^moU 
lejfe  communiquent plujiofi  leurs  pour¬ 
riture  s  aux  mehranes ,  au  cerneau, 

dont  la  mortfenfiiit pluHoft  qu'à  ceux 
qui fint  daa^e  ^iril .  L'home  'vit pim 
log  temps  d'vue  play  e  mortelle faite  au 
Crâne, en  hyuer,quen  eHe:a  raifin  qu't 
hyuer,la  chaleur  naturelle  efiplus  forte 
quen  efié:pareiRernet  l'humeur  fi  pour¬ 
rit  plufioB  en  e fié  qu^enhyuer,au  moj^ 
que  la  chaleur  contre  Nature  >  eBplm 
Hip .  aph  hyuer.fe  qui  eBap- 

qumzie-  mouué  par  Hip, en  taphorilmt  quinrie 

meli.i.Vê^  /  /  J.  ^ 

très hye.  ^  dupremterUure,  ventres  hyeme 

0ic,Et  ou  la  chaleur  naturelle  ne  peut 


curer- 


de  la  teste:  cxiüj  i$f 

mrer  lafraBurC  i  Nature  eBdnt  jlus 
Jorteyrolongela^ie, 

Lesflayes  du  teru.eau  des  mem- 

Iranesjont  mortelles  le  plus feuuent  J  à 
caufe  cpuefouuentesfokfenenfuit  alla- 
îion  de  l'aBton  des  mujcles  duThorax^ 
des  antresferuants  à  la  rejpiratîon: 
dont  de  necej^ké  la  mortfenJiùt.Q  que 
mus  auons  par  cydeuant  déclaré. 

Si  apres  coup  donné  a  la  teBe ,  il 

juruiét  tumeur  fèpert  toft/eftmau 
uais  jlgne  ji  ce  neB par  caufe  raifinna 
hleyomme  apres  ^nefeigneejpurgatio, 
oumedkaments  \efilutifs .  Ce  qui y* 
prouuepar  Hip..^uad  lafieure%^ient 
au  commencement^ eB  a Jiauoir  dans 
le  quatrième  oufeptieme  tour  (ce  quelle 
,  fait  le  plus fouùent )onpeut  iuger  qu^eüe 
'viét  pour  lageneratio-dela fanie,aînJÎ¥ii^.Aph', 
qu’deB  efcritpar  hip.Du  pus  ^'éficiturf^^^^f^ 


DES  PLATES 

(^c.St  telle  fleure  n"e§h  tant  à  craindre 
lors^que  quad  elle^iet  afres  le fèptleme 
hur  ^auquel  temps  adecouflume  de  laif 
fer  le  patient:  mais  quand  elle^lent  au 
dixième  ou  quatorzième ,  auec  froit 
^^tremblement ,  elle  eft  dan^ereufe,. 
pourcequily  a Jùjpicion  qu’elle feit  eau 
fee  de  quelque  putreJaBlon,  qui fi  fait 
au  cerne au^ou  à  la  Dure  mere,ts^  qU’d 
hfett  aufei  accompagnée  d’autres  acci¬ 
dents:  comme  fila. couleur  delà  playe 
n’efi  rouge ynakhlï^arde,comme  chair 
lmee:ldquelle  chofefefait  à  raifdn  que 

i  la  chaleur  naturelle  eBprefque  eBa  'tn^ 
te^^le  Pus  deuient  %:tfqueux, pour  ce  . 
que  la  chair  efl  liquefiee.Puistofl  apres 
ladite  playe  deuient  aride  cir* fiiche,ne 
iettdt  quajîrien,acaufe  que  lajchaleur 
naturelle  eB pareillement  languide, 
uajl  Juffoquee  :  à  lors  Ion  peut 

-  PrognoBi- 


de  EA  TESTE;  cxlüij 

Pro^noBtquer  le  patient  eHre  en  péril 
^pdanger  de  mort  mais Ji  laditefieure 
procédé  dSriJy fêlas  fait  ouàfam^e 
plusfiuuentn'eH  mortelle.  Stpourdîf 
cerner  fçauoir  Ji  laditte  fieure  e^t 
caufee  de  maûere  ^rijypdateufeou  3ir 
lîeufe:c"ed  qu'elle Jèra  tierce  y  c^qtCeüe 
commencera  auec grand foid fuis 'viet 

lachaleurauecquesjueur,w^^l<^if- 
Jèra  le  patient  iujques  à  lajùfpuration 
ou  rejblution  de  la  matière  "Bilieufe, 
çAufi  les  hures  de  la  ployé  autres 

parties  à  l'enuironyjèronttumefiees^en- 
femhle  toute  la f ace yOuec  grande  inflU^ 

^  motion  aux  y  eux.  Or  telle  defiuxion 
Srijîpelateufe  eH  engendree  faite  de 

fàngCholeriqueyfuhtilychautwfiàde- 
'  1  ir'  Pour- 

quel  occupe  communément  Laj ace pour,  q^oy  e- 

deuxraijonsda  première  ypour  la fulti--  rifype- 

Uté  de  l'humeur  d'autre  pour  la  hnuitéyfçlf^J^ 


DES  PLATES 

^  rdritè  iîi  cuir .  t^infi  les  accidents 
fintplusgrads  (jue  d^ynefluxio  Phleg-^ 
monetifei  qui  font  chaleur  ^  dotdeur^ 
poignate  mordante  auec  rougeur ;ti^ 

ram  fur  le  citrin  ou  taune  ( par  ce  que 
ehacun  humeur  dôme  fa  teinBure  au 
qu'onprejfe  du  doigt  def 
méthode  fasja  couleurfeuanouïflj(^tûfi  retour 

au  liuides  pour  là  curationfoM  auoir  deux 

tumeurs  .  i  «  a  j,  ■ 

cotre  na..  mtenuonsu  me  a  L  euacuatwnf  xÉr  t  ai^ 

tre  à  la  refi^igeration  X^humeElation, 
8tfi l'hurmur  eBJîmplemû  cholérique 
'nefautfeignerimaislepurger  par  reme 
'des  quipurgent  lacholere ,  appelle^  des 
anciens,  Cholagogue .  Toutesfois ft  ce^ 
floit  yn  Krijyp  elas  phlegmoneuxfau^ 
droit  faire  faigrtee  de  là  'veine  fephali- 
que,ducoHe  auquel  le  mal  froit  pluf 
grad.Etpour  ce  faire  appeler  as  leme- 
fi  tu  es  en  lieu  ou  l’on  le  puijfe  re* 
couurer» 


DE  LA  TESTE.  cxk  ïO 
€ûmrer.,^t  après  les  chofes  ^niuerfeües 
ainjt  faites ,  jlfaup  appliquer  medica- 
fmntj  ^fi'ÿeratlfie^  îfumeBatîfs, 

(■mme  Smjm filanh^empermuhpQr  aux  Erify 


tdaç§>  mnerkdenti- 


ce  qu^ti»  mnmjfam  les  prendre  xoMy 
makleyfintmppmrfi^^^^^^ 
fvm  m  des  m^res.^^reiSement pour  ^ 
rae^firie  ÂçemfayoSahpaquacom 
mmladm,q,p0fie4pi^iemrc^eQle~ 
turper  fitaeeu^addedo  ^ngmti  rofacei 

•velpQpideempertionem  kkquamr^ 
mtresfemUaihsdêfqudtferûnt.renou 
mleeffiuuetyiufciueskçequela  chaleur 
qui  encontre  Wapurejfiit  eftainte .  Et 
faut  eultér  toutes  chofes %>nBueufe s  é?*  vudueu- 
oleagineufesj  à  raifen  que  promptement  ^ 
f  enflamment,  e^.cauferolet  le  mal pim  prompte  - 
T 


ment  s 
flammét- 


BES  PLAYE^- 
apresfileft  hefilrirîonyfe^ 
ra,  des  remèdes  refolutïfs.8tky  noteras 
ceH'vn  hojîgnedeguêi'lforilors  (ytte 
tel  humeur  efi  ietté  du  dedt'sau  dehors. 
8t  au  contraire y^uad  il  retourne  de  de- 
hors  au  dedans,  fans  caufi  ratfonrrahU 
(comme  f  ar  les  remedes  fufdits  )  (feB 
mauuakfrefage:amjt  (fuetexfèrtece  le 
Hip.  aph.  Ce  qu’auf  't  H if  .a  efcrit  .  ^at 

z$.\u6 .  E-.fds  eB furulent,  il^vient  des fuflules  à 
abinSo  f  tomhe  de.  la fa- 

ribiis  dcc.niefarles  tréu^  du f  alais  jWr  ladite  ïa 
gm:^quadellej/eHarre§lee,farfen 
acrimoniefait  efleuerlèfdite s  fuflules: 

(fuand  tel  accident  aduient  ,feu  de 
^ens  enrech^flënt , 

Oefl  mauuak fi^eï^ùand  le fa 

tient^ient  comme  J fofle£ii  fle,af  res 
auoir  eBé  fl'afffcar  tel  accident  ne  mo 
flrefeulenKtl’eseBrehlefll,makaufli 
le  cer- 


de  LA  TESTE.  =  cxlv| 

le  cemm  :  lequel  fe  peut  pourrir  ^ 
Jphàcekr.’ce  qui  eft  prouuepàr  Hip  Ai- 
fantque  qu'M  h  s  eH  mpuniïetyil  naifl  es  de  teftc 
despuBules  à  la  langue,  le  malade  £>e  U 

meurt ayant  les fins  entiers:  aux 

<vnsjuruîent  conmdjtonûufiajme  ala 
partie  oppofite  du  coup  :  aufii  ton^ùk 
communemet  par  expérience  qu  après 
tel  fiafineda  mort  adulent ,  %fn  feul 

n"erechappe:ce  que  fay  Vérifié  pdrplu-^ 
fleurs  fois^ouurant  la  tefte  de  ceux  qui 
de  tels  accidents  mouroientyOu  fdy  trou 
uèp'trtion  de  la  juh^ance  du  cerueaU 
ç>f  des  mehranes  pourrie  fphacelee. 
Ùrlacaufi  pQurquoy  le  JpaJme  •vient  poxi> 
a  ïoppoflte  du  coup ,  c"efi  à  raïfen  dé  la  q^oy  . 

douleur  de  la playCjÇ^  aufii  que  îeshu^^j^ 
'meurs  esprits  naturellement  couret'^fi^l^^ 
^ers  la  partie  hlefiee  :  lef quelle  s  déuxl~^-^‘  ’ 
chüfis  ej^ufint , fikhent  ^  confumenp 
‘  f  T’ ÿ 


DES  PLATES 

le  coHe  de  U  partie faine  ,  dont  puk  a^ 
près  tombe  en  conmlfion.Ce  qui fe peut 
prouuerpar  (^alien  au  quatrième  Hure 
de  partm^qui  dit. que  le  Spuuerain 

conduBeur  a  eonioîntles  trois  ejprits  en 
mutuelle  connexion^elp^  infragUeconfe^ 
deration par  leurs  produBions^quifint 
reines ^arteres  ^  nerfs:  parquoyf*vn 
defaut  en  ^n  membre  fs  autres  pareil 
lement  le  négligent:  (^partant  la  par¬ 
tie  demeure  languide deuient  en  a- 
trophie^ou  elle fe  meurt  du  tout.  Et  fi  on 
m^ohieBeque  Nature  a  fait  tout  no^ 
ftre  corps  double  fi  fin  que fi  'vne partie 
eBoit  blefieefioMre  demeurafi  en fin 
entier ,  ie  Raccorde..  Ad ais  ie  nye  qu-eüe 
ayt fait  tous  les  ^aiffeaux  doubles:CM_ 
il  ny  a  qu'une 'veine  pour  le  nourriffeg 
ment  de  tout  le  çerueau^ffi)  dé  fis  ment . 
hranes.qm  esi  leTorcular:parla^u0é^ 


DE  LA  TESTE  cxivij 
lapante  feneftre  hlejjee  peut  e^uifer 
Idimetde  la  dextrey-^ par  cojè^uent  Grande 
caujèr  la  conutdjionpar  deffcmt  d'ali-  tion. 
ment .  Or  il  eft  ‘vrày  qu'aux  parties  ou 
les  mufilesco^enere^fint  égaux  engr’d 
deur force  nombre  da  refilutio  cau-^ 

fe  cmidjton  accidentaire  à  l'aiure:mais 
m  cerueaumfe  fait  aînji:  car  les  deux 
parties jC'eÜ  à Jcamir,  dextre  -^fene- 
fire,  font  chacune  leur  offce  à part, 
nef  attendent  tnsne  à  l'amre,  comme  il 
appert  en paralyfie:<m^rement  ilfenjm 
uroitqu'keüe  lorsqu'elle  eft  njniuerjèl- 
le  (c'eB  ajcamir  de  la  moitié  du  corps) 
apporteroit  quant  ^foy^  conuuljton  h 
la  partie  oppojiïe.Qe  qui  eft faux, com¬ 
me  onyoit  iourneüement  par  experien- 
tefParqmyde  concludsÇfauf meilleur 
mgémet )  que  le  Spajme  qui  efi  a  l'oppo  ' 
fite  ducoup,ri;ientparmanmo  cir^fau’- 


te  d’aliment  nourriture.  Et  pour  reW 

tourner  à  navire  propos ,  Cr^te  dire  tout 
en fommaire.2)e  tous  les  accidents fuf^ 
dits  tu  peux  faire  PrognoBipue  de  U 
fnort  du patient j  lors  qu’il pertja  ratio^ 
çination,  n’ayant  pim  d^  mémoire , 

^parlefansoccqfo,  a lesyeux te- 
nehreux  aufiln  oyant point,  ^fe  vou¬ 
lant  ietter  hors  du  lit,  ou  nepomat  mou 
mir,ayantfeure  continue ,  auecpuflu- 
les  d  la  langue  éBat  feiche  noire, 

fa  ployé  aride,  ue  iettant  aucune  chofe, 
ou  bien  P  eu, de  couleur  comme  chair, 
falee,ou  qu’ilyayt  apoplexie, phrenefe, 
jpajme,paralyfe,  ^  le  poux formicat^ 
retentÏQ  d’urine,  autres  excrements, 
tombe  enjyncope:alors fais  tonPro- 
gnp  Bique  que  bien  tofl  tp  patient  mour*. 
ra.Lesfufdits  accident ffiennent  quel¬ 
que  sfois  aux  premiers  tours ,  ei^  queU 


de  la  teste.  cxlviij 
quesfoîs  ajfe^  long  temps  apres  le  coup 
donnLEtftlsnjtememauiCQr^^ 
ment. ,  c'èft  quand  le  cerueM  èÜ  hle^é 
par  ineijton-yçontujim ,  compre^ion  ou 
ponBion^ouparcommotkrtque  nom  à-  - 
mns  par  cy  dmant  appelle ,  eshranle- 
ment .  Eiquandils 'viennent  quelque 
temps  apres  lors  qu’il  Jurment  in* 
fianirnamn/^  qm  lefangfe  putréfié^ 
Ç^quel’as fefdit purulént^^^ pardon 
fiquent  apoBeme  au  ceriéau.E)’abon* 
dat  noterez  quefiuùentes^ozsyneplajé. 
faite  au  Qraneicaujç  'vnpapofeme  âû 
foyefe  que  %phert  Greaumèyregënt  eiv 
la  faculté  de  medècmex^Mnpfqûêffn 
mrgien  mrékParkyë^tmy  auonsl^.em 
puhn-agueres  en  trois  patient  s.  Et Ji  tu  ^ 
m’obieBes  que  telle  apojleme  elGit  ïd 
ceçreëe  aup  arauant  le  coup  donne  :  à  ce 
k  rejpons  que  les  patients  auparauant 
T  ïtij 


fiisrc< 


1 


DES  PLAYÉS 

éHre  èlêjje^  >  aboient  'vne  *v'mè  ^ 
naturelle  càùleür,fa^s  àutmjigne  de- 
Ûre  hepati^tmï  ÿ  ^  eÜfe  hkn  hahU 
fùe^  :  ce  (jWé  M  founà^  ^ïr  par  eJc- 
pénènc^y  f  rMMi  garde  3  céfnme  i"a^ 
fait .  La  caufi  dé  ce  3  peut  eÛre  pue 
MmU/c  fifimanï  'offénfiepàrlagrau 
de^èhefHence  du  Mp^oüigeé^:^  rétire 
dJû'nJécouŸ%fisfôMî^*Pë 
fès  lespafîie^dutëffs^^ifiM  iefang 
(ÿ"  les  CW0  ^ 

ât}^qué^yd%sWfew^traïme:é!^ 
àdoWcfàît  Ÿèfl4^^^aâèném fpje:  ainjt 
quil  fifait’^qmlpMpartié  y  lo  rs  pué 
le  fàng  cà^é  e^pé^rÉ^puMïïe  quil 
Weft  hefoh  fâïïrfâ  Muf  PifUfe  ;  dont  le 
foye  ayant  recMplM  de fanges  èjprits\ 
léfquéls  nëpéuuént  éBre  déufnenteua- 
tîUe^,pour  teéciguité  anguBie  (c'éB 

adiré pourlapéûteff ?  ^  eBroiJféur  de 
fes 


Ignés  ôs  ptefagcÈ  dt 
bonne  guerifon. 


^  t^^mntraînym 

Mme 
nfon  fem  tors  ^üe 
fütim  f^^fomt-de 

tesfoismmuraâfùéUs  andmismt^ 
expém^ 


.  DES  PLATES 

Les  fradu  ^g  )  due  les  frâBmes  du  Crané  ne  foni 

res  delà  te»  '-t  -  r  '  • 

ftene  de  perd,  mjques  a  cent  tours  apres. 

Lors  depe/^  ^leffure  faite  .partant  faits  auec  ton 
rildemort  .  ^  r  i  • 

iufques  à  bonguet  tant  en Jon  boire, man^ 

eétiours.  ger, repos, coït, ^  autres  chofes.St  an^i 
fcm  qu'il fe garde  du  grand jyotâ,pour 
le  perd  ^danger  de. mort, qu'on  a  l^eu 
en  telles  play  es Jômetesfokarriuerpour 
tels  accidents ,  aptes  la  guerijon  faite 
defütesfaBures  .  Outre  pim  i'ay  à  te 
déclarer  que  le  Callm,Jpulde,  ou  *vnto 

desosdu  franc, f fait  cemunerjmtm 
quarantêoù  cinqM^teiours  :  toutesfoü 
mn^enpem  dsner.^aye  certitude  pour 
la  diuerfite  des  tempéraments 
ges.Carduxieîmesfefaitplufiôl^ux 
Iftelsplmdrd.Sne Jufffedesprefagesi 
ti^aintènantfoM parler  de  lacurege 
nerale,puis  de  la  jpeciale ,  qui fèfera  le 
pim. fiiccindement  ffl.  le pim  cUr  qu'il 


de  la  teste.  cl  Mol. 

mé ferafophle,  LacjuîUe  chofefefem' 
^rmleremmt  en  ordonnant  leregimei 
jùr les fixchofesmnnatweüesr  :  n- 

Régime  vniuerfel  qu’il  faut  or- 
'  donner  aux  playes  &:  fradu- 
,  res  duCrane,6c  aux  accidents, 
icelles. /  , 

Tpremierément foM  tenir, 
le  patient  en  ^vn  ah  teperey' 
cjui je fera  par  art  fil  n-eB^ 
tel par  Nature  :  comme Ji, 
ceB;  en  hyuer  ffatu  faire  honfeu  eh  la. 
çhamhre  du.  malade ,  lesfeneÜres  c^; 
portes  lien  clofes:  ff)  aufi  a  lors  (pue-pn 
traitterasp^  penferas  lepatientpefcm 
auoir  ^ne  h afinoire  plaine  de  hraife, 

.  qjfpne  pelle  de fer  laquelle fera  tant  ef- 
chauffée  qu'elle  deuïene  rouge, 


DES  PLAYES: 

mïniflre  lé.  tienne fir  la  te  fie  du  mala^ 
de  de  telle  hauteur ,  que  le  patient  fente 
aueunementlé  ehaleur:àfin  que  par  la 
yeuerheratio  d'icelle  l'air  ambienty  (feH 
Hip.  lu  V.  à  dire  qui  eBaSentmrJoit  corrigé^Car 
aph.xviij. Çcome dit  Hip .)  eH ennemy  du 
cerueaujdes  dï^^de  tous  les  nefs,  fÿ* 
generalement  de  toute  no^re  Nature, 
çylufi  eH  il  contraire  aux  ulcérés,  en 
dejchîràut  la  playe,  fichant  les  excre^ 
ments  qui  puis  âpres  minent  l'^^lcere 
empefhâmiajùppurationt-^pQurce 
que  ceile partie  n  a  accoutume  d'eHre 
defcouuerte  de fk peau .  ‘Pareillement 
la  trop  grande  chaleur fira  modereeen 
rejrechijfant  la  chambre  auecque s  eau^ 
froide ,  ouQXicrat ,  rameaux  de  fauxi 
fueilles  de  y  ignés  ^  sucres  chofsfrK  - 
blables.  Aufinefrà  ledit patient  ex¬ 
posé  en. grande  clarté , principalement 
iujques^ 


de:  la  teste.;  cîj 
mj^uesà  ce  queles  acddets foietpaffe^: 
i  cmfe  f^'tceüe  diftpe  réjouit  les 
e  f^rits,èf*  augmente  U  douleur, fleure 
autres  accidents. 

llfaut  mfli  du  tout  euiter  le  ^In.Ce  H°ppo.au  ^ 
H îpp  , enjoigne  :  mak  en  lieu  de^in  li.  devul.  ^ 
pourra  boire  eaûdorgefiu eau  cuitte,ert 

1  n  ..  .  •  7  _  _  .  .  .. 


nU^f- 


laqueReon  mettra  miedepdty^uê  t 
appelas  eau pannee,  ou  bien  d'hypocras  ^^^ 
deau,  QU  eau  bouillie  ^puk  mejlee  anee^^& 

Jyrop  rofat,  violât ,  ou  aceteux,  ouau^  1 - 

tre  bruuage  appelé  Potm  dmintu  Je- Votm  âU 
quel  eflfakdeau  cukîefumejet  m  de 
lima  ou  citron  JeJquels  tu pourras  b  ail¬ 
ler  félon  legouB  du patient  J  ^  que Jon 
ejiomach yourra  bienrvjèr .  £/t  de  têlx  ^Êrôi^e 
brmagesjn  doit  njèr  le  patient  iuJques^^S^. 
acequelesgmsaccidentsJoientpaJfexJ\ï^^"^ 
qui  font  communément  x^leplm  jouj'^j^'^y^ 
liour^  .  -  J  ^ 


MS  PLAYES  " 

Son  man  Son  manger  fera  panade, or^e  mun* 
^  de,  -^non  amd^SjT:  pour  ce  (jue  les 

mandes  caufent  douleur  deteBeAraU 
Jon  queU es fontyapôreufes:aup  U  pour 
rd  ^Jèr  de  prunes  de  T^amcus  eûmes, 

.  .  .  .  pajfulesjraifins  de  Damas  confits  auec 
^n  peu  deJùcreçS^canelle  (laquelle  e fi 
fingultere pour  ce  qu^eüe  conforte  l"eÜo^ 
machjÇ^reiouïfl  les  efirks)e;^parfoh 
i-’vnp  ethpoulet pigeonneau  p^eaUiche 
ureaudeur aux  petits  oyfeauxdcs  chaps 
corne faifiinds,merlespourtres,  perdrix 
griues  et  autres hohesl/iddes  houluesa- 
aueclaiEluespourpied,  oreille,  hourro- 
che,hMglofie,cichoree,endme  çS^Jèmhla 
hles.Aufiiparfoüpourrontlefditesyia 
des  aucunes  efirerofiies,etpeut  ledit pa 
tient  ^firauec  icelle  s,  de  merlus ,  or en^ 
ge s, citrons,  limons,  grenades  aigres, im 
'  d'o^eiüe,  les  dmerfifitans félon  le gouÈ. 


de  LA  TESTE.  clij 

^afmlfahce  de  la  hourfe  du fatienîi 
Çtacêux  qui  ^oudrot'vjèrde  poijjon, 
truites ,  loches  J  brochets  nourris  en  eau 


clere  ^  mnlimoneufe^  autres fem-^ 

MaUes  pareillement 3  raijins  (^prunes 
de  Damas^cerifes  aigres, pa(fules:mak 
qu^il  fahHtenne  de  choux ,  ^  d^e  tom 
legumagespar  ce  qudscaufent  douleur 
detefte.&apreslepaB,  'vferadedra-- 
gee  commune:  QU  dnis,fènoil,  cbriadre, 
confits  :ou  cotignat^  afin  degarderque 
les  'vapeurs  wfumees  qui  montent  de 
hHomach  à  ïa  tejie ,  ne  Méfient  le  cer^ 
ueau  i^aretïïement  le  cotimat  pris  de-  Double 
uant  lepa/fafirain&le'ventre 
quM  eji fliptique  ^  a^ringet,^par- 
tant  ferre  tefiomach .  Aiakpris  apres 
lepafi,lelrfche:àraifonaufiiqu^illere 
firre, eji  raint,a^ainEl,w  contraint 
iss  viandes  deJortir  horjiQrfic  eH  y n 


DES  PLAVES 

Çfifdntjuy  çpnumdra  donner f  eût  0*, 
foumnt  d  men^er.fpur  ee  que  les  ternes 
nepeumm  porter  Id  fdim  comme  'vn 
plus  ddgi ,  drdtfin  qu'ils  ont  cha,- 

excepm:  parquoj/ils  Qnt  hefoin  de, 
liu.i. .  grade  nourritweymtrefnem  hurs corps 
Jfèconfommeroim  cqntrpre 

cmfe  de  qmy  d porte  miem  U  fam 
que  le  iemé  .  Btpar  fmhhhle  rdijon 

en  ternps  d'kymr  en  toutes  dages 

donner  pim  d'aliments  y  qu'en  eBipour 
ce  que  la  çhaleur, naturelle  efl pim gra- 
H'  à  h  dUfre  temps  3  ainft 

xv!h.  pie-  qtM  eHpromé par  Hippo-  Ïï't  apres  le 

mien  vê-  quatorzième  four (fipple y f H  uy  arien 
-xacydcç,  qui  repugneyÇommeJieùresir* Autres  ac-, 
ddentsjon peut  donner  vnpeu  de '^in, 
augmenter  fin  mager peu  à peuyfir 
ion  qu'il  fera  hfoin  , prenant  Joufiour s 
,  indication 


de  LA  TE  STE.  cliij 

Indicatm  la*verm  ^  coufiume  du- 

Le  patient  doit  euiter  le  dormir  dê  Du  dor- 
tour  fil  efl  pofihle  ,fi  ce  n"ejî  bien pen 
pourueu  la  Dure  mere,  ou  le  cerue^ 
au  nefoit  affligl  de  n^hl^rnon  :  car  en- 
telle  necefitê  ilferott  meiüeur faire  du 
tour  la  nuit,  principalement  la pre^ 

miere  partie  du  tour ,  à Jrauoir  ^  defix 
heures  du  matin  iujfi^àdix  :  pour  ce 
qdil  caujè  crudité^  en  teHomach ,  ^ 
rout^  aigres,  d'oufèfeuentgrojfes  ya^ 
peurs,t^  humidite^fi.perflues,au  cer^ 
ueau  :  dont fenjùitpejanteur,  douleur ^ 
(^inflammation  à  la  tefle,-^parco^ 
fiquent  de  tout  le  corps. 

Le  'veider pamüemet  doit  eBre  mo  Du  veiU 
derexar  le  trop  yeiller  corrompt  la  bon- 
ne  température  du  cerueau: pour  ce  que 
àufi pareillement  excite  crudité^, dou~ 


DES  PLAYES: 
leur.pefdnteur  de  tefie^ç^  rend  lesplad 
yes  arides, fetches  ^  malignes. 

‘Ji  le  patient  mpeut  dormir  à  cmfe  de 
tinjiamaàtdesimhranesdu  ceruem^\ 
Çalienvomande  amre^temedela  me  \ 
thode.,fairede^^sperfuJlonsd^^ 

Biom  dans  lés  narine  s^^  aùjrontÿde 
chofes  rgp'igeratiùes  :  a  cdufe  fusils  en^ 
dorment  C£7^  rendent Jîupides  les  mem^ 
hranes^k  cerueau,(fmjdntexcej^me 
met  eJchauffe^.Pourcefle  raifin  on  ap¬ 
pliquera  duxtm^s^ÿtmguentum^- 

0^  oxicrat  .cLdufiiuyf^  fintir 

wne  el^onge  trempee  en  ‘Vm  decoBion' 
de pauot  blanc  ownoîr ,  amcefcorce  dt\ 
mddragore^emence ,  dehjojciame,  lai- 
tuh\pourpier,pldtainynorelle,ou autres. 

Semblablement  on  luy pourra  faire 
^npotaigeou  ^n-orgemundé:,  auquel- 
'-S  l’on 


de  là  teste.  dnij 
roft  mettrayne  emuljton  de  femence  de 
pafaueris  alhhou  lien  prendre  l  .j.^el 
%.j.^AeJirupidepap(tuere,  auecq^ 
a<jwe  laBuc§:e!(;^ faut  que  ledit patient 
fvfe  de  telles  chofes  deux  heures  apres 
foupper ,  àfiu  de  luy  prouoquer  le  dor-- 
mir .  Lequel  dormir  ay  de  grandement 
à  faire  ladigeflion  :  il  re^aure  la Juh  ^ 
fiance  du  corps  ejprits  qui  font  difii- 

pe^ par  le  tropyeiller  .r>  auatage  apai^  _ 
files  douleurs  :  il  fortifie  ceux  qui  ont 
lafiitudes:  pareillement  fait  oublier  les 
courroux  trifiejfis J -ÿ  corrige  le  iu^ 

gemsnt  defiraué:  parquoy  efi  hefioin  au 
chirurgien  prouoquer  le  dormir  au  ma 
lade  lorsqu  il  luy  efi  necefiaire. 
Pareillement  fi  le  patient  est  replet, 
fikfait  euacuationpar fiïgnee ,  oupur-  • 
gation  ^grande  diettefielo  haduü  ^ 
Confia  du  doBe  medecin:0*  en  cefi 
'Vij 


DES  PLAYES 

decines”^*^  ks  mede 

font  con- /orf^^  mfditesflayes , principale- 
traites  aux  jf^ent  au  commencement  :  de  peur  den- 
cemenrs  les  humeurs,  faire  comme 

des  v^Q-yes  tion  àtoutesles  facultés:  qui  fèroit  cau¬ 
se  fradu-  r  Ji'  J  •'  Il  'JJ  r 

res  de  la  te/^  dmetum  tnjiammauon,clouleur-,fie- 

iie.^  ure  autres  accident  s  xeepuetay  y  eu 

admnir fouuentesfois,  6t  quant  aufi  à 
la  feignee  (félon  Galien  au  quatrième 
^gYa  Ma  ^  Methode)ne  doit  eftre feulement 
faîte pour  l'abodace  dufang:mak  aufi 
pour  la^grandeur  de  la  maladie  prefin 
te  ou  future: à  fin  de  diuertir  tp*  faire  re 
uulfion  pour  retirer  la  fluxion:  laquelle 
comence  auxparties  contraires:^  cel¬ 
le  qui  eÜ  ta  coioinBe,doit  eHre  'vacuee 
de  la  partie  mejme,  ou  la  deriuer  de  la 
partie  proche  [Bxemple  pour fatrelarë- 
uulfon  : fi  la  partie  dextre  de  la  telle 


de  la  TESTE;  cîv 
Cephdijue  du  bras  droit  (fil  ny  mort 
grande  plénitude  )  i;p*  en  deffaut  delà 
fephaliquefaut  ouurir  la  médiane:^ 

Ji on  ne  peut  trouuer  la  Mediarte  ^fùit 
prinfi  la  'Bafilique:^Ji  laMejfure  eft' 
duceftè feneftre,  fera fait  lefèmUaUe- 
du  brasfeneflre  ypluJioHquà  Toppû- 
fte:  afin  que  pim  aifement  on  attire  O» 
defeharge  la  partie, P  aria  reEiitude  des^. 
filaments.:  en  tirant  le  fangfaut^a- 

uâir  ojgard  jur  toutes  chofis  à  lasvertu- 
du  patient ,  qui  Jè  fera  >  en  touchant  fin 
poux  (file  médecin  n'eHprefent  )pour  Ueftne- 
ce  comme  dit  Çalie  au  Hure  de  fangul-  ceÏÏairF“ 
nis  mifiione,quÿl  montre  infaüihlemet 
la  'Vertu  ^ force  du  patient.  Parquoy'BiéïT^ . 
faut  aueir  ejgard  en  fa  mutatïo  ^ 
galittyffiJfitu  le  trouues  petit  lent,'Umc^“ 

aufii  'vne petite  Jùetmqui  commence  i 
*venir  <^u jroitt, mal  de>cueur, corne  ‘VOr^ 

V  iij 


^.cin  n*eft. 
preïeri.^" 


DES  PLAYES 

bnte  deyomir,c^  bien Jouuent  dajjeb 
ler^duectjues  bâillements,  mutation 
de  couleur, ayat  le  s  leures  pâlies.  Si  tel¬ 
les  chofes  apparoijfentjubit  te faut  clor 
re  la  njéme ,  de  peur  que  tu  ne  tires  l'a- 
meauecques  le  fang  :^^lalors  àonm- 
ra^au  patient  ^njeu  de  pain  trempe, 
m  ^in,  0*ïuy  frotteras les  temples  gÿ* 
te  ne^,de  fortpvinaigre:ç^  le  feras  cou- 
cher  tontàplatalarenuerJeTEtquant 
auficJSpomt^f^fd^lâ fluxion ia . 
faite  arreflee  en  la partie, elle  doit  e- 

flre  njacueepar  là partie  mejme  ,oue- 
ftredermeepar  laproche.La  partie fe¬ 
ra  defchargeede  la  fluxion  coioinSle 
arreÜee  en  la  partie, faifant  des fcarifi- 
carios  aux  leures  de  la  play  e, ou  par  ap¬ 
plication  de  Sangfkes  bien  préparées:  la 
matière fira  deriwt^  enouurant  les  'vei 
nés  proches  delaplaye,dJhauoir,  de  la 
*veine 


de  teste  :  cîvj 
yemePuppe^ou  ceüe  du  milieu  du fi'ont 
ou  des  reines  ^  àrteres  les pim  appa-- 
retes  des  teples^ou  celles  de  dejfom  la  la 
£ue .  Pareillemet  feront  faites.  f  iBions 
et  applicatios  de  'vetouf  s^defqueües  te 
doneray  lepourtrait  cy  apres )Jur  les  ef~ 
paulesjüit  auecquesfiarijicatïo  ou fans 
fcarificatio: filon  lanecefiité.  Outrepim 
noteras  quependat  la  curatiofiuuetes^ 
fois  il  cmiMra faire  des  fiBions  ajfe^ 
lo£U€s  fortes ^auecque S  linges  ynpeu 

afireSf  yniuerfiüemet par  tout  le  corps ^ 
ekçepü  lateBeHefiquéües firmront  tant 
pour  faire  reuulfodes  matières  qui  pour 
roiet  moter  en  haüt,qupxhalation  (per 
halitu )c"eft  Èdirepar  infinjtble  trânfii 
ratio  de  certaines  ^vapeurs  cotenues 
ire  cuir  chairdejquellesf  augmentée 

fort  en  noflre  corps ^etpmcipalemet pair 
faute  de  faire  l’exercice  accoufiumi», 


Vcroufcs 
ciediuerfè 
grandeur 
auccqu^s 
vne  lâcet- 
te^de  la- 
quelte  fe¬ 
ras,  les  (ca-r 
rificatios 
pluftoft 
qu’auec 
vnrafbir 
d*autant 
qu’elle 
couppe 
plus  lùbti 
îernêti&a 
moins  de 
doufcur. 


civîj'  * 


DE  LA  TESTE. 

Outre  plus  i'ay  Æauanta^e  *voidte 
donner  çeÜe figure  pourtrakdec'e^ 
inBrument  (put  efi fort  prompt  ^com^ 
mode  ù faire  les fcarificattos  apres  l* ap¬ 
plication  des  ^entoufesdefqueües fcarî- 
fications  fe  font  tout  à  ^vn  coup  par  le 
lenefice  de  dixhuit  rouës  d’acier  bien 
trechantes,quijè  handentparl^n  refin 
0*  desbandent.  Et  filon  pue  l’on  <vou-- 
dra faire  lefditesfiarificatio  s  profondes 
ou  Jùperficieües  ,faudrapjus  ou  moins 
prejfer  dudit  inBmmet  Jùr  le  lieu  qu’on 
^voudra fiarifier. 

^^fonflre  le  couuercle, 

*B:  La  hoifite  ou  sot  inferees  les  roues 

C  La  clefpour  bander  le  refort. 

D  Lx  bouton  pour  le  deshander. 

E  Le  trou  par  lequel  on  bande  le 

refirt.  * 

F FF  Les  roms  trenchantes. 


de  la  teste.  '  cIviTj 
jyahoâant  m ‘veuxmtre pajfer  qm 
ne  récité  de  la, feign^e  ce  fie  hîBoire,  di-hle  de  la 
gne  au  Chirurgien,^  à  tous 
notee.C'efi  que  ces  iourspajfe^,fu^ap-- 
pelé  aux  fauxhourgs  faint  Germain 
despre^jàlymage  fàint  iJMichel,au 
logis  du  fire  lehan  Matiau,pour’Vtfi~ 
terc^medicamenterynjèruiteur,aa^ 
gede^ingthuhans  ou  enuiron,^  de 
teperature  fangutne,de  monjieur  Dou-r 
radour ,  l'^n  des  maifires  d'hofiel^  de 
madame  l'Admiraüe  ^rïon:  lequel  e- 
fioit  tombé  la  tefie  fiir  ^e  pierre  à 
droit  de  ïos  Parietalpartiefenefire:^ 
au  moye  du  coup,fefioit fait  l^neplaye 
contufe, fans  toutesfok  aucune fiaBure 
d^os:par  le  moyen  de  laquelle  le  feptie- 
me  tour  luy furuint  'vne  fieure  continué 
e!f;*rejuerie,auecques grade  infiamma-^ 
tionPhlegmoneufe,  caujèeparlalejton 


DESPLAYES 

df^Pencrane ,  accompagnée  d!^ne  tu^ 
meur  memeillmjè  de  toute  la  tefle 
le  col,  ayant  le  ^fijagemerueilleujèmet 
d^ffgure^ne pouuantyoir  ny  parler,^ 
moins  auaÜer  aucunes'chofesjî  eJks.  n"e 
fiaient  hkn  licjuides.  Suhit 'voyant  tels 
accidets, neanmoins  que  le  iour  deuant, 
qui  efioit  Ihuitiemç  iour  défit  Mejfeu- 
re,auoit par  Germain  Agace ,  maigre 
harhier  audit  fiaint  (qermain ,  eBé fiei^ 
^e  :  lequel  luy  auoit  tire  quatrepalet^ 
tes  de fiang,  ^svoyant  les-  accidents  fi 
grans,  la  force  ^  'vertu  du patienî 

hme,  réitéré  lafieignee,  ^  luy. tire  qua 
tor^e palettes  pour  cefiefois:puis  leJour 
Juyuant ,  'voyant  que  lafieure  ny  au- 
cms  des  accidents  ne-feBoient  nulle- 
lement  diminue^,  mais  pluBoB  eBoi- 
ent  augrmte^,  réitéré  la fiignee,(^luy 
îirp  de  rechef  quattrc  palettes ,  qui  e- 
fioknt 


de  la  teste.  dix  \t» 
fioicnt  'vingtdetix  :  ^  le  lendemam 
^voyant  encores  les  accidents  n'eBrè  dï^  . 
mime^jfiis  encores d^auisle refeigner, 
ce  quen*osay  le faire feul/oea  lagrade 
tuacuation  qùon  amitia  faite ,  Eta 
lors prie  Monjleur  Uiolene ,  DoBeur, 
regent  en  la  faculté  de  Jldedecinejbom- 
me  doBe  fçmanti^  de  Ion  jugement, 
pour  njoir  le  patient  :  Lecpuel  ful?it  luy 
auoir  touché  le pouxje  trouuant  fort  ro^ 
huBe ,  njoyant  pareillement  à  tœil, 

lagrande tumeur ,e^ïimpetuoJlté 
^ehemence  de  l'inflamation,fut  d'auis 
ipue proptemetfuH feigne  luy  ayant 

dit  qîie  ia  on  auoit  tiré  ^mgt  deux  pa~ 
lettesyn‘yfa  deces  mots,EBo,qu^o  luy 
en  euB  tiré  d[auantagefeefl  ce  qtt^il  luy  Deûfln-.' 
èn  faut  encore  tirer, attedu  (pue  les  deux 
indicatios principales (pui nous  indiguet^esli^^ 
U faire  ta feignee,eftoiet prefentes:àfça'^^^^l'^ÎL^ 


mtr  la  grandeur  de  la  maladie prejen^ 

.  te,  ^  la force  ^erm  du patient. 

donc fm  bien  ibyeux,^ foudain  luym 

tire  encores  trois palettes  en  fa prefince: 

^ luy  en  ‘vouîois  tirer  dauantage ,  ce 

jj  qtûil  remiH  à  taprefdinee ,  ou  ie  luy  m 

W  retire  encores  deux ,  qui  fint  ^ingtfept 

fï^cs  ^ûtt-ptdette s :qm furent  ürces  audit  patient 

I  I  en  quatre  iours  fuiumts.  6t  la  nuit  fui- 

il  I  rispeuuêt 

^ÿenirtrois  tuante  le  patient  repoja fort  men:  ^  le 
|l  1  ^  lendemain  le  trome  fans  fieureja  tu^ 

meur  grandement  diminuée,  Mnflam- 
y  '  mationprejque  toute  efleinte  :  hors  mis 
les  paupières Jùperieures  desyeux,^  le 
mollet  desoreties:lefquels  endroit  s fa^ 
^  toBumerent,  ^ietterentaffer  wande 

rV,-  i^^auanttte  éeh^^^^ 

efl  emierernetguarigracesà 
I  Dieu,paries  remedes:qm  sas  la  èenedl 

!|  Uionduquelfontdutôut  inutiles .  Qr 

\  '  i^ayiien 


DE^ LA  teste:  ck 

^ày  h  ‘te*voulu  recker  telle  hiBolre:àfrt 
que  kkme  Chtmrgten  ne fiit  timide 
ûrerdufang  mx grandes  inflamma-^ 
thnsifourueu  que prmciyaîetmt  lafor^} 
cée^p^^ermdupatientjokgrade  :te  dm 
grMe,par  ce  qu  ily  a  des  perfinnes  quel 
Jion  leur  omit  tiré  trois  palettes  de Jang) 
on Jèroit  caufi  dgleuroHerla'vie. 

Or  pour  retourner  à  noHre  propos  U 
faut  que  le  patient  cuite  laBe  'Venerie, 
non feulement pendat  que fa  ployé  nef 
encores  conjolidee  ,  mais  encores  longr^ 
temps  apres, pource  qu’enpetke  quanti-- 
tl  de fmenee,eHcontenugrande  quan^ 
tke  d’ef^'rks:^  qu^'vnegradeportiode 
ladite fèmece  procédé  ducerueau^quiefi 
c-aufe  de  dehilkerles  ri;ertus,e^princi-* 
palemet  la  faculté  animale.  Dont  gras 
àccidûs^fiuuent  mortprochaine  ad-^ 
mm  par  tel  aBe^àceux  qui  ont  player 


:e  ve- 
nericn. 


DES  PLAYES 


à  la  teÛe  i  cequeief  uîs  atteBer  dm/ 
^eufimet  advenir  en  èienpetités pla^ 
y  es  de  teBe^  encens  (^m  la  playe fut  dn 
îoutconjolidee. 

Semblahlemet  le  Chirurgienne dok 
meFjjfrifer  les  affeElions  de  tame,  pour- 
^  ce  qùeüescaufent grands  mouuements 

mutations  corps ,  à  caufi  qu’elles, 
dilatent  compriment  le  cueur:^  en 
ce  faifant  les  ejprits  Je  refoluent ,  ou  a- 
Jîreignentj  -^Juffoquent  :  lejquelsjont 
ioye, amour, ejperace, ire ytrifteffe,€rain* 
te,  -^  autres  :  tous  le/quels  doiuet  efire 


corrige^par  leurs  contraires. 


SS&—  '  D^auantage  faut  que  le  patient /oit 
én  ‘vn  lieu  de  repos ,  e^  hors  de  grand 
hruit,fil  eji pof  ihle, comme  loin  dè  clo¬ 
ches  ,  non  près  de  marefchal ,  tonnelier, 
maletièr, armurier, e^pajfages  dê  char, 
rettes  ^  leursfemhlahles,  pour  ce  que 
le  huit 


DE  LA'  TES  TE.  civj 

,  /fi fie 

ure ,  &*  aMres  mmmü  accidents .  Et  ^ 
me Jomient  quand  feHok  dernieremet 
au  chaBcau  de  Hedtn ,  cqtCa  iheure  de 
lahatterk  9  le  hruït  ^e^ràmtiment  de 
l’artillemcmjoit  auxpatiets  yne  dou'- 
leur  extrewe prin^pa^met  a  ceux 
qui  eBoient  hlejJh^  à  la  tèBè:  car  Us  dk 
fiientquUlleurfijnMoit\aduls  ^  qu'au-^ 
tant  de  coups  de  canoH^qu’ùn  tiroit^qu’o 
leur  donnoït  amant  dè  coups  dehàBon 
jur  leurs  playès  :  ffi)  mefinement  leur 
Jùruenoitflux^deJdng  par  icelles  dont 
ilsfaifiientgranspleursy^  lamenta-; 
tiens :de forte  que  la  douleur,  fieuré  f0 
autres  accidents  eBoient par  telle  ‘vehe 
mence  ^grandement  augmente^,  la 
mort  àccelereé  Ettejujfife  du  régime 
^niuerfel .  2\4 amenant  foM  déclarer 
la  cure  particulière félon  qu^ aucun  s  des 
X 


DES  IPLÀYES 

anciens  ont  èjcrit  j  anj^i  félon  ce  que , 
fay  expérimente  y  arplujîeur  s  années. 

De  la  Cure  particulière. 

^^Fpourla  cure  particulière] 
\mus  commencerons k^ne 
^ldyejîmple.j  îaquettepour 
cure  ipa  qu'rcmfèut 
Jlmple  Scop  e,qui  eB  ^niôn:  maü  fi  elle 
eft  compofeejOMant  qu'ily  aura  de  cor 
plicationsi  amant  faudra  il  qu'ily  ayt 
d’indicatiqns .  £t  en  icelles  faut  garder 
Gai.  4.  àtl'ordref  "Argent  çp*  la  caufe. Donc  fila 
playe  ejîjimple  ^ fùperficielefaut  pre 
mierement  ra^er  •  le  poil  d'entour  elle, 
^  appliquer  tvn  médicament ,  fait 
cum  albumine  oUt  ^  bolq  armenico 
e^  aloes .  Et  le  tendemain  appliquer 
<un  emplaHre  de  lanua  ou  (f  ratiadê, 
e^lâ  continuer  iujques  à  la  parfaite 
<vnion 


de  LA  TESTE.  cixij  HH 

rz/mondelaplaj/e.-mahjilapli^eeji 
profonde  iuj^ues  au  Tericranè ,  on  ne 
peut  faillir  au  fécond  appareil  à  mettre 
dans  ieeüéyn  digefliffait  cum  terehin^ 
j-  thinayenetal>itellmuoru^oleo  rojkceo, 

^  e^tatiüocroci:^  en  fera  continué  iuf 

■  ques  à  ce  que  laplaye  iettcra finie  ; 

!  alors  fera  àdwuMé  audit  digeHîf  mel 

-rojàtumygp^ farina  hordei.^uis  apres  ■ 
feront  applique^  autres  medicamèntSy  - 
.•  aujquels  n^  entrer  a  aucune  huiÜe  ny  au 
I'  tre  chofi  ‘vnElueufe, corne  cefeuylB^  Te 

I'  relinthine  ^enet.  î .  q.Jyrupi  rofati  I  f 

I i  puluerls  aloesynïrrhggs^  mafliches  an.^ 

^  l.f.incorporenturfimul,:^fiatnjn- 
I  guentum  :  duquel  faudra  ^fer  iufques 
I  àlaprocreationdelachaîr  .  Puis  pouf" 

;  faire  cicatrice ,  fera  appliqué  la  poudre 

i  ■  qutfenjuit.  Çi  .aluminis  cOmhufli.corîi-  gp'jj 
cisgranatoru  comhuflorum  an.  5  .j.  mif  longue 
Xq 


DES  PLAYËS 

tdfS?'  ,  ts^fiatpuluü ,  Et  fi  h 

pldyeeflok figrade  qu'il faille faire  au<^ 
cun  point  d'aiguiUe ,  feront  faits  en  tel 
nombre  qu'il  fera  befoin. Comme  ie  feis 
à  'vn foldat^quiefloit  danslechaHeaù 

Hiftoire  de  H edin .  'vnpeu  deuant  le pernder^ 
AVn  fol-  .  •  /  f  .  f  r 

dat  qui  3  hechoît  en  terre  mec plujieurs 

flit  bleisé  autre  s,  pour  la  porter  Jùr  les  rempars^ 
fteau  dé  defquels  en  tomba  fur  eux  ^ne  grande 
He  din  .  quantité  de  ladite  terre,  qui  en  eflouffa 
laplusgrandepaniededitfoldatfuttk 
ri  de  defious,  eut  tout  le  cuir  mifcUr> 

leux  incisé, Cs^  deprime  iufque s  au  Péri 
crâne, commeçant  faplaye  deux  doigts 
au  d.ejfî4S  du  jommet  de  la  teHe ,  e- 
jîoit  renuersé  fur  le  ^ifage  :  ce  qui  fau 
fiit  grand  horreur  d  regarder  Et  tayat 
yeu,feis  appelerCharles  Lambert  fhi- 
rurgie  de  deffunt  mofieur  le  Ai  arefehal 
,  dfic  de  1Bouillon,pour  m’ayder  aie pen^ 
fer:dont 


[  fer':dont  î ordre  fut  tel .  On  luy  Imu fat 
’  ^Uye  de  clairet  peu  tiède ,  tant 

pour  0 fier  le fang  coagule,  pue  la  terre 
q^uiy  efioït  puis  fut  icelle  hkn  ejjuyee  a- 
uecimge  molet  délié.  Et  luy  appli^ 

I  puâmes  fur  toute  fadite  playe  4erehm-^ 

thtne  de  îTenife ,  meflee  auec  peu, 
èeau  de  ^ie,en  laquelle  auoit  eftè  dif 
fouî  fang  de  dragon  ,  aloés  pouldre 
'  de  maflk:(^  apres  luy  fut  renuersè 
remis  ledit  cuir  enfin  lieu  naturel ,  ^ 
I  luyfifnesplujieurs points  d'aiguille  peu 
ferre^pour  euiter  augmentation  de  dow 
j  leur,  ^  inflammation,  qui  fi faitprin^ 
cipalemet  au  t^mps  que  la  fanie  fe  fait, 
pour  teniriointes  les  partie  s  qui  efloient 
disantes  ^fiparees,çq^garder  laite-, 

.  ration  de  lairfequel  nuift grandement 
a  telles pldyes  [comme  nous  auons  dit.) 
^ufi  luy  furent  mifis  des  tentes  affe^ 
.  '  ' 


DES  PLAYES 

longues  ^planes,  aux  parties  inferi¬ 
eures  delà  play  estant  d'^vn  coflé  que. 
d’autre, pour  donneryjfue  alafanie.St 
pardejp4s  toute  la  tefle  luy fut  appliqué 
wn  cataplafme  tel  que fenjùit.-^  fari¬ 
na  hordei  -^faharû  an.  l.  'vj.  olei  ro- 
fati.  l.  iîj.  aceti quantumjùff kit:  fiat 
eataplajma  adformampultis:lequel  a 
njertu  dejicatiue,refigeratiue  ^3?»  reper 
€ufiiue:aufii  de  feder  la  douleur, ejian- 
eher  le  flux  defang0^  euiter  inflamma 
tion.St  audit  fildat  ne  luy  fuBfaitfeï- 
gnee ,  kraijdn  qu’il  amk  eu  grand fiux 
defang,principaleimt par  certaines  ar 
ter  es  qui font  aux  teples  éBant  bien 

aduerty  que  l’ennemy  nous  menait  toB 
afiiegerf  uy  cpfeiüay  defè  retirer  a  Ahe 
müe  ,àfin  qu’il  fuB  mieux  traitte  ,  ce 
qu’il fiB.6t  depuis  'vous puis  bien  ajfeu 
rer  l’auair  'veu  audit  Abemüe,  du  tout 
guery 


DE  LA  TESTE.  clxiiii  '•Yk 
guerjjlorsfmretoumaydeprifend'en-- 
tre  lcs  mmns  des  ennemis. 

Or  pour  retourner  à  rn^re  propos  ,Ji 
U  ployé  eHoit faite  par  morjure  de  he^ 

Hejl  la faudroit  traitter par  cmtre  ma¬ 
niéré. Ce  que  ie  te  ^eux  bien  en  c'efi  en¬ 
droit  aufï  démontrer par  l'hiBoire  qui 
fenJuit.V'n  iour  e fiais  les  Ijons  du  def- 
funB  2{py  Jdenry ,  en  cefîre  ^illè  aux  dvne  fiî- 
TournelléSjÇ&mmeplkJieurslesalloient  . 

‘Voir,  il  aduint  qu^vn  diceux Je  defla- 
cha  ietta  fagrife fur  yne fille  aagee 

de  dou^e  ans  ou  enuiro,  atterra. (Je 
fiait  engoula  fa  tefïe ,  l^^  dents 

luyfieit  plujteursplayes, fans  toutesfiois 
luy faire  aucmeJraEf'ureaux  os. St  eft 
yraysehlahle  qiiil  feufldéuoree,n''eufb 
eBé  que  le maiBredefiditsiyos  luy  ojia 
d'entre fies  griffes  ^ gueulé.  Et  fie  trou- 
ua  aledmP^n  nome  2^liandClaret,_. 

X  iiq 


DES  PLAYES 

fnai^ire  ^drhier  Chirurgien  a  Park^ 
pourpenjèr  ^  medicamenter  ladite  fil, 
le .  Bt  quelques  iours  apres fus  mandé 
pour  la  ‘vijiter,  laquelle  trouuay  fiehrU 
citate,  auec grand  tumeur  infiam- 

matio  de  toute  la  teHe^  enfemhle  d^ne 
eifaule,  du  Thorax, principaîemet , 

aux  endroits  ouïes  dents  (^griffes  du¬ 
dit  lyon  amient'entré:  eHoiet  le  s  le  ^ 

ures  defditesplayes  Uuides:  dicettes 
Jortoit  matière  Aqueufe  'virulente 
fortfiœtide  ^  acre  ^  quaji intolérable  a, 
fentïr  0>injt  que  d^'vne  charogne  tde  cou^ . 
leurnoire_  'verdoyante:e^  difiitla^ 
dite  fille  fientir  douleurs  pongitiues 
mordantes .  Et  promptement  'voyant 
tèEaccidents  me  'vint  en  mémoire  que. 
les  anciens  auoient  laifièpav  eferit  que  . 
tou-tes  piqueure s morjure s  de  beUe s 
('voire  fiuffient  elles  fiaites  d'hommes}  . 


DE  LA  TESTE.  clxv 

Croient ‘veneneufes  les  'vnes  Jes 

aulres  moins .  Et  partant  fuficançlud 
jiCilfaiUoit  amir  egard  à  ïimpré^ion 
du^^enin  delaijié  tant  par  les  detsqm  ■ 
par  les  griffes  dudit  Ij/on^  g^qu'ilcon^ 
uenoit  appliquer  chofes  qui  euffent  fa¬ 
culté  fffépuiffance  d'ohtundre  tous 
pins  Et partant  on  luyfB  plufieursfia 
rificatios:  appUquaJmes  des  Sangr 

Juesjpour  tirer  le  ^enin  dehorsÿ-^  défi 
charger  le  s  partie  s  enflammées .  Êtfii:^ 
hit  luy fut  fait  ahlumn  dEgiptiac,me-. 
îridat  theriacqûe^ainfiqu'ilfenfiit, 
à  fçauoir^metridat  ^ne  once^  -^  de  À 
riacque  deux  onces,  egiptiac  demye  on^. 
ce\  dffou^  en  eau  de  ^ie ,  de  char-: 
don  h eniB J  luy  en  furent  lauees 

fomentees  toutes fes play  es.  8t  aux  mé¬ 
dicaments  qu’on  appliquait  tant  dedas, 
fes  play  es  que  dehors,  eBoit  mis  dffiits. 


DES  PLAYES 

themcaue  ^metrïdatn^arelJlement 
hiy  en  fut  doné par  tejpace  de  quelques 
tours  à  Loire  auecques  conferue  de  mfes, 
^  Luglojfe ,  dijfout  dans  eau  de  petite 
oreille  chardon  Leniji pour  la  corro^ 
horation  du  cueur^  afin  qu'il  ne  fuÜ  in^ 
feBé  des  sapeurs  malignes .  Pareille¬ 
ment  Itÿ  fut  appliqué Jur  la  région  du 
cueurtelepitheme:  Çi.  aqu^erofaru  cp* 
nenupharuan.  I.  nij.  aceti fiittkid.  l.j 
CoraÜorum  -^fantalorum  alhoru^ 
ruhrorumyrofamm  ruhrarum,pul.fipo- 
dij  .an.%  .j.metrîdatij^theriac^.an .  J.  ij. 
forum  cordialium  puluerifatarump  fi 
erociXj.  dijfoîue  omnia fimul.fiat  epi- 
d}ema,quod (uperponatur  cordi^cu  pan 
no  çoccineo  crntfionfia-.^teBoitceditrc 
mede  renouueüé  fiumnt .  Et  ^ompuîs 
ajfeurer  ^  que  des  la  première  fois  que 
nous  eufmesfait  telsremedes  Ja  dou- 


de  la  teste.  cIxv) 
leur  inflamation  auec  autres  man- 
tirais  accidents ,  commencèrent  à  dimi^ 
nuer,^  depuis fut^ueriereHe  que  pim 
de  deux  ans  apres  ^  au  lieu  qu'elle Jou^ 
lait  eftregrajfe  ^  en  ho poinEt^demeu- 
rafort  maigre  extenuee  de  touts  fes 
memhres:mais  àprejènt Je  porte  bien. 

Or  i'ay  bien  ^oulu  reciter  teUe  hiHoire 
auieune  Chirurgien ^ afin  qui!  tienne 
en  mémoire  que  les  play  es faitesp^ar pi-  es^^ftes^" 
queures  morjures  de  beBes,deman-  par  mor- 
dent  autre  cure  que  les  autres faites  par 
atitres  cauJes.Or  maintenai  il  notufoM  deman- 
iretourner  aux  au4;res  dijjojltios^comme  ^es^cures 
Jt  c'eH  ^n  coup  orbe^qui  ait  cause  contu  que  ies  au 
Jton  fans ployé :a  lors  ayant  rase  tout  le 
poil(ce  qu'il  fauttoujlours  faire  afin  de 
cognoiBre  mieux  le  mâl^  que  les  re^ 

medespuijjent  pareillement  mieux pro 
fiter)  pour  le  premier  appareil  on  doit 


DES  PLAYES 

R^epercur- comme  d’oxiroS 
mm,  ou- tel  cpif enfuit.'^,  olei  rojati.  | 
iîj.alhumina  ouorum  numéro  .ÿ.pulue 
mnucu  cipre^ijhalaujli^^alumnis  ro^ 
ch<e,rofarum  ruhrarum.an.$  .pincorpo 
renturfimul  ,fiat  medicamentum  ad 
%fjum diBum .  Ou auUeu  d^iceluyon 
peut  appliquer  le  Cataplafine  fait  de 
farine,dorgedefehues  ^  déy'm  aigre, ^ 
huiüe  rojdt,  cy  dejftu  efcrit ,  ou  au¬ 
tres femhlahles:  lefquels  remedes fè  dot 
uent  renouueüerfiuuent .  Et  apres  que 
la  fluxion  dmleur  font  appafe^,, 

faut  appliquer  des  refelutif s, à  fin  de  re 
fiudre  les  humeurs  diffluees  à  la^  par¬ 
tie  .  Exemple,  .  emplajiri  de  mucila 
ginibm^.  ij.emplaftri  de  meliloto  ^ 
oxicrocei.am.  %  .j.olei  camomiUg  ^  ane 
thï.an.  I  f  .  malaxentur fimuL  tir* fiat 
emplaBmmad/vfum  diBum:  duquel^ 


DE  LA  TESTE.’  cîxvîj 
partie .  Pareil- 
lemententelcas^onpeut^ferdefome- 
tation  comme  dece^e  cy.T^.  ^'miruhrï 
iiLmj.lixiuij  comunis  lihjj^nuces  en- 
prej^i  contufas  numéro  .x.pulueris  mir- 
tillorum.%  .jjrofamm  ruhrarum^ahjin- 
thîjfoliorumfalui^^maioranie.jiecha- 
dos^florn  camomille  ^meliloti.  an.m,^. 
atuminis  roch^ ,  radicis  cyperi ,  calami 
■aromatici.  an .  %  .J?,  huüiant  omnia  fi- 
mut  ^fiat  decoEtîopro fotu:^  dhceU 
le fiit fomente lelieublefiéjauec  efion-  Galien  au 
ges  ou  feutre  s.  Icelle fomentation  refont  J 

feiche  le  fang  meurtri^  corne  on  peut  que  la  fo- 
cogmijirepar  fis  ingrédients:^  la  fam  lonCTue-^"* 
faire  longuement:  ffil  apres  fans  efiuyer  mentfeite 
O* fiichertreshienla  teBe  Paûec  linges 
chaux,  appliquer  de  fus  encore  s  cho  le  n’attiré. 

fis  plus  ref  lutines,  pour  toufioursconfk 
mer^refoudre:commeleCerat^efcrtt 


DES  PLAYES 

Cerotum  par  Je  Vigo  appelé, Cerotum  de  minlo: 
letiuel  a^ertu  d'amollir^  refoudre ^ 
t^  efitél,  Y^.  olei  camomille, liliorum^ 
anX.x.olei  maftkhk  ÿ.pmguedmis 
'veruecis  lif?  flitargïri  aurei  l.^ïij.mu 
'i^ij  I  .f'vm  bord  cyathum  ^mum:bul- 
limtomnia fimul,bàculo  agitàndo,m 
primh  lento  tgris, e^in fine, îgnkaugme 
tetur  .,  donec  aepuïrat  cojorem  nigrum 
*vel  tendent em  ad  mgredinem,  adden- 
doinfinecociurieterebmtin^lîb.fi.pul. 
maflkhk.lfi.gPMtfntelefnni,^.j.cerie 
quantum  fuffick ,  buüiant  rurfm 

^na  ebulîkkne ,  c^  fiat  emplaftrum 
mode. Stfi par  tels  môyes  on  ne  peut  re^ 
foudre  ,-^qu  on ‘voity  amtr  moüefie 
mmdatkn-à lors faut  ouurir  la  tu-- 
Les  eau-  meur  le plufioB  qudl  fera pofiihle.  Car 

dr  l’or" 

purulent.  rk,ede  altéré  hs g  le  rend  purulent, 

tant 


de  EA  teste.  clxviij 

tant  pour  Hnflammatîon  que  pourra’- 
crïmonie  de  la  famé  qui  tombe  dejfm.  : 
ainji  que  declareros  cy  apres .  Parquoy 
faut  promptementfaire  apertionetmo^ 
difier  laplaye  auec  tel  modificatif: 
^.jyrupi  rofati,e!i^  abfntl}ij.an.hpteT 
rebinthine  |  .jfipuluermreos^aloeSjma 
flichîSimyrrhiefarinie  hordei^  an.  3  fi: 
ou  egiptiac  méfié  auec  apoBolorum par 
ties-ègalks^oupurfiileB  mefiier  jpour 
mtmdifier grande  pourriture.  Et  apres 
la  mondification  faut  'vjèr  de  remedes 
incarnatifsypuiscicatrifatifs. 

Or  apres  auoir parlé  des  rèmedespro 
près  au  cuir  mufiuleuxfelonla  diuer^- 
fiîé  des  dijpofitiûnsd'iceluy:maintenat 
faut  déclarer  ceux  du  Crâne  ^  ^  de 
la  Eure  mer e .  Doncques  fi  los  efi 
fiaBure ,  quflfoit  befiindéïe  Tre^ 
paner,  ou  hfieuerou  ‘Ruginer  :  apre$. 


r  DES  PLAYES  f 

ûüoîr  fait  feEiion  audit  cuir  müjcui 
leuxÿfm  déprimer  le  ‘Tericrane  de 
contre  le  Crâne  (ainjl  qu'auons  dît) 
Ce^uine fe  peut  faire fans  grande  dou 
leur  pour  la  fenfhilitl  dùceluy,  la 

■connexion  cpu'il  a  aux  membranes  dû 
cefueau,6tpar  tant  faut  bien  amir  ef 
gard  à  mitiger  la  douleur  ypoureuiter 
inflammation  ^autres accidents, 
TDonccjues  apres  fu^on  aura  fait  le 
premier  appareil ,  &  efleué  lés  anglés 
de  la  ployé  :au fécond framis  ^nDï~' 

Digeftif.  geHif  fait  de  iaune  d^ œuf  et  d^huilte  rù 
Jatÿt  fiir  tos  qu*o  Voudra  garder fain, 

Üàî  vi  chofeshû 

mides.'énfiyuant^aUe  pui  dit, qu^o^nê . 
doit  mÜémet^fer  aux  os  denue^ decho  , 
Jes  1/nBueufs:  mahau  cotraire  detoü^ 
tés cflflfès qutdejèichênt  toute  l?umidite. 
fuperflue.Dom  faut  mettre fiir  ledit  os. 


de  la  teste.  clxix  V?/- 
charfi fec.oufoudres  G  ephaUque  s  (lef- 
ipeües  deferiroscy  après )etgarder  (pa'il 
nefok  alteréjtatdèïair  fœ  des  niedica 
mentshumïdès,  PareiÜemet  apres  qu^o 
aura  trépané  faut  auoîr grande JoUcitu 
de  à  lien  trakterlaT)ure  mere ,  Car 


quelque  fois  il  fort  gra,nde  quantité  de 
fang  de  quelque  ^aifeàu^  qui  pourrait 
eHre  attaché  contre  la  feconde  table:  fe 
que  kay  ^eu foumtaduenir.Et  toutes- 
fais  ne  le  faut  fubit  eHancher  :  mais  le 
laijjerfluerjelonla  plénitude  force, 
^ertu  du  patient  :  car par  tel  moyen  la 
fieure  autres  accidents  Jont  moins 
grands :ce qui  eB prouuèpar  WippT^ 
dit  ,  qu'il  e/^ecefairelaiferf^ 
fàng  aux play  es  retentes, excepté  au 
treicar par  tel  moyen  elles  feront  moins 
mdtefeesde  douleur  inflammatio, 
e§*Wautres  accidents^  Et  le  s  vieilles 

-  Y 


DES  PLAYES 

^dh  d^cn  les  doit  faire fouuent feigner\ 
a  raifin  que  far  tel  moyen  on  dejchar- 
^e  la  P  ortie  des  humeurs  comoims  à  kel 
le. Or  doc  apres  en  amir  laiféfuer  af- 

Medlcr  ^^^^de  ef 

“m&tt&^crit  de  Galien,  ^.pulueris  aloes,  3.ÿ. 

flux  ^  thurü,maftiches,an.^ .jf.aUuminao- 
fange^ric  uorum  numéro. f  agitentûr Jîmul  cum 
incifisfiat  tnedU 
lameth.  "  camentum.  Et  après  que  le  flux firae^ 
Jfdché pour Jéder  la  douleur Jèra  applk 
qui  deflfm  ladite  E)ure  merefang  de  pi 
geonj/ecentement  tiré  de  dejjous  t ai/le: 
^^^^pt^^dre  quif  éjùit.'^.  aloes 
£01171]^  îhurisynyrrh^ejfanguînis  draconis^an, 
JukUis.  Et  pourra 
temêrëT  on aufi faire ‘vne emhrocation  d'oxy- 
rhodinum,  ou  autre  "E^percuf if  comme 
h  cataplafne fait  de farines  dey  in 

atgre  huiüe  rofat  ,pour  adoucir 


DE  LA  TESTE.  cïxx 

affa^r  la  douleur  iujijues  au  quatri^ 
tme  iourpuis  onpourra feurement^fer 
duceratde'UigOj  lequel  mefemhle 
flre  fort propre  pour  les  os  du  Crâne  f  a 
Üure^  J  pour  ce  qu  il  attire  la  fnatierê 
du  profond  à  la Juperficie^refeut  cin  de-- 
feiche  tnoderement  :  à  caufe  de fin 
odeur, reiouiH  ïejprit  animal,  rohore  le 
1  cerneau-^  le  s  memhranes.Cefaifant 

:  appaijè  la  douleur  comme  on  le  pourra 

IcognoiHrepar  les  ingrédients,  qui  ^titret 

en fa  compoftion,  qui  eH  teile:2^oleïroçr:c  aux 
fati  omphacini,refin<e  pm,gummieleni 
j  an.  mafliches.  | .  j.fs. pinguedhis 

'  •verueciscafrati.i.q.ffoliorumlethù 
nic£,  matriflnx,  anthos  an.  mmipuL 
j^ammoniaci  %  f ,  granorum  tinBo^ 
rum  3 .  AT.  liquéfiât pmguedo,  c>  trim^ 

I  radatrituretur,ç^liquefacjimulam- 
nioniacum  cum  aceto  jciliitico  :  deindè 

i  rÿ 


0 

DES  PLAYES 

huüïmt  omnia  Jîmuljn  Ithru  ij.  'vmî 
èoni,  lento  i^ne^Jqueadconfimptione 
*vtm,  deinde  exprimiturxum  expref- 
Jîone  addmtur  terebinthime^enetœl, 
^\n  (jumtum fiffick: fiat  ce^ 

rotum  molle  :defiiu€ls  remedes fèra^sê 
felolanecefikéxe  quiejieniomt  d'Hip, 
en  la  méthode  de  (fi allen, (pttî  com" 
mandent  toujiours  indications  contrai-> 
ms.Pamüemetluy faudra  fiotter  tou¬ 
te  la  nucque  du  col  hlfiine,de  ce  Uni 

ment,  lequel a^rânde faculté  d'adou¬ 
cir  les  nerfs ,  pour  empefiher  le  Jpafime: 
comme  pourras  cogmiHre  aufii  parles 
ingrédients  qui  fenjuiurt  ruta,  ma- 

Linim  ent  rul?fi,rorfimarini,ehulorum,falui§,her- 

contrele  haparalyfisanm 
fpalme.  .  i  . 

n,baccarum  Laurt 
mœmèli,  meliloti,  hypericonis  an.  m.j^ 
pinfàntur  ^  macerentur  omnïam^i- 
no  alho^ 


.fi.radïcis  ireosficype 
an.ï.  j.florumcha- 


de  la  te  STE.  clxxj  (t) 

no  alèo  per  noBem  :  deinde  coqmntur 
in  duflîci  cumMeo  lumhrtcomm^ 
lîlhmmyÇ^eterehinthin^  y  axungice 
anj}ris&^  hummt  ana  ^  ij.  ^J^ue  ad 
conjumpthnem^'inipofleacolûur,^ 
in  çolatura  adde  terehinthina  ruenetæ. 

I  iij.a(iu^^it£e  ^ji.cer^  quatumjuffi^ 
citfiat  limrmtumfecmdum  art e:  mais 
la  douleur  ejhant  appaifee  jaut  dejifter 
de  toutes  chofis^n.3:ueufes^depeur  que 
elles  ne  rendentla  plagie firdide^  ma 
ligne ,  &  que  les  parties  proches  ne  fi 
pourri  fient y^: par  confiquent  la  Dure  II  ne 
mere ,  &l"os: pour  ce  que  hsp<itties  ne^^^^^^ 
feroient  gardées  parleurs  fimMaMeSylesi^meux 
ce  qui fi  doit faire  par  remedes  deficca-^^f^^^^ 
tifs.  Parquoy  ne foM  aux  play  es  etfia^BmS^ 
Bure  s  de  la  te  fie  ^ fer  de  remedes  olea--bl^Ê^ 

1  •  1  r'  r  /y  ticeneit 

gmeux ,  humides  J  ^Juppuratifs  : y?  ce  pour  miti^ 
tt^eftpour  mitiger  la  douleur y^fippu-^^^LÈ^ 

Ti%  — ^ 


DES PLAYES 

;  car  (  comme  St 
méthode  Gdien)  il  fiUuUijfer  feuuentesfoh  U 
propre  cure  ^  pour  jubuenir  mx  nccU 
Hippv  .  WmôMdipe  Jïlpp^fmT^e 

\u.cap.  ei;sutju'auxfra^re7ÏÏuÜrm^J^ 

fait fomentationle^moûJtènpeÏÏJ^ 
célien  peu  f interprète  Z7t3SV^mJ 
fi  ce  n'e^  quant  on  craint  infiamma^ 
tion  :pmrce  que  la  fomentation  de rvin 
a  faculté  de  reprimer, rejroidir^fecher 
(^JùppUqueledttl/infoitnoir^rudey 
Et  comhie  que  ledit  *vin  ait  faculté  c^. 
l^ertudeficcatïue^outefoisaEiuelemét 
J)umeêle,  ■^.potentielement  refoidtfij 
Çe  qui  e^  grandement  contraire  au^ 
plaj/es  de  la  te^e,^  principalement  fi: 

I  l'os  efldejtouîtert:  en forte  quily  auro  it 

danger ,  par  la  refi'igeration  du  ^in^ 
qu'd  feroit  au  cerneau  ,,qiCil ne JuruinP 
fiafine,ou  autre  mamak  accident.  Eit . 


_Poïï3rc&" 


DE  LA  TESTE.  clxxir 
f  drtiint  nefmt  i:j>ferde  chofis  fi'oidbs 
(^'humides J  (^Jlce  n^eH  comme  auons 
dit) pur  réprimer  l'inflammation  j 
appaiferla  douleur,  caujèe  par  ladite 
inflammation  :  mais firont  applique^' 
fur  les  as  defnue^  ,pudres  catacmati-  ^  - 

^ues,^  cephali^uestainf  appelées  des'^giëïr 
anciens  grec  s, parce  qu'elles font propres 
aux  jraUures  des  os  de  la  teUe  ^  au¬ 
tre  s  :à  caufe  qm  par  leur  ficciti  conju- 
ment  l'humeur  Jùperflu  ,  ç^en  ce  fai- 
fant  a'^dent'àhlature^ feparer  lejdits 
os,  ^  engendrer  chair  dejfm .  Etfont^~—~ 
lefdite  s  poudres  telles  :TSm ,  radlx  /-des^m^ 


dres  Ce- 


reos florentine , farina  hordei  ,-t^  erut^  .  — ^ 

pul.aloeshepaticçJanguisdraconis,ma  °  ^ 

ftix,myrrha,radîxariflûlochi^,gentia- 
nç,  erucç  0\generalement  tous  fmples 
quifint  ahflerff^fanserofiondefquels 
firont  applique apres  que  la  douleur,  . 


DES  PLAYES 

inflammation  apofieme feront pafl 

fe^:maÏ6  a  Ion  qu'onyouira  mondifier^ 
lés  meinhranes,-^ faire feparer  in^ 

carner  éj^  couurir  les  os, en  conment  't/- 
fer, en  les  diuerjtfiant  félon  la  tempera^ 
ture  '^habitude  du  corpsl^  des  acci¬ 
dents  qui  feront  trouue^  aufditeffraf^  • 
Bures  .‘feyâmWé^Sëration^uéhs 
pofteplusfortsrermdes,  ^eutaufi 
plus  efere  defeicheque  le^erkrme,e!^ 
Dure  mere  :  d’autant  qu’il  efe plusfec; 
no  fenfible.  Et pour  cefte  rdifen  lors 
,  q-um  appliquera  le/ditespoudrescepha 

liques  aux  membrane  s , feront  mejleès. 
auecmîel,qujyroprofat,oud’ahjynthe,, 
ou,  leurs femMàbles  :  afin  de  les  rendre 
Dî^me-  moins  deficatiues0*  acres. Si  par fortu 
ne  ta  Dure  mere  efe  incifee  ou  efeorchee 
^^^^^our  laglutiner,  f/lppo .comande y  ap¬ 
pliquer  fuccûnepet^  a  mejîe  auec farine 
d’orge,. 


de  LA  TESTE  '  clxxiij 

d"ür£e .  En  lieu  Aicduy  rermde  on pem 

fvfer  decefle  pondre  qui  a  pareille  fa^ 

mlté.'R.colophomie  3.  iü.mirrha ,  aloes  '  , 

•  Poudre 

majttmdangmnn  draconu.an.  ^.f.cro-  propre 
ci farcocoUa  an.  ^.ÿ.mijcemtur,  wfia,t 
puluk  fuhtilk  .  Bt  pour  expurger  le  x:q, 
fang  t^  la  finie  qui  eB  ou  peuteBrey 
entre  le  Crâne  ,  ^  la/Bure  mere  y 
faut  mettre  ^n  peu  de  Unge  délié  en 
deux  ou  trok  doubles ,  trempé  en firop 
refit  d’abfyntheyauec  ^ifnpeu  d^eau 

de  ^ieyCntre  le  Crâne  la  B>ure  me^ 
re:àfin  de  comprimer  aucunement  la 
"Bure  merCyde peur  qu'eÜe  ne  touche  au 
Crâne pour  donner  iffue  au  fang  ou  à  la 
finie  y  qui  peuuent  eftre  tomber  mm 
hs  ladite  Bure  mere:6t  auppour 
deffendre  que  par  lapulfition  du  cer^ 
ueau  y  la  Bure  mere  ne  fappe  contre 
les  hors  du  circuit  de  tos  qu'aura  coup- 


DESPLAYES 

pe  la  Trépané.  8t  a  chacune  fùh  qut  te 
patiet  fera  hahiüê,  on  mettra  ^ne  autre 
petite  comprejfe  femhlahle ,  iuj^ues  à 
ceq^uela  mundificationfiitfaitte.  8t  le 
chirurgien  chacune  fois  qu'il  habillera 
le  patient ,  comprimera  la  T)ure  mera 
auec^ntelinBrument.  Stluyfatufai 
re  clorrele  ne^  ^ia  bouche ,  quil 
fouffe  ^  expire:àfin  que  par  tel  moye 
il  expurge  la  faute, qui  eB  entre  f os 
la  Dure  mere,  LeStinBrument  du^ 
quel  fera  comprimée  laditte  Dure  mere 
doit eBre rond Jarge,poly^  'vny  en 
Jonextremit€,c.ommeceJity(y^ 

ïnftrumcnt  propre  pour  pirefïcr 
Sc  baifler  la  Dure  raere  en  bas, 
à  fin  de  donner  iffue  à  la  fanie.: 


de  la  teste.  cîxxin| 

Btpar  dejfus  la fufdite  pou^ 
dre fait  mife jur  laTDure  me^ 
re/z/ne  e^onge  trempee^mau 
bien  ef^remte ,  en  'vne  de.co^ 

'  Bio,  laquelle  ayt faculté  de- 
jtccaûue,rohommefaïtte  de 
chofe  s  aromatiques  propres  à 
la  teBe, comme  df enfuit, 
^$..foliorum faluice,  maiora- 
n<ieJbetomc<e,ro fatum  ruhra,  - 
r.um,ahfinthîf  ^  myrtiüoru 
,  forum  chamameli^melilo- 
^  â  jfiæchados  ytriufquejana 
m.Ji .  radicis  cyperi  calamt 
aromaticf  ireos,  faryophyüatce  ange^ 
licç  ana .  Ij? .  huüiant  omnia  ficun- 
dum  artem ,  cum  aqua  fahrorum^ 
'vino  ruhro  :fiatdecoBio  ad^vjum  di- 
Bum  ,  Et  en  lieu  d'icelle  on  pourra: 


\i^ 


DES  PLAYES 

'vjerds  ^in  clairet ^auee portion  4em 

de  'vie.'àfin  (pue  laditte  ej^oge  attire 

feiche  la fanie  emres  humidité^. 

celle Jèra  plus  propre  qu^‘vnlmge  oy,  au^ 

tre  çhofe,pource  (pue  dette  mejhie  elle  at 

tire  la  fanie,  aufi  pueüe  oheiBpar 

fa  mottejjeyà  la  ^ulfation  du  cerneau. 

St  par  de  fus  toutelaplaye  ^parties 

Empk-  proches  fera  appliqué  eplafire,fait 

lire  'Di^deTyiacalchiteos^fpuefllauec  ^inai- 

teo?^'  ^^^ou%fm&huitterofat:àfinqùiceü^ 

emplaBrefiit  rendue  moins  chaude  '^ 

Hip.  au  U.  plus  molle,  far  comme  dit  H^p.  Onm  ' 

djottmettre  aucune  Wf  dure ,  elsr*  fort 
dehteüe  - 

pejante jur  lesplayepae  ta  teiie,nyjat-^ 
re  ligature  fortferree:  de peur  ^induire- 
Gâlenso  doîdeurjÿ  irfammatim  :  ce  gui  giî 
Im.  de  la  Gdien,Bu"^m  apatiji-  ‘ 

debâdcr.  Caire  auoithande  eir*  lie f fort  lateBedi 
qu'^n  y  qui  auoit  (douleur  caufee 
dinfamr 


DE  EA  TE  S  TE, ^  clxxv 

^^Inflammation ,  qu'il  fut  caujè  de  luy 
fairejorthr  lesyeux  hors  la  tefle  :  à  rai^ 

Jcn  que  telle  ligature  comprimoit  lesjh-- 
tureSyCnJorteque  les^apeurs fuligineux 
qui f exhalent  tant  par  les  futures  que 
par  les  porojite^  du  Qrane  ^nefe  pou- 
notent  exhaler  par  icelles:  aujii  que 

par  telle  comprefionfes  arteres  nepou- 
uoient  auoir  leur  mouuement  pulfatif 
Pour  ces  caufes  la  douleur  inflam¬ 
mation  fStjî  grandement  augmentée, 
que  lesyeuxluy  creuerent,  ^ Jortirent 
hors  la  tefle.  fe  que  ^eritahlementpukpi^^ôîts 
atteHer  auoir  •veu  aduenir  à  Ittflèurdeffl^^^ 
feu  Loys  de  heiüy  marchant  drappierlts 


demeurant Jur  h pmtfaint  <J^ichel 


Parkjaquede  euB  ‘vne fi extremedoux&%^. 
leur  e^  mflammatio  à  la  teHe,  que  fis 
yeux  luy  forment,  ^  creuerent  en-  ma 
prefence:no paHgature^  mais  par^vne 


DES PLAYES 

extreme  mfiammatio  des  tnemlranih 
^ar  ainji  à  bon  droit  Hip  Aeffend  coti 
urir  lier par  trop  lesplayes  de  là  fô- 

flè .  En^uoy  tu  retiendra  en  rmmoire 
que  les  empl^mjuetu^^^^ùeras 
JmlateBe , feront  d^conJiHencemoïïer 
^  les  compreffesÿjgreitement ,ferû^ 
faites  de  linge  mol  w  fbtil>  ou  de  cou 
ton  ou  de  laine, ou  deBouppes ,  fira 

la  teBe{coin'me  auos  dit)peuferree 
prejfee.  ÉfàprësfuëTepdttent  aurae- 
fté  habillé  ,  le faudra  faire  fltuer  fur  la 
playef  ileBpof  ible,  ^  qu  il  eBouppe 
parfois  le  ne^  et  la  bouche, (;^  qù il  ex¬ 
pire ,  pour  faire  efeuer^^  enfler  le  cer¬ 
neau  :  afin  que  par  tel  moyen  la  fanie 
contenue  au  dedans , fit  expettee ,  de 
peur  quelle  n' acquière  acrimonie 
OîUre  mauudtfe  qualité .  On  pourra 
mettre  aufi  entre  le  Crâne  fiy  la  Du¬ 
re  me- 


de  LA  teste;  cïmj 

re  wtre  huyle  de  terebmhine 
feudei!tuden;ie  mec  aloé 
jùhûlement  puluemé  ,pour  mmdtfier^^^*^ 
^déficher  U fanie.cÿ^utre pour  mej^ 
me  effet. '^meüh  rofm.ï.ij.farmg  hor 
dei  jpuluerù  alaes.^  maH'tchès  ireos 

floremiç.an.^.ji.  aqu§  ^hçparum  : 
coïporentur fimubjiatmundijîcatmum 
adyJumdtBum, 

Or  qu^lquesfiis  fe fait  mfammm 
tion  apres  laTrepanation yàla  Dure 
mere ,  laquelle  fe  leue  fffl  fort  grande¬ 
ment  par  le  trou  qu'o  aura  TrepanL'au 
deffm  du  Crâne ,  dont plujîeurs  mau- 
uak  accidents  fenjuiuent  :  mais  pour 
ohuier  à  la  mort  ffodU  faire  pim  gran¬ 
de  ouuerture  au  Crâne  ,  mec  nù^  te- 
nailles  capitales  incifues,  àfn  de  don¬ 
ner  pim  grande  transpiration  ^eua- 
cuatio  aux  matières  contenues  foub^  le 


DES  PLAYËS  I 

Crâne  à  Ion  fera  rekeree  la  fit^ee 

ou  purgation:  enfmhle  conuknt  ordon¬ 
ner  •vne  diette  tenue  au  patient, e^  tom 
par  le  confeil  du  doBe  medeciniçs^  np-  . 
jpli^uer  remedescontrarians  à  Vinflam- 
motion  :  qui  fi fera  auecques fomenta¬ 
tion  d^ne  décoBion  faite  deausen  la¬ 
quelle  on  fer  a  houiUtrSeminkl'mij  aU 
theafœnugrecti  pfillij,  rûfarumruhrà- 
rum.anî  .jfilaniplantaginis.an.mf 
ou  autres  remedes  propres  à  tel^  acci- 
dents  ,  6tJton  n^^oitqu^fcBle  tumeufim 
fi  r^lue,  ^ppiêtonej^fiupfin  qu'il 
y  euH pus  au  dejfomià  lors  on  doit  faire 
mfifionaT^Duremere  ^àuecgpies^^^^ 
Tancettè  ou  auecques  ^ne  diHorié  donr 
iudeicyTaJ^re. 

■  Tournant 

-  ^  ■■ 


DES  PLAYES 

Tournant  fa  pointe  •vers  le  ciel  de  peur 
de  toucher  la  fuhflance  du  cerneau:  ^ 
par  tel  moyen  on  donnera  yffue  audit 
Pm.  (j  jui  a  elle  fait  par  aucuns  Ch)U 
rurfiensldontles  aucunspattets  ont  re- 
ceu  fantéjes  autres  n‘ot  laife  a  mourir, 
Partant  il  ^aut  mieux  tenter  vnre^, 
mede grand  extreme  ^fon  a  enco¬ 

re  s  quelque  ef^erance  ^plufloB  que  de 
laijfer  mourir  le paîiet  fans  ejfayer  au¬ 
cune  chofejl  aduient  aufi  que  la  Du¬ 
re  mereefl  noirepar  la  cotujton  ^ye- 
hemericedu  coup,  ftng  ref>andu  o* 
congelé  de  fus ,  ou  par  altération  dair 
f oit  j  ou  par  application  de  remedesno 
propres  d fa fuhHance tempera- 
meni:ouparputrefaBion .  ^arquoy  il 
fâuthien  que  le  Chirurgien  ayt  egard, 
à  corriger  tels  ^ices .  T>oncques pour 
oBer  la  noirceur faite  par  contufon  :  il 
faut  ap- 


DE  LA  TESTE.  clxxiij 

fàut  Appliquer  oleum ^iteüü 

J  .  ^  J  J  .  propre 

ru-np  auecques  ^npeu  a  eau  de  pourofter 

faffr an , enracine  d'ireos  de 
cefuhïîlementpuluerifee .  duremere 

faire  fomentations  de  chofes  refoluti^^^^^^  par 

\  1  r  n  r  contuEo» 

ues ,  aromatiques  ^  leJqueUes  Je^ 
ront  houiüies  en  eau  en  ^in  ■.  ‘T^a- 
reiüement  fera  appliqué  le  Cerat  de 
Zdigo yquemmauonseferitpar  cyde-, 
uant.  Etfic^eHpar  fang  congelé  Remede 

eîfându  dejfus  là  IDure  merefèra  ofté  fan^co^n- 
auecques  tel  remede ,  i^.  aqu<e/vitie  ë^^^  ^^^~ 
î .  ij.gr anæ finifim<e fÂtiliter  tritura~\f^^^f 
ta^.  îj.f.  croci.^.j,  mellhrofatij.jf.!^^^^- 
fàtocollïe.'^.  ifhuüiantomnia  ftmul  ^  ^  ^ 
parum.,^  colentur ^  [oit  appliqué ® 
dejfus  iujfuesàce  que  la  noirceur  fit  ^okccm 
oHee  .  Et  f  ceft  par  l^alteration  de  j-e  mere^' 
tair,f  ra  appliqué  tel  remede.  7>-  faite  pat 

fehinthince  ^enccte.  iij  .  mellis  rojati 

Zij 


des  playes 

I  ^kellum  njnm  om^farim  hordeî 

^.iij.croci  -.jjkrcocolg 3.  ÿ.  aquie^tta 
3.  zÿ.  incorporenturjtmul ,  huRiant 
fmlulum  :  en  foit  appliqué  fkr  la 

Dure  mere  iufques  a  ce  que  la  noirceur^ 
^ fa  temperatuY'e fok  reElifiee  .Si 
par  application  âeremedes  indeuèmet 
applique^jilyfmt  mettre  d autres  co- 
trariants .  Comme  ft  la  noirceur  %>ient 
par  tindeuë application  des  chofes  trop 
humides  ^feront  applique^  remedes  de-, 
JîccattfsjCompte  font  les  poudras  catac^ 
matiques ,  ^les céphaliques .  Si(fe^ 
par  remedes  acres  ^  f  ient  applique^  re¬ 
medes  douxCST* familiers.  Or  fia  noir¬ 
ceur  ^ient  à putrefaSiion^  de  ZJigo  loue 
„  J  telremede. 

Remede  .  _  r  •  n 

pour  la  pu  '^.aquæ^it<^î.{j.meüisrofati'l.f. 

de  la  Du  fi 9^^^'  moyen  la putrefaBion  ne peut 
rc  mere.  cBre  oBec ,  fera  appliqué  remede pluf- 

fortjCom- 


clxxix.  *3? 


DE  LA  TESTE. 

JorîjCommecefluy. 

aqu^  ^lîûe.  ?*  iîj.  meUis  rojatî.  j. 
pu-luem  mercurij 3  .ÿ. ^nica,  ehuüï- 
tione  adinmcem  huJlhnt:miJce  ad 
fum  diEium. 

•  oAiüre,  f.j.Ji.  Sj/mpi 

ah/tmhq\0*  meüis  rofati.an.  ^.ij.  ^n- 
gmti  Ægiptiaci  Jar^ocoü<eynyr-, 
rh^joloes-an^^.j.^m alb't  boni  ^ odo 
riferi .  |  .j.bulliant  omnia fimul parum: 
deinde  colentur  ad  ^JùmdtBü .  Outre 
plus  fila  putrefaBhn  eftoit fi  grande ^ 
queüene'peufiejireofiee  parlesreme- 
des  quenom  auons  ia  dit, fer  a  appliqué' 
egtpûac  pur  ç fait  en  eau  de  plantain  en  - 

lieu  de  ^maigre  ;  oupmdre  de  mercu^  ^ 

re  toute,  feule ,  ou  mefiee  auecques  T 

peu  d  aluni  Et  ne  faut  craindre  appli¬ 
quer  tefe  remedes  Jùr  la  E>ure  mere,.  \ 

l8rs:q:u^eüe€flputrefee  :  àcaufe  qu'aux 
Zig 


DES  PLAYES 

^  Hu  maladies  il faut  ^fer  de  for  s  re^ 

medes:0^ fi  far  tels  moyens  la  putréfia 
Bion  ne  ce  fie ,  (pue^  la  tîrmeurfuàjt 

grande  que  la  Dure  mere fiortM  foorsla 
play  e  y  fans  aucunement  joy  mouuoir 
■^quelle fiuH  noire  aride les 
yeux  du patient  rouges0*  enflamme^,, 
fort  an  s  comme  hors  là  teBeffia  ^eue  nt 
afieuree,  auecqués  inquiétude  ts^phre^ 
nefie  ,fi  tels  accidetsne  cefientfiien  toB 
faits  prognoftique  quelepatient  en  hrefi 
fmurra,pour  ce  qi^il  moBre  la  chaleur 
naturelle  eBre  efieinte.fidu  contraire fi 
la  Dure  mere  a  fia  couleur  naturelle,^ 
qu^elle  ait fin  mouuement  a  fie  ^  libre, 

-  laplayenonaride^^td fianié  louahle,; 
^  que  lepatient fioit  peu fehricitat,aye 
hon  efjpoir  qu^il guérir  axe  qu^aHorts  dit 
parcy  deuaht.  ^ 

Qr  àprefint  cvuient  an  ieune  chîmry  ^ 
gtenfia-^ 


de  LA  TESTE.  clxxx 

gien fçamtrla  ràîjonfourquoy  on  Tre^ 
panelesfiaBum  des  os  de  U  tejie,  t^^nTrepï 
non  de/  autre fpàrties. de  noHre  corps.J^^:t- 
le  dû  que  c'efi  à  caufe-  quelesjuperjiut 
te^nepeuuent  ejîreexpelleesnyprohi-  ^ 
lees  du  lieu  affeSié^izp*  desparûes')foiJt 
nés  par  ligatures  y  comme  es  autres  me-^ 
hres  :  P  arquoy  conuient  au  chirurgien 
dejnuer leCrane-y&*^^itrirlafraBu^ 
re:à  celle  fin  qu'on puijfie  ^acuer,deier^ 
ger  fekher  lefang,  ou  la  fanie  qui 
pourroit  tomber furies  membranes.  Et 
ji  ne  cofiuoit  ou  découlait par  les JyaBt&^ 
res  du  Crâne  quelque  Juperfiuttè  aux 
parties  internes,  cefiroit  chofijùperflue 
au  chirurgie  d'excifir  ou  trépaner  I'ost 
mais  il  n'efi pofiible.^ui  efijouu^t  eau 
Je  que  les  membranes fie  putréfient ,  ^ 
mejmes  la Jubftance  ducjerueau  :par^ 
quoy  doc  U  eji  necejjaire  d'ouurir  le  (j(& 


DES  PLAYES 

ne  par  trépané  ou  oMres  m^rrnnents^ 
tant  pour  donner  t^ue,(^  euacuer  les 
fiperfluite^ ,  que pour  efleuerles.  os  qui 
comprimetouplcquentles  membranes ^ 
^  quelque  sfoh  la Jubflace  du  cerueau 
oupoûr  OMres  caufes  quauons  par  cy 
deucmt  déclarées.  Or  la  caufepourqu^ 
les  ligatures  qui  fini  propres  aux  fra- 
Bures  des  OMres parties  de  noflre  corps 
ne  fini  •vïtles  ç^.commddes  à  celles  du 
Crâne ,  c'^ejl  a  caufi  que  la  figure  delà 
îefte  efi.  ronde ,  laquelle  ne  fe  peut  bien 
commodément Jèrrerx!s^lier ,  ^enco^, 
res  qu^on  le  peuB  faire ,  ilfenjkiurok 
douleur dnflammation( comme  nom.  a- 
mns  par  cy  deuant  declaré)pour  ce  que 
par  là  comprefiion  on  prohiberôk  ïex- 
qm 

f’exhalent  éuaporent  ^  principale¬ 
ment  par  les  commijfure  s .  D'auanta- 
gel’on' 


halation  des  sapeurs  fuligineufès 


de  IA  TESTE.  clxxxj  ‘35 
ge  hn  gardemt  la  fulfatïon  des  artè¬ 
res  :fareiüement  hn  remoîroh  lefang 
duheu'  hle^i  aux. membranes  ^  au 
cerneau  (comme  not'U  auons prédit) 
feroit  on  caufi  d’induire  douleur ,  cha- 
leurjfieure^  apoBeme,  apoplexie,  jjpap 
me ,  P aralyjie ,  ç^  par  conjepuent  la 
mort.  Etpartant,pour  euiter  telsacci^ 
dents, nom  conuient faire  ouuerture  au 
Crâne ,  lors  qu’il  eft  f  aSiuré ,  ce  qu’il 
n’eft  le  foin  aux  aates  parties. 

Et  auparauat  qu’on  applique  la  Ire^ 
pane, faut  hienjltuer  le patient ,  luy 

mettre  fouhsla  tefte  quelque  drap 
en plujieurs  doubles,  et prejferjùr  le  cheüenT^^ 
uet  ou  trauerjîn,  afin  que  lors  qu’o  fera^^''^^  ^^^ 
l’operatïo,  que  la  tefite  dupatmn’enfon''’^ 
ce fur  la  plume ,  mais  quelle /oit  fiable 
fans  qu’elle  tourné  de  coBe  ne  d’autre 
Ji ce  n’efit par  le  commadement  du  Chi- 


DES  PLAYES 

mrgtenijuitrejifM^.  Auec  céla  liÿj^^' 
bien  e^oupper  les  oreilles  de  cotto  :àfa 
éohtu>dre  le  ïruit  de  laTrepane  ou  au^ 
très  mjtruments  capitaux^Et  aupar- 
auantque  d’appliquer  la  Trépané ,  on 
doit  commecer  à  percer  l’os  auec  in^ 

^rument  lequel  aura fa  pointé  défigu¬ 
ré  triangle:  à  fin  qu’il  couppe  mieux 
plus fubitj  n’aura fa  pointe  non plus 

grojfe  que  le  dm  de  laTrepane  y  à  fin 
qu’elle  ne  tactile  de  cofe  n’y  £  autre. 
La  figure  eft  prefquefemhlaUe  a  ^n 
foret, hors  mklapointe,  comme  tu/vok 
parcepourtrait. 

Foret  pour  commencer  à  ou- 
urir  le  Crâne. 

Te  monBre  le  manche. 

"B'B  Les  pointes  quif  infèrent  dans  le 
manche  par  'vne^ig^. 

»  Main-- 

- 


DES PLAYES  . 

de  rondes  qui  couppènt 

nés.  ïos  circulairementplus  ou  moins  ^feton 

qu'elles  peuuent  eÜre  gmnâe s  oupeth 
tesdefqueüesdoimm  auoir  %>n  clou  ai¬ 
gu  ,  ou  pointeau  milieu  de  leur  circuify 
^quil  pajfe  %fn  petit  outre  les  dents 
de  la  trépané:  afin  qu'en  trépanant fik 
Halle  J  ^  ne/vaciüe  de  coH'e  ou  d  au¬ 
tre  ,  tuf  que  s  à  ce  qu'elles  ayentfaït  leur 
circuit,^  couppé pour  le  moins  Ja pre¬ 
mière  talle^ou  emlron.  oAdontfaut 
ofler  ledit  clou ,  de peur  qu'il  ne  touche 
(l'os  eHant coüppèfia  Dure  mere.Vm 
fil  ejî  hefoin  f oit  continuée  la  perfora¬ 
tion  entière  des  deux  Trahies.  D'auan- 
t âge  faut  qu' autour  delà  trepaney  ait 
yn  chaperon  J  àfin.qu'eüènepuifiépafi- 
fer  ç^  coupper  l'os^lds  qu'on  ne^ou- 
dratdepeurdufiiyu'en  Trépanant  ^  on 
mlenfonfe  furla  Dure  mere,  Pa¬ 
reillement 


Î>E  LA  teste;  clxxxiij  15/ 

relüemmfonÏÏoïf^n peu  hmÜerTôÆe 
trepmé,  à  celle  fin  qu'elle  couppe  mieux 
pp  doucement^  Ce  qui  efi:  cogneu 
par  tel  artifans  qu  i  fiottent  leurs  Jcy  es 
de  chofes  oleagineufeSj  à  celle  fin  qu  el¬ 
les  CQuppent  mieux .  ^mètaMemX,^ 
fmtjouuent  en  trépanant  leuer  c^ïf 

pane ,  la  tremper  en  eau  fioide ,  a  ~ 

cèüe  fin  qu'elle  n'efchauffe  trop  tos  lear 
toutes  chofis  qui  tournent  auecquesye- 
hemencefiefchauffent  :  ^par  ainjîla 
trépané  tournant  en  l'os  fejchauffe,^^ 
îosfimhlahlement  aufiifiejchàufi'e^ 
defeiche^^par  confequentf altéré:  dot 
fen  pourrait fiparer  d'auantage  apres 
la  trépanation.  Et  icy  ne  fi^  igno¬ 
rer  queteufipurs  Nature  iette^ne  ex^-^otcf 
foliation  d'os  ou  la  Trépané  aura  fait 
fin  circuit  ^  aura  touché ,  auf- 
fi%>nc  petite  paillé  de  ta juperficie  qm 


t)ÊS  PLAYES 

mra,  efii  dèjcouuene,  ^  que  l"alr  ai2 
/  ■  sA  '  x*-  touché  »  Ètj^our ^der  à  IVaturéd 
faire  ladite  exfoliation  ^  on  appliquera 
deffuspoudre  deru/:a,  autrement  dite 
roquette,  hrionia,  concombre fauuaîge, 
ariftolochiae^  autres  qui  feront  décla¬ 
ré^  cy  apres.  Et  à  lors  qu*elles  feront 
pareesfon  appliquera  cèfle poudre ,  la~ 
quelle  a  faculté  d'augmenter  ta  chair 
Jus  l'os  ^tendurcir.E^puluerh  ireos 
tllyric^j,aloes,  mann^e  thuris ,  myrrhae, 
ariflolüchi^.an.^J.Puh  apres  lagene-^ 
ration  de  chairfit  faite  cicatrice,  auec 
poudres  d'eforce  de  grenades  drufleesj 
*  ^  alun  cuit .  Et  ne  doit  le  Chirurgien 

tir^lejdites  failles  Csn  osjar  1/iolen^ 
^  ^  ,  -  rp.'WL/tk fmt  attendre  que  Mature  ayt 
^^^^^Qifyne  chair  defous,C^  qu'elle  iette 
j^m^^l'os dej^mfnes :pu autrement  fefe^ 
foir  nouuette  alteration^,  -ÿ  corruption 


DE  XA  TESTEE  clxxxiiîj  1% 
didtt  OS .  Ce  ^uî fera  cy  apres  plus  am^ 
plement  déclaré  au  caries  des  os^Celuy 
qui  Trépané  doit  conjiderer  que  la figu¬ 
re  de  la  teHe  eft  ronde  :  pareillement fit 
Trépané ,  par  ainjî  ne  peut  coupper 

h  s  egalement,  comme  fi  cejloit fur 
lieu  plat.  cÂufiiqu^  hsn'eB par  tout 
d'^ne  mejme  epaifieur:f^  partat fiant 
quil  regarde fouuentfiil  couppe  îos plus 
d'^vn  coHé  que  d autre  :  qui  fie  fera  en 
prenant  garde fouuent  au  circuitqu^au^ 
ra fait  fia  trépané,  auec  'vne  èjpingle  ou 
chofie  fiemhlable  .  St  ou  il  fiera  trouué  e- 
flre  couppéplm  d'^n  cofl'e  que  d'autre, 
faut  décliner  ç^prejfier  la  trépané  fur 
iceluy  qui fiera  méns  couppi,-^  plus  e^ 
pai^.  Orquantà  latr€pane,plufieurs 
enontinnoué  àleurplafir:deJorteque 
maintenat  on  en  treuue  de plufieur s  ^ 
diuerfies façons  :mak  ie  te  puis  bien  afi- 


DES  Î^LAYES 

fiurer  que  cefle  cyqui  eÛJ^drmoymut* 
tee ,  eÜ  plus  feure  que  nulle  autre  (  du 
moins  que  i'aye  cogneu  ) pour  ce  qu'celle 
ne  peut  ducunemet  enfoncer  dedans  le 
frane,^  par  conféquent  Htjjerlesme 
iranes  ^  le  cerueau ,  à  raifin  d’^ne 
piece  de  fer  appelée  chaperon  :  lequel je 
^aulje  ^  haijje  du  tout  d  ta  'volonté, 
garde  que  le  Trépan  ne  pénétré 
pajfe  outre  ce  que  feulement  tu  pretens 
coupper  de  l-os,lequel(cdmmenom  auos 
dit)  WeH  d’^vne  mefmgrojfeur ,  efjef- 
feur  duré jfe,cs^ par  amf  nulle  Tré¬ 

pané  ne  peut  ejire faite  de  certaine  hau¬ 
teur  cupetitejje fans  iceluy  chaperon, le¬ 
quel fe  haulfant  et  hàijfant  faktel  ar- 
rejî  d  ladite  Trépané  qu"il  te plaiJî,'Voi 
re  fujl  de  hfjejfeur  d^yne  ligne.  Et 

le  danger  de  pénétrer  jon  Trépan  aux 
membranes  au  cerueau ,  n  emporte 

^  feule- 


DÉ  LA  TESTE,  clxxxv 
Jèuîemem  que  la  du  patient:  ce  que 

tay  'veu  aduenirplujleurs fdüjnon feu-- 
lementpar  la fodUe  des  ieunes  chirurgie 
ensimau  aufi  de  ceux  qui plujteursfois 
auoiènt  trépané  :  mais  auiourdhuy  tef- 
pêre  que  ieunes  ■^  •vkilsj  ^ire  appre- 
îifsypourronttrepanerfànsdangier^a- 
ueequeSceJdités  trépanés  s^dejquelles  m 
as  icyiepoUrtr ait, 

<lA  Lemanche. 

Latrépanéi 

£  Là  quitientiaditte  trépané 
r àü manche,  ^  ^ ' 

D  Le  chdpero  qui  frôhihe  gar¬ 
de  que  la  trépané  nepajfe  outre 
la  *volunté  de  celuy  qui  trépané. 
8  Là  virole  quife  haujè  de  telle 
hauteur  qù il  eH  necejfaire.  que 
le  chaperon  donne  entree  à  la  tre 
pane. 


DES  PLAYES  . 

XJm  autre  qui  üent  ferme 
ladkte'viroUe, 

La  pinte  triangulaire ,  laquelle 
doit  l^n peupajfer  outre  les  dents 
de  la  trépané  :  afin  qu'eüepuijfe 
efire  tenue  fiaUe:^  ne  Vacillant 
decofténedautre:  ^  doit  efire 
pajfee  droiSlement  au  milieu  de 
la  trépané,  en JapartieJupe^ 
rieure  doit  efire  en  vtK.  »  comme 
tu  'vois  en  cefie figure, à  fin  quon 
injère  autour  diceÜe,  cefie petite 
^iroUe  ,merquee  par  LT,  pour 
ï extraire Jlor s  qu^on  aura  trepa^ 
m  iufques  au  L>iploe, 


Figure  delà  T  repane.. 


Or  tou- 


çyépm  moir  êjleué  auec  la  Trépané^ 
ceBe piece  ronde  dé  l"os,f  îly  a  (pu,elques 
a^erite^  dumjh  en  laficodetahk 
Aa  . 


e:ie jera  auec  cejt  mftmment  nom^ 
Tirefons^  duquel pojèrasla poinêîe 
rou  qu'aura  fait  h  clou  de  la  Trepa 
nedeshraches  duquel  peuuent  dufijèr 
•deflmatoires, 

Tirefons  à  trois  bran eHes. 


J 


DES  PLAYES 

pôumietMejfer  laDure  merejofs  qt^el 
lefaitfônmouuemetnl  les  faut  coupper 
X^applanir  mec*vn  inflm- 
\metnomme  Lenùculatrede-- 
1  quel  efl  ainfinommi  ypource. 
quen  ftpomBeya*vne  ro~ 
tundkijèmhlahle  à  y  ne  len- 
tille,  de  peur  qùenapplanif 
Jant  les  aj^erite^,@n  neUejfe 
laDuremere,  Sa  figure  ejt 
telle. 

Lenticulaire. 

Et  ouledit  Lenticulaire  ne 
peujl  coupper  tos  qui pourrok 
,  efire  trop  ejpai^ ,  on  lofera  de 
ciseaux jfiappat  dejfus  auec 
tnaillet , y  lequel  fera  deploh, 
âepeur  d^eflonnerlecerueau 
que  le  moins  qu*ilfera  pofiU 
hle.  Etferontofeees  letejquillesc^per 
^  titsfeag- 


DE  LA.  TESTE.  cWi^i 
ths fragmets  aueccpesfetîtespncettes. 

Et  quand  le  lieu  ou  fera  la  fi-aBurey 
nefermet  faire feElion  four  defeouuftr 
hs  à  fnd^ appliquer  la  trepanCyComme 
lors  que  laf/aBure  eji  pes  dùmujek 
temporalyOUfresdes  commijjures  :  lors 
au  lieu  d!^neyen  fm$  appliquer  deux 
ou  trois  (fil  efl  hefoln  )  lien  petiteSy 
plus presdsvne  de  ï autre  qùil  fera pof 
'  "  fillerde façon  que  le  circuit  de  la  fécon¬ 
dé  ou  tiercCypredra  fur  le  circuk  de  lau 
tre.  EtfilapercüfhWeHfur^nTc^ 
y  ne  faut  appliquer  Jur  icelle  la 
\  trépané  (  comme  nom  auons  dit  )  mais 

;  fera  appliquée  des  deux  cofee^  dicelle^y 

'  en  laiffant  la  comiffure  entière yde  peur 
I  de  coupper  0^  dilacerer  les  fihres  ner- 
I  ueuXy‘vein€Sy^artereSyparleJquettes 
la  E)ure^  mereeB-Jùffe  ndite  au  Qrane . 
n?areiUeme7ufilonne  fâifoit  apertion 

j  --  Aaiiij 


mijfure . 


DES  PL;AYES 

que  eofléd&la  commijjureje fmg 

^  mtresmàtieres,  ne  ppurroient  enti¬ 
èrement  efire  euacuees:  à  raifon  que  la 
Dure  mere  eB  entredeux,  ; ,  Or  au  lieu 
de  trépaner  jpn peut  ‘vfer  aûx  casjuf- 
dits  Çpourueuquehsfeit Juffifammet 
defcouuert  )deceji  injlrumentjquiéfl  en 
maniéré  de  compas^  lequel  fe  dilate 
ferre  ainjî  qu*on  'veut^arlemoye  g^’>- 
ne  ç^ufionpourra.  changer  les 

pointes  dieelf^filo  la  nêcejiité,  lejquel- 
les fè  ront  tenues fermes  par  'vne  ^'i^. 

Compas  pour  coupper 
l’os  du  Crançv 
Lepiedduçopasquicouppeïos, 
^  La  petite  ^i^qui  tient  la  pointe» 

£  Deux  pointes  différâtes^  leJqusU 

V  '  les  f  peuuent  inferer  dans  le 
piedduCopasmerqulA^ainJt 
quel" dffmre le  requiert. 

\  '  D  La 


DE  LA  TESTE.  clxxxîx 
D  Lagrmie  tient  yne pie^ 

xe defermer^ué par  Epar la^ 
quelle  le  copas  fi  dilate.  ^  fer¬ 
re  comme  ileH  hefiin. 


DES  PLAYES 

Or  il  eH  necejptire  qti'^e  tamhe 
du  compas  foit  appuyée  fermemet pour 
coupperd^l* autre îaye,  zAumoy en  de- 
quoy  t*eB  necejfaire  auoir  'vne ptece  de 
fer  trouée  de petits  trou^,  dans  lejqud^ 
ferale pied  du  compas  appuyé  :  de peur 
quil  ne  vacillé  ça  ou  là  outre  layolon- 
té  du(^hirurften. Pareillement  faut  que  ^ 
icelle  pîece  de  fer  foit  courhee:àfin  qu'el¬ 
le pmjfe  eBre  appliquée  en  toutes  le  s  par 
ties  de  la  tefte  conjiderant  la  figure  ron 
de  d'icelle. 


de  la  tester  cxcj 

Or  apres  auotr  defcrlt  les  Trépanés 
autres  inBruments  capitaux  ,fam  n^^doip 
maintenant  déclarer,  les  lieux  m  e^-appliq^ 
droit  f>,ej^uels  nullement  ne  faut  appll- 
(puerTrepanej^  ^  v  ^ 

-  Ét premièrement firtd s faBuré  du 
tout ,  ou fm  laplm  grand" part feparee 
d'keluy  qui  demeure  efttier ,  c"eji  à Jça- 
noir^  qui  n"eB  faBuré  :  de  peur  qu"en 
preffant  dejfus  ^  on  ne  hnfonçaB  fur  les 
membranes.^  _ 

Second^fmntjurlesjutures. 

Ttercement  jur  les  Jourciües, pour  les 
ràifonsffiites..  :  ....  :r 

^fdnementdux^artiesjnferieûres 
de  la  teflefil  ejlpofiblèjdepeur.quela 
fahBace  du  cerueau  ne firte  dehors  par 
l"buuerture  faite  enhs  ypourfapefan^ 
teUTi  ■-  .  .  'L:"  ' 

Suintement  Jur  les  os  S^mam  des 


DES  SLAVES 

petits  enfants  lej^ueh  ne  font  encms  af 
fi^folidespûurfufenirla  trépané^ 
Sextement fur  les  temples  faraîjon 
âumujcletemppraljpouroiuieral’ac’^ 
Hippo.  décident  que  deJcrïtH'ip .  quefi  orfaitje^ 

vuLcapit.^^ 

au  mulèîe  dextre  de  là  temp^fir^ 
ukndrajfapnede  tamrecoBé  :  fi 
on  là  fait  aufineUreJefèmhlahle.  La 
raifonefl  que  le  mufcle  incisé  en  trauers 
pert fin  aBio:  qui  eHoit  mouuoir 
mener  la  mandibule  inferkurey  ers  la 
Jùperieure.Ce faifàntfe  retireyersfa  te 
fie  origine  fie  qui  efl propre  a  tous  les 

autres  mufcle  s ).Stà  lors  quûl  eft  incisé 
en  trauers  J  pert fin  aElion  entièrement^ 
^  fon  compaignon  oppofite  eBant  en 
fin  entier  c^perfeBion  (qui  eB  aufi  ti~ 
terrer  s  fin  principe  )  tire  àfiy  iadité 
mandibule  inferieure:e^celty  quifira 
incisé  n’a  plus  nulle  contrariété  à fin  co~ 
pagnon: 


DE  LA  TESTE.  cxdj 
fa^non.’famnt  lafartle/ame  mirera 
ivers  file  la  maladie  :  wpar  ainfila 
louche ri^  oMres parties  de  lafacFde^ 
meureront  tortues  y  principalement  pim 
du  foftlno  incise  ^ue  l'amre  incisé ^  pour 
les  raifons prédite  s,  -r 

Or  il  ny  aura  feulement  cédant 
ger^  mais  encores<vn  autre  plus  grand, 
pour  fe  que  ledit  mufde femeuten  maf 
chant, en  parlant,  Etpartant  dif¬ 
ficilement  efl  confelidé  ,  aufi  que 
fouis  iceluy  eH  la  commijfure  Petreu* 
fe .  Pareillement  qu*en  fa  JùlBance 
font  plujteurs  'veines  ^  arteres 
nerf ^ ,  au  moyen  dequoy  feuuent be¬ 
aucoup  d^ accidents  aduiennent  cpynme 
douleur, inflammation, fleure, ffafene, 
nonfeulement particulier  mais  aufli  lfr- 
niuerfel y^par confequentlamort,  _ 
Parquoy  nul  ne  fera  fifoley*  hardy  de 


DES  PLAYES 

coupper  teJSttsSûjclës^s  temples^b^ 

pou^it  efire  en  tel  endroit.  Ad  dis f  lu-  ] 
Jiàftferafaite  apèrtio  au  deffus,  ou  à  ca  ! 
fli^t^lepluspresdelajFoMureij^ûeî’o  j 
pourra .  Ce  puefeis  a  <vn  gentilhomme 
nommé  mofteur  de  la  ^retefehe,  lequel 
Hiftoire  à  l'entrec  du feu^y  Lfenry  ,fütMê^é 
la  dé  pierre  ,Jur  le  pont  Moflre  ' 

Bretefche  bamèjencefieyiüe  de  n?arh:laqüede 
luyjraBural'ospetreux  auecquesgra^ 
de  côntujion  du  mûfile  Temporal, Jkns 
play  e. Dont  ie fmle  t’endemain  enuoyl 
quérir  pour  lépénfer  'en fin  logû,  rué  de 
la  harpe  à  la  rofe  rouge.  6t  ayat  cogneu 
lafiaElure  0*  la  Mature  dü  lieuMefi 
Je ,  *voulu^  appeler  conjèil,  tant  de  mer 
dêeins  que  Chirurgtèns .  Entrèlefiquéls' 
aucuns  furent  d'aduis  défaire  oüùèr- 
ture  dejfus  ledit  mujcle  ,  afin  dappli^ 


DE  LA  TESTE.  cxdlj 

quér  lairepdnêpour  extraireles  osfyd-^ 

._c^  qu^ie  repugr^  Ikn  fqrt 
âÛ^^t^^onü  WHip  AU  lmre  âej}^^V‘ 
Tl^es  de  làte^  leguefÏÏWend  de 
faire  mc'^oneute^^ok ,  pour  ohiuet  " 

aux  a€cidetkifr^its:^t  aufi  par  lex 
periece  qn^dUqns  cogmue  que  ceux  auf- 
quelson  duattfak feBbu^-^couppé  le 
dit  mujcle  tôM^qiem  en  cûnuuljton 
moùrotent:  maufm  de  c^eft  àduh  qu'il 
fdillok faire  oméftùre  à  Idpartiejùpe^ 
rïéùrè  ^  {-^'le  plm  près  de  îd  ffÆure 
qu^ppourrôk,fdns^toUtesfô00ucherau^ 
dk  fifufcle  que  leWoins  quilfirokpofi 
hle .  Or  le  f'tre  dudit  fleur  de  la  "Bretef 
che  qut  cH  des  prothenotaires  de 
inànfeigneur  le  reüerendtflme  Cardk 
ndl  de  Chaflillon ,  comme  il  efloit  pre - 
fentàla  confultation  pour  la  grande  a^ 
mkïè  fraternelle  qu  'il  luyportok ,  dki 


DES  PLA.YES; 


que  nullement  nefermettrott  qu'on jetji 
mâjion fur  ledit  mufiley  de peur  que  ne 
Jumint  l'accident  qvCauou  demonfiri, 
Etamfi  fut  accordé  de  tom  que  la  fi- 
Bionfiroit  faite  au  deffis  dudit  muf 
de,  ce  qui fut fait  par  moy  tout  à  l'heu¬ 
re;^  lePendemamÇquiefioitle  troifie 
me  iourfele  trepanay,0*parla  trepa, 
nation  quelques  iours  apres,  tiray  qua^; 
tre  efquiües  d'os  de  lafiaBureJuy  met:, 
tant  ^ne  tente  deplomh  canulee  ,.defi^ 
gureplattef  corne  tu  %io.Mpar  cefie figu¬ 
re  fumante)  pour  extrait  la  fank  qui. 
firtoit  d entre  l'os,  e^laT^ure  mere^ 
Eilors  que  Idoadtdmfi^afiis  haif- 
fer  ïaieBedi^asf^ferrner  la  houcfie 
^^dènè^d^d'expuifir  lafanif^rsi 
puis  luyfaijbk  inkBionfichofes  deterf 
ues,auecfinepetitejyrmgue  :  dot  as  icy 
aufi  lepourtraît,Ct*  auec  autres  reme^ 


DE  IA  TESTE,  çxciiîj 


desfujt par  la  grâce  de  dieu  Joie guary. 
Tente  de  plomb  Gannulee^deiî- 
gure  pIatte,pour  donner  y  ffue 
,  àlafànieretenuëentrelcGra- 
ne  &  la  Dure  mere. 


.  <L>^utrehifiotreprefquefem 
hlahlcj  q^ue  ie  ^eis  au^Jtege  de 
<iJMetSjde  monJteur  dé  Pien- 
ne  nomme  alors  'Bugueno  :  le^ 
queleBantfitrla  hrefehe  fué- 
MeJ^e  en  la  temple  auec  jrd- 
Bure  d"ô s  ,parsvn  cfclat  de 
pierre  de  là  mur atüej  fait  d"u> 
coup  de  canon  tiré  par  hnne- 
my.  Etfihit  quHlfut fiappl, 
toi? a  en  terre,  ^  ietta  le fang 


rnngue. 


Hiftoire 
de  mon¬ 
de  ur  de 
Pienne. 


.  DOES  PLAYES 
parle  ne^  ,par  la  bouche  ^ parles 
reiües^auecquesgvanâ^omijjemet^^ 
fuflpres  de  quatorze  tours  fans  parler 
ny  rathciner^  xognoillre  p^rfome. 
Et  luy Juruint  auf  i  des  ieEltgationsou 
trejfaiüements, approchants  de JpaJme, 
euH  tout  le  ^fage  enflé  ^  fort  Imi 
de.  Il fujl  t  r^ané  à  cojté  dudit  mufch 
Jur  Ïqs  Coronalj par  in  nomme  Pierre 
Aubert,  Chirurgien  ordinaire  du 
Et  auyingtcinqiem.e  iouril  luy Juruint , 
n/ne  chair  moüe  ^ fort fenjlble,qm for 
toit  de  la  Dure  mere ,  à  l'endroit  ouPon 
auoit  appliqué  la  Trépané  ;  laquelle 
chair  croijjoit  de  iour  en  iour.,  neamoins 
quon  appliçafl  dejfus  chojes  corrofiuesi 
toutesfoûdepuis(nednmomscejtegrdd* 
playe  faPlure, ^autres  accidents) 

futguery.  Les  anciens  ont  appelé  iceüe 
chair  Fungm,arafon  quelle  efl  molle. 


DE  LA  TESTE.  cxcv 
ayant  'vne  racine  comme^n  Potiron 
ou  champignon,  ^eBlarge  en  fa  par ^ 
îiefoperieure  ^  en  l'inferieure  grefe  ff) 
menue,  paugmente  félon  la  quanti^ 

té  de  fa  matière, ou filon  qu'il fira  auf 
fi traittépar  remedes  contrariants  à  fa 
caufi,c^  au  fi  le  plus fiuuent fini fæti-^ 
des  :  les  ^vulgaires  les  appellent  le  fie  S .  ^ 

Fiacre  yqui  eB:^zme  chofe  alfiirde& 
mal  mtedue,Pource  qu'il  n'y  a  point  de]^  n’yanul 

J  }.  1  '  Cf  ^  ^  lemaladie. 

maiadîes  clejatncts,  de  fainrs. 

Or  la  maniéré  comme  fi  font  le fdits  Gcnera- 

T-,  ,  n  ^  ■  r  ,  1  tion  des,. 

rungm^'ejt  quamjtquaux  tronc  sdes'^^^^^^^^ 
arbres  quelque  humeur  a  demypourry^ 

'vient  àfortirpar  l'efiorce,cir*peu  à  peu 
firtant  hors prent  accroijfemet  en  forme 
de  F ungm  fimblablement  le  Crâne  e- 
fi^amrompu,quelque  humeur fort  aucu 
nesfoifinontoufiours)ducerueaUie^fe 
forme  mn.  F ungm , lequel  comme  dit 
%hiq 


DES  PLAYES 

Çalien,  tient  de  la  nature  fuh fian¬ 
ce  de  la  partie  ou  il  naifi.  n^àrquoy  di^ 
fois  qtid  ne fe failloit  ejmeruelller  file- 
dttFungtd^JortantdelaDufemereje- 
floitfortfenfihle.  ‘ 

Or pour  la  curation  d'iceuxfmt  ap- 
pli^uer  remeies^quipar  propriété  occul 
te  ont  faculté  de  conjumer  telle  chair Ju- 
perfim, comme  cefiuy .  Çi .  Sahime:^ .  ÿ. 
ochne  ^.j.pulmriséturfimul,^fiatpul 
uis. (Loutre. ^.hermodaBylorum  com- 
hufiontm.  ^f.fiatpuL  Et  ou  keüe 
chair  fongueufe  firoit  fort  accrue  com¬ 
me  il fen  ^oitjpuelquesfoisgrojfe  corne 
<z/n  (cuf  , plus  oumo ins  /on  ia peut  lier 
auec fil  de foyé déplus  près  de fà  racine 
qu’onpowra,puis  eHant  toméee,  appli¬ 
quer  de  fus  des fif dits  remedes^^  in- 
faÜihlemét  on  le  curera,  mieux,  ^ plus 
feurement  que  par  outrés  médicaments  ' 
plus 


cxcvj  7of 


DE  .  LA  TESTE.. 

Ÿlmcorroftfs. 

toutes  ces  chofesjufdhes  bien 
cogmuës^refte  traitterde  Ïalteratïo, ca¬ 
rte  3  Cj^pourrkure  des  os':  choje  au  chi¬ 
rurgien  necejptire  d'eHre  co^euë ,  pour 
ohuier  aux  périls  dangiers  cjuiJ^en 
enjuyuent._ 

Les  caufes  pourquoy  l’os, 
f  altéré  ôe  pourrit. 

ç:Amtenantf(mtdep 
crire  les  cmjès ,  par 
lefqueÜes  hsf  altéré 
pourrit .  ^uand 
doncily  aperditio  de 
chair  qui  le  couuroit ,  a  lors  il  f  altéré: 
pour  ce  qùil  efiexangue^Cp*  le  fang  du-r 
dit  os  fe  defetche par  tair  amhient ,  que  L’air  eft 
les  os  nuds  nepeuuentlonguemet  endur  je,”^iesQs. 
^b  iiij 


DES PLAYES 

rerjans  qu'ils f  altèrent.  oAu^i  quand 
^neplaye  eji  de  longue  duree ,  la  Jante 
^  ^  découlant  dejjmf  imhihe  en  fa  fuhjian 

de^lâ  met':  ^  parrit  ."'Pareillement par  l'inr- 
deuë  applicatio  d'hmÜes  ^  amres  mé¬ 
dicaments  humides  ff! fiippuratifs  ^  à 
caufc  qu'ils  rendet  la playe Jordide^ 
maligne  .puis  la  chair  des parties  ^oijt- 
nesfefchauffe  fuppure ,  ^  la fanie 

L'os  peut  defuant  dejfus^  l'osj'efchmffe  l'in- 
fieuxe!^  deuietfehricîtant:  ^pour 

dm  en  hrief  .ftlpeiit  tomber  en  tous  les 
Hip.au  M.maux  dejquels  la  chair  eB  ‘Z/exee  :  ^ 
frâ  lésas  deùiennent  purulents. 

dures.  Or  aucuns  pourront  dire  que  les  os  ne 

peuuent  auoir pulfation,  attendu  quils 
nont fentimet  aucunxar  il  eU  ejcrit  des 
anciens  que  le  pouxjtgnife  mouuemets 
des  arteres  auec  douleur .  Il  efi  nuray 
que  ïos  n'a  aucun  fentiment:  mais  c'eÛ 


la  mem-^ 


DE  LA  teste.  cxcvij 
la  mmhrane  qm  le  couure:^  les  artè 
res  qui  entrent  en  leur fiih fiance, quani 
tUesfemement  ejlants  comprimées 
efchauffees  dehs  ,  caufent  douleur  en 
ladite  membrane ,  tellement  quelepa-^ 
tietpeut fenîir  douleur  pulfatilem  h  s: 


Les  figues  pour  cognoiftrcI'alT 
teratioii  ôc  cpie  des  bs. 


^Q^lteration  -^ca¬ 
rie  des  os  efl  aucunes 
fois  cognêuè.  a  Væih 
JçauoireJi,qudd  tos 
'  efl  defcouuert  onlfoit 


qudy  a  mutation  en  Ja  couleur  natu¬ 
relle, cefl  qu  aulieu  quil  doit  eflre  hlac- 
fera liuidejaunaflre  ounoir.  Aufli fe¬ 
ra  cogneu  au  taEl  de  la  fonde  ou  efprou 
nette, quad  on fent  af^erité  ^  inequa^ 


DES  PLAYES. 

UtéjCü^  ên  comf  rimant  de jfm, elle  entre 
enfaJuhlïacejComme  en  %fn  bois pour^ 
iy  : pource  (^ue  t<rs Jain  doit  eftrejdlide 
^non  mol. Neanmoins  J  quel^uesfois 
tay  ^eu.l'os Ayant  efie  longùemet  dej^ 
comeytjejire  altéré  fort  dur, en  forte 

quelaTrepane ny  oMre  inflrummta 
peine  lepomoit  coupper.  ‘'Pareillement 
‘'düjrt  VÆeration  ^pourriture Jèra  co^ 
fneue  par  la  fanie  gui  fort  de  l^Lcerê, 
"^iJaAplmJuhtile  ÇM  claire  ^ueÆ~ 
le  qui  coule  d'^^ne.autre^^lcereelidnl 
enlâ~cd^ir ,  ç^  lî  eB  moms^ijfuèi^ 
plus  fœtide  que  celle  cjuirvimt  des 
nerfsfënlonsji^  immbranes  iDAuan 
la^em¥vlcere fira  toupours  trouuée 
^WairrmUéf^ufe ^ jpongieife: 
(er^aditeÿlcerTmobedtente  rebS^ 
le  à  clorre  cicatrifeK:  a  laquelle  tou¬ 
te  sf  ois  la  longue  continuation  de  medi- 
caments 


de  la  teste.  cxcviij 
cments  fortfecs  ^  afim^ems  ,  ony. 
fdt  Quelque sfoh  cicatrice  :  mm  toji  a- 
pres  t^lcerefomre  &  remumlle ,  à 
râifen  que  Nature  ne  peut  faire  ho  f on 
dement  ny  engendrer  chair  louable  fur 
ïalteratïo  ey*  carie  de  ïosdaqueüe  cho^ 
fe  eft  contre  Nature,  ^partant  doit  e- 
Jlre  oBee ,  leplufioH  quil ferapofihle, 
de  peur  que  les  mehranes  ^  lecerueau 
n'aquierent^nemauuaife  dif^ojttion 
pour  la  fanie  yirulete  ^  fætideyjfqnt 
de  hs  altéré, dont  la  mort  f  en  enfuit  le 
plusfouuent.  Or  il  nefuffit  au  (fhimrgîé 
fçauoir  que  losfoit  altéré  corrompu, 

mais  aufi faut  qu'il fçache  fit  altéra- 
thn  eBfuperficielieou profonde,dfn  de 
diuerfifier  les  médicaments  (^inHru^ 
ments,  pour  donneryjjuë  à  la  fanie  qui 
peut  efire  en  la  JuhBance  de  tos,ou  en¬ 
tre  le  Crâne la  Dure  mer  e.  Et  pour 


DES  PLAYES 


faire  faatjèparer  hs  altéré  ^ pourry:  I 
le  moyen  de  ce  faire  efl  de  corriger  leur  I 
corruptio,quifira  en  bien  modifiât  /*>/- 
tere^àfin  q^uela fanie  ne  tombe  dejfm, 
qu'elle  ne  le  rende  humide: pareille^ 
ment  le  défichât  bien fort  tant  par  me-- 
dicaméts  que  par  cautères  potentiels  ou 
aSluels.'car  le  defiichantfortyon  lerend 
exanguefans  nourriture  ç^lfk.fe  qui 
fé peut  monflrer par  hxeple  des  arbres, 
efquels  les  fueiües  tombent,  à  caufi  que 
lefic par  lequel fint  adhérâtes  au pon, 
ef  défiché .  Et  de  ce  adulent  que  les 
fueiües  ri  ayants  plus  d'humidité  if! 
svieff parent  àupon  yert  ^  <zfif:^ 
ainp  confimant  l'humidité  des  os ,  on 
_  ,  leuroHe  la^vie  quieB  caufdelerfai- 

Poudres  ^  j  u  ''  n 

propres  fc fparer.iJonc  les  poudres  apeUees(e 

V^^^^^^^^phaliques,fntprpprespourayder  à fe-^ 

os,  parer  tos  qui  fra  altéré  ftperficïeüe^ 

ment. 


de  la  TESTï.  cxcix  Slu 
ment,  cm'tneuflecyefcritejarNico^ 

^.radicis  treos  JilueHrk  ,arlBoîocht<e 
m.  3.  /.  centaurij  i.  îj\  cortick fmi 
mifie  t^puluenjènturjukiltjiime,^ 
fiitapplîfuéjkrhs  altéré, 
cAutre .  pul,aloes,cret<€  comhuÜ^:^ 
pompholy^os  an.  3.  ij.  ireos  florentke  ; 
ariHolûchiie ,  myrrhe ,  cemjk  ,plumhi 
rvBl.  an.^.  j.pul.  oflreorum  comhuBo-^ 
rum  ^:l^.teranturJùhtlil^.me,fïatpuL 
Icelle  peut  ejîre  aypUauee feule, ou  auec 
fiesmïel^^npeuéeaudeyie,  • 

Jufi  anpeut  appliquer  de  cefl  empîa-^ 
fire  qui  a  faculté  d^ayder  nature  à  exr^ 
traire  le  s  osfaBure^  0*la faute grojfe 
^'vijqueufdes*vlceres. 

^.cer£^noua,refniepmgummt  am^.  Empk-i 
moniaci  elemnt  atf.  .  dtj. 
hmhmie.l  .iifpuLmaHicheSjmyrrhie^xtLite 


0ê€rm 


___  DES  PLAYES 
durez  .f.anflolocht<e  rotunda^ims  Fh^ 

rentiæ  joloes^opofonacis  ç^euphorhîjj 
an.y.j.olet  rofm  q^uàmumfiffcit.'fiat 
émplaflrumfecmdum  artem .  c^up 
fakhmplaBreds^ethonka.Ft fid’al 
teration  nejeut  eHreoHee parkeux  n- 
medes  ,Jmt^enir  aux  cmterespoten^ 
tklsjqui font  hüiÏÏefermtejhuîüe  de  yt- 
imfeauforte  leurs fimhlahk^^^ 

^application  defquds  eB  reiiuk  au  Chi 
YUrpien  honm  dextérité  jde peur  que  teU 
les  chojès  liquides  ne  touehet  aux  leures 
de  laplaj/e ,  q^ui  firoit  caujè  dinduire 
douleur  inflammationxequi  eflhie 
à  euiter:  0^  de  ces  cautères potetiels 
nies  contraint  s^firquelquesfois  P  caU' 
fe  que  les  patients  abhorrent  le  fer  ar- 
dant'.Toutesfok  ouïe  patient 'Voudrait 
endurer jles  aBuels feraient  pim  propres 
pour  ce  qu'ils  abjùmetc^jeichet  mieux 
les fa- 


cc 


de  la  testd; 

îesjùperfluk^^  imhuësenlaJùhBmœ 
des  os  (  qui  font  caufe  rnaterieUe  de  ca^ 
rie.)  Les  cautères  aBuels  feront  apfli-^ 

Un fera f  a  fer  ledit  cauteredufquesjùr 
la  cane.  Et feront  de  telle  figure  que fe^ 
ra  la  figure  de  tylcere  os  corrompu, 
fiauoireB  ronds, qudrre\fongs, ou  au^ 
trefmt.Parquojgfome  i^ay  dit  au  traL 
te  des  play  es  faites  par  haqueBïàes  )  le 
chirurgien  doit  eBre  munjrde plüjîeurs 
Csr*  diuers  cautères  ^  infirumets.’àfin 
de  les  aCcoméder  aux-^ulneres,  no 
les  yulneres  aux  injîruments  .Partant 
ie  fay  bien  youluky  en  bailler Üiuèrjès 
figures, à  fin  que  tu  en puijfes  choifir  àta 
commodité. 


DES  PLAYES 

Cautcre  a£buel  auec  Gannülc 
de  fer. 


Le  cA^tere  aEiuel  efiplm  commode 
AUX  os  cârleux  que  le  potentiel ,  àcaujè 
qu  il  opéré  plus  prompt emet^e^  qu'il  ne  _ 
communique fa  ^>ehemece  u%x  parties 
proches,  i  n'èfl  caufe  de Ji grande 


DES  EL A YE SC 
dmleur ,  0ipar  confequent  ne  fait  te 
attraEîlon  d’humeur  due  le  potentiel . 


Pareillement  corroi 


mêla  partie,  en<o~ 
fumant  les  humeurs  ç^malice  d’keuk, 
X^ayde  a  faire  feparation  detos  cor- 


l_P^Lrompu .  jbttejoMt  aujs}  bien  noter  que 
ïlâxïchjds font  indeuement^ppllquex^.,  &éfi  à 
tropfequentemént^  eu  quils fuf 
ique'ï  ïaijfex  trop  longuémentfir  h  s, par 

~^~~~~ïeur  trop  grande  ch  aleurti^fcciü ferait 
*  mnfiulementconjùmee  l’humiditeju- 
perflue  de  la  carie,  mais  aufi  ïhumeur 
Jfùbjiantifque,qui  doit  faire Jèparàtion 
del’alterationdela  carte ,  ^produire 
chair  couuerture  entre  l’os  carilx^ 
te  fain .  n^afgmy  l  application  d’içeux 


ierot  tenui 


a  ce  au  on  ^erra  ortir 


lame 


aucunement 


mmeu] 


D  E  IA  T  ESTE.  cdj 

ajdmta 

nature  d  exfolier  y  feparer  ktter  hors: 

toi  corrompu, 

T>mant<ige  îly  a  encore  mtre  ayâe 
outre  lejclkescauteresyà faire Jèparer  les 
oSjprtcîpalemetldrs  que  la  carie  efl pro^ 
fonde. OeH  les  percer  en  diuers  lieux 
en  profondant  iujques  à  ce  quil  en  forte 
•vné  humidité fanglante ,  qui fe fera  a^ 
uec tel  inflrumet  nomme  Trépané  per-- 
foratiue:kfin  de  donner  tranjpirationt 
t^  aufi  que  la  ^ertu  des  remedespuif 
fe  mieux  confumcr  F humidité fiperjlue 

Trépane  perforatiue  auec  deüx  pointes  tr^ti 
gles ,  &  la  petite  Ghéüille  pour  les  tenir  au 
manche  du  Trepàn. 


"  'St^îi^lqtiesfokfamra  eshmler  * 

cernent  les  os  pour  ajider  Nature  à  lés 
feparer,^  ne feront  t'ire^e:<^arrache^^^^^fi, 
par*violence^mak-  lors  qu^on  les  ^err  a  fepara 

cHre  ejîeue^  en  haui,  ^  ne  tenir  quaji  ^ 

point,  ^eji  le  Chirurgienefl  indifcret 
detîrerïos  earii y  douant  que  .Nature 
ayt  fait  comierture  fur  celu^  qui  eH 
fain:  il  fera  caujh  qùilfi fera  muuelle 
alteratio  .Et  doitle  Chirurgienhienno^  AnngyT”" 
ter  ce pajfage,  lequel  n^efl  depetiteeonjè  —^^^ 
quence  non  feulement  au  Crâne  ymak'’^^fié 
femhlahlement  èttmts  les  os  des  autres 
parties  demB^  corps. 

Outrepim  apres  que  nature  aura  iettl 
^  exfolie  to s  carieux  fè  faut  hiengar^  • 
der  d'appliquerdejfm  médicaments  cor 
rofifs ,  de  peur  de  conjumer  la  chair  que 
nature  aura  produit  deffomdaqueÜe  ^-  j^o^uelfe- 
fiantnQuueüementengendree,efl  moUe 

■  ^ . . C‘'f 


DESPLAYÉS 

moSe^f ^  noHueÜement  coagule^ 

me  fro-  ^  caufe  ^uhl  n'y  agueres  que  le  fitngy 
cBi  concret  :  ^ pourtant  fefms  donner 
garde  de  la  conjumerparmedkaments 
acre  s. Car  auec  le  temps f endurcit, 
Signes  de Çq forme  en  manière  de  petits  grains  de 
chair.  ’  grenade, ^9^1/ oit  on  lajànie  eftre  blan¬ 
che  (^quelque  sfiis  rouge afire,polye,ef- 
gale,C9*-glutineufe  0*  nonfætide,  clA- 
donefèrot  appliquées  dejfus  poudres  ca^ 
pitales, ayants  faculté  de  defeicherfins^ 
nulle  merdicatio,  comme  racine  dlreos 
de  Florence,alo£s  laue,maflic,mirrhe, 
Jdng  de  dragon  farine.  di)rge,  (ÿ'  leurs- 
jemblaMesjFukfam  conduire  la playe 
a  ckaîrke,dîuerffiantlesjufdits  reme-f 
des félon  la  nature  du  patient^ricy\ 


fdféje^it 


té  oîicmofîî^y^te  tmrs.Énf&YrMe  hxfé‘^^ 


l'air  (tmhknt  qui  aurOr  tô^^tos  mid 
é^p^SjcouuenyJefmfv^ueen  m^me 
é^dce^ttenm  :  ce  gui  fe  fa^au(^f^ 


prés  Fd^Jication  dcs  cmteres  ,  ou  par 
l^henejkeâesfoudrcsceŸhd^  Et 
la  conimBion  é^.  ‘vnim^  (  appelé  Cal-- 
lm  )  fe  fak  communément  mjii  eni'os 
ji'aBürépar  aidant  de  hmsr  toutesfùk 


auxfvm 


eommemux  teunes: 


UUxa 

de  Mute  s  leJqueEes  chofi^ 
ner  réglé  eenaine,^  témpsprefixpom 
h,  diuerjîû  des  hahitides^lÿ  tempera^ 
ments.  Orfitalîaratiorpjde  tos ,  (g^  con-^ 
filidation  des.  playes  Jontlrepugnants 
aux  remedesJuJditS  yfaut  ordo  nner  où 
patient  potion  •vulnéraire .  (Je  que  i'ay 
fouuéhtesf ois  fait  auec  heureuJeyJpM 
„  .  ÇdJf 


DES  PL  A  YE  s. 

pour  ce  que  mture  fait  chofes  admira^ 
êlesajfdeep^K  teJlepotlonjian feulemet 
auxplayes  de  teUe  ,  mals  auft  de  tou^, 
tes  les  parties  denofire  corps  .Ceftepo^ 
Potio  vul  fiQfi,  ehteüe.'^fankula^huglaftlofeU 

l^eftmpineüieyCaryophyllatgJherhcecar 
pentarijydentkleonüyjummkamm.rur^ 
htyConfolid^  maiork  ^mmm^yCqumA 
qmnerm^yhetQnicgJummaattkan^ 
dgrimom<ey^erhn(e,oJmQdiCt^galkyru^ 
h^mmmycdkriclày  lingmeauk  terres. 

omnmcapUj^ee&m,ficrdq^ér^^ 
p&afdM^mçmlyherifÿrührtl^^a 
l^uarumpdfaMmundatamglycirrU 
,  ^^fajkjèmmkhÿpcrkiyt^cd^^ 
mdlBlan..f^,jltrlu^^ 

I  â'tij.coquamurçQmpletceM  aqua  com 
mmlrpoftea  in  fine  adde  ^mi  alhh^ 
fpeüps  rofatiÿcimd^momi  quatum fiffi^ 
çitfiat 


ccv 


de  la  teste. 

at:fiatdecoBh laquelle  oftrpaj^^  far 
I  a  chauffe  à"hyf  ocras, ^  en  fera  donné 
fvneonce  derme, oudenx  aufatient 
aumatln  deux  heures  auam  manger, 

Bt  noteras  hy  queji  ton  ne  tromoit  tou 
tes  lesjùfdites  herhes,que  hn/è  contenu 
te  d'^vnepartîe .  Q^uffitepukaffeurèr 
que  ’fay  l/m  far  exferiece  ,merueiüeux 
effets  de  telle fotio four  les  vieille  s^h 
çeresçacoethesç!f<fifitdes:ceqmfifeut  ' 
aùfft  froumr par  ratjôn  :  car  tom  aiiffi  Raifon 
quenoMS femmes  nourri^  desaliments  fgToüon^ 
que  nous prenoMs'^S^fedsfent  hohSjf  noitrêsrnlnetûtt 
eorps.^no^  effrit^fen  troîmemddem.^^^^^ff^^ 
au  cQtraire,feils fesmmauuakmtùJmù  feds  au 
mnsmalX)rÜ  efeoBifi  que  a 

ylcere  oufeBule  o  u pafehn  arthrk  -  , 

tiqué,  fethit  qu^il fait  quelque  deferdre,  -  ,  .  :  ^ 

efféciaüement  afen  manger  ^  hoke, 
Çommefffmange  friandes  fort 


DES PLAYES 

ejpieees  ou  aulx  au  oignons, yin fort  ^ 
fmseaUi  cp*  a,ntres  chojês  cotrains ju- 
hit  ou  toB  apresjmtira  douleur  -^  in- 
^ammation  en  fis  articles  ou  afin 
cere,!^ pareillementmutation  dejdnie 
m  icelle, TDontde  comluds  que  tout am^ 
fiquedohnere^iceüepotionyulneratre 
(laquelle  a  faculté, puijfance  cjp*  ^ertu 
de  puri ferla  ma  fie fianguinaire  îatpar 
^rims,Jueursqueperhalitum)ajdera 
aufii  à  la  cure  dejdites  rvlceres  ^fiflu 
les:ce/qmeficpgneuparl"experiecequa^ 
;  ûdiaitOi  Etpour  retourner  à  noBripro-^ 

:  por,fmtmterquHafiiperficiedesot^^^ 

tomhefikdementymaij  aufii  tout^zm  os 
enfiajuhBance\€eqmeBprouuépar 
Hip.  au  h.  ^uand  il  dit, l'os  ducraneeftant 

dclatefte.  Méfié fifipare  d'auecques  le  fiat  pim  ou 
moins  félon  la  •vehemece  du  coüp,  ioini 
aufii  que  texperiènçele  monflre.  Et  en 


DE  LA  TESTE.  ccvj  ni. 

tefl  endroit  te  feray  récit  de  ce  (jue  i*ay 

fait  eflant  en  Piedmont,  Chirurgien  de 

deffuntmojteurle  MarefehaldeAio-  ^^5 

teianf  qui  lors  eftoklieutenant  du'Roy)  ^^^^^ 

M  1  1  1  rc  ^  Goulaines 

te  pense  ^n  laquats  de  dejjunt  mojtem 

dé  (jouliùne  s:. (pui fut  hlefi  i^‘vn  coup 
d"ef^eefurPospanetdl,partiefeneBrey 
nonpenetrant  iujpues  à  lajècode  tMe, 
quelques  iours  dpres  que  faplaye 
efokpreJque.cofiMdee^^uarie^arri^ 
ua  à  Thurin  quelque  compagnièJ^foU 
dats  de fonpaïs  de  Gafcoigne^mec  lef 
quels  mdtmmengeu  des  tripes  f  4^ 

cajfees  auecquesforce .  oignons  ePpi- 

ces .  ne fut  uufifms  hoire  'w'm  fort 

etenqudtité^^ftnseau.Doîtoflapres 
tomba  enfeure  continué  y  ^perdit  la 
paroüe  X^lefenSjX^  luy  fumhn grad' 
tumeur  d  toute  la  teBe  ff)  au  ^fage, 
les  yeux  rouges  enflammexyjfants 


DES  PLAYES 

hors  la  tefte .  Ce  voyant  i^ppeîay 
médecins  Chirurgiens,  pour  aduifer 
qu^onferoitfour  luyjaumrla^k.  Et 
fujmes  tom  d’auis  dé  lefeigner,  ^  cli* 
fterifer,e!^fàkc  applicatio  de plufieUrt. 
remedesjur  la  teBe ,  auec friBions  ^ 
ligatures  aux  extremke^  :  neammiiis; 
tout  le  çoHé  de  la partie  affeBee  ,  queU 
^ues iours apres fapoBema .  Etayant 
fait  ouuerture  ietta  grande  q^uantitè  de 
fame,0*  trouuay  le  cuir  mufiuleuxqm 
èHbit  déprimé ,  auprès  de  tas  auecques^ 
le  P ericrane, de  largeur  enmron  quatre 
doigts  ::^finablemenptouteslesdeux^ 
tahies  del*QS  furent  àkerees , pourries,:; 
noires.^ fetides.Etpour  corriger  ce  fie 
cQrruptianyappliquayparimemalles,- 
éauîeres  aBuelsfirnhlahlesà  ceux  cy. 


de  DA  TESTE;  ccvii 


k  Btcetatfour 

^  W  ^ssssCQrri^erUfourr- 

'  ffl»  lip  -  Wrwr^  pour 

W  iPi  ■  faire feparathn 
ILai  ^11—.  qui  eHùit 

lO  |r  contrenature,& 

j  emironl/nmoh 

j  1  apres  le penjàm 

L  A  \  ï  ÿei^firtircertai 

/fik  il  I  ï 

’  I  l  m 

'  U  ledit  os  poürry^ 

par  aucûs  trou^de  la  carie:  qui  fut  eau- 
fi  de  tne  faire  haHer  d^extràire  ^  le- 
uer  ledit  os ,  qui  hranflôit  long  temps  a- 
udnt  .  Et  dêjjus  la  Dure  mere  trouuay 
oii  nature  auoit  engendre  chair, trois  ca- 
uite^àmettre  le  pouce, qui  eHoientrem 
plies  de^ersgroujlants  ipf)  mouuÀnts, 
lefquels  eHoient  chaeû  de grojfiur  enuy 


:  >  DES  Î^LAYES 

rond’^n fer  d'ai^uîUette, ayant  latefie 
noire.  Or  efloit  lafortion  do  f  que  Ma^ 
ture  auoitfef  are  ^de grandeur  delapâl 
me  de  la  maÀn  0* plus  :  tellement  quà  - 
ie^îr  on-  ne  pouuoit  comprendre, que 
\Matùre eufi peu  ietter^feparer  telle 
quantité  deîos du  Crâne  Jans mort, S t 
toutesfois  ïlen  guarit  outre  hjferance 
de  tous  eeux qui  ïamient  ^>eu:mais  a- 
pres  la  conJoUdation  de faplayej.aiica 
frice  luy  demeuragrandemet  caue  ((Je 
qm  eH  ejèritd’ldipp .) pour  ràifon  de  la 
^\^\^^(perdition  de  ï os  qui  eh  de  matière  jf  er- 
vlcera  quç  matiquejaquetle  ne fe  peut  régénérer  je 
Ion fapremiere  intention.  Et  auppoUr 
quoy  les  cequela  chairnepsutdeuemétcroiB're' 
^  eflcomc  cho 

cauesapres fèeflrange  cÿi  empruteeâ  Nature  ^  & 
deî’or^^^  parce  qu'il plus  folide 

^  compaB  que  l  as  naturel  ,  dont  le 


de  X A  TESTE.  ccviij 
Jkn£nepeutreJtider,^parconJèquent . 
Uchàîrnepmt  eflrefengendree. 
moyen  de  quoy  lors  qd'ily  a  perdition 
d*osen  quelque  partie  de  noHre  corps, 
la  cicatrice  demeure  îoujtour s  caue: 
auQrane  ou  ily  a  perditio  de fuhBance 
des  deux  tables,  hny^oit  au  fens  de  la 
yeue\-^jènt  on  à  l* attouchement  de  la 
main,  *vnepulfathnfahtepar  le  mou^ 

I  uement  du  cerueau ,  a  t endroit  de  la  ci¬ 
catrice, le  lieu  demeure  P  arajfe^lo- 
gue  ejpace  de  temps  plus  debile&dm- 
loureùx  .  Et  pour  ceHecaufejèis faire 
audit  laquais  'vn  bonnet  de  cuir  houil- 
ly  ( pour  rejifler  aux  iniures  externes ) 
qu’il  porta  iifquesàce  que  la  cicatrice 
fut  bien fiUde,^  lapartie  fortifiée.  Or 
ily  a  d’aucuns  fey  difants  Chirurgiens 
(mais pluHoft fent  de  ces  abufiurs, 
coureurs  ^  larrons  )  que  lors  qu’il^ 


;  >  DE-S  P  L  AY  E  S  ^ 

fim  appelle^  pour  tramer  Iss  pî^ts 
de  teHe  3  ou  ily  aura  iiu€l(]ue  portm 
dos  amputé,  font  à  croire  audit patimt  \ 
Csr*  aux  afîftanu  ,  (pu'au  lieu  dudit  os  j 
leur  fmt  mettre  nme  piece  dor .  Et  | 
défait  en  la prejènce  dupatmtdayam  ' 
receuëyla  Datent  c^la  rendent  delà  f- 
gurcdelaplaye  e^bappU^uemdeffm 
^  difentiju’eüej  demeure  pourfiruir 
du  lieu  de  îos,e^  de  couuerture  au  cer-  - 
mauimak  tofl  apres  la  mettent  en  leur 
hourcci^  le  lendetnamfen^ômlaifi,^ 
fant  lepatkntenceflein^rèfiontlesau  . 
très  difem  que  par  leur  induBrie 
grandfiauoirilsfûnt  coalejcer  ^nê piè¬ 
ce  de  côugourde  au  lieu  de  to S  amputer 
St  ainfi  ahufent  les  ignorants,  qui  ne  coi 
gnoijfent  que  tant  fenfm  que  cela  fi 
puijfe  faire ,  que  nature  ne peutfôuffrir: 
*vnpeptpoil  enfermé  en^neplaye ,  oUi 
autre 


DÉ  t A  TESTE.  cdx  V) 
^repetk  corps  eflrage.CequteH  prou 
ué par  Galknjau  quatrième  üure  defà  ^ 

méthode.  n?arquoymlhommede  hon 
ej^rit  ne  doit  croire  tels  affronteurs  .  Si 
àucml^eut  dire  qu^^ne  hulotte  de ploh 
tkeepar  vne  hacquebute,péut  demeu- 
retlopués  armes  en  quelques parties  de 
noflre  côrp  s. £ela  ieieureoncedè-parce 
que  le plomb  a  quelquefamiliaritè  aueé 
nojîre  juh fiance, corne  'f  ay  déclaré  aux 
traiBe^  des  play  es  faittes  par  hàcque- 
hutes:partanrfP'êngendrefft:oflc(>rrùp^ 
tionXoutësfoümnohfldntiùeüéf^ 
liarité  nature  hxpulfè  au  dehors, Ji  hf 
peffeur  des  mufclesjipaments^pannicu 
les,  euofarêspartiesjolides  ne  tempeff 
chent,  ôulafyure  de  la  partie  quifèroit' 
caue.Parquoy  leur  ohieBion  ne  fait  rie, 
ou  peu  à  propos .  Et  concluds  que ft  hn 
applique  ^ne pièce  de plomb  au:  Crâne 
7)d 


DES  PLAYES 

four  fermrde  couuerture  au  oermau, 
tamak  nypourroit  Jèruir  non  flm  que 
hr  ny  la  courge  ou  autre  matière  ejtr’a 
ge.St  te fuffife  desa,lt€raüos,^caries 
des  os.  Mainten'dt  il  nerefle  flm.qu'à 
déclarer  la  mamer&  comme  l'o  daitpra- 
ceder  à  la  curation  de  la  conçu^ion  ^ 
commotion  du  cerueau.  Ce  que  ieferay 
fil plaifl  à  Dieu ,  le pim  hief qu’il 
meferapofMe. 

La  cure  de  la  concuiïion  ou  cd- 
motion  &  esbranicment  du 
cerueau. . 

'Ejioîis  auùns  parcy  deuat. 
déclaré  les  caujes  fgnes  eti 
accidents  de  la  coneufiom 
du  cerueau^  Jans  play  eau. 
.  cuir  mîfuleux  nyJraHure  à  ï os. Par--: 

tanta 


cé^ 


DE  LA  TE  S  TÉ. 
tmt^^prefmtmmfitMftiAerde  lâ  cu^ 
rt/Donc  lepatient  ayant  reçeugrandé 
Concti^ion  à  là  té^è ,  ^  lé  Chirurgien 
ayantcognoi^ance  ^uehs  n’eHJraSu 
ri  ^mak  a  cràinté  qu’il  y  ayt  quelque 
n)aijfeau  rompu  au  dedans ,  prompte- 
ment  luy  fuut  tirer  du  fang  de  la  'yeinê 
Céphalique  du  coHe  hle^é  ,  f  il  en  a  co- 
gnoijjance  .8t  luy  en  fera  tire  ajfe^  bon¬ 
ne  quantité ^ayànt  çjgard  à  la  maladie 
prefinte  ç^futurê ,  principalement 
ala'vertu^-^  cmcres  chôfis  qu’il fuet 
confidefèr  dla  feignee  :  àinû que  G alie 

J  /  .  ^  ^  ^  ^  1  defangui 

aeciaire.r^tpourcejaire,  appeleras  yn  mirsione. 
doùle  médecin  J  fil  efl  en  lieu  ou  l’on  en 
puijjè  recouuretrPuk  luy  fera  rase  tout 
le  poil  de  la  tefe ,  luy fera  appliqué 

lecataplafnecy  deuantefifiti  compo¬ 
se  de  farines fuiüerôfat  oximeliOU 

oMtres  repercufifs  f  olds  humide  s ^ 

T)d  q 


DES  PLAYES 

îl  faut  eui  lejqueîsjèront  renomelle^fommt .  Et 
percufsifs  eulter  ceux  qui  font  fecs  ff!  fon  a,- 

ïottzÜLTLmjlyiyigeyifs ,  commc  'vnguentumde  holo, 
^^^\^ç^y_Q_ufeml?l(thlesfour  ce  quil$  opüempar- 
<]ues  au  trop gardent  que  les  matierès fuUgi 
neufes  nefepement  exhaler  ,  tant  par 
les futures  que  par  les porofte-^du  Gra 
ne  Cj^ducuirqm  couure  lateBeSDonc, 
tantfenfaut  quils  gardaient  qu'il  ne 
firuint  inflammation  que  plufioH par 
iceux  elle firoit  augmentée .  ^areiUe^ 
ment  luy  faut  donner  clyfiere s flouuent, 

ftl  n'a  h  on  centre  :  afin  de  garder  que 
lesyapeursrtemotentaucerueau:qwfe 
feraaufiiauecl'aydedesjriEtionsGsrli 
gaturesfaites  aux  hraSyCmflfes  e^iam- 
é>es,eirparyen(oufis  appliquées  fur  les 
efjaules,  tsr  le  phmpres  du  col  que  l'on 
pourra:  lejqueües feront  affe^  grandes, 
^  auec grand' flambe,  pour faire pUts 


de  la  teste.  cocj 

grdnde  t^mlfion^^deflourner  le fang 
qgil  ne  monte  par  trop  grande  impetm 
Jttlau  cerne àu y  lequel  caujeroït  inflam 
mathn  'e^  autres  maumu  accidents. 
Et  le  fendemamfaut  ouurir  la  weine 
puppe.qni  eflfituee  an  dejjks  de  la  jùm 
re  La,mhdôïdëJ,aqneüe  agrande  com^ 
munie ation  mec  celles  du  cerneau  ;  ^ 
eflant  ouuerte  fam  commander  au pa- 
-  lient  qu’il  ferme  fa  bouche  csu  l^  ne^,  et 
qU^d  expire  le  pim  fort  qu’il pourra, fil 
iuy  eflp&f  ible.  Car  en  csfaifànt  lesme 
hràms  fefleuent  par  ce  moyen  le 

fang  qnifiroit  rejpandu  entre  le  Crâne 
t^lës  membranes, eBeuacué, mais  na> 
celuyquïefl  entre  le  cerueau  e!st*lefdi^ 
tes  membranes.  Et  ou  tel  accident  ad- 
uietlachofeefldefej^eree,fileny  a,  en 
qualité, ou  que  Nature  nefoit  ajfe^for  - 
tepour  lejùppurer  x^  leietterhors.  IJ& 


DES  PLAYES 

peut pareillement  ouurir  quelque  s  ioun 
apres, celle  du  milieu  du  front  les  ar 

ter  es  des  teples ,  aujli  les  peines  de  de/-’ 
foui?  s  la  langue ,  afin  que  par  telles  ou- 
uertures  onpuijfefiaireyacuation  de  la 
matière.  conioinBe. Pareillement  le pa^ 
Lesacci  doit  tenir  diette  tenue  ,  fans  hoire 
dencsfont  nullement  a?in,prmipalement  iufques 
encores  quatorzième  tour ,  qui  eft  le  terme 

iufques  au  couBumier  ou  les  accident  s  font  encores 
'^^^^i'^^^^’enyigueur. Enfiles  médicaments  re-^ 
percufiifsdQluenteflrecQtinueZiufques 
au  quatrième  km:  etpuit  apres  on  dek 
'  <i;emrauxrefilutif s, commençant  aux 

doux  e^amiahles ,  comme  ceHe  deco- 
BiongL.radickalthe<el.^j.ireoSjÇipe- 
ri,cala?niaromaticî,an,l,îj.foliorum 
falm^ymaioran^efietoniç^e^florum  ca¬ 
momille,  meliloti,  rofàrum  ruhrarum, 
fteçhado.san.m  fi  faits  communisl.iij. 

huüiant: 


D  E  L  A  T  E  s  T  ■£.  cdiij 
huüiant  ùmniajtmul fecmdum  artem 
cufn  ^ino  mhro  aquàfahrom:jïat 
decoBîo.'de  laquelle  on  ferafomentatia 
deux fokleimrauec feutre  sou  ef^on- 
ges.  Et  te  conuient  en  c  efl  endroit  noter 
quùl  ne  faut  trop  efchauffer  la  te  fié:  de 
peur  d'induire  douleur inflamma¬ 
tion.  Puis  applifuerasle  cerat  efcrttpar 
âeV^igoJLequel  a  facultè^de  refoudre  mo  '  - 

derementjdejèchere^  attirer  par  les pù 
rofte^^Hhumidklqmeflfiuslefrane: 
ei^parja^ertm  aromatique  coforte  le 
cerneau  hjprit  animaMequel  cerat 
tfi  en  ce  lie  forme  furfuris  hene  trîtu  Cerat  de 

rau  i.uîj  .jaring  lenmm  l.ij  .rojamm,  propre 
mirtilloru,  foliorn  e^s^granoruem  an.  coeuf 

•  ;  .  .  .  .  ;»  fions  de  las 

§-.y .  caiamt  aromattct  | .pjs.  camomn-  re^^e. 
l^^meldotî  ari.m.f.  nucescuprefi  nu- 
mero  'vj.oleiroJkcée^camomiUceani 
fiij.cerç  alhœ  f.ÿ.f  .  thuris^mafiches', 

7?d  iiîf 


DES  PLATES^  7  ” 
an.^âij  .myrrh4  5  .ij  ftiluerifatu pdue-i, 
rj/kndis  w  U^ueJaSip  oleù  cwn  cem 
omnm  mtfcsmmr  adimicem ,  ^fiât 
erk  inter formam  empl^  - 
firi&  ceroü.Et  dken  auoir^slà  •vn 
gentilhome  du  duc  Z>^ rhin lequel  chmt 
<^vtfcîé3  jurle  pontjamt  z^nge 

home  àii  me,  la  teBefurw^^^ 

demeurai  en  terre  comme  mon  ,  ^ 
teepar  fiîgna  par  le  ne^  bouche ,  w  otieilies.^. 
ç^jubiÛaEeB^luy  deumt  fortenfiee^ 
enfemUc  tmkle.  ^fage  >  mecques  cqu^ 
leurlmde^0:dèmeùr£‘^^^  ioun^ 

-  '  -  >  prej,  eBre  Ue^c  ,if^sptarter  tdujli  fut 
.  ^mgthurikpkmhoire  ny'mmger  ,fors. 
delà  gelée  fondue/^  des  hquiÏÏonsdo 
chappon  mecjucre  mares  femhla^ 

Mes.neamoimfut.  guerylVray  efl  qud 
perdit  fa  mémoire, ^luy  demeurakne 
kalhaète.,  <f  efl  a  dire  ,  fm  hegue  nefça^ 


de  I/A  testez^  ccxiij 
chmt  expliquer  ce  qu'il  defirolt  dire. Ce 
qui  confirme  le  diré  d'Hippôcras  lequel 
affirme  que  ceux  qui  pour  quelque  eau  Quibis  * 

üontcôncufiwn  au  ceruéau^euienmnt  cerebrum 
.  *'7  ^  laliqua&c 

mcontmnt  hegues  ou  muets .  Or  en  tel  ^ 

ea^ien'eftime  de  petite  efficace  no  mots 
que  7)eu^o  Ja faculté  d'^zm  tel  cerat 
â'amir  prohibé  l'apofleme  qui  fe  pôté- 
mit  ayfementfaire  au  cerneau.  Ce  que 
-aucuns,  bigarre^  hors  de,  raifin^nelieu- 
lent  concéder  y  maîntiennent  ne  fi 
pouuoir faire  apoBeme  en  la Jùb fiance 
du  cerueau .  ^amUementmeroyent 
qu'on  ne  puijfe.  efehapper  lors  quil y  a  - 

portion  de  laJùbHance  du  cerueau  de- 
perdue  ,  ^  donnent  des  raifons  en  ï air 
que  ne  rveux  icy  reciter  pour  euiter pro¬ 
lixité  mais  il  mefiiffira  le  promer  par 
l'auihorité  des  ancte s  qui  ont  laifiépar 
'efiritteÜesch(fiseByeaduenues:hinU 


Hippo. 

Apho.x 

liu.vi. 


Gal.au  liu 
de  inçcjua 
li  têperie. 


Prothais 

Couloii. 


DBS  PLATES 

^utpar  experietice  on  le^oit  fiment 
^  aduentr.  Et  premièrement  Hippa.dk  . 
(jue  celuy  (pni  agmnd  douleur  de  te- 
fte,Ji  le  Pus  flue par  le  ne^,  -^par  U 
bouche  ouparlesoreilIes,celaguariHle 
•malade , "Pareillement  Çalïênauli- 
ure  de  In§puali  temperie,e^  P^fis  m 
troijieme  Imre  de  fin  Continent ,  chap, 
quatrième,-^  (^uïcenm  au  chap. des 
exitûres  à  la  im  partie  du.  iHj  Hure  cha¬ 
pitre  vingtième,  afjîr^ent  que  Natu¬ 
re  iette  lafaniefaiîte  aucerueauparh 
ne  bouche,  ^oreilles.  Or  par  expé¬ 
rience  aufii  on  a  ^eu  adu^nir  iede  ch(r- 
Jè,St  mefiuuient  que  maiflre  Prothak 
(pula  (finrurgten  d&deffunt  mefieurâe 
Ldgei,m'a  recité  affirmé, auojr^eu 

fvn  ieune  garfon  en  lazi^ille  du  Mms 
lequel  (^doitafinnûr^negrofiecloe^^^ 
W fi à.la  corde  -par  laquelle 


D  E  L  A  T  E  s  T  E.  ccxiiîj  iV-j 
fut  eleueen  haut,^  tomba  la  teHe pre 
rmen jur  Us  quarreaux.8t Jubit perdit 
laparoüed’ouyëc^  layeuë^  toute  co 
gnoifance  0*  raifin,  auec  rétention  des 
excrements  :  puis  ioH  apres  luy juruînt 
la  ficure  auecques  déliré ,  0*  autres 

mauuais  accidents  .  Et  ne  fut  le.p.a^ 

.  /  \  r  ,  .  . 

tient  tr^ane  acauje  quon  ne  trmuott 

aucune  jraElme  au  Crâne  .  Et  au 
feptieme  iour ,  il  luy  Juruint  ^negran- 
dejmtcr  ^ fternütàtion^  auecques  la^ 
quelle  iett a  grande  quantité  de  Pus  par 
le  ne^^oreilles0*  bouche.  Et  apres  ce- 
fte  euacuation  les  accidents  cefferet,^^ 
guarit.  D'auantage  fay fait  ouuertu- 
re  feuuente  fois  pour  faire  rapport  en 
iuBice  à  caufe  de  la  mort  de  plujleurs 
qui  auoient  eHi  bleJfe^  à  la  teBe ,  ou  îe 
trouuois grande,  quantité  de  Pus  auec^ 
ques pourriture  de  la  propre  JubBance 


DES  PLAYES 


ducemem,  ^^^efemhlahlemetproux 
uer  que  les plaj/es  auecquesperditmdé 
Juh fiance  du  cerueau^  ne  font  necefaU 
rement  mortelles. Il  eB prouuèpar  Tm 
djorké  de  Galien  qui  dit  amir  wu  '^n 
desparties  enfantgueriré^e  playepene^ 
trame  iufquesà  I/vn  des  ventricules 
ànterieurs  du  cerueau.^T^areillement  U 
Guidon,  bonhomme  Guidon ,  recite  auoir  veu 
vneplaye  en  la  tefie  ^  partie poBerieu-:^ 
rerdelaqueüeefiüitfirtydelajubfian.: 
ce  du  cerueaufi^  le  patient guérit.  Et 
quant  à  moy  ie  vous  puis  ajfeurer  en  a- 
Hoir  aufii  veu .  Dont  icy  en  raconter ay 
Hiftoire  hiBoires,de  la  mil  cinq  ces  tre, 

dvnc^" 
ees  de 


tant  mon®,  •  r  r 

fîeur  leraa  de  é>nonteian  ^penjdy  l’vn  dejes pat 

refchal  dô^^^  receut  vn  coup  de  pierre  à  la  té- 
Monteia.*^»  ^  1  r  '  ^ 

fie  : parvn  de Jes  compagnons ,  touant 


de  EA  teste.  ccicf  %iÇ 

4upaîet^^le  cdup fut furhspàrietdU 

partie  dextrÇyauecjraBure  ^  emhar^ 
rure  dudit  os,  jortoit par fa  play  e  de 

lajuh^ance  ducerueau,  la^rojfeur  de 
demie  auelaine  ou  enuiron .  Et fuhh 
quaperceu^  telle  ehofi ,  dijojs  la playe 
eÛre  mortelle.  Et  fur  ce  fait  arriua  ^'n 
ieune  médecin, lequel  conteHa  fort  cotre 
moy,dtfant  quicelleportiondu  cerueau 
eBottgrejfe,  non  de  lafuhftance  du 
,  cerueau.  Auquel  te  dis  qu%  lagardafi 
iufpues  à  ce  que  i'eujfe  hahillile patient 
quefon  direfiroit  trpuué  de  nul  ef- 
fe^  ,^t  apres  auoir pensé  ledit page  >  à 
fn  de  prouuer  par  raifn  expérien¬ 

ce  quHceüeportio  de  cerueau  ne^pouuo it 
eflre greffe.  le  luy  dy premièrement  que 
au  dedans  le  Crâne ,  il  ne  fi  peut  faire 
grejfe,  enco  re  que  les  parties fiientfioi- 
des  :  à  caufi  qüd y  a  grande  quantité 


DES  SLAVES 

d’ef^rhs  animaux, qui font  trejchauds 
^ JukilsJoinB  la  multitude  des  sa¬ 
peurs  eleuees  de  tout  le  corps  à  la  teHé: 
iefqueJles  chofes  empejchent  là  générât 
tïon  delà graijfe  *  0.'quanth  hxpe^ 
rlence par  la  dijfeciiôn  des  corps  morts, 
iamais  onrpy  ‘voit  aucune  ^raijfe .  Et 
neanmoins  youloit gaigner  fin  dire par 
îoujiours  Cûtefler. Enfin  luy  dis  qu^Mr 
tre  expérience  nous  mettroit  ctaccofd. 

Qe  que plufieur s  gentilshommes  au-  , 

très  afiiBants  âefirùrent  bien  ^oir 
entedrexar fi  c^eHoitgràijfe  ,elienagér 
roitfiir  leau,au  contraire  que fi  àeHôit 
de  la fuh fiance  du  cerueau,  qu^elle  iroït 
au  fins.  E>’auantagefic’eBoitgraijfe 
en  la  mettant  jur  *vne  pelle  chaude  elle 
finderoit.-^fi  c^eBoit  du  Cerueàu,  il  fi 
deficheroit  w  demeurefoit  aride  com¬ 
me  parchemin  fans fi fondre  ou  lique^- 


DE  LA  TESTE.  ccxvj 
fier  ^promptetnetirujlerypour  ce  qi^tl 
eB gluant, humide  aqueux .  Et  fu¬ 
rent  faites  telles  efi^reuues, dont  fut  trou 
m  mon  dire  eBre  yray:^  co  mhie  que 
ledit  page  euf  telle portion  de  Ujuhfta- 
te  du  cerueau perduë,ilguarit. refie  que 
il  demeura  fiurdjD'ahondant  n'aguê- 
res,maifire  Efiienne  de  la  riuiere  Chi¬ 
rurgien  ordinaire du^y  ;  ■^■Loys  U 
"Srun,  Chirurgien  iuré  à  Paris,  ^  moy 
auonspenséyn  nommé  maifire  IS^hert 
courtgemU  jVfvn  des  chantres  ordinai¬ 
res  de  la  chappette  du  ^y,  d'^neplaye 
en  la  tefiefituee  au  milieu  de  hsCoro- 
nal,  faite  d'-^n  coup  d*ejpee,degradeur 
de  cinq  doigt s^u  enuiron,  a:uecfraH:u- 
rex^emharrure  d'r^nepiece  dudit  os, 
laquelle  éfioitfeparee  du  touid’auecle 
Crâne  :  pour  extraire  x^tirerl’os 
rompu, le  trepanay.pource  qu'autremet 


DËS  PLAYES: 

''m  neieufifetiamir,^  apres  fir4j/  tel 
dit  üs fraBuri  mee<jms  eertaimmftm 
mets  propres  pour  extraire  aucunes pie-i 
ees  et  os  de  dejfous  le  Crâne,  dont  ieien 
repr^ente  i^  de plujieurs  fiftes 
peux  choijîrà  ta  commoditL 


1 


DES  PLAYES 


parlaplaye 
delà  JùhJla 
ce  du  cerne¬ 
au  ,  lagrof- 
feur  d^ne 
auelaine  ou 


nojtre 
maijin^- 
Jee  doEteur 
en  théologie, 
^  Çojfelin 
mathematï 
cien  ^gar¬ 
de  de  la  /i- 
hrai- 


DË  LA  TESTE^'  ccxviii 
éralrle  du2(py  ^  Claude  roujjelet  ha 
chelier  en  medecineSt  neanmoins  a  le¬ 
dit  de  QQurtgenou  recôuuert fanté^^  a 
frejentefl  encor  es  ornant  -,  Donc  pour 
mnclurre  ^plufieurs  eflants  hkjfe^  à  la 
Cefleparpetiteplaye  meurent  des  autre  s 
mnoh^ant^n  elle fih  grande  auec 
perdkfo  de  la  Juhftançe  du  cerueauD^U 
mnt  quelquesfoû ,  4upi pareillement 
on  rç/Qft  en  certaines  régions  ^  faijons, 
les  play  es  de  tefte  eflre  quaft  toutesmor 
telles  P  cheJe  eBrage  quajt  incogneue 
par  raifinimaùpar feule  experiece.  Ce 
que  le  référé  du  tout  augrand  Archite-- 
Beurfadîeurde  toutes  chofes,  qui  dijpe 
fi  fÛ  détermine  m lire  vieainfi  qu’il 
luyplaiH, 

Des  playes  de  la  face/ 


DES  PLAYES 
^  \apres auok  ainji  tram 
mes  de 

\  la  tesle maintenant  fam 
'^parler  de  celles  de  la  face, 
lejqueücs fe  doiuent (oigrteufimeî  trait- 
terafin  que  les  cicatrices  ne  demement 
laides  difformes. Les  caùfe s peumt 

eHre  fèmhlal?les  à  celles  du  Q'dne  ffça- 
mir  effexurnes.M ais  aux  ej^eces 
diff  wences  on peut  adiouBèr  amputa¬ 
tion  totale  de  s  partie  s  J  comme  d"^ne  o  - 
reille  oud'^n  œil  creue^oudu  toutjorty 
hors  de  la  tefte:auffi  le  ne^du  tout  coup 
p€j auecques portio  de  là  leurc  oU  to¬ 
talité  d^icelle .  n?areillement  laplaye 
peut  eflre  faite  de  chofe  fi  yiolente  corne 
d'yn  coup  de  hacquehute  OMre  chô-  ' 

fe  femhlahlej  qui  aura  rompu  em¬ 

porte  portion  des  os  du  palais  :  de façon 
que  lepatietiamaü  puis  apres  ne  pour-  . 

^  ra  parler 


DE  LA  TESTE.  ccxix 
ŸH  parler  que  lignant, ç*eB  adiré  par- 
lant  du  ne^:fd  n’efl  ficouru par  le  Une, 
jice  de  la  Chirmgiç  :  ce  qu'il  te  fera  dé¬ 
claré  cy  apres. 

Or  pour  la  cure  d'icelles  ^faut  que  le 
fhirurgie^minijlre'  de  Nature,  ayt  cinq^ 
mutions. La  première, epd'ofler  lescho 
fes  eHr  anges  comme  poil,  efquiüe  s  d'os, 
^  auaresÇfaucuneseny-a  )e^:agran 
dir  laplaye  fd  en  eflUfein,  La f  cou¬ 
de, approcher  f^reioindre  les  leures  de 
la  play  e. La  troipeme ,  coferuer  lescho-' 
fisiointes  :  ce  qui  fe  feraparhendages, 
compre fes, repos,  (^future  s, fi  la  playe 
le  requiert. La  quatrième, eH  de. confier- 
uer  la  partie  enfin  tempérament .  Car 
*vne  partie fieiche  (  comme font  les  pau¬ 
pières  desyeux,  le  ne^,les  oreilles:à  rài 
fin  qu'elles  font  cartilagineufes)dema- 
de  médicaments pim  fies  que  les  oMres 
Se  iq 


DES  PLAYES 

qui Jontplùs  charnéufis.Lacinqieme^ 
de  corriger  les  accidets  comme  douleur, 
chaleur  Jîeure^  àpoHeme,flux  de fang, 
gangrené,  mortification  totale ,  ^  au¬ 
tres  :  en  ordonnant  U  régime  fur  les  jix 
chofes  no  naturelle  s  (félon  là  necefité) 
ainJtqu’amnsmonHrêcydeJfus, 

Desplayes  Qr  doUc  nous  èomenceros  dux  playes  . 

des  four-  ,  ^ 

cils.:  desfoUrcds ,  en  continuât  les  autres  par 

ties feulement  pour  U  prefent,  iufques  a  ■ 
la  trâchee  artère .  dAucmësfois  il  ad- 
ment  que  laplajsférafaiie  au  trauers 
dès fiurùib,  ênfrte  qué  lès  mufles  ^ 
pannkule  charneux  qui  les  meuuet  c?* 
eleuet,frdntdutOUtdilaëere^^coüp 
pe^.  ^donclefStés paupières  ne  peu-' 
ue-nt  eslre  elèueês ,  ^  lé  s  jeux  demeu¬ 
reront  clos,  de  façon  que  le patient  ( fil 
^eut’Voir)  fera  contraint  (<vôire  après' .. 
la  conflidation  de  laplaye  )  eleuer  de 
•  fa  main 


DE  LA  TESTE  ccxx  Bd 
pi  main  ladite  paupierexe  que  fay  y  eu 
plupeurÈfdk:(^  tel  aecident  le  pim fou 
uemyient  dé  h'mperhie  ou  inaduertdcê: 
du  chirurgien  faute  d'auoir  deuèment 
coupi  là playë ,  ^  dy  auoir  appliqué 
çomprejfeîy  fait  ligature  propre .  Èt 
ou  tel  accident  ferait pruenu,  faudrait 
coupper  du  tout  amputer  autant  du. 

cuir  dupannicule  charneux  qt^ilen 
fera  hepin:dpn  que  lapaupierefe  tien¬ 
ne  eleue  en  haut fans  que  le  patient fit 
contraint  y  mettre  la  main .  Hluisfaut: 
coudre  dëuBnent  la  play  e  ^  de  coupure' 
de  pelletier:^  par  dejfm fera  appliqué 
pour  lepremiér  i^pcond  appareil  tel 
medkamet.'^.alêi  refdti  ff  .  alhumi- 
na  oui  numéro  duo^holiarmenicijsdgut 
nis  dracontSjmapkhes  an,  ^Jj.  agitetur- 
pmulpat  medicàmentum:C^pitfait~ 
hddage  pf)  ligature proprepourtel  cas^. 

^eiiîj: 


DES  PLAYES 

Puk  apres  on  y  fera  de  Veplaflre  Gra^ 

ùa  dei  ^^el  hetonica ,  ^el  diacalchiteos 

Oïl  autres  fimhlahles ,  iufjues  à  ce  que 

la  play  e fiitconfilidee:  telles  play  es 

Les  playcs  autres  de  la  facefe  cmret  façilemet, 

de  la  race  ^  ^  ■  p 

fecurêtfa-y  Jont  accompagnées  d  autres 
çilement.  mauuak  accidents  ou  que  le  s  patterns 
fujfent fort. cacochymes,  , 


Des  playes  des  yeux. 


S  Es  playes  des  yeux 
font  faites  de  çhofes 
poignantes,  trenchan 
tes ,  o,u  contondantes 
ou  autrement,  Stfe- 
lo  n  Icelles  différences  ffaut  que  le  Chi¬ 
rurgien  diuerffe  la  cure.  Or  fil  y  a  au-, 
cune  chofe  eÜrange  dans  læil,  faut fu- 
hit  la  tirer  hors ,  renuerfant  (fil  eft  he^ 
fin) 


Jom  )  la  folfehre  doucement  auec  la 
queue  de  hj^  amie. Et  ou  ne  la  pourras 
aperceuoir  ,  appliqueras  dans 

ï œil  trois  ou  quatre  grains  de  Jemence 
dOrminmn  ou  Toutehonne,  laquelle  a 
puijlace  de  purger  etnettoierles  ordures 
(^petits  corps  efiranges  des  yeux ,  non 
toute  sfois  infere^  ^grandement  atta¬ 
che^  contre  les  membranes  :  mais  ou  la 
chojè  eBrange ferait  adhérante  ^  in- 
feree  aux  membranes:  a  lors  ^fras  de 
c"eB  inBmment^  lequel pofiras  far  l’œil 
ouuriras  les  paupières,  e^pre feras 
doucemetïæil ,  ç^par  iceluyfira  tenu 
ledit  œil fiable,-^  auecques petites  pin 
cettes firatiree  la  chofeBr ange  hors. 
La  figure  dudit  inBrument  eji  telle. 

Figure  dVn  inftrument  pour  dilater  &  tenir 
les  paupières  fiables  :  lequel  fe  peut  accroi- 
ftre  &  refèrrer  félon  la  grandeur  des  yeux.  ' 


DES  PLAYES 


Or  âpres 

f  ^  trâiEileschà^ 

V  JJ 

dans  tæil  tel 

tnêdicamem, 

I^renê^  ger^ 
ims  iPœufs 
dixoudou^e, 
agtte^én^n 
fnôrûèr  de 
plornh,  auec- 
^Ues  ^n  peu^ 
déaurofe^et 
lerüèttë^daï 
ïæil  y^pàr 
â  Jùrledkætlet 

^  partïes^oïjî- 

s ferarm  repercuÿifteî  cpie  ceftuy^. 


albwnir 


DE  LA  TESTE.  ccxxij  ^%7^ 

alhumma,  omm  mm  âiij.fuluerk  alu-- . 
mmt^/och^cohuflt.^.ij.fmgumhdra^ . 
conü  ^.j.a^uærofam  dn. 

ï.  ij.dptetUrJtmul,fidtrepercu^mum, . 
ducjuêl  on  ^Jera  ^fird  réitéré Jouuèt, 
Autre.  F  rené  ^ formage fixais  ^hien  ecrè~ 
mé  J  eau  rofe  ^  hlartc  d^iêuf^ fuc  de 
accactè  .Autre  pim  excellent  èl^de  pim 
grand'  force  à  reprimer  là  fluxion 
ofler  l'inflammation,  ^.gummi  arahU . 
ci  ^drdgagantian.i.iijpjîlliffidoniô 
rumfeminîéportulacx.plantâginUJk- 
mach  an.-^.ijflat  mujtlag.  extrahatun 
cuma^uaplataginkflÿîanig^rôJarÏÏ^ 
fiat  coüiriuy  duquel  on  ên pourra /èurë^ 
met‘vferîant  au  dehors  ïûêil  quâude^ 
dans .  Et  noterai  quê^  tom  les  remedes 
que  tu  appliqueras  a  l'œil  ^  du  tour 
d'iceluy  y  Çe  doiuet  appliquer  tiède  s.  Fay 
njeu  aucuns  ayants  playes  dmçjpeMX^ _ , 


1 


DES  PLAŸES 

faites parpunBio  d’aiguille  ou  depoin^ 
fin  ou  chofis  femhUhles.en  la  fuhflan^ 

,  ce  de  l’œil  (non  toute sfoü  en  la  pupille) 

finir  hone  quatite  de  l’humeur  aqueux 
^guarir^eny  appliquât  leremede fuf 
dit  tels  mucilages.  ^ .gummi  ara- 

hici  diadragaganti  an.^.ij. fiminü 

pfillîj  cidoniorum  an.  ^.  j.  l?uüiant 
lento  ign'e  in fujfcieti  quantit.  aquœ  ro- 
fac.  donec  acquirantformam  mucila- 
,  ginofam. Et  par  fois foM faire  inHiüer . 

ou  rayer  laiB  de  femme  alaiaante  <v- 
ne 0e(plufioB  que  d’^n  mafle^^par  ce 
qu’il  n’eBJl  choM )  lequel  a  faculté  da  ■ 
douàr,^  appaifir  la  douleur ^mondi- 
I  fier  pfil  nettoyer.  SemUahlement  on 
du  fang  de  tourterelle  ,pi‘ 

■  pour  fe-  geon,ou  de poullets,pris fous  l’aijle. 
der  dou-  J  ceux  aufiï  refiluet  ^mondifient  ô^ap-^ 
yeux.  paifentladoideHr .  Aufii fera  appliqué  . 

Jurïœil 


DE  LA  TESTE.  ccxxiij 
fur  ïœîl  parties  yoifneSjCe  cataplaf 
mejequel  a  grand’ ^ertu  anodine  0* 
fédatiue  de  douleur,  -^prohibe  lafti- 
xion  inflammation,  '^.camis  porno  „ 
rumfah  cinere  calido  decoBorum  | 

'vitellos  ouoru  numéro  àijxafliceflflulç 
receler  extraEl^e  |  .fl.mucilagmispfilij, 
althe<e  ^  cidoni.  an.  j. farina  hor- 
deiparumdncorporentur  omnia fimul, 
fiatcataplafna.n^areiüement  on peutptûi-C^ 
^fer  de poulmos  de  mouton  ou  d’autreV 
heftes,yn pen parhouiüi^  en  laîB,t^ 
toîis  chaux  les  appliquer  dejfm ,  les  ^ 

renouueler  promptement  que  le  patient 
fentira  qùils feront  jroids. St  ou  cediîre 
mede  n’auroitpuijfance  de feder  la  dou  , 
leur  ;  à  caufe  d’^vne  extreme  chaleur, 
fit  fait  tel  remede  .'prenez fueiüe  s  de 
iofquiamentme poignee,cuittes  fous  les  ce 
drespuis piüees  en^n  mortier  auecques 


DES  PLAYES 

mujtlages  de  pftÜi  0*  cidoniomm ,  ek^ 
traits  en  em  de  morelle  0  flantaimet 
en  feit  applique  entre deu^  linge sjùr  ks 
jieux  0  temples.  <iÂutre,  ‘^rene^ 
mufilages  de  pftlij  ^  0  cideniorum, 
extraits  en  ^ne  deco^ion  d?  papa- 
uer  ^  0  svn  peu  d’opium  aueçquei  eau 
rofe.Etou  la  ployé  auroit  kefiin  d’efire 
mondifiee ,  0  inearnee  jfira  appliqué 
wdf  pm-  medkàment.'^.  Sympl  rofati  dejic- 

pre  aux  cîs  g  fmkuli  (^:  rutha  on.'^.ip 

pîayesdes  oIq^s IptaMi^om  on.^.i.  mijce 

Jumdidlum.  SemUaklementlesfiel^ 
de  raye  de  Heure ^de  perdnx  dijfoul^  en 
eaud’eufiafi  ^ fenoil font  propres  à  la 
meudifieatiQndkellesplayesrPareiH 
lement  cè  (yllire,  aqua  hordei  I  .jé 

meük  defjfumspi  3.  ?ÿ.  aloes  ter  Iota 
in  aqua plantagink  w  faeari  candq 
ana.}.j.fiatcollirmm:  0fil  eÜhefoin. 


yeux. 


de  la  teste.  ccxxiiij 

engendrer  chaîr^onfvjera  de  cefiuj, 
"^^mnfiUgtnkgumrni  olthmijarcoco^ 
U,(^rahkke^drag<^gmtim,%iij.ex  . 
traB^ma^mhordei^^hesterlotam 
a^m  rof^rum  i^peemfi  ^flî  ^ 
tfthuûfe  preparatg  .fi. fiat  eoütrm, 

OrilfminoterquelaçonmnBmeaUr 

i  1  n  •  J  •  •  /  /  Ea  cornu 

moyen  de  Lajomton  de  eontmmte,[Qua.me^Gtà 
autrement )feleue  quelques fiok  en 
grande  tumeur  pour  la  defluxm  dhu^  naturelle: 
meur  oulfetofite^^qu'elle  comre  du  tout 

I  •/;  n  1-  r  1  1  voit  aux 

ta  pupille, et Jort  mn fort  hors  des  pau~  hideri- 
pierès,e!s^fe.mUed'^ne€h.a}rJùpefiu^  ques^o- 
perdant  fd  couleur  naturelle, e^deum  ques,la- 
rouge:qmfi  fait  au  moye  de  la  douleur  dres ,  ou 
^  chaleur  eftrange,aue.ç  rnenmpte  oSer^^s? 
quelque  aquofm,  en  forte  que  Iml  nefe  autrescau 
peut  &uurtr  ny  clorre .  Et  me  fak  trouuè 
en  compagnie  £^n  kme  Chirurgien^ 
quifansfnoy/vouloit  coupperet  adap^ 


1 


DES  PLAYES 

terremedes  corrojîfsfour  amputer  F 
xuherance de  ladite  QonmnBdue’.mak 
te  l'engarday,par  ce  qtCileufl  eflè  eau- 
fe  de  rendre  atieugle fin patient^auquel 
ordonnay  ’vne  fomentation  d^yne  déco 
Pour  re-  Biondecamomiüejmeliloî^rofes,ahJîn^ 

SiitSue  d'ireos^et 

tumefiee  de fiuchct^  houiüi^  en  laiEl  :  ^  duecep 
çar  vente  cjponge  S  furent faites fometations  :  puis 
apres  auecques  cejie  cyplus forte  de 

Jiccatmey^nuckcuprefi^gaüaruyha- 
lauÜioru  an.  %  .j.  plataginis,  ahjînthf^ 
hippurû  J  forum  camomille  ymeliloti, 
rofarum  ruhrarum  an.  m.f.  hiiüiant 
Jlmulcumaquafahroru,fiatdecoEtio 
pro  foîu.  Pareillement  on  peut  faire  c a- 
taplajme  deladite  decoBion,auecques 
faringhordeifaharum,pulueris  mafli- 
ches^myrrh^ejreos.  H^uis  en  la  déclinai, 
fin  de  la  refilutionfuft  ^sé  de  ceBe  li¬ 
queur 


DE  LA  TESTE.  ccxxv 

joueur  dasfæïl:  laquelle  agrandi^ime 
rvertu  dlafiraindre^cojùmerjèicher 
rohorer  ladite  coniunBiue  relaxee ,  qui 
telle. Faite  s  durcir^n  œuffrah.e!^ 
juhitledej^ouiüe^de fa  cocque  o~ 
fiente  moyeuf dedans  le^eHe du 
hlanCymettre^<vn firupule  deruitrhl 
romain  en poudre:puis  teJpreindre^das 
wn  linge  blanc  net  ^  ^  dlceüe  li¬ 

queur  en  foit  mis  quelques  iours  dans 
l'œil  aueçques  quelque portion  dleau  de 
■forge,  en  laquelle m  auroit  fait  bouillir 
fumach,  rojès  rouges. St  te  puis  ajfeurer 
que  tel  remède  efl  degrant  effeSt.Mais 
ou  le  cas  aduiendroit ,  qu'il  fefifl  chair 
fipercroijfante  en  la  coioBiue:elie pour¬ 
ra  eHre  co njùmee par  ceBe poudre.  . 
■^.ofisfepig  teBarum  omrum  caU 
cinatarum  an.  3.  j.fatpuluis  Jubtilis, 
On  peut  pareillement  'ifr  de^'itrioL 

Ff. 


DÈS  PLAYES 

cdcm^on  dun  hmle^ou  mtres femhU 
hUs:  mds  auëcques grande  diJcretio,en 
'vfant  toujtours  de  repercufifs  dejjus 
î œil  ^  à  hntour^pour  chuter mx  aç~ 
iidets.Or  H  fmt  entendre  que  laflüxio 
peche  quelques  fois  en fi  grande  quanti-- 
te  et  qualité  d'humeur  agu ,  que  la  for 
nee p  ropt  -^fe  creued^ prte  que  tous 
les  humeurs  portent  hors ,  ou par  coups 
0  U  autres  caups  extérieures .  Et  ou  tel 
accident,  adutendrok  apres  la  curation 
de  V'vlcere, on  pourra  adapter  dus  tor- 
Lite, y  n  œil fait  par  artifice,  come  ceux 
cjfigure^,qui font feulemet pourtorne^ 
ment  dupatient. 

Yeux  artificiels  ,  defquels  t  efl: 
deriiorîftréle  deflus  ôc  Iqdet  I 
fous, 

CesTeux  I 


ccjgcvi 


:  ^esyeux  artificiels feront  d'orjemaih^ 
h^de  couleur  fimhlaUe  àu  naturel, 
Ü'auantage  icy  noteras  que  pendant 
que  tu  cures  les  ploy  es  ^  attires  di^o^ 
fittos  mauuaifès  des  yeux yu  dois fituer 
la  tefle  du  patient  ajje^  haut,  tenir; 
cio  s  tmiqur  efl  fiain:  a  raijon  que  toute 
partie  â^ulnme  "doit  eflre  en  repos  :  ^ 
par  ce  qU'i^n  ceil  mfi peuPmomoir  que 
l attire  ne  fie  meuue  :pour  ceHe  cauje  le 
fiain  doit  eftre  tenu  bandé  cio/;  a  fin 


DES  PLAYES 
malade  demeure  en  repos  : 
pour  la  connexion  ç^colligance  quils 
ont  V'vn  auecques  l'autreparleheneji- 
ce  des  nerfs  optiques  ^motifs  :*t)ure 
Piemere,  P  ericrane jeunes ^arîeres 
autres  parties rPartant pour  la  co~  | 
nexion^  confentementquils  ont 
anecqms  ï autre  :  car  lors  que  feu^ 

fejamrefnt  la  dguteundéfmcompa 
gnm  :  dé  façon  quéle  Çhimrgkny  doit 
prendre  grande  foüicitude^  :pom  coque 
le pim fiuuentPm  ^oitl/ne fluxionfy 
f aire f grande Jaquelie par  lerremedes 
fiifdits,  ne  peut  eftre  arreÜee^fice  n*eB 
f  ar  ‘vne  autre  pim  extrême^  qui  eB  le 
cautere  aSuel  auec  Seto  appliqué  der¬ 
rière  le  cûldequel  al^ne  rnerueiüeufe  ef- 
fcace  auxfluclions  imeterees  :  qui  foit 
njray ,  texperiencequotidianelemon- 
ftre,que  toji  apres  que  l'<vlcerefait par 


DE  LA  TESTE.'  ccxxvli 
ledit  cautère,  iette  èouè)^ia  ’veue^Jh 
clarifie, y  oire  a  ceux  qui  ia  l’àuoiet  qua 
fi  du  tout  perdue  :  ce  qui  c*èfi  'veu 
fiefche  mémoire  à  'vn  homeBe  Italien 
orfeure^nomme  mefiire  Pdule,  demèu^- 
rat  en  Méfié,  près  les  Auguftins  de  P  a 
ris, lequel  euft  ^ejtuxionfiir  lesyeux^ 
ou pltfieurs  tant  médecins  que  Cloirür- 
giens^^  autres  y  auoiènt  mis  la  main, 
defqUèlsrecèutpeud*ayde,etnefipou^ 
uant plus 'voir  conduire  ,  m^apelia,  ^ 
luy  confiiüay  d’aller  à  fextremereme*, 
de, qui  eflo  it  le  Setonxe  que  ‘volontiers 
accorda  >  l’ayant  applique,  fon 

'vicere  eBant  conuertïè  en  matière  ou 
fianie\começa  a  mieux'vow,  àmeju 

requefin'vlcerecouioit,toufioursallok 
enamedant,defaçon  qu’il  recouüra  du 
tout fa  'veuêy^ porta  ledit feton  enui^ 
ron  'vn  ah  ou  plus:  puis fien fafchapen- 


Hiftoire 
digne  d’< 
ftre  bien 
notee. 


DES  PLAYES 

fmt  ne  luy  faifoit plus  aucun pm^ 

jîtjdont  le  voulut  oHer^  cîorre, 

fa  playe:  maUfix  mm  apres  tomba  en 
pareil  accidet, perdant  la  ^etw  comme 
deuant ,  ^arcjuoy  me  renuoya  quérir 
pour  luy  appliquer  de  rechef  leditfeton^ 
dont  toB  apres  recouura  pareillemet fa 
^eue  :0*  le porte  encore  à prefent.  Or  ie 
ne  tepuUençores  affe^  louer  l’effet  dù* 
dit fetonrear  depuis  peu  de  tours  en  ça 
l’ay  applique  par  le  confeil  de-  Jacques. 
Houlier  doBeur  regent  en  la  faculté  de 
me  decinejoomme  de  grande  érudition 
Ôr*  defnguliere  doBrine^à  ieune  ha 
me  adgé  del^mgt  ans  ou  enuironjequel 
toboit fiuuentdepilepfe:  maisincontu- 
nentquefonl^lçere  comença  àietter  fa^ 
nie  i  n’eB  tombé  audit  accident:  e^ 

^ray fmblable-que  le  ^irus  ^ene 

mfttépretyffue  parïztlcere  fait  dudit 
Jeton 


DE  LA  TESTE  fccxxvii| 
pto.Ie  tèlai^e  encores à  déclarer Çàcaù 
fè  de  iriefuetè )  lesèffets  ^ue  telle  ouuer 
ture  fait  aux  arthritiques,  à  autres 

dijpoptiôns  contre  Mature,  que  hpere 
tedeclarer  en  mfire  pratique 'vniuer^ 
feüe.Ormamtenatfautdefirireauiew 
ne (^hirurgtela  maniéré  d'appliquer  le^  fftrtfiie 

dît feto,es*  luyenhàiüer  la  figure. 
fŸÙerement  faut  que  le  patient  fiit 
Jùrl^ne  ejcaheüé,luy  comandÈt  l^aifièr- 
la  teHe  en  arrière:  afin  que  le  cuir  auec 
que  s  le  panmcule  Charneux , fiit  pim 
laxe.  Pukfaufqu'vnmmifiretkee^ 
eleue  en  haut  ledit  cuir,e^  d  lors  le  chk 
rurgien  pincera  le  plus  profond  près 

dupoilqu  il  pourra, ledit  Cuir, /ans  au¬ 
cunement  touchera  aucun  muficle  dtl^ift^S- 
cdl,poUr  les  accidents  qui  enpourroient^ 
aduenir,co  mme  fpajmes  elfi  autres:  ■■ 

ferrera  les  tenailles  (à  lors  qu'il  mettra^ 


DES  P  LAYES  ' 

Hip.^ph.  Ig  cautere)ajfe^  fort  :  par  ce  moyen 

bus  ciolo-  patient  ne fenùra  l’aBlon  du  feu  far 
ribus  &c.  deux  douleurs  enfemUe  faites  en  mef 
me  partie  ^  lieu^a  plus  grande  donne 
infenfelnlité  à  la  plus  petite,  Domertu- 
re  fe  doit  faire  en  log,  no  entrauers: 

car par  ce  moyen  l'euacuation  des  ma¬ 
tières  fe  fer  a  mieux  ( pour  la  reBitude  . 
des fbres )ljes  tenaiüesferttpercees  au 
milieu  pour  P  ajfer  le  cautere  au  trauers 
Ictpueiferaenfinextreinkeagu^triagle 
ouq^uarre  :  àfin  quefin  aBionfoitplus 
propte.  P uisfiudatpajferas  au  trauers 
defditestenailles,(^du  cuir  que  tu  au-^ 
rxs  cautérisé ^ne  aiguille  a  Seto^enfilee  • 
de fil  de  cote  en  trois  ou  quatre  doulles, 
lequel  fera  imhu  ^  trepe  dans  allume 
oui  oleum  rôfatu .  Puis  appliqueras 
coprejjestrcmpees  audit  medicamet^^* 
feras  ligature  propre  à  la  partie» 


DES  PLAYES 
Or  le  lendemain  en  fera  emhrocatiQ 
d’huille  rofat  an  tour  du  col, ^ fer  a  co^ 
tinué  lejufditremede  aufdkes  ceprejfes: 

le  feto  fera  imbu  de  dtgeHif  fait  de 
de  iaune  d"œuf^  huille  rofat,  iufjues 
à  ce  que  ï'vlcere  iette  bouc:  ^  alors  on 
yfera  d’^n  tel  medicamet  autour  delà 
Le  feton  dite  corde  fl  de  coton.  Çi.  terebinthin^e 

de  coton  |  .f.fuluerü ireos,  dtagredij , agarici, 
on  foyc  trocifcati,e^ reubarbari  an.^.f.incor- 

crânioilic  ^  *  n  %  r  J* 

■j^onàiô.'p^returommajtmul,jiatmeaicam€tu, 
catif.  duquel  on  ^fera  tant  que  Ion  voudra 
tenir  lylcere  ouuert,pour  ce  qu'il  a  yer- 
tu  d'attirer  les  matières  du  profond  et 
les  mondifer fans  douleur. 

Desçatarâ6tes  &:  vngula. 


DE  LA  TESTE.'  ccxxx 
2{^quelquésfoisparcôupou 
cheuttes  ^  cmires  caufes, 
font  faims  catàraBes 
ongles  auxyeuoc ,  (jue  de^ 
clareray  le  plus  bref (puSlme fera  pofL 
lie  ^commençant  auxcataraBes, 
(ataraEie  eBappeletdes  Grecs  Hy  Qe? 
pôchima^des  latins fuffufo^ç^  des  ara 
les  cataraile,  du  ^>ulgaire  maille,  ' 

Or  il  ne  fmt  icy  di  fauter  des  nosimak 
que  la  chofe  f  it  entendue.  P arquoy  di^ 
fins  que  QataraBe  n-efl  (mre  chofe 
qu'vne  taye  oupetite  peau ,  qui  naiH 
fous  la  tunique  Qornee  a  lendroh  de  là 
pupiÜe, ou  prunelle  de  l œil,  nageant fur 
l-humeur  Aqueux:  a  la  differece  des  ta 
thés, macules  cicatrices  quifent  def 
Jus  ladite  fomee  ou  (oniunBiue .oAu- 
cunesfohlapupiUeenefidutoutCQUuer 
te,  aucune sf ois  feulement  à  moitié. 


DES  PLAYES 

queîquesfois  ny  a  petite  porttm 

d’icelle .  JSt  filon  icelles  différences, F 
Bï6  deteeil  efl  deprmee  -^empefehee 
ou  du  tout  perdue  ^abolie  :  à  raifin 
quehf^rit  animdl  ^ijuël'ne  peut  ’re- 
Lcscaufes  luire  àu  trauersdicèüetdye.Lescaùfis 
font  extérieures  ou  intérieures.  Les  ex¬ 
térieure  f,  comme  coups  ou  cheutes  eu  a- 
uoireu  trop  grand  chaleur  ou  jroidéur 
à  la,  tefle  <pui  auroient  cause  queîipte 
douleur  fluxion  auxy eux. Les  in¬ 
térieures  font  greffes  ‘vapeurs  fu¬ 

mées  eleuees  de  tèfomach(par faut  ede 
bonne  digeÜion )au  moyen  d’auoir  'vsè 
indeuement  de  greffes  viandes ,  ‘tmù 
forts,  gp*gsneralèmettoutes  chofis  ya- 
■poreufeSjdot font faites  greffes  ‘vapeurs 
•^fumees  corrompues,  qui  montent  de 
hftamach  aucerueau:puis  defendetU 
auxyeux par  quelque  efface  de  temps, 


DE  EA  TESTE.  ccxxxj 
lej^ueüts  fe  liquéfient  fondent  tn 
humeur  ^ifqueux, fuis  fie  codenfentx^p* 
congèlent  fur  lu  froideur  desyeux^ain- 
fi  que  soyons  en  lu  generutio  de  lugla 
çe.Lesfignespeuuet  eHreprù  deladefiiç^ 
eriftion prédite ^ pur  ce  qu'on  ^oitprin^ 
cipulemet  lors  qu'elle  eH  confirmée, '^ne 
tuye,m€mhr une  ou  petite pem ,  Jur  lu 


pupille,  luqueile  efi  quelquesfoû  Hun- 
€he,nom,€elefi:e, cendrée  oulmde/:itri- 
ne ,  •z/erde,^qu€lquesfokrefimèlunt^^s  va- 
ùurgent  y  if,  dont  icelleejifortmaniu-l^ç^^^^^ 
Me  entre  toutes  les  mures  .  Toutes lefàQÏ'e^o^ 
quelles font  uînfi  colorées  félon  lu  diuer^^^^^f 
fille  de  l'humeur, dont  elle  s  font fuites,  yeux^cau- 
Tu  commencemmt  que  lu 
fe forme,ilfemUe  uuputietyoirenl'ùir&lonlems 
petites  mouchespoils,ret^  ^ 
uerjès  chofis  qui  montent  é!P*  d^fi^det,{ontdmer 
'^qu'‘vnechofefoitdeux:uufiiquélu^i^^^f^  co 


DES  PLAYES 

îtmkre ,  ç^  caraBeres  ou  images  luy 
femÜet pim  petites  qu*ils  tfauoiem  ac^ 
couflume,k  caufique  la  faculté  anima 
hyijueüe  ne  peut  deuëmet  reluyrepour 
ïôhfcurité  que  fait  la  taye  :  amjî  que 
font  les  nuees  i  lefqueUes  empefchemla 
humtere  du  fileil  ^  de  la  lune,  reluyre 
fur  la  terre  »  Pareillement  lors  que  la 
cataraBeefl  en Jonaccroijfement  le  pa 
tient ‘Voit  moins  en plain  imr  que  vers 
le fiir,par  Ce  que  leimr  efiant  en  fa  gra 
de  lumière  refont  difipcl*ejprit  vh 
fuël.Et pour  ceftecaufe  lesjtmulaçresf 
images  e3r*caraEleresfimUentplmpe-^' 
tites  enplain  iouriqueyerslefoir:à  rai^ 
fin  que  befirit  animal  l^ijuëlfifirttfie- 
le  iourn'eflantenfagrade  clarté.  D^a^ 
uantagefildcataraBè  n  occupe  qu*v- 
ne  portion  delà  pupille:  alors  le  patient 
voitchofisoèfiures^de  dmrfesfor-^ 
met) 


de  la  teste.  ccxxxij  iMt 

mes ,  comme  dé  croisants  oufeneBres 
ohlogues,  autres  corpsfantajiiques, 

Ft  quat  elle  couure  du  tout  la pupiUe^et 

qu'elle  eficofirmee^ne peut plusrien  dis¬ 
cerner  de  fa  'veuèfors  aucune  lueur  du 
io  ur  p^  de  la  lune  eBoilles^ou  de  la 
chandelle^ 


cure  des  catara-^ 
Ses  jqui  commencet 
à  Je  former fe fera  en 
ordonnant. aupatïet 
(on  regme. ,  euitant 
njîns forts  ^iiandes  qui  engendrent 

facphlegmatique&groSesyapeurs.et 
généralement  toutes chofes  agues y  com^ 
me faleures ,  efpicenes ,  aulx ,  oignons^ 
moujîardepok,feues,nauets,chajlei- 


DES  PLAYES 
gnes  leunJèmUa^les:c^ 
lementlecoïtimmoderi,  (jui en  tel  cas 
eB fort  contraire. S'ofain fera  fait  auec 
fenoilypour  cequ^il  a  ^ertude  clarifier 
la  ^em  ,  prohiber  les  sapeurs  de 
moter  en  haut.  Et pour  cefle  caufe  apres 
le pajl Je  patient  doit  ^fer  de  cati^ac, 
conferue  de  rofes  ou  dragee^compofeede 
chofes  carminatiues .  Semblablement 
fera  purgé  fig^é  (fil  en  eft  b  efein) 

filon  baduîs  dudoBe  médecin.  Pareil¬ 
lement feront faîtes fïBlonsdiuerJtueSt 
applications  de  ^etoufes  derrière  le  col. 
Àufi  le  math  le  patient  ^fera  de  ma- 
fiicatoireSjpour  faire  derluation  des  ma 
tierespitukéufes  P  aria  bouche. 

c^ucun  ancien  praticien  nous  alaif 
fépar  efcrit ,  (pue  la  fiBion  faite  des 
doigts Jurla  palpebre,^  regardât fiu- 
uent  les  f^oilles  du  ciel,  (  ^  quelcpues- 
foula 


DE  LA  TESTE.  ccxxxiij  ,2,iî5 
foh  lalme  enfin  plar)  ajfirme  que  teU 
les  chofis  conjùment  ^  difiipent  la 
taye  (foute  sfik  non  encore  s  confirmée) 
aufii  fiait  le  regard  du  miroir  d^acier^ 

CT»  despierres precieufis ,  ^générale¬ 
ment  de  toutes  chofis  ‘verdes  :  pareille- 
nient  ïefiation fiaitepar  quelque  perfin 
ne  (  âpre  sla filBion fiaite furlapalpe- 
hre)qui  aiMaleine  douce, ayant  mafi 
ch'e fienoil,anls,  coriandre,  noix  de  mu- 
guette,  clou  degirofifie,  caneüe  ffi)  leurs 
femhlahlesdes  ayant encores  en  fia  lou¬ 
che  ,  luy  fiera  efifidfion  danslœil  ç^le 
pim  près  quefiatre fie  pourra,  faut  cp 
tinuer  teüechofeparplufieurs^  diuer 
fiesfiois.  Et  parce  moyen  on  efehauffe, 
Jùltilie,refiut, rompt,  ^difiipela  ca- 
taraBc .  Outre  pim  on  doit^fir  de  ce 
collyre  qu’efirit  de  Vigo ,  lequel  a  aufii 
grand*  %^enu  de  clarifier  la  ueuë,  0' 


DES  PLAYES 

prohiber  que  les  cataraBes  ne  fi  confir^ 
ment  : ^  mejmement  les  dipfe  fou 
uentesfois  les  cure,  Çi .hepatis  hirc'mi fit» 
ni  recemis  lih.  ij.  cdamt  aromatici^ 
meüis  an.  I  .f. Jucct  ruth^e^.  iij.  aqua 
chelidonicefæniculi,  ÿerhenie  et  eufia^ 
Jî(e  an.l  .ifpiperü  lon^i,nucûmufiatÇj 
gariophilorum  an.^  ,ij.  crocî  9  .j.florü  ro 
rifmarm  aliquantulum  contriti  an.m. 
ÿ.farcocoüg^doeshepatki  an.^  .iffellü 
raygfeporis  perdicîs  an.%.j.Cescho- 
fis fiknt piÜeeSy^puis fiit  adioufiéjà 
cari  aUi  I .  ij.  meüis  rofati  3 .  ffi)  le 

tout  enfimUefiit  mis  en  Üalemhic  de 
•verre ,  difliüé  in  halneo  i^Mari<ey 

,^de  cefte  diftilation  en fiit fiuuet  mis 
aux  yeux ,  Etjt  par  tom  ces  remedes 
ladite  taye  nejt  cureeynah  au  contraU 
re fie  forme  engrofiit plus  fort  :  à  lors  \ 

la faut  laijfir  endurcir  confirmer,  a 

h  i 


DE  LA  TESTE,  ccxxxiiij  Lum 
jfo  qu'on  lapmffeguârlr par  operation 
manuelle ^quife  fera  en  lahatant  auec 
ques  ï aiguille[comme  nous  dirons  lien 
toji)  carjt  elle  eB  trop  tendre  lors  qu'on 
la  ^oudroit  ahatre ,  t'aiguille pafferoit  ' 
au  trauersy^^  ne  la pourroiton  ahatre, 
qAu  cotrairefelle  eB  trop  dure^dtffici^ 
lement  efl  ahhatue.  Dont  eB  hefiin  au 
Chirurgien  cognoiflre  celles  qui  font  con 
firmeeSjOu  non  confirmées. SemtlaMe^ 
ment  celles  qui  font  cur allés ,  ^  celles 
qui font  irtcur ailes  :  lefquelles  chofès fè 
peuuetcognôiBreparlesfignesquifen^ 

Juiuent  .  Bt premièrement  celle  qui  eft 
confirmée  lors  qu'on  fiotteïæilfainw  ^omco~ 
qu'on  frotte  du  poulce  doucement  celuy  gnoiftrc 

et  1  CL  f'  1  '  câtara 

ou  e^la  cataracte  y  i^Jubit  que  L'on  qui 
l'ouure  Csr*  on  •voit  que  la  pupdle  fe  di- 
latej^  tofi  retourne  en  fon  lieu  fans  de  Armées. 
meurer  efparfe  dilatée  ^mais  retour- 


DES  PlAYES  . 

ne promptemet  en  mejme  ejiat  ^  cou^ 

*  leur  qu'elle  efloit  AU  P  armant  tauoir 

jrottee,  Au^ï  que  le patiet  ne peut  *votr 
dijeerner  aucune  chofe  par  le  fins 
de  la^euç,  c'eBfigne  infallihle  que  la 
CataraBe  eB  entièrement  confirmée* 
QyéueontrÀire fi  le  patient  ^oit  encore ^ 
peut  dificerner  aucunes  chofisparla 
^euè:  ^  aufii  que  la  pupille  demeure 
dilatée  ef^arfe  '  apres  la  filBion  de 

l'œil,c'efljîgne  qu'elle  n'eB  encore  confir 
quoy ”le'  ^ fçauoir pourquoy  lefihirurgie 

chirurgie  oculiBè  pôur  cognoiBre  files  Catara- 
fahf&S't  curahles  e3?*  confirmées,  cloB 

Ja  friéhion  l'ml fiain  du patient, ç^fiotte  l'autre?  . 

eiTla  a  fin  que  l'efirit  animal 

czutzGte.fuel  de  l'œil fain  aille  en  plus  grande  a- , 
bondance,à  celuy  q^ue  ton fiotte  ^que 
ton  fiait  ouurir promptement  fans  l'au~ 
tre?^ti fiait  que  la  pupille  fie  dilate, 


DE  LA  TESTE.  ccxxxy’l^^ 

la  QtmraBefe  manifefîe  oculairemet.  _ 

'  Ories  l^ataraEtes  qui  font 

Catara- 
âes  incu¬ 
rables. 

xunement  hranlerlors  quon  aurajroîtè 
la.palpel?re  de  deffus  l'œil,  ayat  clos  pre 
mieremem  l'œil fain .  Et  que  la  pupille 
de  l'œil  ou  eft  la  (^ataraEie ,  nefejlar- 
giHicar  telle  choJèmonHre  qu'ily  àeh^  dion  des 
flruEiion  au  nerf  optique  :  m  moyen  de 
qmy  l'ej^rit  animal  ^ifuel  n'y  reluiH  nommee 
plmEParquoy  encore  qu'on  l'euft  ah a^ 

-  •  ^  r  '  J  r.i 

tue, on  neprofiteroit  nen.  D'auatage pL  liftes,  Guc 
y  a  euacuatio  ou  amegrijfement  à  l'œil, 
ny  aura  aucune  ^utilité  ahatre  là  Qa^ 
taraEle.AufiJîlaQdtaraBe  eflcaufie  Pierre  fii- 
par  coup  ou  cheutte,  ^  apresgrande  et 
extremtdouleur  detefie .  ^areiüemet  hernyes., 
celles  quijbnt  de  couleur gipfeufe,  y  erde 
qgiîj. 


Mes,Jont  celles  quifenfuiuet:  c'efi  à fça 
üoir  celle  qui  esl  auecques grande  dila¬ 
tation  de  pupille,  qu^o  n  ne  ^oit  au- 


É 


DES  PLAYES 


*  notre, ploUe/ttrine, ou  de  couleur  idar-r 
^ent  ^lf,le  pim fiuuet font  mcurahles: 
'Hucotratre  celles  cjui  sot  de  couléür  ce-- 
TeÜe  ou  hlmche ,  ou  de  couleur  de  cha^ 
LcsCzta.-'Jfétpne.font  curaMes:c'9>  entre  toutes Jæ 
^'^^pddîëjors  quelle  efl  dçcom^a^nœT 
Quelque  hUrSieur-^Jrincifalement 
quant  eüe^atnle  en  la  pupille  fuhit 
qu'on  aura  frotté  ïæil  {comme  mm  a- 
uons  d(t)ouJèradadite  CataraSle .  Et 
ayant  ainjicogneu par  cesjîgnes ,  eHre 
confirmée  ^  curable  ,fera  procédé  par 
operation  manuelle.  Toutesfoü fi  le  pa¬ 
tient  a  douleur  dé  tefîe,toux,ou  yomfi- 
fementpe  luy  fadU  toucher,  iujques  à  ce 
que  tels  accidents  fioient  remis ,  car  en 
*vain  tu  lahoreroîs.Stlors  que')/oudra^ 
ouurer,  te fa4U  elire  'vn  tep  s  propre pour 
tell e  chojè,  c'efl  à  fçauoir,  en  decours  de 
la  lune,  0*  que  nefoit  au  temps  de  s  fou 
dre  s 


DE  LA  TESTE  ccxxxvj 
dres  tonnerres.  Adonc  le  Chirurgien 

prendra  confeil  du  docie  médecin^  afin  prédrecô 
^ue  file  patient  a  hejoin  defire  purgé 
JeignéJe Joit:de peur^u'il  ne Juruien  cin. 
ne amnmauuak  accident jq^uiparfiau 
te  de  ce  pourrait  aduenir .  n^uk  deux 
tours  apres  auoir  fait  les  chofis'vniuer^ 
filles  J,  faut  elire^vn  lieutnediocrement^^^^^^^^ 
clair  :e^a  teim faire Joir  le  patient jur  doit  eftre 
^n  hanc  ajfe^  eBroit  ^  le  'vifage  tourné  ie  patiene 
non  'vk  à  ^k  de  la  lumière, c^efl  à  dire 
du  iour,ou  de  la  chMeJle,  mak  a  cofté: 

^  dok  de  rechef  bien  noter  que  la  lu¬ 
mière  ne  doit  eÜre grande, ce  qui  éft  co- 
mandé par  Hippocras,au  Hure  de  l'of¬ 
ficine  du  médecin,  luy  bander  Hœiî 
Jain  auecques  coton  ou  chofifemblable 
afin  qu'il  ne  fi  mouue pendant  l’œuure. 

Puk  le  Chirurgien  faffeoir a Jùrle  banc 
‘vkal>k  de  li^  (comme  deux  four fif 


DES  PLAYES 

Jeux)  toutesfoh  le  Chirurgien  ‘vn peu 
plus  haut,  que  U  malade  Juy  faifampo 
fer  les  mains  à  fa  ceinBure,  doit  em 
hrafer  de fis  iamh  es,  les  genoux  di^pa 
tient,  ^  qu^ily  ait'vn  hon  minifire  qui 
tienne  la  tefle  du patient  par  derrière, à 
fin  qu"il  ne  la  tourne  ny  ça  n'y  là ,  aïns 
qu^elle  demeure  ferme  jiahle .  ft 
ayant  préparé  l'aiguille, qui fira  l'auoir 

■  mfreeplufteursfoisautrauersdefonho 

Prépara-  t  JJ  ï  J  J  .  J 

ti5  del'ai-  net  OU  autre- acoujtremet,apnde  La  ren 

guille.  dre  plus  polye  aucmement  efchauf- 

fee,àfin  d'accGmplir  l'œup.re  a  moins  de 
douleur  '.  Ladite  aiguille  dokeBre  de 
fer  ou  d’acier  plufioBque  déorn'y  dar- 
gentdaqueüe  doit  aufii  eHré  inferee  de- 
dàs  rcjn  manche,  de  peur  qu’elle  nejva- 
àüe,cometupeux  %r'oir  par  ce  portrait  > 
Aig aille  pour abatre les  catara- 
-  â:es  auecquesfon  manche. , 
Jyant 


de  la  teste. 


ccxxxvij 


fûuceraslapo 


Ayat  amjtjîtm 
le  patient  pré¬ 
paré  taiguiîle,luy 
comanderas  ^u^il 
regarde  *vers  Jon 
ne^  :  adocpojèras 
ladite  aiguilletout 
droit  (  tujques  en 
la  cauité  de  l" œil 

h  r 

-%jans  amme  cram 
1  te)dedans  la  con- 
^  niBiue,  entre  lepe 
^titcanthtis,  ^la 
l’ tunique  Corme, 
droitement  au  mi 
lieu  des  deux, eui- 
tatles  reines  qtù 
:Jont  en  ladite  con- 
iunEliue,  ^a  lors 


DES  PLAYES 

nat  ÇA  làjmjques  À  ce  qti."elle  fok  au. 
milieu  de  la  pupille. Puis  eflant  làpar- 
uenu faut  ahatre  la  cataraBe^en  corne 
çant  à  la  partie  JùperieureJa  tournant 
toux  doucemet par  le  milieu^^la  haif 
fer  tout  au  bas  de  lœil  toute  entière 
fil  efl pojiible.  Et  eHant  ainji  abaijfee 
làj.uy faut  laijferda  tenant fubietteie 
V aiguille par  hjpace  de  dire  ^ne pâte- 
nofire  ou  enuiron^&pendat  faire  mou- 
uoirVœil aupatient  .  ‘^uis  faut  ret^ 
rer  l aiguille  en  haut  ^peu  a  peu  enU 
tournât,  e!9*encores  ne  la  tirant  du  tout 
hors  de  tœil ,  à  caufe  que  f  ia  Catara- 
Be  remontoit  ,faudroit  die  rechef  la  ra~ 
hatreuers  le  petit  Canthus,  tant  de fois 
qu'elle jf  demeure. 6t  faut  icy  noter  que 
en  faifant  telle  chofe,fe  faut  bien  doner 
garde  de  toucher  à  l'humeur  Crifîalin 
( pource  que,  comme  mm  auons  dit,  il , 


de  LA  TESTE.  ccxxxviii  iu% 
efl  le  pmcfalmflmmern  delà  *vem) 
ny  pareillement  à  la  pupille, de  peur  de 
la  dilater  : puis  fera  laiguille  tiree  hors 
de  l"œil  doucement  en  la  tournant, ainjt 
^tûelle  y  auoit  eBé  mifè,pour  crainte 
(pCone  retirajl  la  CataraBe fur  la  pu- 
pille:e!^  a  lors  fera  mofiré  quelque  cho- 
feau  patient , pour  cognoifire  ti^fea- 
uoir Jilœuure  efl  parfaite .  Etfiihiton 
appliquera  •vn  reBraintifJùr  tœil 
parties  ^oifenes  non  au  dedas  ,fait 

de  albumine  Quorum  ffe)  aqua  rofaru 
enfemhle  agite^auec  alu  de  roche  crud. 

8t  ne fautremuer  ce  remede  dupremier 
appareil  iufques  au  troiflemeiour  , 
le  troifleme  iour paflé,le  faudra  remuer 
tous  les  iours  :  aufli  ne  faut  ohmettreà 
bander  tæil fàin,  corne  nous  auons  dit: 
car  fil  n’eBoii  bande fe  mouueroit , 
ce  fafantflœil  malade  fe  rèmuerok: 


Üi 


DES  PLAYES 
aujii  :  ( pour  lu  grande  coÜtgance 
ont  enfemhle^commenousams  dit)^ 
partant  la  Catara5îe  pourroit  remon¬ 
ter. Le  malade  efla,nt  aînjt  bande, do\t 
efireposé  das  'vn  litJateHe  ajje^  hau¬ 
te.  Et  ne  doit  parler  <^ue  hmoins  -^h  \ 
plus  bas  qu'il pourra,  ^  doit  e^re  hors  ■ 
de  grand  bruit, ne  doit  mafchercho- 
fes filidesxar  en  majîicant pourront  fai 
te,  remonter  la  Qatar aEte  :  mak  xjferd 
de  panade, orge  monde  ou  amande,  eou  ■ 
lis,  prejiis  , gelée ,  œufs  mollets  leurs 

femblables.Etayat  ainfi  demeurepar 
l’ejpace  de  huit  iours,lefaM  desbander, 
.^luy  lauer  l  œil  d  eau  rojè,^  luy  co- 
mander  non  regarder  promptement grsi 
de  clarté, luy  faifant porterdeuant  tœil 
taffetas  'vert  ou  lunettes  ,iufques  à  ce 
quilpuiffe  bie  tolererla  clarté  fans  dou 
leur.  Etf  iladuenoit  quelques  tours 
■  près  qus 


DE  LA  TESTE;  ccxxxix  XVç 
presque  la  (^ataraBeremontaJiJur  la 
pupille ,  a  lors  la  fcm  rahatre  de  rechef 
comme  deffm:mai6  il  nefpmpajferl'ai 
quille  au  Ueu.ou  elle  y  aura  eflé  pofee 
parauat,  à  ratfon  quileftplus  doulou¬ 
reux:  aup  feront  euitees  les  reines  qui 
font  dijfemmees  en  la  conionBiue ^com¬ 
me  a  eBé  dit.Orquelquesfoü  la  Catà- 
raBe  n"eft  ahatue  entière  ^  mais  fi  ropt 
par  pièces  adoncfaut  ahatre  toutes  les 
pièces  t^ne  apres  taufre:(^  encore  s 
qùilen  demeuraft  quelquepetiteportm 
ne fmadouhterqu'‘eUene  fi  confimme, 
par  le  henefce  de  la  chaleur  naturelle: 
pareillement  aucunes  cataraBes  en  les 
voulant  ahatre ydeuiennet  corne  lait  ou^ 
eau  trouhle^àr afin  qu’elles  ne  sot  enco 
re  ajfe^dures:  et  que  telle  chofi  aduiene 
encorey  ail  efierance  de^nar fin,  pour 
ce  que  puis  apres  elle  né  fi  peut  raffem- 


DES  PLAYES 

ller,^  Of  res  quelque  tempsï œil fe  cU 
rijîe  prmcipalement  aux  kunes ,  S'il 
juruenoit  quelques  accidetsonprendm  ' 
nouueau  confeil  diuerjtfiat  les  remedes 
feloqu'il  en fera  hefoin.Orafrefint  nom 
faut  parler  de  Vngula. 


Devnguk. 


?'Vtre  dij^oftion  yiefit 
^ aux  yeux  appeleePh- 
^gula  ,qmÆ*vne  ex- 
Çcroijjance.de  chair  f 
^hreufe  et  mehraneufè, 
quipeuÀpeu  croïfl  Jur  la  coniunBim, 
prenant  fin  origine  leplus  fiuuent ,  dii> 
grant  angle  de  l'œilyO^  quelque sfohdi^ 
petit:aucunesfois  couure  entièrement  U 
coniunBiue,e!s;*  autresfçis  portion  de  U 
fomeej-^aucunesfoisdutoutjq 


DE  LA  TESTE,  ccx^  IXO 

^ue  le  paûet  neyoit goûte.  Aucunes (ont 
I  de  couleur  rouge ^  citrine,  Irune:  les  au- 

-très  blanches:  leurs  caujèsfontfrîmki- 
ues, comme  coups, cheuttes  autres: 

au^ipeuuentnjenïr  dés  antécédentes, 
comme  fluxions  qtii fe font  aux^eux. 
Lesjtgnes  feront  collige^  des  chofes  pré¬ 
dites. <lAu  commencement  faut  ^Jèr  de 
Ion  régime, eftre purge, feigne, fil  efl  he- 
fein.6t pour  conjumer  icelle  excroijfan- 
ce,  prohiber  ï  augmentation,on  met¬ 

tra  feuuent  dansïæil  de  cefte  liqueur 
dejfus  eferittje  au  chapitre  des playesdes 
yeux.  Faites  durcir  œuffeak, 
tout  chaut  oflere^lemoyeuf,  dans 
le  refie  mettre^  ^ngros  de  vitriol  en 
poudre, comme  la  moitié  F^ne  feue. 

uis fera  ledit  œuf  efiraint  dans 
linge  bien  l?lanc,auec  ^ne petite  portion 
d'eau  de  forge  :  cb^  d'icelle  liqueur  fera 


DES  PLAYES 

fomemesfou  mis  en  l’æil.  St Ji four  tel 
remede  ne  laijfe  a  prendre  croiffance.on 
qu"on  n’euH  efté  appelé  au  commence¬ 
ment,  de  forte  qu" elle fuÜ  confirmée,  k 
cure  fera  faittepar  operation  manuelle, 
comme fenjuti.  o^yantjîtue  lepatknt 
fur  ^n  banCjàla  renuerfe,à  demj  cou¬ 
ché ,  tenu  ferme  par  z^n  hommrù- 

ftreJuyfoiU  ouurir  lespaupieres,ç^hs 
tenir  fiallespar  l’inftrumem  ejcrit  au 
chapitre  des  playes  des  yeux .  Lors  le 
chirurgien  eleuera  Jufiender a  en 

hcmt  l^ngula  par  fin  milieu,auecqms 
certains petits-crochets  :(^  Payant  eleué 
f aut P  affer^zmé  aiguille  enfilee  de  fil 
nientrelacoiunBiueCi^r^ngula.puis 
fera  oftéle  crochet ,  çss*eleuee  l’ncmgula 
en  haut  par  le fil, puis  commencera  à  la 
feparer  doucemet,commençantyers fin 
origine,  auec  <vne petite  hiflorie  iufepues 


DE  LA  teste;  ccxlj  Kf 

à fin  txtremiti^en fe  donnant  hten gar¬ 
de  de  toucher  la  fiihftace  de  la  Qonion- 
BiueouComee. 

Les  figures  des  crochets,  aiguil¬ 
le  Ôc  biftorie  font  telles. 


Crochets* 

Aiguille. 


l/h 


Biliorie. 


DES  PLAYES 


Tuis fera  couppee  mec  cifèaux, 
fera  appliqué  dans  tœii  albumen  mi 
cum  apuarofarum,^ fera  joutent  re^ 
nouueU  ceÜuy  remede .  Au  fi foMque 
le  patiet  ouure  remue fouuet fin  œif 

de peur  que  la  palpehre  ne  Je  coalexe  ce 
tre  la  partie  ou  on  aura  tire  t^vf^ula. 
Qy^ucuns  praticiens  font  qiien  lieu  de 
feparer  l'Z^ngula  auecquesla  biHorie^ 
prennent  le  tuyau  d'une  plume  doye 
bien  acou^ree ^tranchante  cs^ poVie  :  les 
-omresia  feparent  auecques  'vn poil  de 
queue  de  cheuah-^quat  elle  fera fepa^ 
ne  la  foMeoupper  auec  la potte  de  cife^: 
aux  délié ^  et  bietrenchats, en  figardat 
exprejfemet  de  toucher  à  lagladule  qui 
■eji  augrant  fanthus  ,pmr  ce  que f  elle 


DE  LA  TESTE,  ccxiij 
tfioit  cùupfee fonyfàge ferait ferdu,^ 
le patient  ieBeroit  larmes  toute  fa  *vie. 
Or  luy  ayant  cotfpéfam  mafiupuerfel 
coma  e!s^ducomt^et  le  mettre  das  tæil, 
de  peur  (pue  la  paupière  nefireprenea 
Vedroit  <pùon  aura  amputé  tFhgula. 
Aufi pour  cefte  caujèfmt  (^mader  au 
patient  qu'il  remue fiuuentesfois  P  œil, 
iu^ues  a  ce  qjie  la  cicatrice fit faite. 

On pourra  mettre  par  de  fus  lœil  des 
repercujiifs  efiritsaux  playesdesyeux^ 
pour  euitCK  linfammation^  amres 
accidents. 

Des  fiftules  Lachrimales  /appe¬ 
lées  des  grecs  AEgilopes, 

SZ/grant  Canthus  delœil 
il y  a  ~>ne glande  coflituee 
de  nature  pour  receuoir  ^ 
cotenir^ne  humidité, pour 

If  h  ij 


DES  PLAYES 

luhrtjîer  ^  humeEler  l’oeil,  a  fin  â’ol^ 
nier  qu’il  ne  fuft parfis  mouuemets,de^ 
fiichexe  que  mm  auons  ajfi^  demofirç 
cy  dejfim  en  î anatomie  de  cefie  partie. 
Or  ce  fie glande par  fiuôctons  phlegmo^ 
neufis  ou par  matière  catarreufi  ^pi 
tmteufi  tombant  du  cerueau,fapofle^ 
ipe  w  ÿlcere,  ^  quelquesfoisfi  dege^ 
nere  enfifiule,et par  quelque  teps  fefait 
carie  en  l’os:aucune$defdkesfiflules  sot 
ouuertes par  dehors , principalement  la 
phlegmoneufièles  autres par  dedas,qm 
fi fait  de  matière  catarreufi ,  de  forte 
qu’il  n  appert  aucune filutio  de  confia 
nuitépar  dehors ,  fors  ^ne  tumeur  de 
groffiur  d’^vn  pois:e!sr*  lors  qu’o  coprime 
defm,on fait firtir  t^ne  faniefireufiet 
toujfe, autre  sfoü  Manche  0^  n,nfqueufi 
par  le  coin  de  l!  œil  ou  par  dedas  le  ne^t 
aucuns  jettent  ladite fanie  continuelle- 
ment. 


DE  LA  TESTE.  ccxliii 
mmt  :  les  autres  font^vn  mois  ouplm 
fans  rien  ietter  (^(pù  efile  propre  d'aucù 
nesfiHules}.Les*vieiüesfifiuleslachri 
males fôntcaufe  dé  r'edre  toeil  atrophié 
pf! puante  alaine  3  quelquefois  de 

faireperdre  duîoutfaBio  de  Imlpàr^ 
quoyeÜhefoin  que  lepatientappeleco- 
fiil  tant  du  médecin  que  du  Chirurgien 
pour  ohuier  a  tels  accidents, 

CP  ourla  curation  il faut  quelescho- 
Jès  ^niuerjèles precedent  les  particulie 
res .  DoncfeP^lcere  n"eH  ajfe^  ample^ 
fera  appliqué  dedans  tentes  d^ejponge: 

^ pour  corriger  conjùmer  la  chair 

fiperflue  de  ladite glade, on  appliquera 
dextrement  au  prof nt ,  médicaments 
catheretiqueSyCome poudre  delntriolcal 
cin'e  ou  de  mercure, eau  forte fuiüe  del/i  vitriol  eft: 
triol  ou  ^n petit  cautere potentiel  .  Btji 
tels  remedes  ne  profitent, qu'ily  eufiâzingète,. 
pfh  iîj 


DES  PLATES 

carte  en  hs,  ^que  le patietyouluji  en^ 

‘  durer  ^on  dokyjer  de  cautere  àEîuel,  le¬ 
quel  ie  loue  plus  quelepotentkl,pource 
que fin  operatw  eHpluspropte  etfeure: 
^uous  puk  h'te  djjeurer  qu'à  plujieurs 
laj  appliqué ,  auecques  heureufeifim. 
En  tel  cas  aucuns  praticiens  veulent 
que  ledit  cdutere foit  d'argent  fis  autres 
d'or  ,pour  ce  difènt  ils,que  tels  métaux 
font  pim  excellents  que  lé  fermais  quh. 
a  moyie  ny  trouue  aucune  raifon  : par 
ce  que  c'eji  toujîours  le  feu  qui  opéré 
non  la  matière  des  cautères.  La  figure 
du  cautere  doit  eHre  défiguré  triangle 
peu  agu  enfin  extrémité^  afin' 
que pim  promptement  il  face  fin  ejfeEi. 
Et  alors  quon  Rappliquera, on  doit  ha 
der  l'æil jain ,  de  peur  que  le  patient  ne 
i/oyéle feu.Stluyfira  tenu  la  teHe fer¬ 
me, depeur  qu'il  ne  la  tourne  de  cofté  n'y 
d  autre. 


DE  LA  TESTE'  ccxliü} 
d Attire  >St fur  læil fiflulé feraapfUqui 
fvm  ftece  de  fer, en  laq^uelley  aura  l^n 
mu  (pifera  f  osé  a  f endroit  de  lafifiu-  ^ 
le ,  par  lequel  on  appliquera  le  cautere:  . 
aBuel  :  ce  faifant  on  ne  touchera  tmfde 
autre partie  que  tedroit  qu’on  %ièut  cau^ 
terifer,  Etd’ahondant fertpareiüemet 
de  clorve  entierernent  l’ml,de  peurque  h 
patient  n’apperçoiué  ledit  cautereda  jf 
gure  duquel  eB  telle  auecques  lapiecè: 
de  fer  , 

Lafigumdu  eauteic  aduei  ôç 
la  piece  de  fer  trouee. 

Ef  h  iiij 


DES  PLAYES 


ta^elechf 
mrgteauf 
JlaurAef- 
£ari  que 
lors  qu^'é 
applique¬ 
ra  le:caü-\ 
terejOûfe^ 
ra  quel  ¬ 
que  autre 
grade  æu- 
we  de  chi 
rurgie, co¬ 
rne  couper 
Iras, 
ou  autre 
partie  du 
corps ,  ou 
3.  e!^generale- 
meut 


DE  LA  TESTE. 
mmt  toute  operation  crueüe ,  iamau  ne 
doit, fil  eBpofihle,permettrey  afiBer 
aucuns  des  parents  ^  amis  du  patïet, 
fors  feulemet  fes  miniBres,  ou  ceux  ipuï 
puifentlfien  ratiociner  ^entendre, que 
telles  aElesfefont felo  l'art:  àfindeluy 
donner  ay de  ^jecours  pour  la  ^uari- 
finde  fa  maladie.  Et  ceux  qui portent 
grànde  amitié  au  patient,^  qui peur  a 
tiocinent ,  tant  fen  faut  qu'ils  donnent 
louange  a  ton  œuure,  qù au  contraire  la 
vitupéreront,  t'appelleront  non  Chi- 

rwgien  ,  mais  lourreau  :pour  ce  que  la 
fciencen'efl  iamais  cotçmnee  ,fi  cen'eB^^f^^^ 
par  gens  ignares ,  empiriques ,  ç^fansV^^^E. 
raifn.  Et  apres  auoir  deuànent  appîi~^^^f 
que  ledit  caut ere, mettras  dans  l'ouuer^^ 
ture  ^  fiir  l'æil  ^  parties  voifines; 
hlac  d'ceufs  agite^  en  eau  rofi, plantain 
0*  morelle:&  fera  h patiet posé  aulit. 


DES  PLATES 

OU  en  we  chaire  la  te^e  %>npeuhaute^.^ 
fera  renouueüi  ledit  remede  fuhit 
qiûil  commencera  à fe  déficher . 
fra  procuré  la  cheutte  de  tefarre^auec 
*vnpeu  de  beurre fais:  laquelle  eBant 
tombée  fra  tylcere  mondifiee,puk  in-- 
carnee  ,  ^  cicatr  f  eflontart  :  ^  ow 
h  s fra  trouue  efire  carié  feront  appli¬ 
que^  les  remedes  propres  aux  Caries^, 
des  os.'lejquels  auonsamplemet  décla¬ 
ré  cy  deuant. 

Et  pour  dire  en fmme  des  difoftios 
detæiljljy  fait  infammationsfu- 
xios,apof  emes  ^ pm,au  milieu  d%n-  . 
tre  les  deuxfaces  de  la  Cornee,  qui f ait  \ 
quelque  sfois  ^ne  exuberace  de grofeur 
d‘vnpois  yCaufe  le  pim  fiuuent  dela[ 
petite  ^eroïte^quïrend  le  patient  diffor 
me:  au  fi  ulcérés, macules  outaches 
çicatrjcesjejquellesf  elles  font  a  lidroit 


DE  LA  TESTE.  ccxlvi 

de  la  pupille,  ^  vieilles  endurcie^ 
Id  fveuëeH  alpoUezàraiJon^uete^frk 
animal  ^ijml  ne  peut  reluyre  au  tra^ 
uers.  .  -  ,  :  ■  ; .  ; 

Du  prurit  des  palpebres 
des  yeux.. 

L fè fait  Jouuent  grant 
prurit  au  demengefen,  aux 
palpehres  desyeux,  caufee 
de  pituite  au  phlegme faU^ 

I  ^ui  q^uelquesfoisle^'vlceres,  deJquelies 
I  firtynefamequifait  que  les  palpehres 
I  feglutinent  de  nuit  enfemhle,(ÿrles  red 
!  chafkufisdaquelle  chofe  donne  grande 
fafeherie  au  patient. Et paur  la  curatia 
les  chofes  ^niuerjèltes  premijès,fily  a 
’vlceres feront  lauees,e!9*  corrigées  auec 
ce  colly  re.  Hdrene^  eau  de  miel,diB.iüee 


DES  PLAYES 

mhalneo  avarice  S,  .Jkcari  candii 
^.j.  aloeslotajjùkilkerpuluerijkta^^, 
Ji.mifceJiat  collmum.  Etjîtelremeàs 
nefuffit/vfercisâecefiuyplmfort, 

.  ynguett(egypùaci,^  .jAiffolutt  in  a- 
^H'aplantagînis  quantum fijjîcit , 
auec^npeude  linge  délié  ^  imhu  fe¬ 
ront  touchées  :  foy  donnant  bien  garde 
quil  n'‘en  tombe  en  l" œil:  ^ au  Joirlôfs 
que  le patientyoudra  dormir  Jè fera  af 
pliquer  de  c^efl'vngmt^qui  en  telcasief 
degrantejfeB. 

V^^ë^l^^^^u^fporcf^^Iûtéri  rëcmsW. 


Vnguent 

ff.futhicepr§parat'§  ^.fxaphoragra- 
— na.  iiij.  mtfee  in  mortario  plumhi 
ducanturper  très  horas^.  o^utres  eaux 
non  mordicatiuerpropyes  aufi  àdèter- 
ger,Jèicher,  rohorer,aflraindre,  ^  en¬ 
tièrement  guarir  le  prurit  rougéw^ 

defditespalpehres. 


■^.aqu‘^ 


£)E  LA  TESTE.  Gcxlvîj 
,aqu(e  euphraJtç,fænieuU,chettdo~ 
m§an.^.Jifarcocolg  nutritç^.ijjvîtrio- 
li  romani  ^.j.mifceantur  Jlmut^  hul 
liant  ^nkaehullitionefoBea  coUetur^ 
(^feruetur  ad‘vjum  dîBum. 

.  c^utre.:^,aqugrofatg  'Vini  alhi 
hni  an.ljiij.tuthi§ prçparatg,aîoesaH:. 

^.j.fiorü  ieris  camphoragranaij, 
hulliant  omnta  fecmdum  artem, 
feruentur  tri  ^afe  njitreo,  ^  d^keüem 
filet,  lauees  les  palpehres  .o^utrefPre- 

'vin  blanc  demie  linre ,  defel  corn-  ’ 
mm^.  j.  t^le  mette^m bafiin  de 
larhjer  bien  net  couuertj  le  laif^ 

par  hj^ace  de  cinq  oufix  iours ,  en 
remuatynefoüte  kurîedîtyin^ç^  d"i~ 
celuy  en foient frofues  lespalpebres  iuj^ 
que  s  à  la  parfaite  curation.  Autre, pri^ 
ne^  de  l^'vrine  du  patient ,  ^  la  met~‘ 
ie^  en  ^n  bafin  de  harbier,^ar 


DES  PLAYES 

ee  mit^^  d'icelle  le patient  loue 

rafesyeux. 

D'ahondantquelcpesfois  le poil  def 
dites  palpehres fe  reuerfe  dans  l'œiljpà 
eft  caufe  d'indmre grand  douleur,  rou¬ 
geur  inflammation.  6t pour  la  cure 
îl'faut  arracher  le  poil  auecfa  racine: 
puis  kdcdroitd'kelmijferA 


DE  XA  teste.  ccxlviy  .,^ 


[j^pres  F  application  du¬ 
quel  on  p'aktera  lapants 
filo  ce  fui  a  eftè  d'efirit  cy 
dejjia:  te frffifepourle 

prefirndes  di^ojîtions  de 
H  œil  .'toutes  leffueUes  ne 
fmt  négliger  pour  la gran 
deexceUeme  definoBio. 

Des  pkyes  des  iouës. 

^  ^^^^’-^menatnom 

iouës. 

d i  la  play  e  a  hefoin  de  cou 
flurejlttfam faire fiiche:à 
fn  que  les  cicatrices  ne  de- 
meuret laide s.'carily  en  a 
iufeurs  qui  craigmttel  accidet.St prt- 
ipalement  les  belles  damoifeües .  Èt 


DÉS  PLAYER 

pour  ce  faire  tu  predras  deux  pièces  àt 
tollle  neufue ,  cpul  ne  fera  ny  trop grojfe 
n y  trop  dellee ,  degradeur  quHl  comité 
drapour  laplayeyouuertcs 
yitàïcz-  Jirees  de  tel  medicamen7r^.puluerû 
^^flff^maftlchesfangulnh  draconù,  thurkfa 
taiefT^rin(€  ^olatllüjtragaganthiplfli  ,gypfi, 
chcs.,  plcîsfarcocoü<e,an.^.ij.  alhumlnaouo- 
rum  pu^e fifficlant:fiat  medlcamentu. 
St  ferot  appliquées  a  chacun  coHé  de  la 
playCj^  diflant  ï^ne  de  ïcmre  d'^n 
doigt  ou  enuiron.  St  ferot  laljfees fechert 
puis  coîfems  enles  approchât  t^ne  cotre 
t autre,  corne  tu  ^ois  par  ceBe  figure  cy 
dejfûUS.  Etpar  alnfi  la playeferaglu-^ 
tlnee,  tant  par  ladite  future  que  parles 
medicamets  propres, comprejfes  CiT*  ha- 
dages:  tom  lejquels  hadages  de  la  face 
fe  doimt  attacher  a  'vne  coeffe  ou  honet 
de  nuit  que  lepatlet  aura  fiirla  tefle. 


DE>S  PLAYES 

Or  laplaye  efl fort  grande  ^ 

profonde,^  les  hures  diceüe  fort  difla 
tes:à  lors  telle  fktureny  pourrait  en  rien 
ou  peu feruir .  oAu  moyen  dequoy faut 
^jer  d^ aiguille  s  quarrees  ou  triangles:à 
fin  qu'elles  pénétrant  ^pafientplus-aU 
fement fans  grande  douleur,  enfilees  de 
fil  cire ,en  trauerfant  d'keUes  les  hures 
delà  playe,  ffil  replier  le  fil  au  tour  cinq 
ou fix fois  (  en  la  maniéré  que  les  fem¬ 
mes  font  jors  qu'elles  Veulent  garder 
%  leurs  aiguiüesjur  leur  manche  -,  ou  ïes 
coufluriers  dans  leurs  bonnets).^  laifi 
fir  ainfi  les  aiguilles  attachées  iujques 
a  la  conjolidation  de  laplaye.  Telle  ma 
niere  de  coupure  fe  fait  aux  hures,  ^ 
font  aufii  necejfaires  au  becs  de  Heure, 
ceB  à  dire, aux  hures  fendues  de  nati- 
uttèypar  defaut  de  la  wertu  formatrice 
Adais  telle  coufture  n' aurait  aucun  ef- 

/A 


DE  LA  TESTE,  ,  ccl 
feByf  ily  mon  du  cutr  entre  les  leures. 
Et  fartant  le foM  du  tout  coupfer ,  ou 
amrement  V^nton  ne pourroit  eftre fai-- 
te .  dAutre  maniéré  de  future  s  profitent 
feu  en  telle  s  play  es:  à  raifon  que  le  s  par 
ties Jont  mobiles  tant  par  la  maflicatio. 
que  le  parler  :  partant  le  fil  coupperoit 
la  chair:  encore pourcefte caufe^on 

doit  par  lefdites  aiguilles  .prendre  beau- 
coup  de JùbHance  charneufe ,  comme  il 
appert  par  ce  fie  figure. 

La  figure  filturès  des  leures- 
&:  au  deflbtis  teft  moftré  1  ai¬ 
guille^  au  tour  de  laquelle  eft 
entortillé  le  fil ,  comme  doit 
eftre  fait  aü  deflus  de  la  Icure. 
•  îi  ij 


Btm  endroit  te  teciterdy^m 
hiJtoirCj  à  fin  que  fil  f adulent  entre  les 
mains  tel  aecident,  que  tu  faces  le  fem^ 
hlahle.fpmme  i'eflois  à  la  Fere  en  Pi~ 
cardie^deux  ioursapres  la  imrnee faint 
Laurent, 


DE  LA  TESm  cclî^2i,\ 
Lduret  ^  troùudygrand  nombre  dèfil^ 
datsMeJJe^  j  entre  lefquelsy  auok  ^n 
ga,fcan ,  c^vd  eut  njn  coup  d'ej^ee  a,u  tra^ 
uers  de  la  mandibule (kperieure  ypenC'^ 
trant  iufquesà  la  koûche^auec^''gr ode 
difformité  dumff^e:c^parce^ùila- 
mit  efté  trais  iourf  apres  Ja  bl'ejjâure' 
fans  è^ire  habiMr,%nofque'Chimrgien' 
iuré  à:-ParIs  i^,moy  .,  troimajmesgra^ 
de  quantité  de  n/ers  en  fadtteplaye, 
grandefætew .  n?xomptement  luÿ  la- 
uajmes faplayeauecques  ~^ne  decoEtio- 
d'abjmthe,  aloes^aüec^n  peu  d"e^ 

gyptiaCjtantpourfaire  tomber  les ^^S  ' 
que  pur  îmdifier  la  pourriture:  ç^pour 
refoudreïatumeurdes  leuresde fapla-^ 
yefifmes fomentations  refolutiues.pa- 
reidement  luy  furent  applique^  cata- 
plafnes  refilutifs.  Et Jubit  la  refolutio 
faitte  J  ledit  Einpfque  luyfiB plufieurs^ 

U  if 


DES  PLAYES 


points  d’aiguille  en  la  maniéré  cy  def-. 
fî'U  ejcrite  :  c^par  dejfus  dedans  fa 

playe ,  ne  luy  fut  mis  autre  remede  que 
cefuy.  çs. terehinthm<e  ^eneta. 
gûmi  elemni  i.q  pulMiarmeniciJan^ 
gumÎ6draconùjmafliches,mirrh§jaloes 
an.-^.f.  incorporentur fmulyfiat  medi^ 
cametu:  Cît»  en  peu  de  tours fut  la  playe 
dudit  gafcon  confolidee ,  ne  reHant  que 
*vn  lien  petit  trou, près  la  conionBio  de 


lamandihule  inferieure àla Jùperieu-> ^ 
re ,  non  plus  grand  qu’à  mettre  lateHe 
d’^vne  efingle: duquel  luy  frtoit  en par 
lant  ou  mafchàt, grande  quantité  d’eau 
ce  que  i’ay  fouuentesfois  ^eu, 
i^^l^^^Etpour  arreHer  ïadke^ïquofité,luyfut. 
arre^?’  ^fpHq^é  au profond  dejôn'vlcere  y  de 
IS^ïôIîp  h  au forte ,  quelque  s fok  de  la  pou- 

ny/Vrio/  bruf  é .  Et par  ces  rermy^ 
laioûër"  desfujtlapl<^eguarie^r^ 


DE  LA  TESTE  ccUj 

Des  playes  &  fradiires 
du  nez. 


■  ne^efi  quelques^ 

fois  hlefé par playe^ 
foijfure  -^^faElur. 

réduire  en  so  lku  na 
furel  (fil  efipofihle  )  auecqda  queue 
d^'-vue  e^^àtule  oud^^n  h af  on  de  lois 
propre  ^  enueloppé  d^eftouppes,  cottonom 
de  linge ^en  efleuant  reduifant  les  os 
en  leur  figure  naturelle  :  apres  la  re^ 
duciio faite,  feiet  mifèscomprefiesaux 
parties  latérales  (pour  tenir  le  ne^  en  fa 
figure)  defqueüe  s ferot  îrempees  im^ 
lues  en  un  reUrainuffait  ex  alhumi-- 
neoufmaflichesfiolo  armenia  ^fan- 
guine  draconis, alumine  comhufta.Puis' 
fit faitte  ligature  propre,  en firte  qu"elr> 


DES  PLATES 

le  ne prejje Jurîe  ne^:  depem  de  rendre 
puis  apres  le  patient  camu^  (  comme 
aucuns  ont  fait  par  leur  imperitie  ).Et 
apres  ce  fait  ,  faut  mettre  dans  les  na~ 
féaux  tentes  cannulees ,  lefqueÜes  ferot 
attachées  par  ^nfil,  à  la  coiffe  ou  bon¬ 
net  du patient ,  de  peur  pu' elles  ne  torr^-^ 
lent  :  lefpueües  feruiront  dé  tenir  les  os 
faBure^  en  leur  lieu  naturels  don¬ 
ner  y  ffuë  à  la  fanief  ilenya  ^  ts^pa- 
reillement  a  pinfpiration  0*  expira¬ 
tion. 

La  figure  des  tentes  cannu- 

:  leeseft  telle.,  1 


DE  LA  TESTE.  tdnj  iX^ 


Or  le  ne^peut  eflre  du  tout  couppi  ou 
quel(pu€sfois  tenir  encore  auecguespor^ 
thn  de  chair.  SûTeJi  du  îmttrmmTm 
portiond!iceîi^ ,  il  ne  peut  iamakeÜre 
rehîn^ipour  ce<pue  <vnion  mpeuteflre 


DES  PLAYES 


qu'une  partie  de  noflre  corps  pour  e^re 
reioïnte  ^  conjolidee ,  a  hefim  de  rect- 
uoir  nutrition ^ie  ^  fentiment  des  me 
ère  s  principaux,  au  cotraire  desgreffes 
qui Je  reprennent  aux  troncs  des  arbres. 
Pdrquoy  celuy  qui  auraperdu fon  ne^, 
[faut  qu'il  en  face  faire  ^n  autre  par  ar 
\  tifice  ,fait  d'or  ou  d'argent  ou  de  papier 
j  linges  colley,  de  telle  figure  w  (^ou~ 

I  leur,  qu'eBoit  le Jten:  lequel  fera  lié 
\  attaché  par  certains  filets  derrière  l'occi 
\ put, ou  a  n^n  bonnet.  Et  d abondantf  il 
aduenoit(comme  fouuent fie fait)qu'a^ 
uecques  le  ne^  on  emportajl  portion  ou 
du  tout  la  leure  fuperieure  ,  ie  t'ay  bien 
woulu  donner  les  figures  :  afin  d'ayder 
àïornernet  du  patient, lequel  fil portoit 
barbe ,  en  pourrai  faire  adapter  ainfi 


DES  PLAYES 
Orjtle  ne^  ou  portion 
du  tout  tranche  ^  ahhatu ,  ^  quily , 
ayt  encore  s fùffifamment  chair pour  dt 
ner  nourriture ,  a  lors  le  faut  coudre  a- 
uecques  aiguiües  ^  canon ,  comme  m 
'vouparceBe figure^  j 

Aiguilles  &:  canons. 


DES;  PLAYES  t  | 
feront  appofeesles  tantes  can^ 
nuleesfil  efl  hefotn,  <>1 jkr  laplajef 
ra  applique  tel  médicament, 

Çi .  terehinthina  Iota,  in  aqua  njM  I. 
nffangumhiraconisjpoliarmemi,^’ 
loes^maflichesan.^.j.  mrpôreturfmà 
fiat  medicamentum.  Lequel  demem- 
fajur  la  playe ^our  le  premier  appa- 
reil^trok  tours  fil  eftpofiiMeJce^^m 
dicament  a  ‘vertu  d’arrejîer  le  fan^,  nf 
paijèr  la  douleur ç^futiner  la pUf. 
Etnefera^vsTdenul  ^eflïfoùj^ü 
ratif  éprenant  indication  que  c^ejimi 
partiefeiche,e!s?^  canal  du  cerueau. 
Des  dents  rompues. 

^elquesfois  par  nun  conj^ 
orhe  ou  autrement, Us  m 
de  deuant  font  rompues'^ 
qui  fait  que  puis  apres  k 
patient  demeure  edentè^  dejfiguri}^- 


DE  LA  TESTE. 
uecques  fa  paroUe 
deprauee.Parqmy 
apres  la  cure  faite, 
que  lesgenciués 
ferot  endurcies:  luy 
m  faut  adapter 
d'autres  d'os  faite  s 
par  artifice,  lefquel 
les  front  liees  aux 
autresdets proches, 
àuecquesfil  (dorou 
iargent:dejquelles 
tu  as  icy  les  figures. 

Or  ie  neveux  en- 
cor'  icp  me  taire  que 
ne parle  de  certains  remedes propre  s  ^ 
approuue^ypour  cederla  douleur  des 
dents, laquelle  eflquelquesfois fi  grande 
tsr*  extreme,  que  le  s  patients  courent  les 
rues,  corne  infenfe^  detenu^  de  ra- 


ÿéQ 

Dents  ar¬ 
tificielles. 


DES  PLAYEî> 

ge.èt  telle  douleur  e%cmjee  commtm 
'yiiéWd'vne^uxîon  ^*tref- 

de forte  (j[u^eüe  fortifie  tt  corro^t 
lesdentSyles  rendant  nôtres, pourrie  s 
pertuifèesmjques  en  leurs  racines:  de  fa 
ço  cpue  le  nerflejuelf inféré  en  leur fuh^ 
Jîace,eft  defcouuert,^à  lors  quele pa¬ 
tient  în^irelairf'Ott, ou  hoit  menge 
chofes  fioides  ,fenî  ‘vne  extreme  dou¬ 
leur, Et  par  tant  les  remedes  puif  enfui 
uent fint propres  à  ceder  ladite  douleur 
a Jçauoir  ,fils  peuuentpenetrer  iufpues 
AU profond  de  leurs  racines  :  partant ft 
leur  trou  ou  ^ermineure^n^ef  Jufffam 
ment  ouuert ,  ç^  qu'ilfeitd  coflé  de  là 
dentale  faut  àccroiUre  aueccjue  s  petites 
limes propres  ace faire,amjî cpue îîEpou 
par  ces  portraits . 

Limes  propres  à  limer  les 
dents. 


DES  ]?LAYES 

(ly^pr'esàuoirfiffifammentamplu 
fie  ^  fait  'vqye  à  la  dent^ermineu^ 

Je,  on  mettra  das  le  trou  huîUe  de  (juin^ 
te  ejfence  dé  chu  de  ghoffle,  muguette, 
rojmar  in, Jauge.,  ou  leurfemhlahle,  a- 
Mecque  s  peu  de  coton. 

oJ^trë^rémeÏÏf.  H^rene^  <vnegojjè 
d"aux,e^lafaites<vnpeu  cuire Jom  les 
cendres  chaude  s,  puis /oitpelee  mife 

dedans  le  trou  deladité  dent , le  pim 
chmt^ue  hn pourra  :  pa:reîïïement 
fera  mh  ded^sf  oreille^^  cojti  de  la  , 
douleur. 

Q:Autre  remede.  Prenez  deux  drag- 
mesde  racine  depiretre  toqua ffee,fueil 
les  de  Jauge,  rojmarin ,  de  chacun  <vne 
pugiüe ,  troisfiguesgrajfes ,  ^ fere^  le  i 
tout  houiüir  en  l>n  demy  feptier  de  ^in 
iufques  à  la  conjumptio  de  tout  le  y  in: 
puis  prendre^  portïo  diceües  figues, 


DE  LA  teste;  cchiîi  ^ 
t appliquerez  Jùr  la  dent  douloureujè 
le  pim  chcm  qu’il  fera pofihle  :  lequel 
remede  fera  ietter  grande  quantité  dé 
phlegmes. 

(iAutre.  n^renezgingemhre,poiurel 
noix  de  mugu^tteftretre  de  chacun  de^ 
mie  dragme  conquajfez,  p^l^ 
houiüir  dans  ^npot^en^in  ^  vinai¬ 
gre  i  en  réceuez  la  fumee  a  l’endroit 

dela  dnet  douloureufepdryn  entonoir 
bien  Utté^  ainfique  tu  asky  la  figure, 

figuré  dVn  pot  ôc  entonnoir, 
pour  receuoir  la  vapeur  àc  fu- 
tneci 


DE  LA  TESTE.  ccîix 
Stfi^ar  touts  ces  moyens  la  douleur 
perjifle:à  lors  faut  cauterifer  la  dent  a^ 
uecfüésyn  peu  d'eau  forte,  ^  eau  de 
'Vîemejlees  enJèmhle,  ou  auec ^npeu 
de  chaux  miftîonnee  auecf  miel 

rofat,  ou^n grain  dé cautere  potentiel, 
ou  y  appliquer  %^npetltcautere  aSuel, 
non  ^ne feule fois,  mais plufeurs.  8t fi 
teüeschofes  neprofftent ,  faut  ^enir  à 
hxtreme  remede  :  qui  efl  de  ï extraire 
arracher  :  (^pourplm  commode-- 
ment faire  faut  coupper  é^defihaujfer 
la  chair  d'autour  la  genciue  alueo^ 

le  ,  qui  fe fera  auecques  defchaujfoirs: 
puis  la poufer  hors  de  Ijt  mandibule  a^ 
uecques  ^npoufir,leJquels  tuwoispar 
cefle figure. 

DefchaufToirs  &:  poufoir,  pour 
extraire  les  dents. 


DE  LA  T.E.ST-E  cclx 

nomme ^  polkants  dauîet ,  camme 
m^oüpurcefle figure. 

D  auiet  &  policants. 


Autre  po 
lican  de 
plus  grâd  ^ 
induftrie  ^ 
&  force 
que  les 
precedéts 


DES  PLAYES 

Stladem 

1 

€  m00^  chee  jlaijje- 
I  ras  jîuer  af 

I  Jè^defang 

i  I  ^jerasla- 

\  I  uerla  hou^ 

k  I  che  du  p4~ 


que  s  •vm  y 
"  dus  lequel  a 
I  m\  aurafakyn 

I  m  \  houiJUr 

I  m  \ 

I  m  \  ^  rojmart 

I  m  Vh. 
t\ 

Jrokypnncl- 

palemem  le  tour  qu^on  aura  tiré  fa  det. 


DE  LA  TESTE.  cclxj 
Des  playes  &  frad:urcs  des  os 
du  palais. 

£s places  du  paîak 
^-foht  faites  de  pluJl-> 
eurs  ff)  diuers  in^ 
i  flmmetSj  corne  nom. 
auons  par  cy  deuant 
dit,  Parquoy ft  nom  pofins  le faitqu^y- 
neportio  dudit  palais  foit  ropue ,  hrifee 
Remportée  par  coup  de  haxquehute  ou 
amrementfiu  hienpar^lcere  de  <veroU. 
le  que  pour  ce  fie  caufe  les  patients 

nepuijfent  hienprononcer  leur  parode, 
finon  auec grand"  dijf culte  :ils  pourront 
recouurer  la paroÜeparpay de  gemini 
fiere  de  noflre  art.  Ce  qui  fe fera  en  ap¬ 
pliquant  ^n  m^rument  ^n  peu  pim 
grand  que  le  trou  ou  los  defaudra .  Et 
ledit  infirument  ferafaitd"or  oud"ar- 


m  DES  PLAYES 
£ent,  ^  défiguré  courhee^  délié 

fef^ejjeur  d^vn  efiu  :  auquel  foit  atta^- 
ché  l'ue  ejpoge^par  laquelle  eflatmisle^ 
dit  injlrument  dans  le  mujl:adite  efio- 
ge  ajfe^  toflfimhihera  enflera  par 

certaine  humidité j  ^ puis  apres  tiedra 
ferme.  Et  par  ce  moyen  la  reuerheratïo 
delaparoüefera  retenue  en  lieu  dehs 
deperdu  :  ce  que  i'ay  ^eu  aduenir  aux 
guerres  quelque sfiois  par  coups  de  hOfC- 
quehute  el^emtres  J  e3?^principalement 
(comme  Cay  dit)par  ulcérés  prouenu^ 
de  la  fveroUe,  Or  tu  as  icy  le pourtraiB 
des  injiruments  dont  il  eji  mention. 

Figure  des 
inftrumêts 
pour  lepa 


DES  PLAYES 

Des  playes  de  la  langue. 

■A  langue  eB  meu- 
lesfois  yulneree  auec 
erdtüon  dejuhflan^ 
quelque sf ois  in 
îfee  et  fendue  en  log, 
autresfois  en  trauers.  S'ily  a  perdi¬ 
tion  de  JuhBance,  iamais  la  piece  ne 
peut  eftre  repr'^ pour  les  raifons fùfdi- 
tes  :•  mais  f  elle  n^eft  qn'mcifee  en  log,  fa 
cilement  eB  curee  en  la  reUniant  auecq 
future elle  eft  incijee  en  trauers ,  et 
quil y  ait  encor  es  quelque  portion  de fa 
chair  pour  haiüer'yie^il fefimt  hiengar 
der  de  la paracheuer  de  coupper  ( pour 
texeeUence  de fin  ^fage)  ;mais  la  con- 
uient  recoudre  en faijant  lejpoints  d’aï- 
guiUedejfus  ^  defious  :  lafmn^ 

nir fermement, penfSgu’on  la  coufty. 
auec  ^n  linge  blanc, net  délié  ,pour 

ce  quelle 


DE  LA  TESTE.  cclxiü 
te  qu’elle ^lijjemt  detre  les  dmgtSjfour 
fa,  luhricité  ^atnji^ue fait  ^ne  an^ùh 
le)ct  couperas  lefljlejpluspres  duneuâ 
jju’il  tejira  pofiUe.de  peurquiceTuym 
fit  mis  entre  les  dents  ^  lors  que  la  lan¬ 
gue fe  meut  enla  houche  :  qui pourroit 
eHre  caufe  que  les poinBs  feraient  dila- 
cere^  0*  rompus. puis  faut  commâîÆr 
aupatiet  qu"il  menge  orge  mundè,  laiEt 
d' amede  s, gelee, coulis pr épis, œuf  s  mol¬ 
lets  J  ff!  autres  chofes femhlahles .  Et 
qu’il  tienne  fouuentenfa  houche  fucre 
rofatjiropt  de  coings, de  cerifes,ius  de  ce 
rifes  confites ,  ou  autres  femhlahles  con¬ 
fiture  s  pour  ce  que  telles  chofes  alimen¬ 
tent  nourrirent  le patient,  0^  feeruet 
de  médicaments  agglutinât  fs. 

Or  ie  te  puis  ajfeurer ,  quonques  noy 
fVQii  en  aucun  liure ,  ce  que  ie  feferis  dé 
la  langue ,  n'y  ouy  d aucun  précepteur 


DES  PLAYES 

mm  le  l’ay pratique  deuxfok ,  com^ 
tu  orras  àprejènt,  Vh  lourfu^appeîe  m 
TTa^ës'  de deffunt  monjleur  Couët, 

Que  prêt-’  aduocut  en  parlement  ,pour  penfer<vn 
quê'‘coup  ^enfils  aapé  de  trois  d  quatre  ans  :îe^ 
quel  tomba  hmentonjur  ^ime pierre^  et 
fe  couppa  de fes  dents  bonne  portion  de 
hextremitè  de  la  langue ,  w  ne  tenolt 
qu'dpeu  de  chair:  ^  n  ayant  ejj^eran^ 
U  qu'elle Je  peuji  réunir ,  cuiday  para- 
cheuerde  là  luy  couper,  ntais  toute  s  fois 
auecques/un  irejgrandrregret,  l'eu  fie 
puis  apres  n'euëï peuparler,qul  mefeift 
differer.’cogmlffant  quequelquesfois  na 
ture  fait  des  chojes  admirables:  ^  que 
la  langue  eji  d'^ne  chair  fougueufe,la~ 
xe  ■^JpongieùJè:aufi  qu  elle  nejljùb- 
iette  aux  iniures  extérieures  de  l'air:a- 
d’oc  luy  fis  deux  poinBs  d  aiguille:  1^‘VfP 
dejfus  l'autre  dejJoùs^{^  comman- 
dayd 


DE  LA  TESTE.  Ccixiiij 

dayàlamere  dudit  enfant  qu^eUeeuB 
aie  nourrir  des  alimet  s  prédits.^ 'VOUS 
puis  ajfeurer  qu’en peu  de  iours  hnfant 
fut  parfaiB:ement  guery  j^àprefent 
parle  treshien. 

cAutrehiBoirepuis  n^ameres d’I/n 
charpentier jhomme  de  lien  de  fin  eBat 
nomme  maiHre  Jehan  Piet,  demeurât  lalaHiüe. 
-aux  fauxhourgs  Saint  Germain  des 
pre^Jèquel  tomba  d'ajfi^  haut , fur  >- 
nepiece  de  lois^  ej?* fi  couppaaufi  Jex- 
tremitè  de  la  lague, pf)  Julit  'vint  'vers 
moypourlaluyparacheuer  decoupper 
par  ce  quelle  ne  ternit  qu’a peu  de  chofi: 
ce  que  ne  luyl^oulus  accorder  'veu  Jex^ 
pcriece  que  t’en  auok  faite  au parauat. 

Donc  la  luy  recoujy ,  toft  apres  fut 
pareiüemetguery  auecques  les  remedes 
Jufdits  n^arquoy  ces  chofes  entendues 
:  au  terne  (hirurgie  faut  qu’il  traitte(f  il 


DES PLAŸES 

n  a  meilleur  moyen )les playes  de  la  la^ 
gue  en  la  façon  dltte ,  hien  0*  honneur 
luy  en  aduiendrà. 

amenant  faut  déclarer  l’ayde 
que  peut  donner  le  Chirurgien  à  celuy 
quiauroit perduportion  delà  langue. 


'Vn quida  dlmmrâmayn^^ 
dâ  au^iel  nomme  1  uoy  le  chajieau  qm  est  a  dtx^ 
dou^e  lieues  de  %Qur£es,eu(h portion 
Jàngue7^  de  là  langue  eouppee,  ^  demeura prej^ 
de  trois  ans  fans  pouuoir par faparoüe, 
eflre  entend ,  oAduint  que  luy  eflant 
aux  chdps  aueefuesd^ s  faucheurs  ,hu~ 
uat  en  ^nelfcueÜe  de  lois  affe^  deliee, 
t^n  deux  le  chatoiüa,  ainji  qu'il  auoit 
ïefiueüe  etrejes  dûs, et  profera  quelque 
paroüe,en forte  quilfut  entendu,  ^uis 
de  rechef  cognoijfant  auoir  ainf  '  ' 


reprin^ 


E>^  teste;  ccIxv 
H^nntjân  ejmeüe^etfe^orça  aldmef- 
tre  en  mej^e^tudtion  eftoh  au 
parauant:  '^  de  rechef^arlok  de fine 
quonle pmuoithkn  entendre  auecques, 
ladite  efiueüe.Stfut  temps  ^tUa 

portoït  ej^onjejnppur’îterpreter  ce  gmT 
wouloit  dàreM  mettant  toujîours  entre 
fis  d!ets  .Puuquelque  teps  apresfaduijk 
( par  ia  necefiité  ^ui  eji  maiftrefie  des 
arts)  défaire  nan  inHrument  de  hoiSyde 
telle  figure  (jue  cejluydequel  portoitpen 
du  à fin  col .  Mt par  le  moyen  diceluy 
fiaifiit  entendre  par  P  aroüe, tout  ce  qu'il 
^ouhitdire^  ■  / 

ïnftrument  pour  ayder  à  parler 
à  vn  patient,lequel  auroit  por¬ 
tion  de  la  langue  couppee. 

Ll 


iJ^fage  eji  tel(A)^uî  eB  la  partie  fi 
perkure  qui  doit  eflre  d’efiejfeur  enui- 
fm  de  deux  teftonsdaqmüe  il  ternit  en 
tre  les  dents  de  dèuant, nommées  inciji- 
ues^no  qu’eUe fortift  horS;,mais  femhloiî 
quiln'‘euftrienenfal>ouche, 

(^)la  partie  inferieure  plus fihtile ,  ef 
pejfe  d"^n  double  ducat ,  feulement  la 
tenait  iuftemet  contre  l' extrémité  dure- 
fle  delà  langue  qui  eji  au  droit  du  filet 
ou  ligament  de  la  langue  :  ce  qui  eB 


DE  LA  TESTE.  cclivj 
fvn  feu  concaue  interkur  (qui  eft  là 
troïjteme partie  dudit  inBrument^mer- 
qmepar  C)  la  ternit  déjfôm  en  fa fitua 
tion  toute  platte .  Et  quant  du  filet  que 
tu  ‘Vois,c'efitoit pour pendre  ledit  inftrû- 
ment  au  coL(D )ejl  la partie  extérieure 
dudit  injifument. 

Orie  te  puis  ajfeurerqu  apres  auoir  re 
couuert  ledit  infirument,  ^  la  manié¬ 
ré  d^en  ’vfer(quifutpar  le  moyen  de  m% 
peur  le  Teüier  ^  médecin  trefdoBe ,  de¬ 
meurât  à  "Bourges)  que  i^e ay  'veuhx- 
perience  à  ‘vn  ieune  garfin ,  auquel  on 
auoîtcouppi  la  langue dequelneàmoins 
par  le  henefice  dudit  infirument^ prof e- 
roitfi  bien faparotte  qu^entierement  on 
le poumiî  entendre  de  tout  cé  quil^ou- 
hit  dire  ^  expliquer  Et  de  ce  ehacu  en 
face  hjpreuue ,  lors  qu'on  fi  tromera  a 
i  endroit  pour  ce  faire/ 


DES  PLAYES 

De  Ranula. 

Lfe fait  fomente  sfok  fom 
la  lague,  l^ne  agojieme  qui  - 
empefche  de  bien  proférer 
la  para  lie, appelée  desgrecs 
pourcefte  caufe^'Batrachiumj^en  la^ 
tin  2{anula ,  en  no^lre  langue 
noiüe  :pour  ce  que  lespatknts  difficile^ 
ment peuuent  articuler.^  interpréter 
leur  langage  qu'en grenoillant  .  Eüe  eB 
faite  de  matière pituiteufe  froide ^  humi 
de.grojfe  ^ifqneufe^tombam  du  cer 
ueau  fom  ladite  langue,  en  laquelle  eB 
trouuee  ^ne  finiegrojfe  %>ifrpueufej 
ainf  que  le  blanc  d'I^n  œuf, tant  en fub 
fance qu'en  couleur,  quelque sfok 
aufi  eB  de  couleur  ckrine.Or pour^feu^ 
rement  parfaire  la  curation, il fautfadg 
re  apertion  ouuerture  de  ladite  apog 
fieme  auecques  cautere  a^uel,  pluBoB__ 
que_ 


DE  L  A  T  E  S  T  E  cclxvii  ' 
que  auecques  lancette:  àutremet  le  pim 
foüuent  réitéré,  ^oire par  piujieur s  ^ 
dîuerfes fois.  Héarpaoy  ouurircts  ladite 
apoéteme  ainji  quefenjuit .  U  te  con~ 
ment  auùïrnjne  pièce  de  fer ,  défiguré 
camhre  comme  chaujfe  pied,  fe¬ 

ras  ouurirla  houche  dupatfint  ,pui6  la 
pôfiras fous  la  langue  :  ct*  du  milieu  dé 
laditte  piece  de fèr,y  dura  trou, le¬ 

quel  mettras  à  l'endroit  ou  il  fera  hefim 
faire  huuerture ,  ^ par  iceluy  appli¬ 
queras  le  cautereaElueheip^parce  moye 
ne  pourras  toucher  dudit  cautere,  nulle 
autre  partie  delà  houche .  Semhlahle- 
ment  ne  faût  ohmettre  qu" alor s qu^ ap¬ 
pliquer  as  le  cautere  ,  eleuer  de  ton  pou¬ 
ce  la  tumeur par fom  le  menton  :  a  celle 
fin  de  ne  faillir  a  bien  faire  ton  œuure: 
puis  apres  happertion  faitte, feras  ^a- 
cuation  delà  matière .  Et  le  patienp 
Ldiif 


DES  P  LAVES 

lauerafâ  louche  dem  d'orge  ,  en  la^ 
quelle  on  aura  fait  ^npeu  louiüirfu^ 
cre  rofat  ^  miel .  Ce  fatfant  l'^vlcere 
feraguerie  tofl  apres  ^  fans  nul  acù- 
cident. 

La  figure  de  la  piece  de  fer  Sc  du 
cautere  2.dî\icï,cÙ:  telle. 


DES  PLAYES 
De  la  relaxation  de 
r  Vu  allé, 

ZJelquesfois  l'^vuuüe  par 
‘vne grande jiuxhn  tohat 
du  cerueau  fur  Icelle  ,  f 
relaxe  ^  tuméfié  j  de  fa¬ 
çon  ^ue  le  patient  eÜ  en  ^ne  extreme 
peine  ^douleur, ne pouuat  auaüer  au¬ 
cune  chojéj^  luy  sehleppuhl  a  toufioùrs 
%;n  morceau  en  la  gorge  qu^tl  doit  aua- 
ler .  ‘D'auantage^il  ne  peut  bonnement 
infpirer  ny  af^irer  :à  cauf  que  ladite 
'Uuulle  eji fi  enfiee^qu'elle  prohibe  tair 
d'entrer  ^  fortir  en  la  Trachee  artere. 
Or  iepofe  le  cas ,  qùonaye  fait  toutes 
chofes  'vniuerfiUes,  comme  feignee, pur¬ 
gation,  application  de  ‘ventoufes  fur  la 
nucque  du  col,  ^ fur  les  ef^auüe s, fii- 
Etions, gargarijme s  autres  chofes  ne- 

ce  faire  s  en  telle  diElpofiûon:  neanmoins 

lepa- 


DE  LA  TESTE.  ccixix 

le  f  n-eB point  allégé  meurt ^  f  il 

n^efl  tofifecouru par  cmre  moyen . 
lors  faut  ^^enir  à  ce  remede  .y  c"eB  qu"il 
faut  lier  ladite  Vuuüe  amant  qu^ÏÏj^a 
^efoin^auecques  tel  inflrwnentjlequel  a 
eBé  innom  par  monfeur  CalieÜanus,  câftêlîa^ 
médecin  trefdoEle  de  hon  iugement^ 

-  ajfahle  &i  humain,  ordinaire  du  J^y^ 

^ premier  de  laJEoyne  meredequel  m 
yjirwnentp  eut  pareillement  feruir  à  lier 
les  Polipm  ^  ^verrues  du  col  de  la  ma  ' 

■.  îrice, 

'  itA  (JMonBre  l^n  anneau  dont fa  par- 
,  tie fuperieureeji  ^peu  caue ,  c>* 

■  peut. eftre  d’or, ou  d'autre  matière. 

S  "Un filet  double  cm, lequel f  in- 

.  frededaslacauiteduditanneau, 
ferre  par  le  moye  d’y  n  nœud 
couUant. 

£  %Jn  autre  fil  de fer^dedas  lequel  le- 


DES  PLAYES 
ditfilpajfe  pour  eBre  fern  ,  lors 
qu"on  mrd pris  tant  de  ladite 
uuüe  quil  en fera  hefiin pour  efire 
couppee  fans  aucun  flux  de  fang. 
St  à  lors  qu"o  voudra  referrer  le¬ 
dit  filet  fera  repafié  ledit  filet  par 
la  ‘verge  de  fer  merquee  f  (^fe¬ 
ra ferré  tant  qu'on  ‘voudra:e!^  fe¬ 
ra  Idifié  ledit  filet  îujques  au  îen- 
demain^dont ferp  extrémité  pedra 
hors  la  houche  :  puis  de  rechef fera 
ferré  comme  deuant .  Or  par  cefie 
aBrffion  on  fait  tomhervne par¬ 
tie  de  ladite 'VmRe,t^par  ainfi 
le patiet  recouure feinte .  le  fay fait 
figurer  trois  defiits  inferumets  que 
tu peux  choifir  à  ta  comodité  com¬ 
me  tu  'vois  en  ceBe  figure^ 

Figure  dVn  iaftrument  pour  lier,  ôi.  faire 
tomber  l'vuulle  trop  relaxee. 


DES  PLAYES 

lymmtdgeften  laiite/Uuuüe  e- 
Boit  ulcéré  comfiue  outre  qu'elle  feuB 
relaxee,  accopagnee  d'influx  do ptng^ 
à  lors  lu  fmdro  'ttccuUerifer  ^  coupper 
auecques%me  telle  cmuüe  feneflree 
caMere-  aEluelJi  d'extrement:  qu'on  ne: 
touchaB  nulle  partie  de  la  bouche, 

La  canulle  feneflree  auec  fon 
cautere  ^aduel. 


DE  LA  TE:STE.  ccîxxj 


Dùuanta^e 
n  ay  encoreyou- 
lu  ohmettre  à  te 
donner  Idfgure 
des  inHruments 
pour  tenir  la  hou 


cbe  du  patiet  ou 
uerte  pendant 
qu’on fera  î  ope¬ 
ration:  lefquels 
\fint  nome^  des 
anciens.  Spécu¬ 
la  oris. 


Speculu^ 

oxis. 


DE  LA  teste:  cclxxii  il 

Des  playes  des  orcillïs. 

|f Aîntènant  f lut  par- 
^  1er  des  play  &  deso- 
l  veilles  :  lefquêles font 
I  aucunesfois  lu  tout 
^  çouppeesou  portiod^j' 
celles:^  aucunesfois  veBe  encort  quel¬ 
que  portion  qui  tient,  l^arqmyfuu  a- 
mir  egard  comme  auons  dit  fil y  a  en- 
core Jùfffante  nourriture, ferai [ïm 
fc  ' ^dejon  a^uillene  toucheras  au  ut 
fartilage,depeur^ue  la  partie  ne  xotn- 
^ en  gangrené  f  ceguejbuuentesfoh  ep 
arrm)  mahfeulemet prendras  le  cuir^ 
ce  peu  de  chair  qui  eB  autour  ledit 
fartilage  auecques  comprefjes,^ 
bandages  remedes  propres  à  ce  fai¬ 

re  prohiberas  l'inflammation  ^autres 
accidents.  oAufi  donneras  fi  bonôrdre 
qu'il  ne  fe  face  chair  fuperfue  au  trots 


DES  PLAYES  ' 
de  T  0  relie idejeur  <ju"eüe  né  face  ohpft 
Bhn  J  0*  sfiouppe  le  fœcumforameih;, 
^our  ajle  caufe  tuy  mettras  toujtou^ 
^nfeuéej^onge  :  àfndTtenïrTe^M^ 
de  l'oréüe  ouuert. Pareillement  ^feras^ 
de  melicamets fecs,  attedu  yaela  par^ 
tie  eH  \’artilafmeujè ,  ^ par  confequep 
fortfi:he.  Et  ou  le  cas  aduiendroit  que 
lors  die  fuB  du  tout  couppee  ^  apres  la 
guerfon  ff)  ckatrifatio  le  patient  pour^ 
ra  porter  (pour  cacher fin  impefeBion  ). 
^n.  lonnet  appelé  callote:^  d  tendrait 
de  ladite  oreille  fera  emhourrè  de  coton 
ou  drap ,  pour  garder  le  ^ice  de  laditte 
oreille  qui  aura  eBéamputee. 

Or  il  nom  jujfra pour  leprefent  ^a^ 
uoir  traitte  desplayes  fiaBures  de 
la  tefle^auecques  celles  de  la  face  :  tou- 
tesfois pour  toufours  inBruïre  le  ieune 
chirurgien ,  auquel  mes  efcritsfadref 
fent, 


DE  LA  TESTE.  cclxxüj 


JèntJe  luy  ^eux  Lie  èncores  fdlre  le  re^ 
cit  de  ces  deux  htfloires  desflayes  de  la 
gorge  :  à  fin  ^uef  il  fi  trouuoit  à  lendroit 
de  tels  accidents,qu^tl  face  le  femhlahlè 
ou  mieux  fil feut .  CeU  que  Jéguisfiéû 
de  temps  eHoient  deux  c^nglots  loge^ 
enfemhle  près  la  porte faint. Marcel, en 
cefte^viüe  départs  ,  dontt'Vn  auoît 
quelque  fomme  d'efcUs,  -^njne  ajfi^ 
grojfe  cheine  d"or,auecques  quelques  an 
très  riches  h  ague  s  qu’il  portait  ordinçù- 


rement fur fey.Son  compagnon  ‘voulat 
f  emparer  de  tels  ioyaux,fiB  tant  qu’il 
le  mena  huer  ^ers  le  lois  de  'Uincene, 


^  eHat  dedans  les  lignes  Jty  couppa 
la  gorge ,  ^  luy  donna  certains  oMres 
coups  de  dague ,  penfoit  bien  l’auoir 
tué ,  lelaijfiant  prefque  en  fa  çhemifi. 
Ayant fait  cefte  trahyfin  mefchan-- 
ceté, incontinent  retourna  en  cefte  ^iÜe. 


Mm 


21} 


DES  PLAYÉS 

Pm  le  mure  qui  auoit  feint  eflre  mort^ 
Je  leua,  tS^feiH  tant  qu'il  fe  trama  à  la 
maifon  d'^vn païfant, lequel  par  pitié  le 
feiHpenfer  ^  medicameter.  'Puis fut 
apporté  en  ceHe  ^ille ,  ou  tofl  apres  ^n  - 
de  fes  compa^nos  m  enuoy a  guérir ^oup 
lepenfer:ç^trouuay.quil  auoitlaTra 
chee  art ere  auecque s  L^fopha^ue^^  ou, 
meri  (  qui  eB  la  <veye  du  hoire  ^  du 
manger)  entièrement  couppee .  Étjuhit 
ie  recotjy  fa playe  prenant  laTraçhee 
artere,0^  raprochant plus  près  qu'il  me 
fut  pof  iUe  fis  deux  extrémité^  l'^ne. 
contre  l'autre  ;  mais  de  Læfiphague, 
no. par  ce  quilfefioit  retiré  ^ers  l'efio-‘ 
machPuis  à fa  playe  appliquay  remer 
des  auecque  s  comprejfe  ^  ligature pro 
pre,^  incontinent  qu'il  fut  ainft  hahil- 
le' commença  a  parler  ^  çi?*  nommer  ce^ 
lüy  qui  luy  auoit  fait  cefl  excès .  Dont 
le  meur- 


DE  LA  TESTE^  cclxxiiii 
lè  meUŸtrler  tofl  apres  fut  prms  aux 
fauxhmrgsfaint  tJMarcel.  Stle  trou-^ 
ua  onfaijy  des  hardes  dudit patiet,  dot 
il  fut  conjiituéprifonmerjt^le fait  've^  ’■ 
rifié  apres  la  mort  dupatient ,  laquelle 
fut  le  quatrième  iour  de  fa  l^lejfeure:e;^ 
toft  apres  le  meurdrierfut  rompu fr  la 
rom  près  fairlte  katherine  du^al  des 
efcoliers  :e^  fut  le  meurtre  vérifié  pour 
auoir recoujùlaplaye dudit patiety  l’a-  ' 
y  am fait parler, 

tAutrë  hiÛoîré  prejque  femMaÛf^^^ 
d’^n  allemantpenfomaire  d’^n  h  an-  ^ 

quiér  nomme  *ëPerot  y  demeurant  à  la 
rue  des  noyers  en  ceBe  ^iüe  deH^aris, 
lequeljpar  ^ne  phrenâ^e  folle  opi- 
nioda  nuitfecouppa  lapr^e  d’%^ncou- 
teau^e^fe  donaplufeurs  autres  coups, 
tant  au  Thorax  qu’au  y  entre, dont  au¬ 
cuns  penetroiet^tude^s^eiT*  les  autres 
Mmij 


ejhietfuperjicieîes .  €t  le ledemamma, 
t'm  aucuns  de  fis  compaignons  le'vou^ 
lans  yijtterj,e  trouuerent  fort  mal  auec 
grande  quantité  defang  rej^andu  an 
tour  deluy.St  voyant  tel jpeEiacle  cro- 
yoient  ^  pefoient  quefeuH  eHefon fer 
îiiîeur  qui  luy  auoit fait  tel  excès  par  ce 
qùil  couchoît  en fa  chamhre  :  lequel  fut 
prinsç^menè  prifonnier  au  çhaÛelet, 
en  luy  mettant  Jus  auoir  atnji  meurdry 
Jôn  maijire.  Ork fus  enuoyéquerîr pour 
*vijlter  ^ penjèr  le  malade.  Et  ^oyat 
la  Tirachee  artere  L^ejophague  coup 
pe  auecques  plujteurs  autres  plàyes, 
neu^  aucune  eljerance  defa^^ie.Par^ 
quoy  fus  d’auk  qu"dn  appelajî,  Ejîien- 
ne  de  la  rïuiere  Qoirurgien  ordinaire  du 
"Eopy  (fermain  cheual.  Chirurgie  m~ 
rédn^aris,  fut  conclud  entre  nom 
quHlfaiüoit  recoudre  la playe  delâgor 


DE  LA  TESTE.  cclxxv 
ge, comme  il  a  efie  récité  cjdeuant:pro^ 
ptementl^playe  coufuë  ^  handee, U- 
dit patimt  alternant  commença  àpar- 
1er .  Etconfejfa  que  luy  meJmesfeHok 
fait  tel  exceSjÇ^deJchargea  di^  tout fin 
panure firuitenr,en  nosprefences\^de 
plujteurs  atUres ,  ^principalement  de 
deux  notaires  ^  d’^n  commi faire  du 
chafielet.par  ce  moyen  fut  mis  ledit  fir^ 
uiteur  hors  de prifin,^  ahfius  entière¬ 
ment  par  la  confie  f  ion  que  fiH  fin  mM- 
fire.  Et  puis  afeurer  qu  il  ^‘eficut 

quatre  iours  depuis ,  iaçoit  que  iamais 
depuis  fia  blejfieure  ne fieut  aualeraum 
ne  chofi:  mais  fut  aucunement  alimen¬ 
te  par  clyfiere s  nutritifs chofesodo- 
rifierates  nutritiues:  comme  mie  de pain 
chaut  trempee  en^in.  .Et  autres  chofis 
fiemhlatles  que  ie  te  laijfe  à  dire, a  cau- 
fie  de  briefiuetè  feulement  iefajfieureray 


DES  PLAYES 

que  par  le  henejice  de  la  Chirur^e  fuB 
donne  moyen  audit  alemant  de  parler 
par  hf^ace  de  trois  tours.  Et  aujii.que 
fin Jeruiteur  fin  hoHe  furet  du  tout 
defiharge^,  la  mérité  du  fait  entië^ 
rement  çogneue. 

Conclufion^ 

'Ufqms  icy  (amy  îeBeur) 
t'ay  demonftre  ,  grâces  a 
Dieu^u'^eMeefiolt  l'anato¬ 
mie  de  latefleyenfimhlela 
guertfin  défis  play  es  f^aBure  s:  à 

fin  que  le  terne  appretif  Chirurgien  ay^ 
ant  cogneu  la  nature  défis  aBipSjpuif 
feen  apres  mettrelamalnà  la  hefin- 
gne  auec plmgrandeaffeurancexn  ap¬ 
pliquant  remedes  cmenahlesjuiuat  la 


DE  LA  TESTE  cclxxyi  m 
fjf^ethode  tcy  par  'moy  demoBree.St Ji  en 
ipuelques  endroits  i’ay  %>se  de  mots 
termes  non  du  tout  receu^  appr ou- 

ue^  en  noflre  langue  vulgaire Jie  tefip- 
plie  conjtderer  que  noBre.art  afes pro¬ 
pres  vocables  0i  dirions  à  P  an ,  come- 
ont  au^i  toutes  autre  s fciece  s  :  fajfeurat 
au furplus  ,gue  c'efiœuure  neuB  eBéfi 
tofl produit  en  lumière  fanslahone  af- 
jèEtion  que  i'ay  d^ apporter  quelquelfti-- 
tk'e  a  la  repuUtque  ,la  préférant  a  mon 
proffit  particulier ,  comme  ie fuis  tenu: 
'voyant  les  eBr  anges  hlefeurest^  non 
ueauxinconuenientsqmfuruiennentde 
wur  en  tour .  8t  d^Dteu,  auquel  ie Jup^ 
plie  nous  enrichir  de fes grâces. 


F  1  N.. 


Table  ou  inuentaire  des  matiè¬ 
res  principales  de  ce  prefent 
liurc  3  duquel  le  nombre  de- 
no  te  le  fueillet:  a,  la  première 
pagc:b,Ia  fécondé. 

■  A 

Les  accidents  font  encor’  en  vigueur  iufques 
à  quatorze  iours.  ccxj.b. 

Aduertiflèmét  au  ieune  Chirurgie,  ccxxvi.a. 
AEgilops  ou  fiftules  lachrimales  ccxlii.a. 
Anatomie  eft  necqflaire  au  chirurgien,  ix.b. 
Alueolès.  ‘  Ixi.b. 

Définition  de  l’ame.  xxxiiii.a. 

Diuers  noms  del’ame  Sepourquey.  xxxiüi.b 
Amevègetatiue  xxxv.a. 

Amefênfitiue.  ibidem. 

Ameraifonnable.  ibidem. 

Des  affedions  de  l’ame.  çlx,b. 

T  rois  maniérés  de  corps  qui  viuent.  xxxv.  a.' 
Amour.  lÜü.a. 

Amigdales  ou  tQïifiles  &  IVtilité  d’icelles, 
xc.b, 

Amphibliftroide  retiforme  xxxviii.b 

Amphibliftroidés.  ■  Ixxix.a 


TABLE. 

Apopliyfès  clinoides  xxiii.b.'' 

Définition  des  apophyfes  clinoides.  xli.b. 
Apophyfesmâmillaires&leurvtilité  xxxvi.a 
Arachnoide  Ixxviii.b, 

Aranea,  fon  origine  &:  vtilité  _  ibidem. 

Arteres  carotides.  cviii.a. 

B. 

La  bouche  Ixxxv.b. 

C.  , 

Caluaria  viiî.a* 

Trois  Cartilagesàu  Larynx  cxiiii.b. 

Le  Cartilage  ScutiForme  ou  Thiroide  idem. 
Le  Cartilage  fans  noms  ibidem. 

Cartilage  mnominata  ibidem. 

Le  Cartilage  Arithenoide  femblable  à  vn  bi¬ 
beron.  ibidem. 

La  chair  nouuellement  engendree,  eft  molle 
comme  fromage  cciii.a&  b^- 

Dcs  cataraâ:es  ,  ccxxix.b. 

Cure  des  cataraâres  ÇCxxxiûa. 

Çataraâics  curables  &  incurables, 
ccxxxv.a.ôcb. 

Les  caufes  pourquoy  Tos  s’al^re  &  pourrît 


cxcvi.a. 

Cautères  aduels  auec  cannule  de  fer  cc.b.’ 
Cautères  aduels  &  leurs  effeds ,  cci.  a. 
Cautères  ad;uels  ccvii.a 

Sutures  du  crâne  v.a. 

Au  Crâne  naturel  font  cinq  Sutures,  ibidem. 
Suture  Coronale,  ibidem. 


TABLE. 

.  Suture  Sagitalle  ou,  droittc  vJ>. 

S  uture  Lamb  cioide  ibidem . 

Suture  mendeufèfquameuiê  vi.a. 

Le  Crâne  pourquoy  il  eJft  de  plulieurs  os.vi.K 
Diuerfité  de  Sutures  vii.a.. 

Crâne.  viii.a. 

Cranium.  ibidem. 

Les  cauitez  du  Crâne  Ixvi  a.. 

Caurere  &  piece  de  fer  propre  aux  fîftules  la- 
cfarimales  ccxliiii  a.&b,. 

Pourquoy  on  doit  icauoir  le  nonibre  des  iu- 
rures  du  Crâne  vii.bi. 

Le  Crâne  eft  compofé  de  fèpt  os  viii.a. 
Au  Crâne  y  a  deux  tables  xii.b. 

Les  elpeces  de  ff  aélure  du  erane  cxv.b* 
Caufè  de  fradure  du  crâne  cxvi.b,. 

S  ign  e  de  fradure  du  crâne  cxvii. 

Le  crâne  neft  nourri  de  moeÜe  corne  les  au-, 
très  osunais  du  iàng  contenu  au  diploe 
cxxxviii.b 

Le  trou  du  crâne  Ixiii.b. 

Le  cerueau  &  Ton  adion  xvii.a. 

Le  cerneau  eft  double  fol.eodem 

Cerueau  dextre  &  feneftre  ,  xvii.b. 

Les  mouuements  naturels  du  cerueau  peu- 
uenteftre  appeliez  Sift6^1e&  Diaftole  x.a. 
La  ftiperficie  du  cerueau  eft  rnolle,&  finteri-. 
euredure  xvm-a. 

Ne  faut  laiftèr  le  cerueau  U  fes  membranes  à 
defcouuerc  cxxjûüi.a 


TABLE 

De  là  commotion  ou  esbranlêmènt=&  côn- 
■  cufsion  du  cerneau  exxxvii.b 

Cerebelle  xvii.b 

Ceratoidés  Ixxvii.a 

-Cæcum  foramen  ci.b. 

Cerat  de  vigo  ‘  cciiii.a.&  clxx.a. 

lleft  neceffaire  au  chirurgien  de  toucher  Ib 
poux  au  malade  fi  le  médecin  n’eft  prefent. 
clv.a. 

Cicatrice,  Ivii.b.’ 

Pourquoy  les  cicatrices  demeurent  canes  à- 
pres  famputation  de  l’os.  ecvii.b 

CiieauxpourfcparerlePericrane  cxx.a 
•Le  Chirurgien  doit  prendre  confcil  dûdobèc 
médecin  ecxxxvi.a 

Choana  •  vxxiiib 

Pourquoy  le  Chirurgien  cloft  l’œi^  &  fait  la 
fridion  ftir  l’œil  ou  efl;  la  cataraéib 
•  ccxxxiiii.b. 

Conarium.  -  xxii.a, 

L’vtilité  du  conarium  xxii.b. 

Origine  de  la  coniundiue  Jlxxvii.  a , 

Coniundiue  adnata  epipephiéteos.  ibidem 
La  coniundiue  perd  fouuenc  fa  couleur  na¬ 
turelle  ccxxiiii.a 

Pour  refoudre  la  coniundiue  tumefiee  par 
ventofîté  cc^xüii.b. 

Vfage  de  la  coniundliue  ibidem 

La  fécondé  eornea  ibidem 

Çeracoidçs  *  ibidem 


TABLE. 


La  tierce  vuea  Ixxvii.b 

La  quatrième  aranea  arachnoïde  Ixxvüi.b 

La  cinqieme  rétiforme  ibidem 

De  contufion  qui  eft  la  fécondé  elpece  de  ffa 
clure  cxxiiii.a 

Double  facultez  de  cotignat  clii.a 


Compas  pour  coupper  l’os  du  Crâne 
clxxxviii.b 

Autre  compas  pour  mefrae  vfagejequel  fe  di 
late&ferreparlemoyend’vneviz  cxc.b 


Coulon  ccxiii.b 

Crainte  Iv.b 

Le  Cuir  Ixvi.b 

Le  vray  cuir  Ixvii.a 

Le  cuir  non  vray  ibidem 

Cuir  mufculeux  -  iii.a 

Cuticule  .  IxviLa 

Cuiracin  ibidem 

LVfage  du  vray  cuir  Ixviii.a 

La  cure  particulière  clvi.b 


Cure  particulière  des  playes  du  Crâne, 
clxviii.a 


La  cure  de  la  coneufsion ,  commotion  8c  eC- 
branlement  du  cerueau..  ccix.b 


D 


Le  danger  des  cautères  aducls  indeuement 
appliquez  cci.b 

Dauiet  &  policants  cclxui.b 

Trente 


table; 

Trente  deux  dents 

Ix.b 

Dents  tren  chantes  indibires 

Ixi.a 

Dents  œiilcres  ou  canines 

ibidem 

Différence  des  dents  entre  les  autres 

os  lxii.a 

Des  dents  artificielles 

cclvi.a 

Des  dents  moUaires 

Ixi.a 

Des  dents  rompues. 

ecîvii.b 

Deltoide 

ciiii.a 

D  efchaulfoir  &  pouflbirpour  extraire  le  Di- 

ploe 

,  cclix.b 

Le  diploé  que  ç*eft 

xii.b 

Eftroite  diette  principalement  îufques  aqua 

torzeiours. 

cli.a 

Pourquoy  furuiët  difficulté  derefi>irer,quâd 

le  cerueau  eft  oirens  e  i 

cxxxix.b 

Vtilité  du  dormir 

cliiii.a 

Dure  mere  ou  dure  taye  que  c’efl: 

xiiii.a 

La  dure  mere  defeend  parle  grand  trou  par 

ou  defeend  la  nucque. 

ibidem 

La  fubftance  de  la  Dure  mere 

xiiii.b 

V tilité  de  la  Dure  mere 

xv.a 

Dure  mere  incifêe 

clxxii.b 

E 

Eleuatoirc  de  trois  pieds  cxxvi.a 

Eleuatoires  cxxix.b- 

Embarrures  ou  enfonfeures  cxxviii.b 

Emplaftre  propre  pour  extraire  les  os  frad;u- 
rcz  cxcix.a 


tABLË. 

Emundoircs  du  cerneau  cv.a 

Enclume  xi.a 

Enfonfùre  au  Crâne  des  petits  efans  cxxiiii.b 

Epidermie  kvii.a 

L’ytilitédeTepidermc  Ivii.b 

Epiglotte,&  defonvfâgc  G.a 

Pourquoy  Erylîpelas  occupe  la  face  cxliiii.a 

Remedes  propres  aux  Erylipeles  cxlv^a 

L’Eftrier  xi.a 

Elpoir  liiii.a 

Euacuation  cliiii.a 


Peux  fortes  dTxcrements  au  cerueau  xxi^a 

Des  playes  de  la  face  ccxviiiia 

Les  playes  de  la  face  fe  curent  facillement 
ccxx.b 

Laface  ifo 

La  Face  liii»a 

Facultèx  animales  Xxv^a;&b 

Siege  de  la  faculté  imaginatiüê  xxxi^a 

Fibra  ci.  b. 

Figure  dVn  inftrument  pour  dilater,  &  tenir 
les  paupières  ftables  ccxxiia 

Figures  diuerfos  de  cizeaux ,  pincettes ,  &C 
maillet  de  plomb  cxxxi.a 

Fiftules  lachrimales  ccxlii.a 

Figure  de  tGnailles_,cautere  aduel  &  aiguille 


table;. 


iccxxix.a  ■  Xj# 

Foret  pôür  commencer  à  ouurîrîe  crâne 
clxxxi.a 

Fradure  fè  peut  faire  au  cofté  oppofîte  du 
coup  cxxxvi.a 

La  cinqieme  eipece  de  firadure  qui  Ce  fait  dil  ‘ 
cofté  oppofîte  du  coup  cxxxv.a 

Qmtre  efpeces  de  fradurcs  qui  peuuent  de- 
ceuoir  le  chirurgien, dont  le  patient  eh  pe-  ’ 
rift:  .  cxxxvii.a 

Les  fradurès  de  la  tefte  ne  font  hors  de  petil 
demortiufquesàcentiours  cxlix.b 

Il  ne  faut  vlèr  de  remedes  oléagineux  aux 
play ès& fradurès  de  la  tefte_,fî  ce  n’eft  pouf  ' 
mitiger  la  douleur  clxxi.a 

Le  front  i.b 

Fungus  &  fa  génération  cxciiii»b.&:  cxcv.a 

G 


Gelafîus  ■  îv.a 

Gomphofe  Ixi.b 

Des  playes  de  la  gorge  oclxxiii.a 

Goiift  xci.b 

Greffe  en  l’ceil  ixxvi.a. 


H 

Hypochimia  que  c’eft  ,  éc  lès  caulès. 
ccxxx.a.b 


table; 

Soignes  d’hypochimia  ccxxxî.a; 

Hiftoire  du  feruiteur  de  monfîeur  de  Grolo, 
confeiller  du  Roy  au  grand  confèil 
cxxxi.b.çxxxii.a. 

Hiftoite  du  capitaine  Hydron  cxxxiii.b 

Hiftoire  dVn  feruiteur  de  monfîeur  du  mats, 
cxxxv.a. 

Hiftoire  du  feu  Roy  Henry  deuxieme 
cxxxix.b. 

Hiftoire  de  monfieur  de  faintlehan  efcuier 
du  Roy  cxLb 

Hiftoire  de  monfîeur  le  duc  de  Güifê  cxli.a 
Hiftoire  mémorable  de  la  feignee  ,  clviii.a 
Hiftoire  dVn  foldat  quifiit  blefséau  chafte- 
âudehedin  clxii.b.a 

Hiftoire  d’vne  fille  morfè  d*vn  lypn  clxiiii.a 
Hiftoire  dVnefemmè  à  qui  les  yeux  lortirent 
horsdelatefte  ckxv.a 

Hiftoire  de  monfieur  de  la  breteiche  oxciî.b 
Hiftoire  de  monfieur  de  Pienne  cxciiii.a 
Hiftoire  d’vn  laquais  de  feu  môfieur  de  Gou 
laines  ccvi.a 

Hiftoire  d’vn  gentilhôme  du  Duc  Vrbin  ré¬ 
citée  par  de  Vigo  cciiii.b 

Hiftoire  dVn  page  de  deffunt  mofieur  le  Ma. 

refchal  de  Montcian  ccxiiii  b 

Hiftoire.  ccxvii.a 

Hiftoire  digne  d’eftrc  bien  notée  ccxvii.b 
Huillc-de  vitriol  cft  deficcatiue  6c  fort  aftrin 
gente  ccxviü.a 


TABLE. 

I 

Iiicus 

xi.a.& ciiii.à 

Ipyèi.  ;  '  ) 

tiiiiïa&liiîi.b 

Ineifiojijmerque  ou  fîege 

cxxii.b 

Inflammations  à  la  Dure  mjerc 

clxxvi.a 

Desplayes  des  ioues. 

ccxlyiii  a 

Iris. 

ixxv.b 

L 


L  a  langue 

Ixxxviii.b 

LVlàge  de  la  langue 

ixxxix.  a 

La  langue  efl:  doublé 

xc.a 

Des  play  es  de  la  langue 

cçlxii.b 

Hiftoire  de  la  langue  prelqüe  couppee 

ccixiü.,b 

Inftrument  pour  ayder  à  parler  à 

vn  patient 

lequel  aùoit  portion  de  lalangue  couppeci 

.cclxv.b. 

L’air  efl:  cauiê  d’alterer  l’os 

cxcvi.a 

Lacuna  ou  collatoire 

xviiLb 

Lancettes  &  biftories 

clxxviià 

Le  Larynx 

Ixxxviii.b 

Le  Larynx 

cxiiii.a 

Des  flitures  des  leüreS 

ccl.a 

Limes  à  limer  les  dents 

cclvii.a 

L’vfage  dû  Larynx 

xcvi.a 

L’vfage  des  leures 

Ixx.a 

Lenticulaire 

clxxxvii.iï 

Les  lieux  efquels  on  doit  appliquer  Trépanés 
Nii 

table; 


cxci.a 

Linîment  contre  le  fpafmc  clxx.b 

Delà  luette,  vuuUe  ou  gargareon  Ixxxvii.b 

M 

Maleolus  Xi.aciiii.a 

Le  marteau  ibidem 

Luxàcion  de  la  maiidibule  -  iix.a 

Les  membranes  du  cerueau  font  caufe  du  fcn  , 
timent  xvi.b 

Fortes  médecines  font  contraires  aux  com¬ 
mencements  des  playes  &  fradlures  de  la 
tefte.  cliiii.b 

Médicament  epulotique  ou  cîcatrifatif 
clxii.a 

M  edicamêt  reftridif  du  flux  de  forig  cixix.  a 
La  mémoire  xxxi.b 

Le  fiege  de  la  mémoire  xxxiii.a 

Dixhuitmufcles  delaface  Ixix.b 

Cinqmufcles  pour  le  mouuement  de  lamâ-  - 
dibu  le  inferieure.  ■i  Ixx.a 

Premier  mufole  de  la  face  ibidem 

Secôd  mufcle  de  la  face  &  le  troifleme.  Ixx.b 
Le  quatrième  mufcle  dejia  face  Ixxi.b 

Le  cinqieme  mufole  de  la  face.  Ixxii.a 

Sept  mufcles  de  l’œil  Ixxv.'a 

Premierjdeuxiemejtroifleme^quatrieme 
idem. 

Le  cinqieme_,flxieme,reptieme  Ixxv.b 


table; 

Quatre  mufcles  au  nez  îxxxiiÜ.b 

Dix  murdes  pour  le  mouuement  de  la  lan- 
<  gue  ^  "  kxxix.b 

Mufdesderoshyoide  xciiii.a 

Dixhuit  Mufcles  du  larynx  xcv.a 

Premier  inufcle  propre  au  larynx  fecod, troi- 
iîemej&  quatrième  xcvi.b 

Ginqieme,  nxieme  cxvii.a 

Des  mufcles  de  la  tefté  dx  a 

.  Mufcles  Iplenetiques  '  cix.b 

Mufcles  entrelacez  complexi  cx.b 

Les  Mufcles  droits  &  obliques  cxi.b  ~ 

Mufcles  maftoides  cxii.b. 


Mundificatif  propre  à  la  Dure  mere  clxxvi.a 
Mündificatif propre  aux  play  es  des  yeux 
ccxxiii.b 

N 


Natés  oü  fefles  dü  cerueaü  xxii.b 

Nature  eft  le  Dieu  Yiüânr 
Du  nez  Ixxxiii.a 

Vtilitédünez  Ixxxiii.b 

Septum  cartilaginofiimnafî  Ixxxiiü.a 

Les  aides  du  nez  ibidem 

Pourquoy  le  nez  n’a  point  efté  olïèux  ibidem 
Sept  coniugations  ou  paires  de  nerfs  xxxvi.b 
Trente  paire  de  nçrfs  xxxvii.b 


Première  coniugation  de  nerf  du  cerueau 
xxxviiiia 


Nn  ii 


table-: 

La  féconde  coniugation  xxxviii.b 

La  tierce  xxxix.a 

La  qnatriemejcin^ieme  &  Exieme  xxxix.b 
Lafcptieme.  xl.a 

Nerfs  récurrents  ibidem 

Nerfs  optiques  ou  vifîiels  kxxi.a 

Seconde  paire  de  nerfs  desyeux  îxxxii.a 
Nerfs  de  fa  langue  .  xcLa 

Nerfguftatif  xci  b 

Nerfs  récurrents  xeviLb 

Obftrudio  des  nerfs  optiques  eftnômee  des 
chirurgies  oculiftesjguttafèrena  ccxxxv.a 
Des  play  es  &  fradures  du  nez  cclii.a 

Tentes  cannulees  pour  le  nez  ccliii.a 

Portraits  des  nez  artificiels  ccliiii.a 

Aiguilles  &  canons  pour  recoudre  le  nez^no 
dutourabbatu.  ccivii.a 

O 

Occiput  '  îi.â 

Que  c’eft  que  odeur  Ixxxv.a 

Organe  des  odeurs  Ixxxv.b 

Obieâ:  de  l’odorat  .  ibidem 

Deux  différences  d’odeurs  Ixxxvi.a 

L’hôme  n  a  fi  b5  odorat  que  les  belles  Ixxxv.a 
Trois  bouleuers  pour  la  mitron  &  deffenec 
de  l’œil.  Ixxv.a 

Des  humeurs  de  l’oeil  lxxix.b 

Trois  humeurs  en  l’œil  ibidem 

Premier 


TABLE 

Premier  aqueux  &:fonvtilîté  ^  iSicicfn  ■ 


Le  fécond  nommé  criftalin  &  fbh  ^tiUté 
Ixxx.a 

Le  tiers  vitreux  ou  albugincux  ibidem 
La  fîtuation  de  Fhumeur  vitreux  ibidem 
Pourquoy  les  humeurs  font  diaphanes  &  tra 
{parants  Ixxx.b 

Oreilles  ci.  a 

Des  pîayes  des  oreilles  eclxxii.a 

Orbites  Ixxiîii.b 

Os  occipital.  viii.b 

OscoronaP  /  ibidem 

Os  parietaL  ix.b 

Ospetreux  x.b 

Os^shenoideoubafilaire  ibidem 

Osethmoide  xi.a 

Qui  font  ceux  qui  ont  l’os  de-là  telte  plus  dur 
xi.b 

Les  os  de  là  face  font  {èize  Ivii.  a 

Zigoma  ou  os  paris  Ivii.b 

Qmnzê  os  de  la  face  îx.b 

L’os  hyoide  xcü.b 

LVtilité  de  l’os  hyoide  xeiii.a 

Les  caufes  de  rendre  l’os  purulent  -  clxvii.  b 
L’os  peut  {buffrir  la  .fiéure  cxcvi-b 

La  maniéré  comme  fe  fait  l’ouye  cii.b 

L’obieét  de  l’ouye  font  les  fons  &  la  voix  ibi. 
L’air  moyen  de  l’ouy  e  ciii.b 


Nn  id. 


ii.a 

cclxi.b 


TABLE. 

Pannicule  charneux 
Pour  le  palais  troué  &  pertuisé 
cclxii.a 

Playes  &  firaétures  des  os  du  palais  cclxLâ 
Du  prurit  de^  palpebres  des  yeux  ccxlvi.a 
Cautere  propre  aux  palpebres  quand  le  poil 
lerenuerfe  çcxlviii.a 

Pannicule  cherneux  Ixviii.b 

Parotides  &  leur  vfage  cv.a&  b. 

Les  palettes  de  paris  peuuét  tenir  trois  onces 
&:plus.  clix.b 

Pharynx  ou  fauces,en  grec  parifttnia  ^  ci.a 
Vfage  du  Pharynx  ibidem 

Le  palais  &:fon  vfage  Ixxxvi.b 

Pericrane  que  c’eft&  dont  il  vient  iiii.a 
ytilitédupericrane  iiii.b 

Le  Pericrane  eftfort  adhèrent  du  çerueauà 
l’endroit  des  commiflûres. 

Periofte  iiii.a 

Pclùis  2xiii.b  &xli.a 

Penlêe  '  xxxi.b 

Phrcnefîe  xv.b 

LaPiemerc  xvi.a 

Pia  mater  ibidem 

Lapiece  de  fer  pour  appuyer  le  compas  lîir  le 
,  Crâne  cxc.a 

Pinna  ;  çi.b^^ 

En  qu’elle  fîtuation  doit  eftre  le  patient 

ccxxxvi.a 

Par  ou  la  pituite  du  cerueau  s’expurge  xli.a 
Des 


table. 

Des  playes  8c  fradures  gxv.  a 

Lesefpecesdeplayedela  tefte  cxlv  K 
Pfognoftique  des  playes  de  la,  tefte  cxli.  b 

Les  playes  faites  par  morlures  8c  pîqueures 
demandent  autre  curation  que  les  autres 
clxvi.a 

Plexus  choroide  que  c  eft  xx.a 

Dequoy  eft  fait  le  Plexus  admirable  cviii.b 
Plexus  choroidés  ibidem 

Lepoilquec’eft&fonvfage  ii.b 

Différence  du  poil  iii.a 

Figure  dVn  pot  &  entonnoir ,  pour  receuoir 
la  fiimee  éc  vapeur  aux  mal  des  dents 
cclviii.b 

Potusdiuinus  cl;  a 

Poudre  propre  pour  appliquer  fur  la  dure  me 
re  ,  clxix.b 

Poudres  catacmatiques  &  céphaliques  &  la 
vertu  d’icelles  clxxii.a 

Poudre  propre  pour  la  dure  mere  clxxiii.a 
Poudres  propres  pour  faire  feparer  les  os 
cxcviii.b. 

Pourtrak  d’inftruments  pour  plulîeurs  fcari- 
ficationstoutàvncoup  clvii.b. 

Poffon  vulnéraire  ,  cciiii.b,. 

Raifon  pourquoy  la  potion  vulnéraire  fait 
merueilieux  effedsau  corps  humain,  ccv.a 
Les  prelàges  8c  fignes  dé  bonne  guerilpa 
cxlix.a  ■ 

Prognoftique  de  mort  cxlviL^- 

Nn  üii 


TABLE. 

Prôuidetice  diuine 

îiiii.b 

Pfàioide  ou  fornix 

xxi.b. 

Pupille  &  fon  vtilité 

ixxviii.a 

R 

Ragoidés 

Ixxvii.b 

Rafoir  pour  faire  incifion 

'  Gxx.a 

RaifonjratiocinationjCntendement  xxxi.b 

Siégé  de  ratiocination 

XXX.  a 

Raifon  pourquoy  on  trépané 

cîxxx.a 

Régime  vniuerièl ,  qu’il  faut 

ordonner  aux 

playes  &  fradures  du  Crâne  ^  &  accidents 

d’icelles. 

cl.a 

Remede  pour  fêder  doleur  des  yeux  ccxxii.b 

Remedes 

clxxiii.a&b 

De  Ranula 

Gclxvi.b 

Piece  de  fer  &  cautere  actuel 

propre  àlara- 

nule 

cclxviii.a 

Repos 

>  clx.b 

Il  faut  euiter  reperculsif  fort  âftringêt  ôc  era- 

plaftique  au  Crâne 

ccx.b 

Répercüfsif 

clxvi.b 

Retiforme 

Ixxviii.b 

L’vtilité  de  la  rétiforme 

Ixxix-a 

Rets  admirable ,  glandule  bafilairc  xl.  b 

Rets  admirable 

ibidem 

Rhis 

Ixxxiii.a 

Rùgines  ou  rafpatoires 

Gxxiii.a 

Rugines  d  autre  façon  que  les- precedentes 

pour  coupper  d’auantage  l’os.  cxxiii.  b 

La  ïàliue  deftinee  pour  ay der  à 

difeerner  des 

TABLE, 

faueurs  • 

xcii.a 

Dufèns 

xci.b 

Les  cinq  (èns  extérieurs 

xxv.b 

La  fciénee  n’eft  iamais  meîprifêe  que  par  gés 

ignares 

ccxlv.a 

Les  cinq  fèns  intérieurs 

ibidem 

Sens  commun 

xxviii.b 

Les  aéfeions  des  fèns  extérieurs 

apartiennent 

au  fèns  commun  . 

ibidem 

Les  actions  des  fens  extérieurs'  finifTént  au 

fèns  commun 

xxix.a 

Sens  commun  premier  de  tous  les  fèns  exte- 

rieurs 

xxix.b 

Siégé  du  fens  commun 

ibidem 

Sens  imaginatif  ou  phantafîe 

xxix.a 

Sens  memoratif 

xxxi.b 

Deux  indications  principalles  delafeignee 

dix,  a 

Définition  du  fèntiment 

xxvi.a 

Qmtre  chofès  font  requifès  au 

fèntiment'  i'b. 

Septum  lucidum  que  c’eft 

xix.a&b 

Septum  cartilaginofùm  nafi  - 

Ix.a 

Le  fèton  doit  eftrc  fait  de  fil  de  coton  ou  foye 

cramoifîe 

Gcxxi^.b 

Lefîfflet 

lxxxviii.b 

Morceau  dedans  le  fîfflct 

xciiina 

Sinciput 

i.b 

Signes  pour  cognoiftre  les  catarades 

ccxxxiiii.b. 

Signes  certains 

cxviii.b 

TABLE. 

Les  lignes  pour  cognoiftrel  alteration  &  ca¬ 
rie  de  l’os  cxcvii.a 

Les  lignes  que  Nature  afaid  feparation  de 
l’os  cSii.b 

Signes  de  bonne  chair  ibidem 

Signes  conieduratifz  cxvii.a 

Syringue  ^  ^  cxciiii.a 

De  fciffiire  qui  eft  première  elpece  de  fradu- 
re  ,  cxix.b 

Scies  propres  à  coupper  les  os  de  la  telle 
cxxyii.a 

La  lituation  du  patient  qu’on  veut  trépaner 
clxxxi.a 

Les  fourcils  &  leur  vlàge  Ixvi.b 

Cauitez  foubs  les  fourcilZi&  dequoy  elles  fer 
uent  ix.a 

Des  play  es  des  Sourcilz  ccxix.b 

Pourquoy  le  Spaline  vient  à  l’oppolîte  du 
coup  ^  çxlvi.a 

Spéculum  oris  celxxi.b 

■  .  T 

^  DefFinitipn  delà  telle  &  lituation  d’icel- 
îe  i.a 

La  telle  .  i  b. 

Les  parties  de  la  telle  ibidem 

Diùilîon  des  parties  cotenues  en  la  telle  ibi. 
Les  parties  contenantes  &  contenues  de  la 
tcllç  .  ii.a 

Temples 


TABLE." 

Temples  iî. 

Tenailles  capitalles  pour  incifer;&  brifer  le 
Crâne  cxxx.b 

Tirefbns  cxxv.a. 

Tirefons  à  trois  branches  clxxxvii.a 

Tracheearrerccouppee  cclxxiii.a 

Trachee  artere  couppee  tant  au  thorax  qu’au 
,  ventre  cclxxiiii.a 

DefFinition  de  Trépanés  clxxxii.b 

Figure  de  Trépanés  clxxxvi.a 

Trépané  exfoliatiue  cxxvii.b 

T  repane  perforatiue  auec  deux  pointes  trian 
gles^&  la  petite  chenille  pour  les  tenir  au 
manche  •  ccii.a 

Autre  Trépané  propre.  lors  qu  ou  veut  faire 
plulgrâdes  ouuertures:  defquelles  les  poin¬ 
tes  font  quadrangulairesj!&  s’inferent  dans 
le  manche  par  le  moyen  d’vne  viz  ccii.b. 
Une  faut  appliquer  Trépane  ny  Eleuatoire 
for  l’os  entièrement  ftaduré  exxxi.b. 
Trifteflè  Iv.b 

Deuxtroux  à  la  fin  du  palais,&:  leur  vlàge 
,  Ixxxvii.a 

Vtilité  dei’anfraduofîté  du  trou  deros  cif.a 
Les  tuniques  de  l’œil  Ixxvii.a 

La  première  tiwiique  de  l’œil  ibidem 

L’origine  ôc  vtihté  de  la  tunique  nomtnee 
Cornea  Ixxvii.b 

La  T  unique  du  nez  Ixxxv  .a 


TABLE. 

V 

Ruption  des  vaifïèaux  par  coup  orbe  xiii;b 
Les  vaifleaux  qui  entrent  au  crâne  fe  vnilTenc 


aurorcular  xv.b 

La  veine  puppis  vii.  a  &  cvii.b . 

Veine  torculaire  xv^b 

Origine  de  la  veine  torcular  cvii,a 

Les  vapeurs  qui  s ’efleuent  de  l’eftomach  mo- 
tas  aux  yeux  caulènt-lés  catarades  ccxxxi.a 
V eines  St  arteres  de  la  langue  xci.a 

Veines  ranules  ibidem 

V  eine  iugulaire  Sc  carotide  cvi.a 

V  ena  reda  ou  frontis  evii.  a 

Veine  &artereceruical  cviii.b 

AdeVenerien  clx.a 

Ventoufès  de  diuerfe  grâdeur  auec  lancettes 

propres  clvi.b 

Ventricules  du  cerueau  xviii.a 

Quatre  ventricules  du  cérueau  xviii.b 
La  caufe  de  l’eau  qu’on  trouue  és  ventricules 
du  cerueau  xx.a 

Vtilité  des  ventricules  anterieurs  xxi.a 
Tiçrs  ventricule  &  fa  fîtuation  xxi.b 

LVtilité  du  moyen  ventricule  xxiiii.a 

Qiwtrieme  ventricule  ibidem 

L’vtilité  du  quatrième  ventricule'  xxiiii.b 
Verecuridia^  ^  Ivi.b 

Quec’cftdelaveüe  kxxii.a 

La  veue  eft  plus  Ibu daine  que  Touye;  Ixxxii.b 


Les  chofes  vndueufes  Sc  oleagincufes  prom- 
'  '  '  ptement 


table: 

ptcment  s’enflamment  cxlv.a&b 

DeVngula  ccxxxix.b 

P  ourqu  oy  le  vomiflement  vient  à  la  fradure 
du  Crâne  cxxxix.a 

Vuea  8c  fon  vtilité  Ixxvii.b 

Raifon  pourquoy  nature  a  fait  que  l’vuee  fuft 
noire  en  fa  partie  extérieure  Ixxviii.a 
Relaxation  d’vuule  cclxviii.a 

Vuulerelaxee  cclxviii.b 

ïnftrument  pour  lier  &  faire  tomber  Tvuule 
relax  ee  cclxix.b 

Cannule  feneftree,  auec  fbn  cautere  aduel 
pourl’vuule  cclxxi.a 

L’vlàgedeiVuule  lxxxvü.b 

Y 


Les  yeux  Ixxiiii.b 

Lafltuationdes  yeux  ibidem 

Vaiflcaux.  Ixxxi.a 

De  playes  des  yeux  ,  ccxx.b 

Yeux  artificiels  defquels  t’eft  monftré  le  défi- 
fus  8c  deflbus  ccxxvi.'a 

Affedions  des  yeux  ccxlv.b 

Crochets  aux  yeux 
Aiguilles  8c  biftorie  pour  les  yeux 


GCîdi.a 

ibidem 


EXTRAîCT  DV  PRIVILEGE. 

SL  ejlfemif  er  oBroyê  à  mdlflretjmhroi 
fe  Paré,  Chirur^en  ordinaire  du  5 

iuréd  Parisyfdire  imprimer  les  Hures  tirait- 
teKypourtraiéls  O' filtres,  tant  de  l’anato¬ 
mie  gae  des  inîhrumcnts  de  Chirurgie,  çÿ* 
iceux  mettre  (^expofer  ènvente  par  tek 
imprimeurs , libraires  ^marchands  quelonluy  femblerat 
fans  ce  qi^ autres  libraires, imprimeurs,tailleurs  de4gures,do- 
minotiers ,  clT  autres  de  quelque  qualité  ou  condition  qu’ils 
[oient,  ^  pour  quelque  eau  fe  que  ce  fait  ,puiffent  imprimer, 
pourtraire,taiîler,  poucher,ny  contrefaire  ,foit  en  plus  grande 
ou  plus  petite  forme, enfemble  ny  feparemét  lefdits  Hures, trait- 
tex.,  pourtraits  ciy  figures  durant  le  temps  CT  efface  de  neuf 
ans  enfumants  CT  conpcutifx,d  compter  du  iour  CT  éUtte  que 
les  fufdits  liures,traittex  pourtraits  CT  figures  tant  de  l’^na 
tomie  qiélnslruments  de  Chirurgie,  feront  acheuex  d’impri¬ 
mer,  fur  peine  de,  confifeation  defdits  Hures ,  CT  de  rejfondre 
desdommages  CT  intereflxdudit  pare,  &  libraires  par  luy 
choifix  auec  autre  peine  &  amende  arbitraire  :  ainfi  que  plus 
àplain  eil  contenu  aufdittes  lettres  dupriuilege,fur  ce  donne’ 
ÀBloys  le  i.iour  d’OBobre,  1559.  Et  de  nofire  régné  lepre 
mier. 

ParlePpyenfoticonfeil, 

Bourdin. 

Acheué  d'imprimer  le  iS.iour 
de  Feurier.  yô"!.